- 7 – Jean Louis MURAT … « En concert … ses tournées » …

 - 1993 – 1994 – VENUS TOUR  -

Depuis le début des années 198o, avec le groupe « CLARA »,  Murat ne fait plus de scène. Il le dit sans embage : « Je n’envisage la musique qu’avec un casque sur les oreilles. Personnellement, je n’éprouve pas le besoin  d’aller voir sur scène les gens que j’aime bien car on est déçu. En plus c’est une sorte de service après-vente du disque ».

Pourquoi   dans ce cas accepte-t’il de sauter le pas fin 1993 au moment ou sort « Venus » ??? C’est « Le Monde » du 16 novembre qui nous donne une partie de la réponse sous la plume de Véronique MORTAIGNE : « C’est à cause d’un film, un documentaire fiction. L’histoire d’un tour de France où un chanteur (Murat) échappe à une jeune fille (Elodie BOUCHEZ) … Pascale BAILLY filmera ». Murat poursuit : « J’avais dit : pas de film : pas de tournée ». Le film se fait … »  Il a pour nom : « Mademoiselle PERSONNE »  et donnera lieu au digipack version limitée joint au live de la tournée.

Pour cette première tournée MURAT auditionne près de 100 musiciens pour n’en choisir que six dont Denis CLAVAIZOLLE … Il s’enferme pendant 5 semaines au « Grand Rex » à Paris pour mettre bas à une tournée de 27 dates. les dernières répétitions s’effectuent à l’Opéra de Vichy où la première est prévue le 6 novembre. Murat fulmine : « On est en plein drame, je viens de virer tout le monde … le premier concert est dans 4 jours, rien n’est prêt, plus personne ne dort, tout le monde est énervé ». Pour corser le tout Murat souffre d’une sinusite (cf : reportage de la  presse locale).

C’est Véronique MORTAIGNE qui nous rapporte cette confidence de Murat avant d’entrer sur scène à Vichy :  » On ne m’y reprendra plus »!!! Dans ce même article Murat poursuit : « Les gens dans la salle, je n’ose pas les regarder. Je ferme les yeux. Je me sens comme un type bourré qui étale sa vie au bistrot et qui tout à coup, à un éclair de lucidité … Il se dit : oh là là … je les ennuie. Qu’est-ce que je fais la ? »

Les premiers concerts (Vichy – Le Puy en Velay – Strasbourg – Lyon – Clermont Ferrand et Marseille) ainsi que le reste de la tournée qui se terminera le 14 Septembre 1994 à Bruxelles sont un succès. Le 8 novembre dans « La Montagne » on peut lire cette critique : « Incontestablement, le choix apporté à la qualité du son, la sûreté de la voix et le niveau des musiciens, créent d’emblée un contact extrêmement favorable avec le public. A tel point d’ailleurs que l’album « Venus » qui sort cette semaine, paraît bien fade à côté de cette heure et demi de vrai spectacle … Le « Muratien » sort heureux, conquis s’il fallait encore l’être, en tout cas rassuré : MURAT  n’est pas un artifice de studio ! ». 

MURAT est au cirque Royal de Bruxelles le 20 novembre 1993 Josi est aux premières loges … Voilà qui nous donne ce magnifique cliché …

- 7 - Jean Louis MURAT ...

Le 24 mars 1994 MURAT  est en concert au théâtre municipal de Dijon

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Le 25 mars 1994 MURAT chante au Casino de Paris … Ci-dessous : « Le monde caressant »

 Josi est présente au concert du « Botanique » de Bruxelles le 14 septembre 1994MURAT  y est resplendissant …

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Les photos qui suivent datent de la tournée 1994 … Elles sont magnifiques …

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-  1997 – 1998 – DOLORES TOUR  –

La seconde tournée de MURAT s’effectue en deux temps (octobre/novembre 97 puis janvier/février 98). Denis Clavaizolles est aux claviers, J.L.M. à la guitare. Le tout accompagné d’un court métrage 8mm réalisé avec Laure la nouvelle compagne du Brenoï.

Murat sillonne la France d’Est en Ouest et du Nord au Sud. Quelques escales à l’étranger agrémentent cette tournée (Québec, Fribourg, Montréal, Arlon, Bruxelles). Les salles sont pleines. Murat semble avoir trouvé son public. Seule fausse note de cette tournée, son premier passage salle Frontenac à Québec le 10 novembre 1997. Laurent SAULNIER journaliste local écrit dans un reportage intitulé « arrêt sur image » : « On se rappelle que la première des deux soirées du chanteur Français s’était déroulée de façon assez catastrophique autant pour la plupart des spectateurs que pour l’artiste. La deuxième soirée,  j’étais présent, s’est beaucoup mieux passée tenant compte du fait que Murat sortait d’un grave traumatisme ».

Murat s’explique sur les incidents qui ont émaillé cette première soirée au Québec : « La différence ? Vous. Non mais attendez, le premier soir à Québec on n’était pas si mauvais que ça ! On avait un public d’Américains. Bon, je me suis énervé, j’ai dit des trucs, mais des choses normales, qui la-bas n’ont pas semblé correctes. Ils se sont mis à me faire la gueule. J’ai eu l’impression de jouer devant un public de culs-bénits, tu ne peux rien faire, même pas avoir de système nerveux. Et puis, les gens n’ont pas arrêté de parler. A l’avant, à ma droite, il y avait un couple, je te jure, j’entendais presque ce qu’ils disaient ».

Il poursuit : « Pour moi le public fait la différence. J’ai de la difficulté à faire abstraction des gens. Dès que je rentre sur scène, je ressens si ça va ou pas, s’ils vont devenir des amis, si ça va les emballer ou si je vais avoir du mal. je ne suis pas très professionnel non plus. Je peux même devenir agressif. Et c’est vraiment le public qui décide. S’il y a un bon public, je fais un bon concert. Il faut qu’on m’aime. Il faut que je sente qu’on m’aime et qu’on me désire. J’ai un peu de mal à aller au charbon et à utiliser des ficelles showbizières pour les dérider. Je préfère emballer les gens avec une sorte de stoïcisme, et simplement mes mots et ma musique. Je ne veux pas devenir gagman. Sinon j’aurai l’impression d’un échec ».  

Dans un autre article de presse MURAT nous parle également de ce qui l’a motivé à utiliser le super 8 en toile de fond d’une partie de ses chansons :

QUESTION : Alors monsieur BERGHEAUD on joue aux cinéastes inspirés maintenant ?

JLM : Pas du tout. Ce film c’est d’abord une façon de montrer à quel point j’en ai marre de laisser les autres faire mes clips ! J’en ai marre qu’en général, des gens de la pub ou des boîtes de production, s’approprient le contenu de mes chansons et m’obligent à faire le con à Prague, dans le désert ou au Groënland avec des filles que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Ces images donc, c’est moi qui les ai prises et les ai montées. Mais sans qu’il n’y ait des idées derrière, sans qu’elles racontent quelque chose. je veux simplement que le public se pose sur elles de temps en temps mais reste concentré sur moi ».

Autre nouveauté de cette tournée : une chanson d’AKHENATON  …voilà qui confirme l’évolution musicale de Murat.

Cette tournée est un succès, au soir du concert de Clermont Ferrand le journaliste J. TESTUD écrit : « Loin des effets faciles, proche de ceux qui l’aiment, Murat a trouvé la bonne voie en se délestant d’une image par trop encombrante de simili troubadour du terroir. Ses textes dépassent les frontières régionalistes, qui ne sont que dans certaines têtes. En les servant sur le plateau de la simplicité et de la proximité, il les a transcendés pour mieux nous les faire aimer ».

Le 28 janvier 1998JOSI a son billet en poche …

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MURAT débarque au « Botanique »

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Le 15 février 1998 MURAT chante à Fribourg … A haute et intelligible voix Jean-Louis échange avec BARBARA avant de nous délivrer : « Si je devais manquer de toi »

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 1999 – 2000 – MUSTANGO TOUR –

Le 12 octobre 1999 Jean Louis MURAT entame une 3ème tournée entouré de trois musiciens : Alain BONNEFONT – Régis OOMIAK et bien sur Denis CLAVAIZOLLES. Il s’installe trois jours au « Trianon » de Paris notamment.

Toujours par Josi … MURAT  en concert au Botanique le 19 novembre 1999.

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Le 24 novembre 1999 MURAT chante au « Splendid » de Lille … Je trouve que le rouge lui va bien …

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En Février 2000 il repart sur les routes jusqu’aux festivals d’été qui seront le prélude au live « Muragostang ».

 La setlist de cette tournée comprend pour l’essentiel une majorité des titres de « Mustango ». Les musiciens Américains ne sont pas là. C’est donc avec des musiciens du crû que MURAT, va « triturer » les titres de « Mustango » au point de désarçonner certains de ses inconditionnels. Les inédits seront nombreux : « Ami, amour, amant » – « Au pays de Giscard » – « New-Yorker » – « Québec » – « Todos los ojos te mijan (Julio) » – « Rivière » et «  »Washington » !

Cliché pris le 8 mars 2000 … à « L’AB » … par JOSI 

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Le billet d’entrée de ce concert …

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Le 2 juin 2000 MURAT  est à Montauban

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 Les extraits des articles de presse qui suivent, donnent  deux avis divergents sur cette tournée « Mustango » :

  • Pour « RFI » Pascale HAMON tient un langage différent. Elle intitule son article : « Jean Louis MURAT l’ours mal léché ». Je reprends ci-dessous des extraits de cette diatribe :

    « Paris le 13 marsA l’heure où se déroulait « Les Victoires de la Musique », lui, le grand oublié, se posait à Colombes ce 11 mars dans le cadre du festival « Chorus » des Hauts de Seine, en banlieue Parisienne. Le « grand oublié » parce que son cinquième album « Mustango » enregistré aux Etats Unis, et bien qu’unanimement salué par la critique, a tout simplement été ignoré par les professionnels de la profession. Est-ce parce que Jean Louis MURAT s’est répandu sur la compétence des musiciens américains et inversement sur le peu d’entrain des musicos en studio en France ? Fâcheuse coïncidence. Ce soir encore, égal à lui-même, le chanteur bougonne » …

    « On attendait avec impatience le beau brun aux yeux bleus. Pas de chance, la pénombre est telle sur la scène qu’on ne verra rien. Et en aucun cas ce que Jean Louis MURAT  ne veut pas nous montrer. C’est connu, le chanteur Auvergnat passe pour un ours mal léché, entre « je m’en foutisme » et arrogance non feinte. Une réputation loin d’être usurpée. En chandail tricoté à losanges (j’arrive juste de la campagne), le cow-boy de Murat Le Quaire prend sa guitare et ouvre avec une ballade « Jim » la première des chansons de « Mustango » son dernier album, hanté par les fantômes de Neil YOUNG  et Léonard COHEN ».

    Autour de lui, une formation électronique de trois claviéristes. Puis ce sera « Polly Jean » qui serait un hymne sensuel à la chanteuse Anglaise PJ HARVEY. les morceaux s’enchaînent de façon mécanique, métallique, le musicien calant lui-même sur la platine, ses compacts de cours féminins ou de bruitages, laissant évidemment peu de place à l’émotion. Ecouter l’album chez soi en procure davantage. On a surtout l’impression d’assister à un huis-clos entre musiciens, laissant de côté le spectateur. Seul moment de grâce (et audible) : les deux titres qu’il interprète seul en piano-voix : « Mustango » et la douce comptine « Au Mont Sans Souci ». La voix vaporeuse du chanteur, au timbre indéniablement sexy (même s’il donne souvent l’impression de marmonner) entame « Bang-Bang » l’un des plus beaux morceaux de l’album, (sinon le plus envoûtant) dont Jean Louis MURAT  dit avoir été fortement influencé par le « Bang-Bang » (my baby shot me down) de Franck SINATRA ».

    « Il faudra attendre quasiment la fin du concert pour qu’enfin le chanteur daigne se fendre d’un : « Comment allez-vous ? » juste après s’être irrité du départ de spectateurs pour qui la soirée traînait en longueur. Serait-il encore dans sa période baby blues post album ? « Nu dans la crevasse » achèvera de nous achever, avec les dix minutes de ce morceau énigmatique musicalement taillé pour la scène et qui prend là une tout autre dimension que sur l’album. Pour ce qui est des textes, à chacun de décoder ».

  • Dans les colonnes du journal Belge « La dernière heure » sous la plume de « L.L. » on peut lire ce compte-rendu du concert de SPA (19 juillet 2000) :

« C’était mercredi, en ouverture des « Francofolies ». Et après trois jours de festival, cela reste de loin, de très loi même, le moment le plus intense qu’il nous aura été donné de vivre dans la cité Spadoise.

« MURAT  ne fait jamais deux fois le même concert. Il déçoit parfois mais surprend toujours. Si la formule scénique reste la même (MURAT  à la guitare ou au piano, Alain BONNEFONT, Denis CLAVAIZOLLE  et Régis OOMIAK derrière les machines), l’habillage sonore et la texture sont à chaque fois recréés. Sans jamais venir troubler la cohésion de l’ensemble, chaque morceau bénéficie ainsi d’une mise en son particulière, savamment dosée. Avec MURAT  et son groupe, pas de notes ou de démonstrations superflues. Et quand l’option choisie est celle du dépouillement, toujours ce trait d’originalité, cette touche, ce geste, cette attitude qui donne le sentiment de vivre un moment unique ». 

« Un exemple ? Aux deux tiers du concert, quand MURAT s’avance seul sur le devant de la scène, s’assied pieds nus et chante l’inédit « ami, amour, amant » le temps s’arrête. On est suspendu à ses lèvres, à ses mots, à ses maux. Plus d’une spectatrice a eu du mal à retenir ses larmes, plus d’un spectateur à sentir une boule dans le ventre … C’était beau, c’était pur, c’était touchant, surtout pour une composition que peu de spectateurs connaissaient avant de pénétrer dans les lieux ».

« Bien sur,  Mustango reste toujours le fil conducteur de sa prestation. Mais l’artiste dénature à tel point ses compositions qu’on a parfois du mal à s’imaginer qu’elles figurent toutes sur le même album. Traitement techno pour « Jim » qu’il joue en ouverture, mise à nue totale pour « Au Mont Sans Souci » ou « Mustang », crescendo névrotique et guitare noisy pour « Nu dans la crevasse » exécute en rappel ou encore habillage country pour « Viva Calexico ».

« Selon l’attachée de presse de sa firme de disques, MURAT  a quitté SPA heureux. Qu’il se rassure nous aussi ». 

Je vous avais dit deux avis diamétralement opposés. Il y a au moins un avantage avec MURAT … il ne laisse pas indifférent !!!

Les photos qui suivent ont été prises au concert des Francolfolies de Spa le 19 juillet 2000 par les bons soins de … Josi

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Ce concert a bénéficié d’un Live filmé à Bruxelles par Serge BERGLI (6 titres mis à disposition sur le Blog de Pierrot) … C’est un vrai bonheur.

Pour ma part je vous offre une version live du titre inédit « Ami, amour, amant » chanté par Murat à Ris Orangis le 25 novembre 1999. C’est comme si vous y étiez …

AMI AMOUR AMANT ???

En 1999 J.L.M. répond à une question  de Joël METREAU  sur ce sujet précis :

J.M.  : Vous qui explorez les rapports amoureux, comment définissez-vous un bon amant ?

JLM : J’ai fait une chanson sur scène où j’en parle. Ca s’appelle « amour, amant, ami ». Il me semble que l’être parfait, un homme qu’on peut aimer, il doit être les trois à la fois … amour, amant, ami. Dans un rapport affectif il faut savoir être performant en amitié, parce que parfois la demande qu’on reçoit est amicale. Il arrive aussi que ce soit une demande amoureuse et plus caressante. Le côté amant c’est beaucoup plus sexuel, c’est lié aux circonstances ».

***

 - 2002 – MOUJIK TOUR-

Commencée le 4 avril 2002 à Sannois, cette tournée s’achèvera le 10 août 2002 à St Malo à l’occasion de la route du Rock. Fred JIMENEZ (transfuge du groupe AS DRAGON) à la basse et Jean-Marc BUTTY batteur occasionnel de PJ HARVEY  accompagnent MURAT.

Le 16 AVRIL 2002 le trio donne concert à Clermont-Ferrand. Sous la plume de « PB » dans un article intitulé :« Les voyages intérieurs de MURAT » on  peut lire ce qui suit :

« MURAT  est-il comme ces héros antiques qui devaient toucher périodiquement leur sol natal pour y puiser de nouvelles forces ? S’il n’est que simple mortel, il éprouve apparemment la même envie et ce retour aux sources lui est chaque fois bénéfique.

Il est né ici, loin des rivages océaniques et des coques de navires, il les chante pourtant comme tous ceux qui rêvent – dès l’enfancce – de ces lointaines marées qui les kilomètres cachent à leurs regards. Sur des flots imaginaires, l’homme et sa guitare tissent des histoires d’amour incertaines, des histoires sans haine ni colère, uniquement faites d’incertitudes et de questions dont on ne veut pas trop rechercher les réponses.

On ne sort jamais les tympans meurtris d’un concert de Jean-Louis MURAT ; la musique est là bien sur, mais elle ne relègue jamais les mots en fond de  court. Ils sont toujours aussi choisis, et l’imprécision des sentiments s’exprime ici par le choix minutieux des mots qui la traduisent. On évolue ainsi, avec un certain délice, à la lisière d’états d’âme et de coeurs, jamais tout bleus, jamais tout noirs. Loin en tout cas de l’univers plus compliqué né des textes de son ami et complice Alain BONNEFONT (qui le précédait hier soir, sur la scène de la Coopérative de Mai).

Homme discret, bien que public, Jean-Louis MURAT  n’a pas souhaité que les photographes captent l’une de ses expressions lors de cette soirée. Sans doute pense t’il que le public Clermontois connaît suffisamment son visage … Au nom de l’incertitude qu’il chante, au nom sans doute des souvenirs cachés de l’enfance, MURAT  chantait hier soir loin des flashs et des objectifs ».

Ci dessous une photo du concert donné à la « Coopé » le 16 avril 2002 … cliché découvert sur le site « La guitare.com »

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 Le 7 juillet 2002, dans les colonnes de « l’Expansion » … le son de cloche est différent, plus prêt de la réalité des chiffres :

« Le chanteur revient inquiet d’une tournée de « La France d’en bas ». De Ris Orangis à Mulhouse en passant par Perpignan, Jean Louis Murat achève une tournée qui lui laisse un goût amer. Le barde Auvergnat porté au pinacle par « Libération » et « ‘Les Inrockuptibles » vient d’annuler tous ses festivals. « Les élections ce n’est pas un temps pour le genre de truc que je chante. J’ai été très mal à l’aise et je n’ai plus envie de faire de concerts ». A l’entendre sa tournée s’est mal passée …: »J’avais une presse incroyable, des Télés, des radios. Et puis je me retrouvais devant 300 clampins. A côté,  il y avait GOLDMAN,  qui en faisait 10.000 avec « des chansons pour les pieds ». je suis parti une fois de scène à Perpignan, sans terminer le concert : le public était ultra dissipé. Après, j’ai réfléchi à ça et je me suis aperçu que les villes où j’ai ressenti le plus de nervosité sont celles qui ont le plus voté F.N. Le pays me semble malade … Hier, je suis allé bouffer avec ma mère, j’ai vu quelques voisins. Ils me disaient que la moitié des sujets présentés à la télé ne correspondent pas du tout à leur vie. Dans mon coin les portables ne passent pas. Le plâtrier peintre qu’a 12 ouvriers et auquel on dit qu’il faudrait qu’il aille faire de la pub sur internet, son seul problème, c’est qu’il n’arrive pas à trouver d’apprentis ! ».

Il est présent à Bourges le 11 avril 2002. Sylvain SICLIER  conclut ainsi son compte-rendu : « Direct, lyrique, le trio réduit à néant nombre de poussées récentes d’une chanson rock qui, au risque de la vérité, préfèrent souvent s’en tenir à l’artifice de l’attitude ».

La tournée « Moujik » se termine donc à Port St Père aux portes de St Malô … Murat nous délivre un superbe titre, accompagné de guitares magiques : « gorge profonde » …

Ci dessous une photo de MURAT  en noir et blanc découverte dans les archives de « La route du rock » dont le concert s’est déroulé le 10 août 2002

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Comme chaque année, le 18 juin 2002 MURAT participe à « Koloko » … Cela nous vaut ces belles photos … 

 06/19/2002. Jean Louis Murat on stage with "the Rancheros" to raise funds for the transportation of a container filled with goods (value : 80,000 FF) to a Koloko village in Burkina Faso.

06/19/2002. Jean Louis Murat on stage with "the Rancheros" to raise funds for the transportation of a container filled with goods (value : 80,000 FF) to a Koloko village in Burkina Faso.

***

- 2003 – 2004 – LILITH TOUR  -

La fin de la tournée 2002 avait été annulée … J.L.M. prétextant des problèmes de santé. En fait … il n’avait plus envie … La nouvelle tournée s’annonce sous de bons auspices. JLM est combatif … trop sans doute notamment lors de la promo où il ne fait pas de cadeaux à ses homologues qu’il traite souvent comme des « has been » … On peut cultiver sa différence … mais à vouloir ainsi être … seul au monde …

Pour ce nouveau Tour de France en deux parties (d’octobre à novembre 2003 de Pessac à Clermont) puis (de Février à Mars 2004 de Chamont à Nice) il sera accompagné de Fred JIMENEZ  et de Stéphane REYNAUD  à la batterie. Cette formule trio est sans doute celle qui va le mieux à MURAT … la musique est au service des mots.

Le 15 octobre 2003 MURAT  est de retour à l’Ancienne Belgique …

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Dans la collection de Josi j’extrais cette photo du concert de Lille qui s’est déroulé le 11 novembre 2003

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En ce 21 février 2004 J.L.M. donne concert à Fribourg salle « Fri-Son » … j’aurais parié que Fribourg était en Allemagne … eh bien non c’est en Suisse. Dans les compte-rendus de presse je vous livre celui de  Magalie GOMEZ  pour « La Liberté.Ch » :

« Jean-Louis MURAT n’a pas dit ce qu’il pensait du carnaval. Il n’a rien dit. Il est parti en marmonnant dans un voyage d’une heure trente vers une destination connue de lui seul. Passant en revue principalement ses deux derniers albums avec une incursion dans ses dernières trouvailles, il a fait ce qu’il avait à faire sans un regard pour le quidam venu lui dire qu’il l’aimait. »

« Le poète Auvergnat s’est plongé dans un sac de mots dont quelques syllabes sont parvenues … Reste la musique, une atmosphère et comme un frisson qui s’installe pour de bon quelque part tout près du coeur. MURAT  fonce et se défonce dans un univers qui tient à la fois de l’ange et du démon. (…) Et quand il quitte sa guitare pour s’installer au piano ou empoigner un harmonica, il offre ces quelques instants de grâce qui pourraient n’appartenir qu’à l’au-delà ».

(…)

« Un concert beau comme un rêve impossible, haletant comme une chevauchée fantastique dans un désert zébré de rayons violets, mais tendu comme la rencontre entre un Apache et un Cow-boy ». (…) « Samedi soir, MURAT a donné sa musique et gardé le silence. Il était là comme si nous n’étions pas là ». (…) « Il n’a rien dit et il s’en est allé. Mais pour quelque temps, la vie ne sera plus tout à fait la même. » 

Cette tournée se termine à Nice le 28 mars 2004 avant une « Black session » à la « Maison de la Radio » de Paris le 31 mars. Pour le compte de la presse locale, c’est Michel BARELLI  qui nous rend compte de ce concert :

« Paranthèse majuscule dans le monde du showbiz, Jean Louis MURAT ne fait rien comme les autres. Attachant à force d’être distant, en refusant interviews et promos, ne se vouant qu’à son public … A fond, pendant deux heures d’un spectacle plein, dimanche soir à Nice où il bouclait sa tournée, mais dans un noir quasi-absolu. Comme pour mieux affirmer qu’il est là avant tout pour se concentrer sur son art. Être écouté, entendu. Mais que jouer avec sa gueule d’amour, la montrer pourrait être interprété comme un délit de racolage.

Pudique, sentimental jusqu’au bout des cordes d’une guitare qu’il manie aussi bien que les touches de son piano (…)

Il préfère qu’on le compare à un rocker plutôt qu’à un poète, mais il reste avant tout à nos yeux un maître des mots et des mélodies. Jean-Louis MURAT  signe les deux avec un rare bonheur, sans jamais retenir les chevaux de sa tendresse. Face à ce miroir où il vient nous voir en réflexion, parfois ambivalent, plus féminin que macho, il demeure même dans l’obscurité un redoutable séducteur. Requin blanc facétieux, à la voix de marshmallow qui roucoule des tonnes de douceurs, MURAT se mue en Maréchal d’Empire des sens. Dilettante, langoureux (presque trop), authentique et tendre à croquer, il sort de la morte fontaine pour proposer à son amour d’aller faire un tour dans l’eau … dans l’eau-delà.

(…)

Sur scène il nous sert du Lilith – son double dernier album – sans compter et s’étire, calme délire, avec la même générosité que l’aligot ou les tripoux que l’on déguste dans les burons de son Aubrac natal. Ceux qui espéraient l’entendre dans ses grands classiques, plus anciens, se feront une raison en respirant à plein nez son parfum d’acacia, dans un jardin peuplé de papillons ». 

Pour le partage du même bonheur … ci joint …« La maladie d’amour » extrait du concert de  Chanteix le 11 10 2003.

***

-  2004  -  A bird on a poire Tour  -

Du 7 octobre 2004 à Grenoble,  au 25 novembre 2004 à Langres, ce sont 21 étapes qui jalonnent cette tournée automnale. Les 3 concerts Parisiens donnés au « Café de la Danse » (du 15 au 17 novembre 2004) seront le point d’orgue de cette tournée avec la participation de la « belle » Jennifer CHARLES  et d’Albin DE LA SIMONE.

Ci dessous le billet d’entrée du 1er de ces concerts …

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Trois autres concerts suivront dans cette salle (du 22 au 24 novembre 2004)

En cet automne 2004 MURAT vilipende José BOVE, défend les « Mac Do », critique à tout va l’ensemble de la scène musicale française, la presse et les maisons de disques. Personne ne trouve grace à ses yeux.  Ses récentes frasques grossières à la télévision face à Charlotte DE TURKHEIM  sont dans tous les esprits. Notre Jean-Louis fait le « buzz ». Ce comportement confine à un suicide artistique. Bientôt … il sera plus « connu » et surtout « reconnu » pour ses coups de gueule médiatiques que pour son talent. Tout cela est profondément regrettable. Sur le fond il a indéniablement raison, sur la forme il a tout faux !

Le 23 octobre 2004 MURAT  chante à FLORAC salle de la « Genette verte » …

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Revenons au succès mérité de cette tournée. Le 28 octobre 2004 il donne concert au Mans. Voici quelques extraits du compte rendu qui en est fait par Froggys Delight : « A la lecture des plaques minéralogiques on peut constater que les spectateurs viennent de tout l’Ouest du pays malgré la pluie ». (…) « Quand il monte sur scène, MURAT  est encore en phase d’observation. ne sachant pas trop à quoi s’attendre, il patiente jusqu’au 3ème titre – le somptueux et nouveau classique muratien « Parfum d’acacia au jardin » – pour commencer une timide approche avec le public Manceau qui répond comme il faut, visiblement. La glace sera définitivement brisée avec le « Sentiment nouveau » acclamé par les spectateurs ».

« Sur le plan musical, MURAT bénéficie dans cette salle d’un son exceptionnel. Il pioche dans toute sa discographie et régale les oreilles Mancelles, ressortant des cartons quelques vieilleries en particulier « Le lien défait » et le mythique « Terres de France » (mais pas seulement). Il consacre la dernière demi-heure à « A Bird On A poire » dont les 4 titres joués gagnent en fluidité ».

« Quel plaisir de voir MURAT  assis sur l’estrade qui chante « Monsieur craindrait les demoiselles » en regardant certain(es) auditeurs (trices) droit dans les yeux ! »

La critique Raphaëlle DEBOURGE nous donne une parfaite synthèse du 1er des 3 concert Parisiens de MURAT : « Il s’avance avec sa guitare et harmonica : concentré. La tonalité de la 1ère chanson sera celle du concert. Certains soirs, rageur, il réinterprète ses morceaux en les dé-construisant pour mieux les redécouvrir, de l’intérieur, pour se surprendre d’être libre de murmurer ou de rugir. D’autres soirs, tendre, il suit la ligne mélodique que lui inspire son corps apaisé, rayonnant. Un concert de MURAT, c’est différent chaque soir. Lui même ignore ce que ses petites décharges nerveuses lui feront faire dans la lumière. Et chaque fois, le spectateur a l’impression intime, palpable, de partager un voyage rendu possible par la musique et ses intonations toujours plus sensuelles. Accompagné par la divine Jennifer CHARLES, le rocker/crooner trouvère décline à l’envie le thème de l’amour ».

La critique la plus complète et celle qui me convient le mieux (je ne suis sans doute pas le plus objectif des observateurs) est celle de CONCERTAND.CO.COM suite aux concerts des 23 et 24 novembre au « Café de la danse » :

« Le concert très réussi de Jean-Louis MURAT  au théâtre d’Aurillac le 22 octobre 2004 a pleinement répondu à nos attentes, mais devant tant de classe à l’état pur (le choix des morceaux, leur interprétation), le désir de voir une autre étape de cette tournée est apparu … Le seul petit manque pour la tournée en Province était l’absence de l’irrésistible et mystérieuse Jennifer CHARLES, celle la même qui illumine de sa voix suave le très bel album commun de Jean-Louis MURAT  et Fred JIMENEZ, « A bird on a poire ». La petite idée derrière la tête nous a donc suivi jusqu’à Paris, au « Café de la Danse » les 23 et 24 novembre, où MURAT  présentait son nouvel opus aux Parisiens amoureux de sa chanson à la fois délicatement pop et puissamment rock, accompagné par les irremplaçables Fred JIMENEZ  et Stéphane REYNAUD (renforcés pour l’occasion par la très attendue Jennifer CHARLES  au chant et par Albin DE LA SIMONE à l’orgue Wurlitzer et au piano).

Le début du concert est similaire à ce qui nous avait époustouflé une première fois, un mois plus tôt : Jean-Louis MURAT  et ses talentueux acolytes interprètent une série de morceaux extraits du divin « Parfum d’acacia au jardin », du « Moujik et sa femme » et de « Lilith » (magique « Zibeline Tang »), plus des versions à tomber à la renverse de titres plus anciens : « Margot », « Sentiment nouveau », « Le lien défait »et « Terres de France ». Certes MURAT  est beaucoup moins loquace et blagueur qu’à domicile, mais comment pourrait-on lui reprocher quoique ce soit quand il chante avec autant de coeur des textes aussi beaux? Le public ne lui tient d’ailleurs pas rigueur de cette froideur relative et l’acclame dès qu’il en a la possibilité …

Sur « Foule Romaine » MURAT  se décontracte un peu et invite son auditoire (n’ayant pas peur d’être éclaboussé d’amour et réagissant à la moindre alerte bleue) à faire des petits cris d’extase chaque fois qu’il le stimule par des déhanchements suggestifs … Le premier soir, grâce à un public facétieux, l’exercice se révèle hilarant, le lendemain; la réponse est plus discrète permettant ainsi d’apprécier pleinement cette chanson admirablement écrite. Le deuxième soir, l’assistance semble parfois un peu apathique – en clair : moins réceptive et chaleureuse -, aussi aura-t’elle droit à quelques piques (« N’allez pas vous faire une tendinite en tapant dans vos mains » – sur « L’au-delà ») et à une imitation de Julio IGLESIAS (le texte de Vous les femmes entremêlé avec celui de Monsieur craindrait les demoiselles) pour détendre l’atmosphère. Ce n’est un secret pour personne, l’homme sait être aussi grinçant que drôle…

Puis le grand moment arrive  : MURAT  regagne les loges, pour mieux revenir sur la scène couverte de pétales de roses avec Jennifer à ses bras … Les deux soirs, la belle porte des tenues super sexy, la robe ultra-moulante (et décolletée) de la deuxième soirée ayant notre préférence, on se demande même comment MURAT  fait pour se concentrer avec une jeune femme aussi langoureuse à ses côtés, car en plus, elle est amenée à lui sussurer des mots d’amour en chanson, tout en souriant ou en esquissant des moues boudeuses absolument craquantes. Toujours est-il que nos deux amis, accompagnés par un sobre Albin DE LA SIMONE  en plus de la rythmique habituelle, délivrent des versions aussi envoûtantes que chaudes de nombreux titres de « A Bird On A poire » (la chanson titre, Petite luge et Elle était venue de Californie étant nos trois préférés). Tout ceci est joliment chanté en duo sur des musiques aux mélodies lumineuses et aériennes, dans cet écrin musical très classe, la complicité entre Jean-Louis et Jennifer saute aux yeux ! Pendant ces minutes précieuses, toute la salle est au paradis de la pop anglaise des années 60 … Aussi bien sur scène que dans le public, tout le monde est aux anges devant ces chansons sensuelles particulièrement indiquées pour une écoute en galante compagnie dans une alcôve … A la fin de la partie du concert dévolu à « A Bird On A poire », le but est atteint : on a très envie de réécouter le dernier disque de Jean-Louis MURAT (ou de l’acheter si ce n’est déjà fait).

Sur cette tournée, MURAT  ne plaint pas sa peine, il reviendra donc deux fois pour une version rock du « cri du papillon » suivie par une chanson coquine chantée par Jennifer seule et concentrée (Monsieur craindrait les Demoiselles) avant qu’une version presque tribale des « Jours du jaguar » ne vienne mettre tout le monde d’accord : ce spectacle constitue un grand moment. Qui ne prendra fin définitivement qu’après l’interprétation de « Gagner l’aéroport » ; décidément le public est gâté ! Le deuxième soir MURAT déclamera le texte de cette chanson sur la musique des « Jours du jaguar » parce qu’il le sentait comme ça … Certains réclament déjà un DVD live de cette tournée automnale couronnée de succès, on n’est pas loin de penser qu’ils ont raison ».

Pour posséder les enregistrements de St Etienne et du Café de la Danse je peux vous affirmer que ce compte-rendu n’est en rien exagéré. Pour preuve  … le « Sentiment nouveau » … SUBLIME  et jazzy chanté par MURAT  au cours de cette tournée, ici au  « Café de la Danse » … le 22 11 2004 … superbe version …

J’écouterais ce titre toute la nuit … Je ne m’en lasserais jamais … Formidable MURAT  !!!

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- 2005/2006 – Moscou  Tour -

Commencée le 17 mars 2005 à Genève, cette nouvelle tournée comprend 23 étapes pour se terminer le 2 juillet 2005 à Sédiere (tout près de chez lui). Moscou Tour trouve son prolongement par deux concerts solos donnés à Romont (le 4 février 2006) et aux Sables d’Olonne (le 8 avil 2006). Les deux dernières dates n’étaient pas prévues initialement. Jean-Louis n’aime pas être seul en scène. Au sortir du concert des Sables il déclare : « J’ai la trouille tout seul ».

Le 12 avril 2005 MURAT  est en concert à Bagneux. Sur le net j’ai récupéré ces photos signées Philippe NOISETTE 

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L’inédit de cette tournée sera le titre « Marquis ». Jean Louis est accompagné des fidèles Fred JIMENEZ  et Stéphane REYNAUD. Cette tournée sera « rock ».

 Le 29 avril à SCHILTIGHEIM, Murat ne prononce pas un mot de tout le concert. Il donnera l’explication de ce concert « muet » … en prévision d’un Live at Schiltigheim … Hélas ce projet ne verra jamais le jour !

La revue de presse de cette tournée va du « Pas bon » au « Très bon » … Ce qu’on peut en dire c’est que MURAT où qu’il passe, quoiqu’il fasse … ne laisse jamais indifférent.

Concernant le 1er concert celui de Genève (Festival Voix de Fête) on peut lire cette critique virulente dans « La Tribune » : « En entonnant de sa voix traînante et peu articulée  un hymne à l’orgasme … le ton ne variera pas durant les deux heures de ce concert … une posture qui frise l’imposture ».  Fermez le banc il n’y a rien à ajouter pour nos amis Suisses …

Fort heureusement toutes les critiques ne sont pas du même acabit. C’est ainsi que Philippe COLLING  nous rend compte du concert d’Arlon (Belgique) le 16 avril 2005 : « Lorsqu’il débarque entre Stéphane REYNAUD  et Fred JIMENEZ, batteur et basssite inspirés de ses derniers enregistrements, c’est à DYLAN qu’on pense. Non pas seulement parce que BERGHEAUD  – son patronyme -  s’est équipé d’un harmonica, mais parce que tout dans le bonhomme, de ses attitudes à son jeu de guitare, de sa poésie à son ironie, rappelle le grand Bob. Et c’est un compliment ! » (…) « Murat jouait assis lors de son dernier passage, depuis il a gagné en confiance donc en stature. « On ne grandit pas on se lève » lance-t’il goguenard. Le public aussi s’est levé, samedi, à ARLON, pour le remercier ».

Ci-dessous le billet d’entrée de ce concert …

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Dans une interview au profit de « La Libre Belgique » Murat conclut par ces mots : « En fait, j’ai les défauts et les qualités de l’autodidacte : chiant, appliqué et consciencieux ». 

Son concert Alsacien de Schiltigheim est couvert par Joël ISSELE  pour le compte de « DNA » : « Jean Louis Murat aime l’imprudence : en concert ici à la salle des fêtes de Schiltigheim, il réarrange ses chansons. Une prise de risques qu’on aimerait trouver plus souvent chez d’autres.Cheveux en broussaille et l’air absent, Jean-Louis MURAT mène très bien sa barque. Ne paie pas de mine avec son allure de Gaspard des montagnes ou de lointain cousin frenchy de Neil YOUNG. Chemise psyché, jean élimé et bottes rapées, l’Auvergnat a abandonné l’idée d’être un cover boy consommable par les masses, mais impose d’emblée son talent et sa maîtrise ».

Le 26 juillet 2005 Murat est en concert à Sédières pour sa seule apparition de l’été. « Foutraque » nous en fait le compte-rendu suivant : « C’est un fringant Jean-Louis MURAT (tout de blanc vêtu et oprné d’run chapeau de paille du meilleur effet( qui, une heure et demi durant, a survolé son répertoire récent en compagnie des indispensables Fred JIMENEZ  et Stéphane REYNAUD  … et Jennifer CHARLES, pour 2 titres de A Bird on a Poire. Venu en voisin connaissant parfaitement « le terrain » (il habite à une heure de Sédières et était venu applaudir les Tindersticks il y a trois ans), Jean-Louis MURAT  a offert un superbe concert dans la veine de sa récente tournée Moscou. Intros blues rock étirées en solos de guitare inspirés, chant habité, éclairage propice au trip, section rythmique au cordeau, répertoire aux petits oignons : difficile pour le très nombreux public de bouder son plaisir d’être là, en Chiraquie, avec Murat. De « La maladie d’amour » aux « Jours du jaguar » en passant par « Et le désert avance », « La fille du capitaine » et le très Creedence Clearwater Revival « Jeanne la rousse » (sans oublier les « hits » « Le cri du papillon » et « L’au-dela ») l’Auvergnat qui a toujours une « Petite idée derrière la tête » a offert un panorama complet de ses talents. Mais le bonheur n’aurait pas été total sans un extrait du superbement pop « A bird on a poire », aussi Jennifer CHARLES  qui aime son Jean-Louis depuis « Mustango », est elle restée après le concert d’Elysian Fields donné hier soir, pour chanter les langoureux « Elle était venue de Californie » et « French kissing ». Deux morceaux (…)  et la belle regagne les loges, laissant les hommes conclurent seuls ce concert excellent mais trop court ».

Photo du concert de Sédières …

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Je vous donne à aimer l’unique inédit de cette tournée … « Marquis » chanté seul à la guitare aux Sables d’Olonne le 8 avril 2006 … le son n’est pas parfait … mais la qualité de l’interprétation est là …

Bonne écoute …

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- 2006 – 2008 – Taormina Tour -

Comme la plupart des tournées précédentes, celle-ci va se dérouler en deux phases :

  • du 20 octobrer 2006 à La Couarde/Mer jusqu’au 15 décembre 2006 à Dijon (Le Vapeur)

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  • du 16 mars 2007 à Angoulême jusqu’au 17 août 2007 à Noirmoutier.
  • Il faut y rajouter deux dates : le 15 octobre 2007 pour un concert privé « Libération »  à « La Boule Noire » à Paris – le 30 mai 2008 à Ste Marie aux Mines (Festival « C’est dans la Vallée) avec le seul Stéphane REYNAUD.

L’équipe qui accompagne MURAT A été modifiée du fait de la défection de Fred JIMENEZ. Stéphane REYNAUD  est à la batterie – David FORGIONE  à la basse – Mickaël GARCON  aux claviers (tournée 2006) et Christophe PIE  guitare (tournée 2007).

La setlist comprend des titres du dernier opus Taormina – Le Moujik - Lilith et Moscou. Il faut y ajouter « Parfum d’acacia au jardin » et « Si je devais manquer de Toi ». Dans la 1ère partie de la tournée pas de surprises donc … en 2007 ce sont deux inédits « Carthage » et « Dieu des amours » qui viennent combler les fans. Ce sera notamment le cas à « La Luciole » d’Alençon le 17 mars 2007.

Cette tournée prend son départ à la Couarde sur Mer (Ile de Ré) ou MURAT  a élu domicile pour les derniers réglages. Joël RUFFIER pour le journal « Sud Ouest »  nous rend compte des premiers concerts : « Deux nouveautés cependant, un orgue tenu par Mickaël GARCON et un bassiste pour remplacer Fred JIMENEZ  occupé sur un projet personnel, les deux musiciens venant d’AS DRAGON son vivier. Attention aux chansons trop calmes de MURAT, elles recèlent des potentialités explosives en live. A « La Maline » petite salle de La Couarde où le groupe était en résidence, le premier concert de la tournée fut calme, presque folk, du « rodage ». Le lendemain à « L’Atabal » à Biarritz, le chanteur a fini à genoux en poussant des hurlements … « Oui c’est vrai » dit le chanteur, »j’aime que mes chansons soient des jaguars assoupis prêts à bondir à n’importe quel moment ». Alors pourquoi un concert si calme à L’Ile de Ré ? … « J’ai vu un couple qui tenait un bébé dans l’auditore. Je ne vais quand même pas réveiller un bébé qui dort … »  

La Bretagne bénéficie de plusieurs dates au cours de cette tournée. Le 26 octobre 2006 Murat est au « Vauban » à BREST. Le lendemain , un large compte-rendu est donné par le quotidien « Ouest France » :

« Pas de photo. Question d’image, d’ambiance ? Qu’importe …  vivre un concert de MURAT,  n’est pas une expérience des plus vivifiantes. Ce n’est pas non plus une ode à la bonne humeur  et à la joie de vivre. Cependant, l’ennui n’est pas au rendez-vous. Les arrangements musicaux sont somptueux et variés ». (…) « L’instant est authentique. L’expérience est intime. Le public un peu trop sage a suivi MURAT  dans cette voie, lui réservant un accueil chaleureux mais discret ».

Le 28 octobre MURAT donne concert à St Brieuc. Le lendemain dans les colonnes d’Ouest France on peut lire : « Légèrement distant en début de concert, l’artiste se dévoile petit à petit. Mine de rien, il crée une atmosphère « muratienne » et tisse des liens avec le public ». (…) « L’alternance de textes poétiques et des rythmes plus rock donnent la cadence ». (…) « Ce solitaire aime finalement se sentir entouré et apprécié« .

Les 16 et 17 novembre 2006 l’Auvergnant est à « La Cigale »BABEL  pour « Froggy’s delight » nous en rend compte :

« MURAT effectuait son retour pour deux soirs à La Cigale. Petit changement de line-up donc avec l’apparition de deux  AS DRAGON : Mickaël GARCON  aux claviers et David FORGIONE  à la basse. Pour l’occasion une bonne partie des titres font l’objet d’une ré-orchestration, certaines parties de guitare se voyant exécutées au clavier. Première moitié de set mitigée. Majoritairement dédiée aux titres les plus récents : « Taormina », « Caillou », « L’heure du berger », « Le chamin des poneys », la prestation tarde à décoller. Les spectateurs ne bronchent pas, ou (trop) peu. Jean-Louis reste très distant, adressant avec parcimonie de polis remerciements. Sans se faire bougon, l’auvergnat ne se sent pas une âme communicative.

Deuxième moitié de set incroyablement réussie. Transcendé par un réveil soudain de l’audience, il enclanche la vitesse supérieure : « Est-ce bien l’amour », « L’au-delà », « La fille du capitaine ». La performance bascule pour virer au formidable. Fidèle à ses habitudes, MURAT  s’aventure sur le terrain politique, dégotant au passage une petite pique à destination de Ségolène. Quel bonheur de le voir dans cet état.

On croirait voir Neil YOUNG. Le concert s’achève sur un triomphe. Acclamé, ému, Jean-Louis reviendra quatre fois, délivrant au passagge d’excellentes versions de « Les jours du jaguar » et « Le cri du papillon ». Ce soir, Cigale en novembre rime avec Coopérative en Juin ».

Le 5 septembre 2006 MURAT donne un concert privé dans les studios de la RTBFJosi nous offre ce superbe portrait …

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 Le 22 novembre 2006 MURAT chante salle Nougaro à Toulouse …

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Le tour de France continue. Le 23 novembre MURAT  est à Bordeaux. Isabelle CASTERA  rend compte de ce concert pour le journal « Sud Ouest ». Ce qui semble l’avoir marquée, c’est le côté boudeur du chanteur : « Les cris de guerrier de l’Auvergnat font tressaillir les filles … En revanche, côté conversation, les Bordelais se sont brossés. Le boudeur n’a pas causé dans le micro, se contentant de tracer sa route. Somptueuse, voluptueuse, énigmatique, certes. Mais le public, ne crache jamais sur une bonne blague entre deux riffs ».

Le 6 décembre 2006 MURAT chante au « Botanique » de Bruxelle. Le voici qui pose ici avec JOSI…

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Le 12 décembre 2006 MURAT  est à Dunkerque. Les journalistes de « La Voix du Nord »chargés du compte-rendu se sont vus interdire le droit des tirer des photos … C’est donc un récit trempé au vitriolle qu’auront droit les lecteurs du journal. Ce papier est signé Olivier DUFOURG : « La liberté d’expression … beaucoup disent la défendre. Beaucoup, mais pas tous, et surtout, pas toujours ceux que l’on croit … ». Pas de photo donc pas de reportage. En lieu et place, une sévère critique de Jean-Louis MURAT  qui se termine par : « Jean-Louis MURAT, vous avez un dictionnaire ? Si oui allez regarder ce qui signifie « humilité ». Petite précision, ça se trouve à la lettre H ! ».

Marie-Laure est aux premières loges  …

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Le 19 mai 2007 MURAT  est de retour à MONTAUBAN  …

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Le 17 août 2007 Murat est à NOIRMOUTIER  c’est la dernière date de la tournée … C’est toujours un moment d’émotion … Le temps qui passe …

Sylvie RIBOT pour « Ouest France » est parmi les spectateurs. Les lecteurs du grand quotidien régional peuvent lire : « La pénombre lui va bien. Comme pour mieux mesure sa peine, celle qu’il entame sur « Taormina » titre du dernier opus … comme des « cailloux » que l’on sème, petit poucet MURAT  ne perd pas son public récent, égrenant une partie des chansons de l’album ». (…) « Il fait prendre « le chemin des poneys » aux lève-tôt. Et suivre « l’heure du berger » à ses crépusculaires adeptes. MURAT envoûte, déchirant la noirceur de la nuit de son puissant appel « Ou que tu ailles, quoi que tu fasses, où tu iras j’irai … Ou que tu  aimes, quoi que tu fasses, je saurai te trouver … ». MURAT  distille aussi quelques titres pour les mélancoliques : »Si je devais manquer de Toi », « Parfum d’acacia » … Que me fait la beauté des choses, si tout doit finir en chemin ? » (…) « Le voici qui revient pour un trop cout rappel. Cette fois ce n’est pas « réversibilité » mais « l’examen de minuit » … Et MURAT l’a passé de belle manière ».  

Je n’ai pas envie de finir ce voyage … Je vais me replonger dans les chansons de cette tournée et vous donner à aimer :

  • « L’heure du berger » à Biarritz le 21 10 2006 ….

  • « Le cri du papillon » à Noirmoutier le 17 8 2007

 ***

- 2008 – 2009 – Tristan Tour –

Comme les précédentes tournées, celle-ci se déroule en deux temps :

  • du 24 septembre 2008 à Bourgoin Jallieu au 21 novembre 2008 à St Martin des Champs

  • du 14 mars 2009 Espace Julien Marseille au 25 juillet 2009 à Hauterives (Palais Idéal du Facteur Cheval).

Pour la première fois, à l’instigation de Marie Audigier semble t’il, MURAT se présente seul sur scène avec pour seuls compagnons : une guitare douze cordes, deux harmonicas, sa voix et ses chansons. Le premier concert a pour cadre la salle Jean Vilar à Bourgoin Jallieu. Le « Dauphiné Libéré », sous la plume de « S.D. » nous rend compte de ce concert : « Il s’agissait d’une  première pour le chanteur Auvergnat venu spécialement à Bourgoin Jallieu pour peaufiner son spectacle avant une tournée nationale. Hier soir MURAT se l’est donc joué solo au théâtre Jean Vilar, à l’occasion du coup d’envoi de la nouvelle saison cultuelle ».

« Dans un décor minimaliste, la guitare sur les genoux et l’harmonica au cou, l’artiste démarrre son concert, ponctuel. Sans décrocher un mot à son public, l »ermite enchaîne les titres, issus de ses albums les plus récents et notamment « Tristan » son dernier opus qui revisite le mythe médiéval. Comme toujours MURAT use d’une langue imagée, parfois un peu hermétique. Il y est souvent question d’amour : amour perdu, amour fou, impossible ou cruel. Noir c’est noir … comme son costume de scène.  Mais parfois pointe une éclairice quand MURAT  se met à chanter le bonheur au monde entier ».

(…)

« Après 1 h 40 d’un concert parfois un peu longuet (Après 1 h00, on décroche reconnaît l’intéressé »), les spectateurs sont ravis et battent le rappel.

Le 27 septembre 2008 MURAT  se produit à Saint Germain en Laye. Olivier NUC  fait partie des spectateurs. Voici ses commentaires : « L’exercice du guitare-vois encouragerait chez bien d’autres la tentation de la démagogie, l’illusion du copinage sensé rendre l’artiste tellement sympa aux yeux de son public.

On sait gré à MURAT de ne pas se livrer à de pareilles facéties, de privilégier l’élégance et la retenue quitte à en faire un peu trop parfois … Sans doute MURAT  s’étonne t’il qu’il existe encore un public prêt à venir écouter un chanteur qui soigne ses chansons plutôt que son jeu de scène ?

Celà suffit à faire de lui une anomalie. Celà achève de le rendre indispensable à cette époque« 

Les mots sont forts, écrits par NUC (fin connaisseur de la chanson Française … ou de ce qu’il en reste) … ils n’ont que plus de valeur. Je vous invite à relire ces phrases surlignées … Murat une « anomalie … indispensable » … C’est tellement vrai !!!  Et que dire de … « l’illusion du copinage »… ??? Toutes choses où les « chanteurs à succès » sont passés maîtres … confortés en celà par des chroniqueurs ou présentateurs usant des mêmes artifices.

Peu ou pas de photos à nous mettre sous la dent pour cette période … MURAT ne veut pas qu’on le photographie en concert. Je vais donc me contenter d’un cliché qui a servi à la campagne promo …

Extrait « Madame Figaro » …

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 Le 14 mars 2009 Murat reprend la tournée « Tristan » par une escale à l’Espace Julien de Marseille.  Pour le compte de « La Marseillaise »« G.L. » nous rend compte de cette soirée : « En seconde partie, Jean-Louis MURAT, entre terre, rochers et eaux profondes. Explorant, lui aussi seul sur la scène de l’Espace Julien, son univers teinté de lumières douces de son Auvergne, traversé de fulgurances. Un univers où le sentiment amoureux domine ».

(…)

« De Taormina à Lilith en passant par Tristan ou des albums plus anciens, Jean-Louis MURAT  égrène son blues poétique, dépouillé ou électrique, avec une exigence poétique jamais démentie. Par petites touches, comme le peintre qu’il est, il pose sur sa toile musicale des mots serains ou désespérés, pour dire l’amour, mais aussi la quiétude des campagnes, la couleur de la terre. A mille lieues du showbizz qu’il exècre » (…) « Jean-Louis MURAT poursuit son chemin en solitaire. Et cette tournée entamée à Marseille, seul avec sa guitare, est une nouvelle étape d’un voyage intime d’une rare exigence« .

Dans « Le Monde » la journaliste Véronique MORTAIGNE  rend compte du concert de La Cigale le 28 mai 2009 : « A l’aide de deux guitares, l’une acoustique, l’autre plutôt terroriste, électrique, noire et blanche, au son crado, épais, le « trublion » de la chanson comme aurait dit le Général De Gaulle s’il vivait, donnait à la Cigale, à Paris, lavant dernier d’une cinquantaine de concerts en solo. »  

(…)

« MURAT a les cheveux longs, un harmonica aussi, une loupiote au dessus de la tête. Point barre. Il n’a pas ouvert d’épicerie dans un village de la Corrèze, il habite plus au nord dans le Puy de Dôme. Il n’y potasse aucun précis de révolution à venir, mais y prépare depuis des décennies en continu de « nouveaux albums » qu’il sort en rafale. Le prochain est annoncé pour Septembre. Echantillon à la Cigale « L’incendie » ou encore « Yes Sir », toutes deux électiques et flambantes ».

Le 25 juillet 2009, devant JUSTINE, MURAT chante à Hauterive, dans le magnifique décor du Palais Idéal du Facteur Cheval

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Je vous offre une merveilleuse chanson de J.L.M.« Les voyageurs perdus » chantée à « l’Européen » le 4 octobre 2008

***

- 2010 – L.C.O.D.C.  Tour -

Pour cette tournée MURAT  est accompagné de Clavaizolles, Reynaud et JIMENEZ  … La formule idéale. Une vraie complicité semble réunir ces quatre compères …

En 2000, par hasard, je découvre la musique de MURAT. Depuis, j’ai découvert son univers où les MOTS ont une place bien à part … Jusqu’alors je m’étais toujours refusé à aller voir l’un de ses concerts. Je ne voulais pas être déçu. Je ne voulais pas subir ses frasques, ses humeurs, son caractère … Mais pour cette tournée « L.C.O.D.C. » c’est décidé, je m’affranchis de mes appréhensions.

Nous sommes le 20 mars 2010, MURAT  est en concert à « L’omnibus » de Saint Malo. Les 1ers échos de la tournée sont favorables. Je dois reconnaître que le premier sentiment qui m’habite en cette soirée est l’inquiétude. « J’AI PEUR D’ETRE DÉÇU … » En définitive … « QUELLE CLAQUE J’AI PRIS CE SOIR LA  !!! ».  Au bout du compte je suis enclin à dire : « QUI N’A PAS VU MURAT EN CONCERT  … NE SAIT RIEN DE LUI. IL CHANTE CE QU’IL VIT … IL VIT CE QU’IL CHANTE ». Il a très peu parlé, n’a pas souri, mais près de deux heures durant  avec Fred et Stéphane … il nous a transportés dans sa « TAÏGA ».

Ce soir là, le chanteur MURAT  m’a conquis définitivement. Lorsqu’il chante, les mots sont souvent murmure, gémissement ou cri … Ils ne sont pas toujours compréhensibles. Ils accompagnent des sentiments, des états d’âme, des humeurs, des bonheurs, des malheurs … C’est pourquoi, lire MURAT  à tête reposée, en l’écoutant chanter est un autre bonheur, une vraie jouissance.

Le 2 avril 2010 MURAT  chante à Tourcoing

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Le 14 juillet 2010 MURAT  se produit à PLOEZAL petite ville des Côtes d’Armor. Le matin, j’ai la chance d’assister aux répétitions. Nous sommes deux ou trois privilégiés.  Il est déjà dans son monde à lui. Fred et Stéphane sont tout sourire. Le mauvais temps menace. Il est peut-être 13 heures … l’heure du repas. MURAT  descend de scène. J’ai le bonheur de lui serrer la main. Deux ou trois mots échangés les yeux dans les yeux. Je lui dis qu’il est : « UN MEC BIEN ». Il sourit. Nous échangeons quelques mots sur LA DOLO … A ma grande surprise il s’étonne : « CA EXISTE ENCORE … « CE TRUC » ??? Ce sont ses propres termes. Le naïf que je suis n’a même pas pensé à lui faire signer un autographe. Je n’avais qu’une envie, croiser son regard et lui dire toute mon admiration (non pas béate) mais celle de l’homme qu’il est. Ce fils de paysan … fier de ses valeurs … qui m’a redonné ma fierté … celle d’être aussi un enfant de la terre. « IL FAUT AIMER CE QUI NOUS A FAIT » … Ces mots résonnent dans ma tête … défilent devant mes yeux …

L’après-midi donc, entre pluie et soleil, MURAT  décline son répertoire en toute décontraction. Les enfants passent et repassent devant le podium … aucun signe de mauvaise humeur … aucune remarque désobligeante pour ce public de vacanciers qui,  visiblement pour une bonne part, ne connaît pas la personnalité du Brenoï. A l’issue du concert j’ai pu discuter avec Stéphane. Sur le chemin du retour je suis un « p’tit garçon heureux ».

Le 16 novembre 2010, à Nantes, en compagnie de Cédric du forum, j’assiste au dernier concert de la tournée avant l’Alhambra. La salle est pleine. Au final, j’ai le bonheur de ressentir que ceux présents AIMENT MURAT.

Ces trois concerts m’ont donné envie d’en savoir plus sur l’homme. C’est pourquoi, tous les jours, je lis et relis les chansons de l’Auvergnat dans l’espoir d’y trouver les clefs qui permettent de transcrire en mots simples les pensées du chanteur. Souvent il dit cela … il faut penser ceci … Il chante « Katy » … mais « Katy » … c’est lui !

MURAT  en concert est habité par LA VIE  … habité par LA MORT … difficile dans ce cas de sourire. Il nous donne à partager ses émotions du moment. Il ne cherche pas à plaire, à faire plaisir. Il pense à JUSTINE et GASPARD  … Il pense à François le grand-père … à EMILE  et sa soeur … les voisins … il pense à MARIE  la compagne des mauvais jours … il pense à LAURE  … Il est là … Il est ailleurs. Devant ses yeux mi-clos défilent les images de la ferme de « Lecreux » à MURAT LE QUAIRE … de l’école de LA BOURBOULE  … le 1er baiser … FrançoiseM. OULOUHODJIAN  … et EMILE  qui n’est plus. C’est sa vie … c’est MURAT  … un artiste à part … à nul autre pareil.

En 1989, pour les « Inrockuptibles »à la sortie de l’album « Cheyenne » MURAT  déclare :  « Quand je fais un disque je ne pense qu’à moi. Quand je fais des chansons, je cherche ma vérité … la vérité que je porte est mon seul souci. (…) La satisfaction de faire ce que l’on a à faire est bien plus importante que la reconnaissance des autres … ». Et si l’incompréhension entre MURAT  et une partie de son public venait de là (???).

Quelques échos de cette tournée 2010 …

  • St Malo … « Yes Sir » … 

  • St Malo en image …

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  • Saint Malo bis …

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Cette tournée trouve son terme le 23 novembre 2011 à l’Alhambra

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Vous avez la classe Monsieur Jean-Louis MURAT !

 

 

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- 2011 – 2012 – Tournée Grand lièvre –

La tournée « Grand lièvre » débute le 6 novembre 2011 à MONTAUBAN, chez Five-R  qui a tant donné pour la « Muratie »,   toujours avec modestie, toujours avec le souci de la collectivité … Mais revenons à cette tournée. Denis est absent remplacé par Slim BATTEUX. La seconde partie s’effectuera  sans Fred JIMENEZ qui a répondu aux appels d’Hallyday …

Le point d’orgue de cette tournée sera incontestablement le concert du « Trianon » le 10 novembre 2011 avec cet hommage du Brenoï à son ami Bernard LENOIR.

Aux fans présents au Trianon MURAT réserve un magnifique … « Jim »  …

MURAT se veut plus proche de ses admirateurs … j’exècre le mot « fan » … je n’en suis pas. A la fin des concert MURAT  accepte de rencontrer ses « admirateurs » … ceux qui ont pris la route pour le rencontrer … Changement de stratégie ??? Je ne sais. Toujours est-il que ces instants, ces secondes … c’est peu et c’est tellement à la fois ! Au bout du compte c’est tellement si peu … Le 23 novembre 2011 j’ai fait la queue pour lui serrer la main. A attendre mon tour j’ai pu me rendre compte combien cet homme était gentil, attentionné … avec ceux qui l’aiment. C’est un privilège que de croiser son regard, si franc, si clair !!!

Concert de La Citrouille …

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… La Citrouille bis …

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Pour cette tournée, je préfère donner la parole à une de ces personnes anonymes qui aiment MURAT, son écriture, son personnage, ses excès, son talent … Je me retrouve tellement dans l’écriture de « S.B » qui, tombée par hasard sur ce Blog  m’a aussitôt adressé un message de remerciement que vous trouverez ci-dessous. Ce qui me touche le plus dans cette belle écriture, ce sont les commentaires (surligné) qui suivent le concert d’Istres …

En hommage à Jean Louis Murat Bonjour. Je viens de découvrir votre blog et l’apprécie fortement. J’ai quelques mois de plus que JLM, autrement dit, j’ai traversé les mêmes époques de jeunesse et me suis nourrie quasiment aux mêmes sources musicales que lui, ce qui me donne la sensation de mieux comprendre certaines choses. Pour ce qui le concerne, j’ai découvert « l’ange déchu » en 90/91 à la radio, sans qu’il soit dit à qui appartenait cette chanson originale et cette superbe voix jusqu’à ce que je le découvre plus tard, par hasard à la télé, chantant  » Col de la Croix Morand » qui m’a complètement chamboulée. J’ai reconnu la « voix »,j’ai découvert une belle personne,un beau visage,un nom et des chansons magnifiques, une atmosphère,un climat particulier, à des années – lumière de ce qu’on entendait dans le monde de la chanson, c’est toujours le cas d’ailleurs : une qualité exceptionnelle, des joyaux uniques. Je l’ai vu pour la 1ère fois en concert à Aix en Provence en nov. 91, depuis bien d’autres ont suivi, en PACA où je vis. Le « Manteau de Pluie » a été une révélation et une nourriture poétique, il a enchanté mon imaginaire et m’a, plus encore que « Cheyenn Autum » et « Passions privées » définitivement et passionnément rendue adepte de l’oeuvre, de la voix et de l’artiste, sans jamais avoir été déçue par la suite.Son oeuvre intégrale me ravit. Un jour, c’est sûr, certaines de ses chansons seront étudiées dans les milieux scolaires, car c’est un vrai poète. En sept. 2000, je l’ai entendu dire, au théâtre  » Jean Le Bleu » à Manosque,les « Lettres à Essenine » de Jim Harrison, dans le cadre des nuits de la correspondance,une autre de ses compétences et qualités : faire connaître ceux qu’il apprécie, ici Jim Harrison et Essenine, au Pays de Jean Giono … JLM, chantre de l’Auvergne,est un autre magnifique Giono ! Je me demande où il trouve le temps et l’énergie pour entreprendre tant de choses avec brio ! L’originalité et la beauté de son écriture m’ont donné, comme à d’autres, le désir de créer en écrivant aussi poèmes et chansons et ont suscité la curiosité et l’envie de connaître les auteurs, les lieux auxquels il se réfère. Il y a 20 ans : pas d’ordinateurs, mails et blogs,juste le papier et la plume : je lui ai adressé lettres et poèmes et suis allée plusieurs étés à la découverte de son beau pays, en chaque lieu qui apparaît dans ses chansons, ressentir de plus près l’énigme,les sensations et l’émotion générées par son écriture et sa musique! A la fin de ses concerts, j’ai plaisir à lui dire quelques mots; lors du dernier à Istres le 14/10/11 très rock, JLM avait une belle énergie et nous a offert ce surprenant « Grand Lièvre » et dédicacé gentiment le CD dans une petite salle avec maigre public pour un si grand artiste ! çà m’a désolée … à son entrée sur scène, j’ai cru déceler la contrariété sur ses traits, je lui suis d’autant plus reconnaissante de chanter quand même dans ces piètres conditions. Pour en venir à votre blog, je connaissais bien des détails que vous abordez (j’étais abonnée aux Inrockuptibles) mais je suis ravie de découvrir votre façon chronologique de les mettre en liens et d’expliquer ce qui permet de comprendre l’oeuvre et l’artiste, avec intelligence et respect de surcroît. Je vois ainsi défiler sur le blog ces informations judicieusement corrélées et peux faire resurgir au gré de mes envies, ce qui était en vrac dans ma mémoire et dans mes affaires depuis 2 décennies. Votre travail rend les données faciles à compulser et permanentes. C’est un régal, une petite mine d’or! Le grand « plus » c’est l’ explication que vous apportez sur ce qui a déclenché l’écriture des chansons, les plus anciennes comme « suicidez-vous, le peuple est mort » ou « Uschi » etc que j’ai sur la K7 « Passions privées » de l’époque, étaient énigmatiques comme tant d’autres après, car il n’est pas aisé de comprendre à quoi JLM fait allusion. c’est un univers très particulier et secret. Son langage est de style hermétique, comme le « trobar » des troubadours? Merci pour vos éclairages. J’ai grand plaisir à vous lire. Etes  vous journaliste ou simplement passionné ? Salutations. S.B

Et non chère « SB » je ne suis qu’un simple passionné. J’espère que vous ne m’en voudrez pas de vous avoir ainsi mis en avant. Dans vos mots j’ai retrouvé tout l’amour que l’on peut ressentir lorsque l’on aime le personnage MURAT … 

La tournée « Grand lièvre » touche à sa fin … Déjà se profile à l’horizon un nouvel opus. Jean-Louis n’a pas fini de nous réserver des surprises …

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- 2013 - Tournée « Toboggan » -

« Coiffé d’un vieux chapeau que porta son grand-père

Largement culoté de bure et les pieds nus

Avec des airs virils qui restent ingénus

Un gamin de huit ans, passe la mine fière ».

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« C’est un pâtre. Il sent bon l’airelle et la bruyère.

Par les chemins étroits où le soir est venu

Il mène son troupeau farouchement cornu

On dirait un vainqueur qui rentre de la guerre ».

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« Il a d’un vrai vacher les gestes et le ton

Il crie aux bêtes des insultes. Son bâton

Sonne deci, delà, sur quelque échine dure ».

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« Je souris et m’apprête à lui parler patois

Mais lui rébarbatif et grossissant sa voix :

Bonsoir ! clame ce rude Arverne en miniature ».

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Ce soir, 14 mai 2013, à Rennes. C’est ce p’tit garçon que je suis allé voir. Il siffle si bien ! C’est son grand-père François qui lui a appris. A la campagne siffler est une façon de parler aux animaux. C’est aussi se rapprocher des hommes. Leur ressembler. Faire comme eux. Apprendre à siffler c’est tout un art, qu’au préalable dans les fermes on vous enseignait. Moi aussi je l’ai appris de mon grand père. C’est comme de voir les hommes déboutonner leur braguette et aller pisser contre le talus. Quand vous faites ça pour la 1ère fois, au coin du champ avec les fougères ou les ronces pour seul témoin  … vous n’êtes toujours qu’enfant et vous avez déjà l’impression d’être quelqu’un d’autre ! Enfant restez  y … Il sera toujours temps d’être un homme !

MURAT  chante la vie de  Jean-Louis BERGHEAUD.  Il est si loin le temps où celui-ci conduisait son troupeau. A huit ans il n’imaginait surtout pas que sa vie serait chanson. Et pourtant … sa grand-mère chantait si bien ! MURAT est devant nous qui chante la vie qui passe, ses illusions perdues, celles d’un monde qui n’est plus. MURAT chante, il est grave. Il s’interroge sur ce que sera demain … ce monde tellement  imprévisible que nous léguons à nos enfants !

18 heures 30 … j’ai pris le vélo pour effectuer le trajet qui me sépare du « Liberté » salle située en plein centre de Rennes. C’est la première fois que j’y vais ! Une personne attend à la grille de la salle. La quarantaine, bien mis, cadre supérieur, monsieur est fan depuis des années. Il demeure NOUVOITOU  petit village implanté à une vingtaine  de kilomètres de Rennes. Ce monsieur est déjà intervenu sur mon Blog pour me remercier de l’idée de partage. Nous faisons plus ample connaissance. Il me raconte son parcours en « Muratie »18 h 45, qui ne vois-je pas arriver ??? Mon voisin du troisième … retraité lui aussi ! « Comment vous ici ??? Pour voir MURAT ??? » Eh oui le Monsieur est passionné de JLM depuis des années et je ne le savais pas. Tous les jours nous nous disons « Bonjour » et « Bonsoir » … Désormais nous aurons un sujet de prédilection ! 19h15, peut-être plus, les grilles s’ouvrent. Une rapide fouille. C’est Jocelyne qui nous accueille avec un magnifique sourire. Un peu inquiet je lui demande comment va Jean-Louis ??? « Très bien ! » me dit-elle … Une réponse franche qui ne laisse planer aucun doute. Avant que le concert ne commence, je me suis dit que « Jocelyne » était le baromètre du sieur MURAT. Me voilà rassuré. 18 h 45 …  je fais la connaissance d’une personne délicieusement belle : Nelly la copine d’Armelle, d’Amparo et de Marie-Christine …  Je rencontre aussi Carole la Morbihanaise qui est tout sourire. C’est bizarre tout le monde a l’air gentil ce soir …

20 heures 00 … on peut évaluer l’assistance à 400 personnes. Par contre il s’agit de connaisseurs.  Le public est bien plus jeunes que dans certaines salles où beaucoup de spectateurs sont des abonnés. Le Brenoï  fait son entrée accompagné de Stéphane. Un timide bonsoir. Jean-Louis est concentré, voire renfrogné. Aucune plaisanterie durant le concert. Juste un p’tit mot pour Stéphane dont il feint de jalouser le succès auprès de ces dames ! Quelques « Mercis » … Les chansons  défilent. On ne voit pas passer le temps. La voix est parfaite, le son de la guitare sublime. Aucune fausse note. Le concert est magnifique. Les chansons sont entrecoupées de bravos énergiques. Chacun retient son souffle. Tout le monde semble tendu. La set liste ne réserve aucune surprise. « Michigan » et « L’eau de la rivière » sont tout simplement des merveilles. Et que dire des chansons sifflées : « Le chat noir » et « Amour n’est pas querelle ». Toute la salle est suspendue aux lèvres de Jean-Louis … Le mélange qui s’opère entre silence et ce sifflet de paysan est tout simplement sublime. A l’issue de chacune des chansons je me dis:   »Quel mec ! ». Mais je ne suis surement pas le meilleur juge.  Le concert se termine sur un rappel et « L’extraordinaire Voodoo ». La salle est conquise. Ca a duré 1 h 30 … mais quel bonheur ! MURAT dont la complicité avec Stéphane est parfaite s’est donné sans compter … sans mot dire … les yeux fermés … et dire que certains s’en offusquent ! Quel talent, quelle classe ! Le concert fini, je discute avec les spectateurs. Je leur demande même leur avis. Tous me disent leur bonheur lequel … se devine dans leurs yeux. Mon voisin ???? Il a cette réponse superbe : « Une guitare, une batterie … Quand on a du talent ça suffit ! ». La maman d’un de « mes petits » (prof d’art plastique) est présente accompagnée de son mari. Elle me dit son émerveillement. Un vrai bonheur irradie son visage. Je suis heureux. Je retrouve Nelly qui partage le même avis que moi. Aucune fausse note. Le concert parfait … Suit la séance des dédicaces que MURAT  semble apprécier. J’en profite pour échanger encore et encore avec Nelly ainsi que le monsieur de Nouvoitou dont j’ai oublié le prénom. Il m’excusera. Je discute avec un spectateur de Fougères qui lui aussi est emballé. Nous échangeons nos adresses. Ce soir je me suis fait des amis. Tous se demandent : « Comment avec un talent pareil on peut n’être qu’aussi peu considéré ??? ». La séance de dédicaces tire à sa fin. Il se trouve que je suis le dernier. Je me suis contenté de dire à MURAT les yeux dan les yeux que : « C’était un mec bien ». Je lui ai remis une enveloppe avec un courrier (30 secondes de lecture) ou je lui pose deux questions concernant  deux mots (extraits de ses chansons)  pour lesquels je n’ai jamais trouvé d’explication à ce jour. Il me dédicace le 33 tours . Je lui confesse que je suis le monsieur du dictionnaire pour m’éclipser aussitôt. Je suis parti comme un voleur. J’ai repris mon vélo, suis rentré chez moi … heureux comme le p’tit garçon que j’étais il y a 50 ans … écoutant passer le Tour de France … le transistor à l’oreille  … allongé dans l’herbe au milieu des vaches …

J’arrête là … Vous devez vous dire : « Il a fumé la moquette » … J’ai le sentiment d’avoir vécu un moment rare. Lorsque vous avez passé un certain âge, les chances de voire se renouveler de tels bonheurs  sont forcément moindres. Une rencontre même furtive avec le sieur MURAT  ne peut laisser indifférent. Il est minuit passé … Je pense que je vais mettre du temps à m’endormir.

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Le 22 juin 2013, à Clermont-Ferrand Jean-Louis MURAT réunit ses plus fidèles supporters pour une soirée « Koloko » … sans tapage, avec la presse locale pour seul témoin, Jean-Louis BERGHEAUD donne un coup de main à ceux qui en ont tant besoin ! 

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Je n’ai malheureusement pas la chance de faire partie de ceux qui sont présents. MARIE-LAURE  et MARTIAL admirateurs désintéressés, fervents défenseurs de l’Auvergnat sont aux premières loges. Flo, Marie-Christine et Armelle aussi. J’ai commencé une énumération … grave erreur … j’oublierai surement du monde. MARIE-LAURE est la première à nous donner un compte-rendu de cette soirée où JLM ne va pas être avare de surprises … et quelles surprises ! DES INEDITS  DE LA PERIODE CLARA  !!!   L’Auvergnat est bien le seul artiste à faire de tels cadeaux à ses fans. La première partie du concert reprend les titres de « Toboggan » … dont « Agnus Deï »

La seconde partie nous est dévoilée par ce copier de la set-list qui nous est fourni par Martial … le chanceux !

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Et oui, vous ne rêvez pas … « Manque de toi »« L’amour fou »« Je rêve autant »« Typhon » … autant de titres écrits par Jean-Louis BERGHEAUD dans le buron … Et moi qui vous disais il y a peu que  J.L.M. était un conservateur … malin le bougre … Il ne faut pas sen étonner, lorsqu’on a le sens du « travail » on ne jette pas le fruit de ce travail à la poubelle … C’est bien là le moindre des respects que l’on doit à soi-même et à ceux qui vous entourent … CLARA est une œuvre collective … MURAT le sait bien. CLARA … c’est ce qui a permis à MURAT  de voler de ses propres ailes.     

J’imagine le choc des amoureux de MURAT lorsqu’ils ont vu défiler les images inédites de cette période de « vaches maigres » … Les images qui suivent ont été mises a disposition des fans de JLM par Laura INGALLS  sur FB. Nous sommes là au cœur de la « Murarie » … ces images sont rares … superbes … elles m’émeuvent au possible … Je suis certain que tous ceux qui aiment MURAT éprouvent le même  sentiment … C’est aussi pour MURAT l’occasion de rendre hommage aux amis disparus  … Jean-François qui faisait partie du groupe « CLARA » et son amie … la meilleure amie de Laure …

Ici, les mots cèdent la place aux images … Je suis incapable de mettre des noms sur tous les visages … Je n’ai pas connu cette période … Hélas !

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Dans son compte-rendu MARIE-LAURE  nous laisse espérer de bonnes surprises pour demain … Bonjour … « CLARA » ??? Pourquoi pas ??? Martial  nous donne à entendre : « l’amour fou »MURAT  le généreux rend les autres généreux … Un grand merci de la part de ceux qui n’y étaient pas … pour autant de générosité … Lorsque l’on donne sans arrière pensée, ce qui est le cas de tous ceux cités … il n’y a personne de spolié … Encore moins l’artiste que nous aimons tant …

 

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… « Toboggan 2″  … Fin d’année 2013 …

Depuis le 3 octobre  2013 Jean Louis MURAT est à nouveau sur les routes. Les titres du nouvel album (sortie prévue le 11 novembre) servent de trame à cette tournée d’automne. Ci dessous une photo du concert de Cergy où MURAT nous apparaît soigné mais décontracté … lunette noire … jean …  et chemise noire … 

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Pour cette 2ème partie de « Toboggan » deux dates sont prévues à Nantes les 19 et 20 octobre. Lors de la parution du calendrier je dois reconnaître que j’étais assez inquiet. Vu la situation économique, vu le pouvoir d’achat des Français, vu les taxations à n’en plus finir … je me demandais  vraiment si le Jean-Louis allait faire le plein (???) N’ayant pris mes places qu’au tout dernier moment j’ai été rassuré. Pour le samedi plus aucune place disponible, quasi idem pour le dimanche. La « Bouche d’Air »  est une salle assise d’une contenance de 500 places …

Le samedi matin est consacré au foot … Mes « petits » de PACE (localité située à 10 km de Rennes) ont infligé une sévère correction à leurs homologues de Mordelles (12-0). Cette année j’ai un groupe de mamans particulièrement sympas. Pire encore, elles sont toutes plus belles les unes que les autres. En cette fin de matinée, c’est donc le cœur heureux que je leur annonçais le concert de MURAT à Nantes. Je suis vraiment désolé que ces belles dames (la trentaine) ne connaissent pas MURAT si ce n’est de nom … En ce début de vacances mes « p’tits Rennais » sont au repos. J’ai donc la charge  des 12 ans d’un club huppé (le Stade Rennais) … les enfants y sont brillants (balle au pied) … le niveau social très varié. A PACE la situation est inverse (les enfants ont tout à apprendre s’agissant du ballon) par contre ils sont tous issus d’un milieu social aisé. Mon objectif avoué est qu’à la fin de l’année les Pacéens  fassent la « nique » aux Rennais. On est sur le bon chemin ! Parler de MURAT aux uns est chose aisée … aux parents des « Rennais » ça l’est beaucoup moins. Il y a d’ailleurs des parents de ces derniers que je ne vois jamais … Au bout du compte, s’occuper d’enfants de milieux diamétralement opposés, constitue pour moi une chance fabuleuse. Ces enfants m’apportent tout autant que MURAT. Je leur en parle. Ils me répondent « STROMAE » et « SECTION D’ASSAUT » … 

Voilà pour le décor en cette journée du 19 octobre. Ah non j’oubliais … un Président de la République Française  … interpellé en live par une gamine de 15 ans sur les chaînes TV. Mais ou est-ce qu’on va ? Je ne sais pas si les hommes politiques et les journalistes se rendent compte du ridicule de la situation ! Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer … Voilà malheureusement qui fait le lit des extrêmes … ce « poison » qui nous guette … Dégouté de cette politique spectacle, je prends donc la route de Nantes en cette fin d’après-midi. Je ne peux m’empêcher d’allumer la radio. Je m’étais juré qu’on ne m’y reprendrait pas. Mais tant sur « Europe » que « RTL » il n’est question que de cette affaire « Léonarda » qui n’a pas finit d’empoissonner l’air ambiant. Dans la semaine sur BFMTV j’ai vu les yeux d’un ouvrier Breton privé de son emploi disant en l’occurrence : « On ne parle que des autres … et de nous on ne parle pas ». La colère et le désespoir se lisaient sur son visage. Par des mots non dits il laissait percevoir des intentions de vote funestes … Mais où donc nos hommes politiques ont la tête ??? Mais où donc nos élites sociales (avocats, journalistes, professeurs …) veulent nous mener ??? Tout le monde semble avoir perdu le nord … Il n’y a plus que la recherche du « buzz » qui compte …  J’éteins donc la radio. Par peur de m’endormir je la rallume. Sur « INTER » je tombe  sur une lecture des « Mémoires d’Outre-tombe » de CHATEAUBRIAND. Superbe ! Pendant une heure entre Rennes et Nantes j’ai écouté les mots de CHATEAUBRIAND.  J’ai marché avec lui dans la forêt de Combourg, j’ai entendu le chant de la grive qu’il aimait tant ! J’ai vu mourir son père. Je l’ai accompagné au bord des chutes du Niagara … je l’ai suivi jusqu’à GAND d’où il assisté à la chute d’un géant … NAPOLEON vaincu de WATTERLOO ! Une heure durant j’ai suivi CHATEAUBRIAND jusqu’à la mort. Les mots sont simples et exquis à la fois. C’était une époque où l’on prenait le temps de vivre. Les voyages en calèche vous donnaient à entendre les bruits de la campagne. Aujourd’hui on n’entend plus que le « buzz » à la TV … Je ne sais pas où on va mais on y va !   

C’est donc l’esprit torturé par toutes ces choses contradictoires que j’arrive à la « Bouche d’Air ». J’y retrouve deux princesses de la « Muratie » … non non je n’exagère pas … Carole la Brestoise … et Nelly la Morbihanaise. Un vrai plaisir. Je discute  avec Jocelyne ravissante avec ses mèches de couleur dans les cheveux. Le concert d’hier soir s’est bien passé. La salle de LESCAR était pleine, « le public magnifique ». Ce sont les mots de Jocelyne …  A discuter ainsi j’ai pris du retard.  Mes deux muses précitées ont eu la gentillesse de me réserver la place du roi. Entre elles, deuxième rang, face au micro ! Le top … J’ai même droit aux bonbons !

21 heures … MURAT rentre en scène. Il est grave. Concentré. Comme s’il était conscient que l’air du temps n’est plus à la fanfaronnade … Il commence par « Fort Alamo » … finit par « Michigan » … je n’aurai qu’un mot : FABULEUX !

Les points hauts ??? La « Louve » certainement … « Mirabeau »un merveille … qui nous mène voir … de l’autre côté de la mort s’il y fait beau … « Amour n’est pas querelle » … Le petits fils de paysan qui siffle comme son grand-père …  c’est le chant de la campagne qui se meurt … c’est l’hymne de tous ces paysans qui se mettent la corde au cou sans que ça n’émeuve plus que ça … Ce ne sont que des paysans … ils ne représentent plus rien …

MAGIQUE, REMARQUABLE …

Tout au long du concert Jean-Louis a tenu la salle en haleine. il a parlé de Justine. Il a évoqué la difficulté d’être chanteur et de gagner sa vie ainsi.  Sa complicité avec Stéphane est criante. Il lui a même fait la bise sur le front. Je suis conscient qu’il s’agit la de moments rares. « Amour n’est pas querelle » … on dirait que Jean-Louis ne veut pas qu’elle finisse … « Ceux de Mycène » … il a mis le feu … Je n’ai rien dit j’ai tout dit … Sur « Michigan » il nous chante les armées de « Napoléon »,  sur « Mirabeau » il évoque la mort … Je repense à CHATEAUBRIAND … Entre ces deux là j’ai passé une après-midi et une soirée inoubliables …

A  la fin du concert, j’ai pu rencontrer Cédric qui pétait la forme. A la séance d’autographes Jean-Louis est détendu, il parle longuement avec ses admirateurs.  C’est un bonheur que de le voir ainsi. Moi le timide, je pousse la hardiesse jusqu’à lui poser quelques questions :

  • « SUICIDEZ-VOUS LE PEUPLE EST MORT » ??? « Ce n’est pas moi qui ait écrit sur les murs de la ville … Il s’agit d’un slogan anarchiste écrit non pas sur le mur d’un crédit agricole mais sur ceux d’une caserne »
  • « Les contrepèteries » ???  Eh oui il y en a plus d’une sur le dernier album « Omaha beach Charenton » en fait partie … sus aux autres !
  • « Colnage »  ??? dans « Rémi est mort ainsi » … c’est une invention …
  •   »La combe à Rieu » ??? dans « Giscard » un chose entendue qui lui a plu …

Je crois qu’à la fin du concert MURAT était un homme heureux. Moi aussi, j’ai même eu droit à une tape amicale sur l’épaule accompagnée d’un clin d’œil rieur. Si je n’écoutais que moi je retournerai ce soir … C’est vrai il n’y a plus de places. C’est tellement mieux ainsi. 

Merci monsieur Jean-Louis MURAT … mille fois « Merci » !   

Le 7 décembre 2013, pour fêter les 50 ans d’Inter, MURAT est à Clermont en compagnie du groupe « The Delano ». Ce sera le début d’une belle collaboration qui nous mènera jusqu’à « Babel »  …

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… Eté 2014 … Mini tournée « Babel » …

Le 19 juin 2014 MURAT et les « DELANO » donnent concert en Suisse au Mont Noble … Barbara est en terre connue. Elle nous gratifie de ce superbe portrait de J.L.M. avec la montagne en toile de fond …

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Le 14 juillet 2014 Jean-Louis participe au festival de La Rochelle  …

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Le 7 septembre le chantre Auvergnat a posé ses valises à Uriage …

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JL Murat a Uriage -17-JL Murat a Uriage -12-

Je ne me lasse pas d’écouter la voix de Jean-Louis MURAT … En cours de concert à Uriage, il dit des banalités, il plaisante … cette voix me transperce …

Le  10 septembre, toujours en compagnie des « Delano » MURAT chante à « La Maroquinerie ». Tous les « purs et durs » sont présents … Martial nous fait parvenir ces clichés … MURAT a fait salle comble ! Il faut dire que la capacité de la salle ne dépasse pas les 400 places … La part belle est laissée aux titres du prochain album dont la sortie est prévue pour le 13 octobre 2014

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« Pias » nous offre une vidéo quasi officielle de cette soirée avec le titre « Blues du cygne » appelé à devenir le deuxième single en charge de défendre le nouveau « Babel »

Image de prévisualisation YouTube

Le 23 septembre invité par « Le Monde » MURAT est à l’Olympia. Ce n’est que son deuxième passage dans cette salle mythique. MURAT reconnaît ne pas s’y sentir à l’aise. Qu’importe, de l’avis de tous, le chantre d’Orcival se montrera à la hauteur  de l’ évènement

jlm olympia 24 9 2à14

Le 14 novembre MURAT et les DELANO sont à Auray dans le Morbihan. Le 20 novembre, il chante à Marciac.  Le  24 novembre MURAT fait salle comble au « New Morning »

Image de prévisualisation YouTube

Il me tarde d’être en 2015, les DELANO ne seront pas de la partie, le duo avec Stéphane REYNAUD va se remettre en place. Ils seront accompagnés par des musiciens amis de Stéphane … Il ne s’agit là que de rumeurs …

 ***

A suivre …

http://didierlebras.unblog.fr/7-bis-jean-louis-murat-en-concert-ses-tournees-suite/

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Ci dessous  : le dictionnaire « Muratien »

http://didierlebras2.unblog.fr/

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Publié dans : ||le 23 novembre, 2010 |37 Commentaires »

37 Commentaires Commenter.

  1. le 28 décembre, 2010 à 22:39 Armelle écrit:

    P…! tu me fais regretter de ne pas avoir assister à toutes ses tournées!
    c’que c’est bon ce que j’entends là!
    et puis les critiques sont excellentes…

    MERCI DIDIER!

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  2. le 28 décembre, 2010 à 22:55 didierlebras écrit:

    Merci Armelle … c’est rien et c’est beaucoup !

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  3. le 29 décembre, 2010 à 19:43 phil écrit:

    bonsoir didier
    suis admiratif de ton travail
    merci pour tout.un fan angevin
    phil

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  4. le 29 décembre, 2010 à 20:01 didierlebras écrit:

    Un fan angevin ??? Ma fille demeure le Maine et Loire … St Pierre Montlimart dans les Mauges. J’ai été patron de la Brigade de Gendarmerie de Montrevault pendant 10 ans avant d’émigrer sur Rennes. Je ne conserve que d’excellents souvenirs du 49. Murat ??? c’est trop fort. C’est un bonheur de le lire … un autre que de l’entendre chanter.
    Merci de ton commentaire.

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  5. le 22 janvier, 2011 à 23:13 Jean-Luc écrit:

    Personnellement je pourrais m’appliquer la phrase de Murat avant qu’il ne reprenne le chemin des concerts en 1993 :
    “Je n’envisage la musique qu’avec un casque sur les oreilles. Personnellement, je n’éprouve pas le besoin d’aller voir sur scène les gens que j’aime bien car on est déçu. En plus c’est une sorte de service après-vente du disque”
    Eh oui, bien que fan de Murat je ne l’ai jamais vu en concert !!!!!
    Par contre je possède l’album live de la tournée Vénus sorti accompagné de l’album « Mademoiselle Personne » et là je dois dire que c’est une pure merveille. Les versions de certains titres sont absolument sublimes (jeune pluie sur le chardon, si je devais manquer de toi, a woman on my mind….) rivalisant voire surpassant largement les V.O., et d’autres inédits (Saint-Ex, Corridor humide….) sont tout aussi inoubliables et font partie de mes chansons préférées de JLM . La prise de son sur ce live est remarquable, la voix de Jean-Louis absolument magnifique, les arrangements de toute beauté. Un disque que je ne me lasse jamais d’écouter et que j’écoute encore à cet instant où j’écris ces lignes.
    Si je devais manquer de ce live là Murat……

    Jean-Luc

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  6. le 24 janvier, 2011 à 0:03 didierlebras écrit:

    Jean Luc … Je me suis fait les mêmes réflexions …

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  7. le 9 mai, 2011 à 18:36 Armelle écrit:

    Didier, n’oublies-pas de nous faire part de la dernière tournée et de ton témoignage du concert à la Roche-Jagu…

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  8. le 23 août, 2011 à 11:22 Muse écrit:

    Je viens de m’écouter Ami Amour Amant et puis l’Heure du Berger de Biarritz à l’Atabal où j’avais vu JLM, ça m’a fait bien plaisir…Je ne me souvenais plus de certaines intonations et envolées qui m’avaient fait sourire à l’époque…Et qui du coup m’ont fait rire aujourd’hui…
    Mis à part de rares fois, je préfère toujours JLM en concert que sur disque. L’absence de formatage lui permet de lâcher une folie douce que le disque ne peut pas lui permettre d’exprimer. Hélas, comme il boude depuis Taormina Tour mon département et que mon travail professoral est ultra prenant…difficile de pouvoir aller l’écouter. J’espère que pour la prochaine tournée, il fera un petit tour pas loin de chez moi…

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  9. le 23 août, 2011 à 12:43 didierlebras écrit:

    Salut Muse,

    La 1ère fois où je l’ai vu c’était à St Malo … tournée du cours ordinaire … un choc !!!

    Pour l’instant pas de tournée prévue dans l’Ouest …
    je croise les doigts.

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  10. le 9 février, 2013 à 16:58 Florence L écrit:

    en effet, Didier, JLM a changé de stratégie de com’ (sic) avec son public, de la tournée Taormina où il était renfrogné (tout juste s’il ne chantait pas dos au public) à celle du Grand Lièvre (des influences féminines ont du passer sur lui et il est plus ouvert, communicatif) surprise, en concert à la Boule Noire, on nous annoncait que Monsieur JLM signerait des autographes à la sortie du concert ! je me suis mise dans la file des fans qui attendaient et j’ai eu le privilège de croiser son regard bleu acier et de serrer ses mains rudes de paysan en lui disant « j’adore ce que vous faîtes! » il a souri , a répondu « c’est vrai ? » comme s’il était encore, même à son âge, sensible aux compliments et pour me remercier, a tiré ma main vers lui et y a appliqué un baiser … c’était touchant, simple et gentil, terriblement gentil. JLM est un aussi quelqu’un comme ça.

    Répondre

  11. le 15 mai, 2013 à 8:49 Decoster Martial écrit:

    Cette dernière tournée est tout simplement magique!Jean-louis est au top ! Les inédits sont sublimes et comme toi je suis scotché sur « le chat » et surtout »amour n’est pas querelle » ou le temps suspend son vol…. J’ai rarement été aussi ému par un titre en live,mais là il touche au sublime ;-) Ce sont des moments rares et il ne faut pas en laisser une seule miette ! Et merci Didier pour ce beau CR et cette belle rétro sur les tournées précédentes !

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  12. le 15 mai, 2013 à 9:40 Florence L écrit:

    Bon Didier, je vois que tu es sous l’emprise de la drogue Murat, je me demande comment tu as pu reprendre la route avec ton vélo sans tomber dans le fossé ! et je t’imagine bien les yeux grand ouverts sur le plafond à te repasser la magie de la soirée, sa voix et son regard prenants.. Savoure, ce concert restera gravé comme un stigmate sur ta peau, nos tatouages à nous, ce sont les passages dans nos vies de cet homme exceptionnel.

    Répondre

  13. le 15 mai, 2013 à 9:49 Gwenael écrit:

    Merci Didier pour ce superbe compte rendu du concert de Rennes et pour tout le reste aussi ;-)

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    • le 15 mai, 2013 à 10:29 didierlebras écrit:

      Excuse-moi de te poser cette question : 1ère intervention sur ce Blog ??? En tout cas merci de donner à aimer MURAT et de donner à connaître ce Blog à tes amis. Ce n’est pas celui qui est derrière ce Blog qui est important (surtout pas) c’est MURAT … qu’on se le dise !

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  14. le 15 mai, 2013 à 10:20 Rhiannon écrit:

    Tu sais que je t’envie…;)…ton admiration est sincère et me touche…tant de pudeur…merci pour ce partage Didier…j’aurais aimé le revoir mais la distance et les obligations m’en empechent mais il me manque déjà…merci encore…grace à toi…je continue d’apprécier cette tournée et de ne pas le quitter tout à fait….

    Répondre

  15. le 15 mai, 2013 à 18:55 Traum écrit:

    Ah ! Qu’il fait bon te lire, Didier, et à travers tes mots, retrouver toutes les émotions de la soirée d’hier !

    Jean-Louis nous offre généreusement son univers musical et nous enrichit de toutes les rencontres tissées autour de lui.
    Quel joli monde !!

    Merci Didier !

    Répondre

  16. le 15 mai, 2013 à 20:37 Armelle écrit:

    Tellement heureuse de voir que de nouvelles amitiés naissent à l’occasion des concerts de Jean-Louis… tu vas certainement maintenant passer beaucoup plus de temps à discuter avec ton voisin! Je ne pourrai dire mieux que ce qu’écrit Florence, rien que sa dernière phrase est le reflet de nos pensées et est si bien imagée!

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  17. le 20 mai, 2013 à 17:48 Damour Sylvie écrit:

    Bonsoir,

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  18. le 20 mai, 2013 à 18:24 Damour Sylvie et Dominique écrit:

    Bonsoir,
    J.etais au concert mardi soir dernier à Rennes. J’ai pas mal échanger avec d’autres spectateurs juste avant le début ,et particulièrement sur votre blog que mon mari m’a fait découvrir il y a peu de temps .On m’a dit : mais bien sur on connait !!! C’est le monsieur qui est là avec le sac à dos.J’ai hésiter …je n’ai pas voulu vous importuner , mais que je suis devenue une inconditionnelle de votre blog … Bravo pour cette mine d’or et merci pour formidable travail.
    Le concert étais formidable(comme d’habitude en ce qui me concerne)le seul bémol fut ,que pour la1ere fois ,je n’étais pas accompagnée de mon chéri ,et j’ai eu du mal á ne pas partager ce moment si intense avec lui .En effet cela se vit au plus profond,cela ne se raconte pas! nous sommes des Muratiens de la première heure ,son œuvre accompagne notre vie quotidienne au même titre que nos chats,notre jardin ,notre envirronement….notre bulle de bonheur et d’amour que nous avons bâtie pour supporter le monde qui nous entoure…..mais je m’egare !
    Encore bravo et merci à vous et peut-être à bientôt (à Nantes au mois d’octobre prochain )
    Pour nous c’est tout près ,nous habitons à Noirmoutier…
    Cordialement
    Sylvie

    Répondre

    • le 20 mai, 2013 à 19:56 didierlebras écrit:

      bonsoir,
      je pense que c’était Carole qui vous a dit que le monsieur au sac à dos … Je n’ai qu’un regret que vous ne soyiez pas venus … C’est donc votre mari qui … Merci à lui. Merci à vous pour votre gentillesse. Je n’ai d’autre objectif que de faire aimer MURAT … sans prétention aucune. Cela m’a valu bien des désagréments de la part de certains caciques … mais je n’en qi que faire. Pour preuve je vous donne mon adresse mail : dlebras@sfr.fr … vous me répondez et en retour à votre adresse je vous envoie une petite surprise … Bonne soirée.
      DLB

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  19. le 25 juin, 2013 à 23:40 Florence L écrit:

    Bon, que dire, Didier, merci de me citer, ça fait toujours plaisir ! un jour, on se rencontrera, quand on passera à Rennes, promis.
    Ce koloko 2013 a été le meilleur concert de Jean- Louis qu’il nous a été donné d’entendre, à Gwenaël et moi.Par ce qu’il a été entier, très rock, très offensif, très professionnel, je l’ai entendu répéter pendant des heures dans l’après midi et le soir , il était encore au maximum de ses possibilités, quand on sait qu’il a 61 ans et qu’on connait le rythme de sa tournée + les petits ennuis de santé qu’il a connu pendant cette tournée, chapeau ! quel professionalisme! Jean -Louis nous a enchantés, il nous a transportés, il nous a hypnotisés, pas tant par la reprise de Clara , qui ne parle pas à tout le monde que par sa gentillesse, sa façon de présneter ses anciens musiciens, de parler du passé, de se lirer en un mot. Je ne crois pas que Clara pourra se reformer… ( Christophe Pie non plus, d’après ce que je sais ) mais en attendant Jean-Louis nous a offert un beau moment de convivialité, de chaleur et de simplicité. Il était entouré de ses enfants qui lui couraient dans les jambes, c’est un atmosphère familiale, extraordinaire.Un vrai bonheur. Merci à toi, Didier.

    Répondre

  20. le 20 octobre, 2013 à 11:15 Gwenaël écrit:

    Merci Didier. Beau compte rendu. J’en apprécie également la première partie et le regard sur notre triste époque…

    Répondre

  21. le 20 octobre, 2013 à 12:22 Florence LoHEAC écrit:

    Bonjour Didier,
    Je comprends ton embarras et l’époque si absurde et inquiétante, le ton grave que tu emploies…celui que Jean-Louis emploie aussi, lui qui est si concerné par cette époque placée sous le signe de l’incohérence où nous avons >> » pour plaire à la Brute,
    Digne vassale des Démons,
    Insulté ce que nous aimons
    Et flatté ce qui nous rebute !…  »
    L’EXAMEN DE MINUIT Charles Baudelaire.(repris par JL dans Charles et Léo)
    Que dire de plus ? à l’aube de la sortie le 11/11 de Loï en 14… ecrasés de gravité, nous sommes …
    merci de ta page magnifique , Didier, une fois de plus … et … tous à vos loupes pour examiner les contrepèteris dans Extaordinaire voodoo et consoeurs ;-)
    bien amicalement,
    FLO

    Répondre

  22. le 20 octobre, 2013 à 12:23 Florence LOHEAC écrit:

    Oui Didier, Gwenaël est bien le breton qui partage ma vie ;-)
    Flo

    Répondre

  23. le 20 octobre, 2013 à 13:42 claudine écrit:

    Bonjour,
    Comme promis hier soir (on s’est rencontré au concert de JLM où j’étais avec ma fille) je viens sur ton blog que je ne connaissais pas. Et là je découvre avec plaisir une foule d’information sur Jean louis !!!
    Le concert d’hier soir était vraiment génial, avec la découverte de nouveaux titres qui paraitront sur son prochain album.
    Je vais cet après midi au Lieu Unique et j’attends beaucoup de cette expo. Je te communiquerai plus tard mes impressions.
    Cordialement
    Claudine

    Répondre

  24. le 21 octobre, 2013 à 15:06 claudine écrit:

    Donc, ce week end à Nantes il y avait au Lieu Unique un espace dédié à Jean Louis avec 2 projections.
    Une avec la lecture par JLM de sa performance poétique (1451) avec coucher de soleil sur grand écran.
    Puis le documentaire fiction de Laetitia masson sur l’enregistrement de JLM à Nashville pour « le cours ordinaire des choses ». Il est accompagné de supers musiciens qui ont travaillé entre autres avec Crosby Still Nasch and Young et Lynda Ronstadt. Ce n’est quand même pas rien !!!
    Je suis surprise par le calme et la sérénité qui se dégagent de ces enregistrements. On sent bien derrière le professionnalisme.
    Donc ce fut vraiment un week end consacré à jean Louis entre le concert et les projections.
    Dommage que la salle Paul Fort était complète hier soir car j’y serais bien retourné.. Mon fils et son amie y étaient et ils ont adoré. Et oui !! J’ai converti toute la famille : mari, mes 3 enfants et leur ami(e)s.

    Je ne cesse depuis hier de parcourir ton blog et je ne fais rien d’autre !!
    Tu as vraiment fait un travail phénoménal!!
    A bientôt
    Claudine

    Répondre

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