- 82 – MURAT en plein air … la paroles à ceux qui l’ont vécu …

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En cette année 1991 MURAT est en plein doute. Le successeur de « Cheyenne Autumn » est en préparation. MURAT n’est d’accord sur rien avec sa maison de disques.  Son projet de pochette Japonaise a été refusé. Pour son nouveau « Manteau de pluie », il exige du rouge, celui de la couleur des « Ferrari »  ! En plein mois d’août,  il lui prend l’idée d’enregistrer de nouveaux inédits. Pour cela direction la Chapelle de Roche Charles, perdue en pleine montagne du Sancy. Il est accompagné de Denis Clavaizolle, dAlain BONNEFONT (musiciens) dEric MULET (photographe) et d’agriculteurs du coin, qui lui ont permis de transporter le matériel à travers champs et chemins escarpés.

Notre Dame Roche Charles installée sur un piton …

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Dans le magazine « Les Inrocks » (n° 31/1991) intitulé : « Mon âme de berger »,  Christian FEVRET aborde avec MURAT l’épisode de La Roche Charles … C.F.  : Le tournage du court métrage à La Roche Charles, c’est un caprice ?

JLM : C’est typique de la boulimie. J’avais terminé ce putain d’album. J’avais avec l’enthousiasme une marge d’une dizaine de jours en rentrant du Tour de France, il fallait que je trouve quelque chose à faire. Sinon, Marie m’aurait emmené en vacances. Vu que je déteste ça, je devais me lancer dans quelque chose à faire (rires) … Entre la décision et la dernière image, douze jours : « ça me plaît beaucoup, opération commando ». Je cherchais une chapelle totalement isolée en Auvergne. Roche Charles était un endroit tellement retiré que même les Auvergnats ne la connaissent pas. Il n’y a qu’un pèlerinage tous les 15 août, un paysan nous disait qu’il y a 20 ans ils étaient 3000, maintenant ils se retrouvent 30. Il n’existe pas de route, même pas de chemin, on a traîné tout le matériel, dont un groupe électrogène, à travers champs. En 3 jours, on a enregistré 6 morceaux dont 4 filmés live pour un court métrage.

C.F.  : Chanter dans cette chapelle, n’est-ce pas une manière un peu facile de convoquer de force les éléments dont tu rêvais comme thèmes de tes chansons : la foi, l’âge, les anges, la grâce ? 

JLM : Bien sur, c’est une façon de me faciliter la tâche avec ces chansons là. Un peu comme tu emmènerais ta copine se faire saper par Saint Laurent. Tu te dis qu’au moins les sapes seront bien. Pour l’enregistrement, je me suis dit qu’au moins, Roche Charles serait bien (rires) … Et puis ça fait longtemps que je veux faire une tournée gothique et une tournée romaine, dans des chapelles ou autres. Roche Charles, c’est poser une première pierre de cette belle idée idiote.

C.F.  : L’âme, les anges, la grâce, la foi : ce sont juste des mots vaporeux ou correspondent-ils à une réalité plus palpable ?

JLM : Assez souvent je crois. (…) Je crois en Dieu un peu comme je crois en les cerisiers, les fourmis ou les bêtes à Bon Dieu.

Notre Dame Roche Charles, vue du ciel, perdue dans la montagne …

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Dans un article de « Libération » paru le 7 octobre 1991, signé : Laurent RIGOULET on peut lire : « Enfin, c’est le chemin de croix. Le périple, l’attente mène à une chapelle du XIIème siècle, perchée sur un piton au fin fond de l’Auvergne. MURAT qui ne tient pas en place, s’est mis en tête d’y enregistrer trois chansons écrites sur le pouce pendant l’été, et d’en tirer un film, le tout à ses frais entre introspection et ethnologie. La désespérance du monde paysan, titre d’un jour deviendra au final MURAT EN PLEIN AIR. On accède à La Roche Charles, dans la vallée profonde, par un chemin escarpé, où les hautes herbes s’ouvrent sur les pierres tombales. La table de mixage, remorquée jusque là avec l’aide des paysans de la vallée, est posée en équilibre entre les caveaux. Sur la pierre on lit : « A mon gendre, sa mort inattendue a déchiré nos cœurs, ni le temps, ni l’oubli ne tariront nos pleurs » (On dirait du MURAT dit-il). Séances tendues mais magiques, dans la pénombre, ou la nuit de la chapelle. « Les chansons m’émeuvent encore au moment où je les enregistre. C’est rare ».

Le chemin de Croix au départ de Boslabert …

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Station du chemin de Croix en forêt de Boslabert …

Roche-Charles-Croix station (foret de Boslabert)

Pierres d’autel où est célébrée la messe …

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Pierres tombales du cimetière …

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Autre partie du cimetière …

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Cimetière …

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En novembre 1991 MURAT est l’invité de Bernard LENOIR et Arnaud VIVIANT sur « France Inter ». Interrogé sur le titre « Dordogne » il déclare : « Ca a été enregistré pour le CDV ». (…) « Il était dix heures onze heures du soir, une nuit d’août avec plein de papillons de nuit et enregistré quasiment couché dans l’herbe au milieu d’un cimetière. C’est un bon souvenir ».

Vue intérieure de la chapelle (église de Roche Charles jusqu’en 1875) …

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L’autel …

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Copie de la Vierge  … en plâtre conservée dans la chapelle …

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Original de la statue (en bois) conservée à Clermont Ferrand …

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Cette vierge du XIIème sicle découverte dans la chapelle du château a la particularité de tendre les bras, comme l’enfant qu’elle porte, vers celui qui la regarde.

Bannière de St Roch en la chapelle Notre Dame de Roche Charles …

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En juin 1992 Jean Louis MURAT est l’invité de l’émission « Montagne » diffusée sur « FR3″. Les trois titres inédits de « Murat en plein air » que sont : « Dordogne » – « Terres de France » et « Le berger de Chamablanc » sont au programme. Avant même que l’émission ne passe sur les écrans, voici ce qu’en dit MURAT au journaliste Daniel BEAUCOURT : « Je déteste les villes. J’ai le privilège de vivre toujours dans mon Auvergne natale. J’aime beaucoup cette émission ». Le journaliste poursuit : « Non content d’avoir composé son nouveau générique, il a offert au magazine de FR3 un « long form » réalisé en août dernier. Au sommaire de ce « Murat en plein air » trois inédits qui ont pour thème le déclin du monde paysan. Enregistré en acoustique à la chapelle Roche Charles, dans les Monts du Sancy ». MURAT précise : « Ce n’est pas un clip, ni un plateau télévisé, ni un concert filmé. Je déteste autant les trois.  C’est un peu le triangle des Bermudes du chanteur. Tout le monde s’y perd !  Modestement j’essaye de trouver une autre façon de mettre les chansons en évidence. Je cherchais une émotion« . BEAUCOURT reprend la plume pour conclure : « Elle est bien au rendez-vous. Notamment grâce à la voix de sa grand-mère paternelle adorée qui raconte en patois, la journée des paysans du levant au couchant, les fêtes, les foins … ». MURAT précise  : «  Certains me reprocheront de n’avoir pas choisi une diffusion sur Arte ou Canal +. Mais les gens que je connais ne regardent pas ces chaînes là. Ils regardent « Stars 90″ ou « Sacrée soirée » et encore ! Généralement, à 9 heures du soir, ils sont couchés. Pour mes voisins je suis toujours Jean-Louis BERGHEAUD. MURAT, mon pseudo n’évoque pour eux que le nom de mon village natal. C’est bien comme ça ».

Murat – Bonnefont – Clavaizolle …

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Murat … et Laurie en arrière plan …

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Avant d’y revenir plus après, j’arrête là le récit de ce tournage pour inventorier les CD et autres DVD qui concrétisent cette « aventure » … Il s’agit là d’une partie essentielle de l’œuvre de JLM que ce : « MURAT EN PLEIN AIR »

  • CD hors commerce (édition limitée à 1000 exemplaires) – réservé aux abonnés de « Libération » – sortie fin 1991 – numéroté – Virgin n° SA 3213 

5 titres : 1 Into (0’16) - 2 Le berger de Chamablanc (5’30) – 3 Terres de France (6’18) - 4 Dordogne (5’58) - 5 Croix Morand (0’56)

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  • CD digipack – sortie le 20 avril 1993 – Virgin n° 2438918402

4 titres : 1 Terres de France (6’57)  - 2 Le berger de Chamablanc (5’00) - 3 Dordogne (6’30) – 4 Le lien défait (3’20)

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  • DVD Virgin – type VHS Secam n° 3491452 – sortie 1993.

Live MURAT en plein air avec : 1 Terres de France (6’49) - 2 Dordogne (6’17) - 3 Le berger de Chamablanc (5’45 )

5 titres : 1 Cours dire aux hommes faibles (version n° 2) – 2 J’ai un cœur trop laid – 3 Cours dire aux hommes faibles (version n° 3) - 4 Le pastrassou Dien Sa Tsabano - 5 Le lien défait.

Il est fort probable que la durée des 3 titres constituant « MURAT EN PLEINR AIR » sur la VHS soit différente de celle constatée sur les supports CD.  Pour l’heure je n’ai pas fait les vérifications. j’y remédierai … Vérifications faites, ils sont effectivement différents … (voir ci-dessus) …

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  • Réédition « Live in Dolores » - CD double longbox – Virgin n° 8457752 – sortie le 8 décembre 1998.

Le CD 2 comporte 5 titres : 1 Intro col (3’21) – 2 Le berger de Chamablanc (5’29) - 3 Terres de France (6’14) – 4 Dordogne (5’43) – 5 Le lait des narcisses (3’25)

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  • Réédition double CD « Live in Dolores » – Virgin n° 8505402. Sortie le 16 janvier 2001.

Le CD 2 comporte 5 titres :  1 Intro col (3’21) – 2 Le berger de Chamablanc (5’29) - 3 Terres de France (6’14) – 4 Dordogne (5’43) – 5 Le lait des narcisses (3’25)

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Nota : pour les 3 titres de « MURAT en plein air » (Dordogne/Le berger de Chamablanc/Terres de France) il y a donc sur 4 supports discographiques  avec 4 versions d’une durée différente

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Cela fait des années que je suis en possession de la VHS « MURAT en plein air » sortie en 1993. Faute de matériel adéquat je n’ai jamais pu la visionner. Sans les vidéos d’Henry Spencer (qui n’en donnent qu’une vision parcellaire) je n’aurais donc jamais eu idée du contenu de cette VHS. Il y a deux ans, un ami (fervent défenseur de MURAT) me demande le prêt de cette VHS. J’acquiesce. Puis plus de nouvelle … Ayant une totale confiance en cet ami « Muratien » je n’ai jamais réclamé quoi que ce soit. Comme j’avais raison ! Fin d’année 2013, je reçois un gros colis avec la VHS mais également un CD numérisé (copie de l’original). Il s’agit d’un travail effectué par un professionnel. Je n’en connais pas le coût, mais ça ne doit pas être donné. Le résultat est remarquable ! Ce « MURAT en plein air » devrait absolument faire l’objet d’une réédition en DVD …    Le talent de MURAT éclabousse … L’ambiance qui entoure les trois titres « Dordogne »« Terres de France » et « Le berger de Chamablanc » y est gothique, magique …  Le  Brenoï est tout à son texte, à ses notes qui le ramènent au pays de François et d’Emile, auprès de cette grand-mère qu’il a tant aimée ! MURAT chante, on ne sait plus s’il est fille ou garçon tellement il est sensuel et beau à la fois. Je suis certain que de se revoir ainsi … Il va trouver à y redire … Ceux qui n’aiment pas MURAT diront qu’il est maniéré … Ceux qui l’aiment comme moi disent qu’il est tout à son chant … MURAT ne laisse pas indifférent. C’est le talent des « grands »MURAT chante ce qu’il vit … MURAT vit ce qu’il chante …

Le petit film qui ouvre cette vidéo se termine par un générique ou le chanteur Auvergnat remercie :

  • L’auberge « La Cabane » où tout ou partie de la troupe s’est restauré durant cette semaine d’août (tournage les 11 12 et 13 août 1991).

  • Renée BERGHEAUD.

  • Marcel BONY.

  • Annick CLAVAIZOLLE.

  • Monsieur le curé d’Ardes sur Couze.

  • Yvonne DOPEUX née BAGEL.

  • Monsieur et Madame GIROUD.

  • Les paysans du « Petit Parry ».

  • Gilbert TARTIERE et Bernard VEISSIERE.

  • Mylène et Laurent.

  • Laurie ISACCO.

Muni de ces renseignements, j’entreprends de rechercher toutes personnes susceptibles de me fournir des informations, des « scoops » sur cette « opération commando » qui a mené JLM et son équipe jusque Notre Dame de Roche Charles. Le projet est ambitieux, il n’est pas gagné d’avance … Il faut croire que j’ai de la chance. En effet, vers la Noël 2013, je prends contact avec les époux TARTIERE Gilbert (60 ans)  et Annie (58 ans). Ils sont agriculteurs (encore en activité) sur la commune de Roches Charles la Mayrand, au lieu dit « Servolles« . C’est Annie que j’ai au téléphone. Son mari est absent. Elle me dit se souvenir parfaitement de cette épopée. Son mari : « Y a participé activement ». Les époux Giroud ?.  « Ils habitaient dans une caravane, ils n’étaient pas du coin. Ils sont morts depuis ». Le curé d’Ardes sur Couze ?  : « La chapelle se trouve située sur son territoire. Elle n’est jamais fermée à clef. Depuis, le curé a été remplacé. La chapelle dépend à présent de la communauté de paroisse de St Odilon ». Puis nous échangeons sur les « Paysans du petit Parry ». Madame TARTIERE me confirme qu’en ce lieu-dit « Petit Parry » est implantée une stèle en hommage aux résistants locaux qui ont combattu et sont morts en cet endroit.

La stèle du Petit Parry … 

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Le 2 juillet 1944 les allemands encerclent le hameau du « Petit Parry ». Tombent sous le coup des balles : Paul DALLANT – Yvon LAMOURDEDIEU – Claude MARRET - Herbert CAMPBELL tous « Soldats sans uniforme du maquis d’Auvergne ».

Ci-dessous, le récit des combats (extrait du journal « Les M. U. R d’Auvergne » ) :

Dimanche 2 Juillet 1944, 7 heures du matin…

La trentaine du Petit Parry, près de La Mayrand, dans la montagne d’Issoire, est alertée : 250 camions Allemands montent de la plaine et déjà sont en vue du hameau, précédés de motocyclistes et accompagnés de pièces d’artillerie légères.

C’est le jeune volontaire Richard (Dick) qui, reprenant ses notes de l’époque, nous conte, quatre ans plus tard, ce que fut le terrible accrochage où périrent les meilleurs, les plus vaillants compagnons de cette trentaine de maquisards que commandait le capitaine Chauveau.

Après l’alerte, c’est l’évacuation d’une partie de la trentaine réussissant à s’échapper par la gorge qui est derrière le village. Dick et Paulo (Jean Golick) n’oublient pas leur F.M. qu’ils reviennent chercher, mettant à profit une courte halte de la colonne allemande, à quelques centaines de mètres de là. Le capitaine dirige l’évacuation, toute résistance semble impossible.

Pourtant, un jeune admirable, Yvon (Yves Lamourdedieu), dans un geste de fol héroïsme, décide de couvrir la retraite avec sa dizaine auxquels se joindront quelques hommes qui, vers les cuisines, seront surpris, par la brusque attaque. Dick et Paulo ont à peine quitté le village que les premières rafales éclatent. Emmenant avec eux le Rusé, Fouet et plusieurs autres, ils gagnent une crête, après avoir traversé une ravine perpendiculaire à la gorge. Pendant la grimpée, ils entendent crépiter de nouvelles rafales, puis bientôt plus rien…

Pour eux, ce sera le pénible décrochage qu’ont connu de jeunes maquisards, alors que les divisions allemandes, en convois interminables, dirigées et appuyées par l’aviation, les traquaient sur les hauts plateaux : la Couze, Valbeleix, le petit ruisseau clair et limpide où « l’on se rue assoiffés, et où l’on boit comme des bêtes, allongés sur le sol, la tête trempant dans l’eau fraiche ; le lait le fromage que l’on mange, faute de pain, avec des crêpes de maïs.. »

Et puis la nuit d’encre, lourde et sinistre, bientôt illuminée d’éclairs et retentissant de coups de tonnerre, suivis d’une pluie diluvienne qui se déverse comme à pleins seaux sur les gars.. L’étable providentielle où, couchés à même le sol, on panse les pieds enflés et sanglants…

Au matin, la route est reprise : Besse, Anglard, Péalat, Chaudefour, lac de Montcineyre, où les hommes retrouvent enfin leur capitaine.

C’est là que Richard et Paulo apprendront le sort de leurs malheureux camarades qui n’ont pu échapper à l’encerclement des Allemands et ont lutté jusqu’à la mort.

Claude Marret a été blessé le premier et Paul Dallant qui héroïquement lui portait secours, a été tué. L’Américain, à son tour, a été blessé lui aussi et bientôt achevé ainsi que Claude Marret par les Allemands fonçant sauvagement à l’attaque. Criss, immense Canadien hilare qui aimait tant le champagne ; Pagurra Granet, enfin Yvon deux fois blessé en combattant ont été faits prisonniers…

Morts ou prisonniers, cela ne valait guère mieux, cela fut confirmé par la suite…  Paturet, blessé au bras et au ventre, qui avait pu échapper aux recherches des S.S. : Thévenin et Marco (Jean-Marc Tixier), ce dernier avec sa veste trouée par une balle, échappaient à la tuerie.

Yves Lamourdedieu, le vaillant Yvon, a été retrouvé dans un charnier, à Aulnat, ayant été abattu le 25 Juillet 1944 par la Gestapo, aidée des sinistres Mathieu et Vernières. Il avait refusé de parler malgré des interrogatoires cruels et répétés. Le Canadien Criss a disparu dans les camps d’extermination. Seul, Granet, déporté à Dachau, en est revenu par miracle.

Les autres survivants de la Trentaine ont continué pour la plupart au maquis ou dans l’armée, à faire leur devoir sur les divers champs de bataille où ils ont su défendre leur pays et leur liberté. Ils ne sont pas tous revenus… Le Rusé a été tué en combattant en août 1944 ; Paulo, parti depuis en Indochine, a été blessé dans l’attaque de Montluçon.

Rémy Richard, alias Dick, termine ces mots, que nous avons dû, faute de place, condenser ici, (et nous nous en excusons auprès de lui), en émettant le regret qu’une « poigne solide » et  une « tête froide »  n’aient pu contrôler et diriger la trentaine en évitant ce sacrifice sublime d’Yvon, de Claude (le sympathique risque-tout ; de Paul « joyeux compagnon et camarade exquis » ; de Criss, le canadien…

Sans doute, Dick avez-vous raison. Mais n’oubliez pas que les responsables directs d’un encadrement souvent insuffisant, sont ceux qui refusèrent, alors qu’ils en avaient les qualités et le métier, de venir à nos côtés, participer à la libération de leur pays, soit par calcul, soit par mépris pour nos volontaires inexpérimentés, soit par lâcheté….

Pourtant, certains de ces abstentionnistes, poltrons ou salopards, ont gagné des galons, voire même des étoiles et émargent aujourd’hui au budget de la nation qu’ils ne voulurent pas  défendre.

Le sacrifice d’Yvon et de ses camarades aurait donc été vain ?

Non pas ! puisqu’il a permis aux Français de redresser la tête, après avoir participé à la victoire finale des alliés, à la libération de leur patrie et, faisant front aux traitres et aux lâches, de leur imposer encore aujoud’hui silence, en leur offrant de méditer sur les citations glorieuses de nos héros regrettés, telle celle d’Yves Lamourdedieu :

LAMOURDEDIEU Yves (Yvon) : F.F.I. Mort pour la France. Doué des plus belles qualités d’initiative et de bravoure. Volontaire pour protéger la retraite de son unité le 2 Juillet 1944. Grièvement blessé alors qu’il se battait sans espoir de salut, avec cinq de ses camarades, contre plusieurs centaines d’Allemands. Fait prisonnier. A été sauvagement assassiné par la Gestapo, après avoir enduré pendant un mois les pires souffrances. S’est tû devant la torture jusqu’à la mort. Restera pour tout ceux qui l’ont connu le plus magnifique exemple d’héroïsme et d’abnégation.

Le Chef des F.F.I. d’Auvergne : GASPARD

Lorsqu’il  inscrit les « Paysans du petit Parry » au générique de cette vidéo, MURAT ne le fait pas gratuitement. Il veut, j’en suis sur,  rendre hommage à ceux qui sont morts pour notre liberté. Pour rappel son dernier fils est prénommé : « Gaspard » en hommage à ces combattants de l’ombre dont le chef usait de ce prénom comme pseudo …  J’imagine MURAT et ses troupes passer devant la stèle … Et chacun d’évoquer les martyres envolés … 

Carte des lieux …

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Pour accéder  à la stèle, partant de Valbeleix, prendre la 127, aller jusqu’à La Mayrand, poursuivre sur la 127, 2 Km environ après cette localité, prendre à gauche un sentier goudronné qui conduit au « Petit Parry ».  Dans ce hameau, emprunter la descente sur droite, à 100 mètres. A noter que les communes de La Roche Charles et de La Mayrand n’en font à présent qu’une.  Elles ont fusionné le 1er janvier 1976. En 2011 seules 50 personnes ont été recensées sur le territoire concerné … Par ailleurs sur cette carte, outre le lieu dit « Servolles » on retrouve les lieux dits « La Cabane » où tout ce p’tit monde s’est restauré, ainsi que  celui de « Boslabert » … bien connu des « Muratiens »… Quant à la Chapelle Notre Dame elle est située à quelques centaines de mètres du dernier lieu-dit précité 

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Le lieu dit « La Cabane » est situé sur la commune de St Alvyre es Montagne. Soit à six kilomètres environ de la Roche Charles. En ce lieu dit les époux AUBEUF Gilles et Nadine, tiennent une auberge empruntant son nom à celui du lieu-dit. C’est un lieu de rencontre pour tous, puisqu’on y sert aussi le tabac et l’essence. On y vend le St Nectaire. Fabriqué dans la ferme « d’Artoux » sur la commune d’Auzat le Luvet, il est affiné dans les locaux de « La Cabane ».  Les époux AUBEUF sont aidés dans leur tâche par leurs deux filles. J’ai reçu pour ce qui me concerne un très bon accueil tant auprès de la maman que de l’une de l’une de ses filles. Ceci vaut bien un coup de pub …

La salle du restaurant …

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Le Saint Nectaire des époux AUBEUF …

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Le 13 janvier 2013, je prends contact avec la communauté de paroisses de Saint Odilon. La chance veut que je tombe sur Monsieur RATEAU (permanent) qui me réserve un très bon accueil. Ensemble nous conversons sur le pays de MURAT. C’est lui qui m’apprend que le 15 aout la messe ne se tient pas à l’intérieur de la chapelle, mais en plein air. Les trois pierres  (photos désignées ci-dessus) font office d’autel. Monsieur RATEAU corrige en me disant qu’il ne faut pas dire :  « La Roche Charles » mais … « Roche Charles » … C’est important ! Il m’indique que chaque année, le 15 août en ce lieu, selon le temps, l’assistance peut aller jusqu’à 200 personnes. On est au delà des chiffres énoncés par MURAT … Il me confie des photos du pèlerinage 2013 …

La bannière de Marie … l’envers de St Roch …

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Voici le refrain de la prière d’entrée : « Nous te saluons, ô toi Notre Dame/Marie, vierge sainte que drape le soleil/Couronnée d’étoiles, la lune est sous tes pas/En toi nous est donnée l’aurore du salut ».

 Pèlerins sous les tilleuls …

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Monsieur RATEAU nous adresse une compte-rendu concis du dernier pèlerinage  : « Aujourd’hui encore, tous les 15 août en la fête de l’Assomption de Marie, se tient le traditionnel pèlerinage à Notre Dame de Roche Charles. Les pèlerins empruntent l’ancien chemin à travers les rochers pour se rendre sous les tilleuls où la messe sera célébrée. Chacun arrive à son rythme, dans une ambiance bon enfant. C’est un moment de rencontre avec les gens du pays où les touristes fidèles à ce pèlerinage.

Chaque année, environ 100 à 150 personnes participent à ce moment de ferveur populaire. La statue de Notre dame de Roche Charles ainsi que la bannière à la double effigie de Notre-Dame et St Roch est mise en valeur  au pied de la pierre qui sert d’autel. Lorsque tout le monde est là, la messe peut commencer. A la fin de l’Eucharistie, c’est la traditionnelle bénédiction des brioches et sa distributions aux pèlerins, puis, Notre Dame et bannière en tête, nous nous rendons, en chantant des chants à Marie, à la chapelle où un temps de prière et récitation d’une dizaine chapelet sont dits. Après un temps de prière personnel ou chacun confie ses intentions à Notre dame de Roche Charles, c’est la remontée par le même chemin. Les membres de l’Association pour la restauration du lieu nous attendent en haut, là est proposé de prendre un verre. Temps conviviale d‘échanges et de partage entre tous. Si certains décident de rester sur place pour pique-niquer, beaucoup repartent, en pensant déjà à l’année prochaine ».

Ci dessous le chant qui accompagne la procession jusque la petite chapelle : « La première en chemin, Marie tu nous entraînes/A risquer notre oui aux imprévus de Dieu/Et voici qu’est semé en l’argile incertaine/De notre humanité, Jésus-Christ, Fils de Dieu » (…) « La première en chemin, joyeuse tu t’élances/Prophète de celui qui a pris corps en toi/La Parole a surgi, tu es sa résonance/Et tu franchis des monts pour en porter la voix ».

Dans un livre paru le 1er janvier 1936 écrit par le Chanoine C. POURREYRON (photo ci-dessous) comprenant 154 héliogravures et illustrations, on en sait un peu plus sur l’historique de cette chapelle  et de certaines autres  …

LE CULTE DE NOTRE DAME

« La date que l’on assigne à l’église de Roche Charles la fait remonter au XIIème siècle. C’était, pense t’on, à l’origine la chapelle du château. Notre Dame en son Assomption en fut établie la patronne, tandis que plus tard, le patronage de la localité fut donné à Saint Roch.

L’antique statue que l’on conserve en l’église paroissiale doit être aussi ancienne que l’édifice. Notre Dame porte l’Enfant sur ses genoux et l’un et l’autre tendent les mains vers le peuple; cette statue est en bois. Les montants du siège se terminent par des fleurs de lys. Sa hauteur est d’environ 60 centimètres. L’ovale de la figure a une certaine grâce. Cette vierge inspire une grande confiance et attire des pèlerins de plusieurs lieues à la ronde. On vient la prier particulièrement pour la guérison des fièvres et autrefois pour la guérison de la lèpre.

Elle fut, dit on, offerte par SAINT LOUIS aux BOSTRADON, seigneurs de Roche Charles (De Rocca Urlanda). Pendant la révolution, la statue de Notre Dame fut mise dans un sac et couchée dans la crèche d’une étable.

Le culte de Notre Dame de Roche Charles reprit une vie nouvelle au retour de la paix religieuse et se maintient au cours du XIXème siècle. En 1877, on évaluait à plus de 3000 le nombre de pèlerins venus lui baiser les pieds le jour de l’Assomption.

En 18989, parmi ces pèlerins ont vit l’Evêque de Clermont apporter au jour de l’Assomption ses hommages à l’antique vierge « contemporaine de Notre Dame du Puy », dit le compte-rendu de la fête.

A quelque distance de l’église est une fontaine dite : fontaine de Notre Dame. A cause de la situation plus agréable de cette fontaine on voulut jadis bâtir près d’elle un oratoire et y placer la statue miraculeuse, mais la Saint vierge dispersa les ouvriers et les matériaux, marquant son vouloir de demeurer sur les rocs abrupts de Bas-la-Bert. Et c’est là que vient encore, avec empressement, la retrouver au jour de sa fête de l’Assomption la foule confiante de ses fidèles serviteurs ». 

La chapelle revêtue de ses beaux habits en ce 15 août …

En 1991 le père René LAVAUR curé d’Ardes-sur-Couze était responsable de la chapelle. Depuis longtemps il est parti prenant en charge l’église d’Ars-sur-Formans près de Lyon … Le voici donc curé d’Ars ! Belle promotion … Aujourd’hui la chapelle de Roche Charles (ouverte toute l’année) fait partie de la communauté de paroisses de St Odilon du Cézallier Lembron qui comprend : « 32 clochers » dixit notre « guide » précité … grand merci à lui …

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En toute fin de générique figure le nom de Laurie ISACCO. Il s’agit de le petite fille qui, en tenue d’Auvergnate danse dans  « Murat en plein air ». Un peu au hasard, furetant dans les pages blanches, je découvre son papa à Clermont-Ferrand. Je lui parle de mon projet : Rentrer dans les détails de cette « opération commando » comme la qualifie lui-même MURAT. En fin d’année 2013, avec l’accord de son papa, je fais parvenir à Laurie qui est âgée aujourd’hui de 29 ans les questions qui suivent …

Lors de ce tournage LAURIE … si belle est âgée de 7 ans ! 

laurie

Le  11 janvier 2014, de la part de Laurie, je reçois les réponses à mes questions. Je n’y change pas une virgule … Ecoutons la jeune fille aujourd’hui maître de conférence :

« Mon papa m’a transféré vos différentes questions et je vais donc essayer d’y répondre du mieux possible en fonction de mes souvenirs. Pour ce qui concerne la photo sur la pochette, il s’agit bien d’une photo de moi de l’époque en tenue auvergnate ».

Question : Comment avez appris que vous alliez participer au tournage d’une vidéo ?

«  J’ai appris ma participation au tournage de la vidéo de Jean-Louis Murat par ma maman. La maman de Jean-Louis Murat faisait partie du même groupe de danse folklorique que ma maman, et me connaissant, elle a tout de suite pensé à moi pour interpréter la petite fille dans le clip. Ma maman a accepté et c’est ainsi que j’ai participé à cette aventure ».

Question :  Dans le clip vous prononcez des mots en patois, lesquels ? Que veulent dire ces mots ?

« Pour les différents mots que je prononce en patois, je suis vraiment désolée mais je ne me souviens plus de ces mots et de leur signification. J’apprenais à lire, et quand Jean-Louis Murat l’a su, il m’a proposé de lire ce petit texte. Je me souviens avoir été stressée, mais tout s’est très bien passé ».

 Question : Pour ce tournage est-ce qu’il vous a fallu une préparation particulière ?

« Concernant le tournage, il n’a pas fallu de préparation particulière. Je me souviens que l’équipe du tournage m’a informée que je devais réaliser des pas de danse auvergnate. Je connaissais ces pas étant donné que j’allais souvent et que je participais aux différents cours ainsi qu’aux représentations du groupe de danse folklorique de ma maman. Nous avons fait deux-trois essais pour la lumière etc….et puis le tournage a commencé. Je me souviens que je devais faire attention de ne pas tomber quand je dansais car le champ comportait de nombreux trous ! ».

Question :  Comment avez vous vécu ce tournage ?

« Je me souviens de ce tournage comme d’une très belle expérience. Toutes les personnes présentes, dont Jean-Louis Murat, ont été très gentilles et attentionnées avec moi! De plus, j’avais pu faire du quatre-quatre ! ».

Question : Quels souvenirs précis en gardez-vous ? Y a t’il quelque chose de particulier qui vous a marquée, surprise ?

« Je garde un très bon souvenir de ce tournage. Nous sommes parties, ma maman et moi, sur le tournage avec l’amie de l’époque de Jean-Louis Murat qui était très gentille. On s’est arrêté dans un petit village pour acheter des sabots. J’avais ma tenue « d’Auvergnate » pour le tournage, mais il me manquait les sabots! Je me souviens également de ma rencontre avec Jean-Louis Murat qui avait été très sympathique et attentionné. Il en était de même pour toute son équipe. J’étais impressionnée, mais tous ont su me mettre à l’aise. A la fin de cette journée, j’étais ravie ! Petite anecdote, en partant j’ai couru dans un champ et je suis tombée dans des fils barbelés, j’ai encore des cicatrices sur le tibia ! ».

« Quelque chose m’a également marquée, mais cela était après le tournage. C’était le jour du court-métrage à Clermont-Ferrand. Nous sommes arrivées avec ma maman dans la salle et nous avions des places réservées au premier rang ! Je me souviens également avoir été surprise de voir mon nom à la fin, et si je me souviens bien, c’était le tout dernier ! ».

Question :   Quelle a été votre réaction lorsque vous avez vu le clip ???

« Ma réponse précédente répond en partie à celle-ci ! J’ai été surprise et heureuse, n’étant jamais très sûre de moi, j’avais peur de ne pas avoir fait les choses correctement. J’ai été surprise car mes apparitions dans le clip étaient différentes des prises faites sur le tournage. En effet, on avait fait une ou deux prises assez longues, et bien sûr, pour le clip il y avait eu des montages (des apparitions furtives de mes pieds, de mon visage par exemple dans le clip, si je me souviens bien). Bien évidemment, ceci semble logique, mais à l’époque je ne connaissais pas tout cela, et je me souviens avoir trouvé le clip très beau ! Comme je vous l’ai précisé précédemment, j’ai été très surprise de voir mon nom à la fin ! »

Question :  Quelles ont été les réactions des copines d’école ?

« Comme toujours, à l’école, il y a eu deux types de réactions : les copains « gentils » me posant beaucoup de questions, et d’autres m’ont accusée de mentir. Je me souviens avoir amené la pochette pour leur montrer la photo, mais ils ne m’ont toujours pas crue. En revoyant la photo, considérant la façon dont elle est prise, avec mon costume d’auvergnate, je comprends que cela soit difficile de me reconnaitre. Je me souviens ne pas avoir été atteinte par ceux qui prétendaient que je mentais ».

Question : Pouvez-vous nous parler Laurie de votre parcours scolaire et universitaire ?  

« Pour ce qui concerne mon parcours scolaire, j’ai réalisé un Bac S, puis je suis rentrée en fac de Sports (STAPS). J’ai toujours été très intéressée par le sport (j’ai pratiqué de nombreuses années la gymnastique au niveau national) et également par la biologie. Je m’étais renseignée et je savais qu’il existait une filière spécifique à la physiologie dans le domaine de l’activité physique en STAPS (on pense souvent que la fac de Sports forme seulement des professeurs d’EPS, mais il existe quatre autres filières). Je savais qu’il était difficile de continuer dans cette filière et que les débouchés étaient limitées, mais je me suis « accrochée ». Ainsi, après l’obtention de mon Master 2, j’ai poursuivi sur un doctorat au sein d’un laboratoire centré sur la physiologie de l’exercice. A la suite de ce travail, je suis partie un an en post-doctorat avant d’obtenir, en septembre 2013, un poste de Maitre de Conférences à l’Université ».

 Question : Pouvez-vous nous dire Laurie si, vous avez suivi la carrière de Jean-Louis MURAT ? Si oui, vous aimez ou pas ?

« Concernant la carrière de Jean-Louis Murat, j’ai toujours suivi ce qu’il faisait de manière ponctuelle. J’ai pu le voir dans différentes émissions de télévision, j’ai également acheté certains de ses albums. De plus, certains de mes amis le suivent également, donc nous pouvons en discuter de temps en temps. En tout cas, j’apprécie vraiment ses textes ».

Question : Est-ce qu’à l’époque les journaux locaux se sont emparés de l’évènement et en ont parlé d’une façon ou d’une autre ?

« Pour les aspects de la communication, j’avoue ne pas me rappeler si les médias avaient suivi cet événement. En espérant que ces différentes informations pourront vous aider. Je profite de cet échange pour vous souhaiter une très belle année 2014 et une bonne continuation pour votre blog ».

 « Bien cordialement »

Signé : Laurie ISACCO.

Le 13 janvier 2014, c’est Yvette ISACCO la maman de Laurie qui répond gentiment à mes questions :

Question : Comment Laurie a été contactée pour participer au tournage de cette vidéo ? Casting préalable ? Comment avez -vous appris que MURAT recherchait une demoiselle pour participer à cette vidéo ?

« Nous avons appris que Jean-Louis cherchait une petite fille pour son clip par sa maman qui avait des amis au sein du groupe folklorique où je dansais et où j’amenais Laurie. Il n’y a pas eu de casting, le profil de Laurie correspondait tout à fait à la petite fille recherchée par Jean-Louis ».

Question : Si j’ai bien compris Laurie faisait partie d’un groupe folklorique … Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Quel groupe ? Depuis Combien de temps ? Est ce que ce groupe existe toujours ???

« Laurie est venue au sein du groupe folklorique vers l’âge de 18 mois, elle m’accompagnait sur scène pendant les représentations, je suis restée dans ce groupe pendant 20 ans. Ce groupe s’appelle « la Bourreio deu Brayeu », fondé en 1952 à Clermont-Ferrand, ce groupe existe toujours à l’heure actuelle ».

Question : Comment s’est passé le tournage ? Epoque de l’année (à défaut de date précise) ? Sur une journée ou deux ? Une seule prise ou plusieurs ?

« Le tournage a eu lieu au mois de juin, sur une journée, il faisait beau, Laurie attentive aux conseils et aux consignes donnés par l’équipe technique,   c’est appliquée à remplir son rôle  avec  sérieux , à répondre aux différentes sollicitations  de son mieux et donc une seule prise a été nécessaire pour la « mise en boîte ».

Question : Quel a été le rôle de la maman ?

« C’est Jean-Louis Murat qui a eu l’idée de faire parler Laurie, en fait ils lui ont fait lire un petit texte, l’équipe était assez admirative devant cette petite fille très concernée par ce qu’on lui demandait et ce qu’elle faisait. Mon rôle était de suivre et de rassurer Laurie durant le tournage ».

Question : Une fois le tournage effectué, comment avez vous eu connaissance de la suite ? Quel souvenir la maman garde de ce tournage ?

« Par la suite, nous avons  reçu une VHS du clip de la part de l’amie de Jean-Louis Murat et avons été informés que la vidéo serait diffusée sur FR3 dans le magasine « Montagne ». Nous avons également été invités, au premier rang s’il vous plaît, à assister au festival du cours métrage de Clermont-Ferrand. La maman garde un excellent souvenir de cette journée, une journée pleine de joie, d’émotion, de rencontres, intéressante au plan technique et bien sûr, une fierté toute maternelle de voir sa petite fille évoluer avec aisance et être filmé par des professionnels pour une vedette de la chanson ».

Signé : Yvette ISACCO.

La maman de Laurie nous apprend que sa fille, elle-même et la mère de Jean-Louis faisaient partie d’un groupe folklorique de Clermont Ferrand : « la Bourreio deu Brayeu ». Il s’agit d’un groupe fondé en 1952 par Marie Thérèse CHAMROUX

La fondatrice du groupe en costume …

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Carte postale DELCAMPE du groupe  « La Bourreio » en 1956

cp la bourre

***

Au générique de « Murat en plein air » apparaissent également les noms de :

  • Marcel BONY né le 6 juillet 1926 à St Sauves. Conseiller municipal de Murat le Quaire avant d’en devenir le maire. Il est sénateur du Puy de Dôme de 1983 à 2001 ainsi que conseiller général du Canton de Rochefort. Décédé le 2 septembre 2010, le collège de Murat le Quaire porte son nom.

  • Bernard VEISSIERE maire d’Ardes-sur-Couze, toujours en activité.

  • Yvonne DOPEUX née BAGEL.

(Des vérifications sont en cours, elles feront l’objet de tous rajouts utiles) …

La VHS « Murat en plein air » comporte plusieurs passages où la grand-mère de Jean-Louis BERGHEAUD s’exprime en patois. Elle y évoque la journée des paysans Auvergnats du « levant au couchant ». Aux fins de traduction, la VHS est en partance pour le pays de Combrailles … Ceci fera également l’objet d’un supplément …

Merci une nouvelle fois à tous ceux qui m’ont donné un coup de main … Merci à Jean-Louis MURAT de m’avoir entraîné dans ce beau voyage ponctué de bien belles rencontres … Un jour , c’est promis, j’irai voir l’Auvergne

***

 

 

 

Publié dans : ||le 14 janvier, 2014 |6 Commentaires »

6 Commentaires Commenter.

  1. le 14 janvier, 2014 à 19:57 Armelle R.G. écrit:

    eh bien Didier, quel travail de fourmi, d’expert! C’est vraiment agréable d’apprendre autant de choses sur ce qui participe à la création de « Murat en plein air »… toutes mes félicitations et merci aux personnes qui t’ont si aimablement répondu!
    J’aurai pu te faire un petit reportage-photos cet été puisque j’étais tout à côté d’Ardes sur Couze… mais j’espère que tu le feras toi-même dès que possible!

    Répondre

  2. le 15 janvier, 2014 à 1:58 Muse écrit:

    Très chouette page, bravo pour cette belle enquête! Je me réjouis, Didier, que tu puisses agrémenter de témoignages ton travail de recherches et que les personnes interrogées acceptent de témoigner ainsi, simplement.

    Roche-Charles n’est pas le seul endroit de pèlerinage sur ce coin de pays. Brionnet, au-dessus de Saurier, Vassivières pas loin de Besse, Le Chastel pas loin de Champeix, Tourzel-Ronzières fonctionnent de la même façon. Souvent d’ailleurs, tu retrouves les mêmes personnes qui font tous ces pèlerinages les uns après les autres. Je ne suis jamais allée à Roche-Charles mais je connais tous les autres endroits que je te cite. La chapelle de Brionnet est sans doute la plus impressionnante sur son pic d’orgues basaltiques. Il y a quelques années, elle était en réparation et inaccessible pour cause d’éboulements. Les pèlerinages ont repris depuis 2012. J’aime beaucoup la vue qu’on a depuis la chapelle: une vue à 360°C qui offre un magnifique panorama sur l’ensemble des paysages du Puy de Dôme selon la direction où tu te tournes. Faudra un jour que je peigne les différents paysages que l’on y voit. Ca vaut le coup d’oeil. Faut juste quand tu montes là-haut prendre une petite laine l’été ou un coupe-vent et un bonnet dès qu’il fait gris ou plus frais car ça souffle beaucoup près de la chapelle.

    Je te mets un aperçu du site avec un lien sur un blog d’un amoureux des balades en Puy de Dôme:

    http://andre63.canalblog.com/archives/2011/03/21/20630234.html

    A+ Didier et merci!

    Répondre

  3. le 15 janvier, 2014 à 9:53 Yseult écrit:

    Bonjour Didier,
    une fois de plus voici un bel article et une émouvante enquête.

    Personnellement je suis toujours touchée d’une façon particulière à l’écoute de la chanson « Dordogne » car je suis née dans un endroit où elle se fait beaucoup plus large, quelques centaines de km plus loin. Je suis allée à ses sources (Dore et Dogne) dans le Sancy l’été dernier, à la base sur les traces de Murat. Je suis en fait tombée sur mes propres traces en me trouvant toute chamboulée d’être là, à la source de la rivière au bord de laquelle j’ai grandi, ainsi que mes parents qui ont connu, enfants, l’époque ou l’on y lavait le linge et l’on s’y baignait.

    Merci Didier !

    Répondre

  4. le 19 janvier, 2014 à 22:12 didierlebras écrit:

    Très chouette…

    Delphine

    Dernière publication sur  : Jean-Louis MURAT ... il aime ... il n'aime pas ...

    Répondre

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