- 74 – Jean-Louis BERGHEAUD … dit « MURAT » … L’homme des combats perdus d’avance ???

Murat le Quaire … 

- 74 - Jean-Louis BERGHEAUD ... dit

Rares sont les chanteurs qui, leur carrière durant, nous content exclusivement leur vie faite de tracas et de tourments, de bonheurs et de malheurs. Depuis qu’il écrit des chansons, y compris celles du temps des « Burons » MURAT ne nous parle en effet que de lui, de : Jean-Louis BERGHEAUD … Il n’est pas une chanson où n’apparaissent les sentiments de l’auteur,  des nuits passées à la belle étoile, des vacances à la neige … « nus dans la crevasse »,  des  »virées » à  … « Rome », des mots pour « Margot » … Dans ces chansons qui sont autant de poèmes, les noms de lieux rappellent des souvenirs d’enfance (« Vendeix »), des bordées d’adolescents (« bal à Giat »)MURAT ne chante que des choses vécues ou des rêves non assouvies. Il s’appuie sur la terre de ses ancêtres, allant jusqu’à désigner dans ses vers,  les noms des prairies ou il accompagnait son grand-père (« Le Veillis ») … Il nous conduit au « Fohet » puis « Dent de la rancune » … C’est bien pourquoi, il est enrichissant d’étudier les chansons de MURAT. Ce sont des chansons à clefs, qui ouvrent plusieurs portes. C’est toujours un bonheur que de les entrouvrir …

Jean-Louis BERGHEAUD se plaint fréquemment de MURAT, lui attribuant toutes les vicissitudes  possibles. Mais les paroles de MURAT sont celles que porte BERGHEAUD au plus profond de lui. MURAT a donc bon dos !  Le problème c’est BERGHEAUD. MURAT ne fait que chanter. C’est bien Jean-Louis BERGHEAUD qui écrit à la plume (?) avec des points, des déliés, des ratures comme tout poète chez qui le doute est permanent. Ce constat posé, avec un peu de recul, je m’aperçois que Jean-Louis BERGHEAUD se débrouille toujours pour se retrouver dans des situations inextricables, être constamment au bord du gouffre, à combattre des moulins à vent  … être effectivement l’homme des « causes désespérées », des combats perdus … avant même qu’ils ne commencent.

Ceci dès sa plus tendre enfance. A la communale, il écrit des mots doux aux demoiselles qui partagent avec lui le banc de l’école. En retour il ne reçoit que raillerie et moquerie. Et pour cause, il sent le fumier. Il porte sur lui l’odeur des vaches. Il nous vient d’une masure sise  au lieu-dit « Le Creux ». Il n’est pas comme les autres, il n’a pas de papa, pas de maman. Qu’il pleuve ou qu’il neige, c’est à pied qu’il va à l’école. Toute sa vie durant, dans un coin de sa tête, le poursuivront, les moqueries des autres enfants et des filles aux cheveux longs plus encore. Un jour, à la sortie de l’école, il a 5 ans, les grands le poussent à embrasser Françoise qu’il aime secrètement. Tout le monde rit de lui. Il s’en souviendra toujours ! Longtemps il gardera pour Françoise une pensée amoureuse.  Trente ans plus tard cela nous donnera : « amours débutants » …  

En classe de 3ème ou de 4ème, au collège de Murat le Quaire, Jean-Louis fait la connaissance d’un anciens GI’S débarqué sur les côtes Normandes et qui, 20 ans plus tard, exerce le métier de prof d’anglais. Arménien d’origine, il a pour nom Monsieur OULOUHODJIAN. Homosexuel, il n’a pas bonne presse. Sur la pression des parents  et du « Qu’en dira-ton ? », il change de collège tous les ans. De Jean-Louis BERGHEAUD il fait son « protégé ».  C’est chez ce dernier qu’il apprend ses leçons presque tous les soirs. La maman a donné son accord.  Homosexuel (???) Je ne suis pas sur qu’elle sache que ça existe. Sans doute qu’elle n’est pas au courant des rumeurs qui courent sur ce prof « pas comme les autres ». Il est tellement différent  de ses collègues, qu’il emmène Jean-Louis avec lui assister aux concerts de grosses pointures du Jazz US. Le p’tit BERGHEAUD s’ouvre ainsi  à une autre culture, une autre musique. Il découvre même GIDE  ! Voilà qui aurait pu tourner au désastre et qui n’a que des côtés positifs. C’est bien l’une des rares fois ou, ayant pris des bâtons pour se faire battre, il se trouve récompensé.  

En Auvergne, dans les années 60, lorsque l’on est fils de paysan ou d’ouvrier, il n’y a pas d’autre choix que de suivre la trace et surtout les choix faits par les parents. Ces choix sont souvent dictés par des motifs financiers. Un enfant scolarisé est un enfant qui coûte. A l’âge de 16 ans, voire moins c’est l’apprentissage qui vous attend. Le jeune BERGHEAUD est inscrit par son père dans cette filière pour se préparer à un métier manuel. L’adolescent ne veut pas en entendre parler. Il veut poursuivre ses études. Contre vents et marées il tient bon. Il effectuera donc sa seconde au lycée Blaise PASCAL  de CLERMONT. Il y découvre le pensionnat  et fréquente avec une certaine assiduité les bars « Le Potache » et « Le Droit » … Ce choix de poursuivre ses études, démontre une vraie force de caractère. C’est BERGHEAUD qui a décidé. MURAT n’y est pour rien. Tout cela pour vous dire que trop souvent on met sur le dos de MURAT alors qu’en définitive il ne faut s’en prendre qu’à BERGHEAUD. Voilà une décision qui va changer complètement le cours de la vie du p’tit paysan de Murat le Quaire. Il ne fera pas le même métier que ses parents ou ses oncles. Il a tout fait pour ça. Cette décision est mûrement réfléchie. Pourtant, il se reprochera maintes fois de l’avoir prise, y trouvant des goûts de trahison.

Brillant élève, Jean-Louis BERGHEAUD a des envies d’aller voir ailleurs ainsi qu’un vif besoin d’indépendance. Il se marie. Il est jeune papa. Il a tout juste 18 ans.  Il n’a d’autre choix que d’aller au turbin pour nourrir cette petite famille. C’est une scolarité tronquée et par la force des choses le début des p’tits boulots. Son besoin d’évasion est tel, qu’il se sépare de sa compagne et s’en va chercher le soleil loin de son Auvergne natale. De l’Ile de Wight il aurait pu ne jamais revenir. Tel n’est pas le cas. C’est quand même le début des années galères. Mais toujours il décide … Ses fréquentations de l’époque le conduisent plus facilement vers les bas fonds que vers le succès. Il passe plusieurs années à PARIS. Il vivote et s’aperçoit qu’il va droit dans le mur. Il décide que sa vie ne sera plus que musique et qu’il n’aura dorénavant plus de patron. Voilà qui est facile à décréter mais plus difficile à mettre en pratique. BERGHEAUD est toujours à la manoeuve. MURAT ne fait que pointer le bout de son nez.

Ce sont des années d’écriture avec pour compagnons BONNEFONT – PIE  et Jean-François et la naissance du groupe « CLARA ». Rapidement BERGHEAUD devient le leader du groupe.  Le succès se fait attendre.  Finalement c’est Jean-Bernard HEBEY pour « RTL » et Michèle  ABRAHAM pour « Europe 1″ qui vont dénicher « l’oiseau rare ». Jean-Louis n’a d’autre choix que d’abandonner les copains de la période « Clara »,  les amis des jours d’infortune. C’est un crève cœur sur lequel il ne s’est jamais exprimé. Il choisit pour nom de scène celui d’un maréchal d’Empire qui correspond à l’endroit d’Auvergne où François et Thérèse l’ont élevé. MURAT est né. Nous sommes en 1981. François MITTERRAND vient d’être élu Président de la République. C’est l’heure de toutes les illusions.  Au Panthéon la France se dit qu’elle a face à elle, un mélange de JAURES et de MENDES. En réalité on est plus près de TALLEYRAND (ombre et lumière …) . Le vice s’est drapé des habits de la vertu. Pour l’heure et c’est justice, le peuple de gauche triomphe la rose à la main et Jean-Louis MURAT ne trouve rien de mieux que de nous sortir : « SUICIDEZ VOUS LE PEUPLE EST MORT … ». Le message est d’une ambiguïté totale. Le texte est difficilement compréhensible. Libre à chacun de l’interpréter de la façon qui lui convient. La réalité  est bien plus simple. Celui qui se décrit « Punk … façon …  Led Zeppelin » a déniché ce titre sur les murs de la cité Clermontoise. Il est même possible qu’il soit l’auteur de ce slogan peint à la main sur la façade d’un … Crédit Agricole »…  (je crois) ! Tout BERGHEAUD est résumé là. Voilà un jeune homme qui court après le succès depuis des années  et qui, par le choix de ce titre intentionnellement provocateur voit s’écrouler tout le fruit d’années de travail. La tentative de suicide d’une jeune fille conduit les radios à  écarter définitivement  d’antenne cette chanson.  Pire encore, c’est MURAT et sa prose qui sont considérés comme « indésirables ».

Il s’ensuit de nouvelles années de galère. Des années d’écriture où Marie AUDIGIER va jouer un rôle essentiel. Sans elle « Cheyenne » n’aurait jamais vu le jour. Jean-Louis écrit et compose sans relâche, tous les mois il s’en va à Paris, présenter ses maquettes aux maisons de disques. Les prémices de « Cheyenne » sont déjà là. A force de persévérance la chance finit par tourner. En 1989  « Cheyenne Autumn » est dans les bacs. MURAT peut enfin vivre de sa musique. Alors qu’une carrière brillante s’ouvre devant lui, MURAT va tout faire pour brouiller les cartes. Il travaille sans relâche et pourtant il lui semble faire un métier de fainéant. Il éprouve un sentiment de trahison envers le monde paysan où il a gardé ses racines, mais dont il refuse l’un des principes  premiers qui est : de vivre et de faire vivre sa famille à la force du poignet. Je pense que ce sentiment de culpabilité le poursuit encore aujourd’hui. Bel homme, il n’a de cesse de dire qu’il se trouve « bellâtre ». Dès ses premières émissions télévisées il n’hésite pas à critiquer ouvertement un « système » sensé le faire vivre. D’amis chanteurs il n’en n’a point. Il n’a pas de mots assez durs pour nous parler de BRUEL – PAGNY - HALLYDAY  et consorts qui font la bonne santé des maisons de disques de l’époque.  Pire encore, il s’en prend ouvertement au pape de la variétoche française j’ai nommé : Eddy BARCLAY. Il n’y a pas mieux pour couper la branche sur laquelle on est assis. C’est l’assurance de vaches maigres pour les années à venir, à coup sur des bâtons dans les roues chaque fois que possible. Jean-Louis BERGHEAUD  ne supporte pas le milieu qui le fait vivre. C’est MURAT qui trinque ! BERGHEAUD s’en prend souvent à MURAT. Avec un peu de recul c’est l’inverse qui devrait s’imposer.  BERGHEAUD aime bien inverser les rôles. Il sait très bien que MURAT n’est responsable de rien, ou de si peu ! Se tromper de cible, c’est le meilleur moyen de ne pas s’attaquer aux vrais problèmes. Des années durant BERGHEAUD  via MURAT va s’en prendre à ses congénères. Ses critiques confinent parfois au ridicule. Le plus puni dans l’affaire, celui qui est mis à l’index n’est autre que l’arroseur arrosé à savoir Jean-Louis MURAT !

En 1999 MURAT sort « MUSTANGO ». Ses fans sont actifs. les ventes d’albums dépassent ou avoisinent les 100.000 exemplaires. MURAT fulmine contre ces « artistes de peu de talent » qui vendent des « camions ». Ses admirateurs lisent « Libération » et « Les Inrockuptibles ». Le plus souvent il s’agit de « gens aisés ». Ceux qu’on appelle les « bobos de gauche », qui aiment bien partager « l’argent des autres ».  Par plusieurs prises de positions tonitruantes BERGHEAUD laisse penser qu’il a « changé de bord » … Il est traité de « réac ». Il comprend l’exaspération des petites gens, ceux de la campagne qu’il écoute. Il s’en prend à cette France qui vit de subsides. Il critique vertement les « intermittents du spectacle » payés à ne rien faire ! Il n’a pas de mots assez durs pour parler de José BOVE et des principaux responsables socialistes. La droite pure et dure n’est pas épargnée. Ceux qui aiment MURAT et qui lui attribuaient des idées politiques de « gauche » quittent le navire. Peu reviendront.  Le pire c’est que BERGHEAUD n’a jamais changé d’idée. Ses critiques le plus souvent justifiées, vont autant à gauche qu’à droite. Malheureusement les seules qui soient audibles visent ceux qui se disent « progressistes » et « humanistes » traitant les autres de « rétrograde » et de « conservateur ». Le choix des mots … Rien que pour ça, la parole de MURAT me sied à merveille. Les « progressistes » se donnant toujours le beau rôle. Les chiffres de vente baissent comme peau de chagrin. Pourtant BERGHEAUD n’en a cure. En décembre 2011, dans les colonnes du journal « Le Point » le chanteur Auvergnat  déclare ! « C’est le triomphe de l’hypocrisie. Les chanteurs se  mettent toujours  du côté du manche. La vie d’artiste est beaucoup plus  confortable si tu  es vaguement contre. Ils essaient de se  placer sous une sorte de lumière  marxiste. Ils disent : Je suis un  rebelle, je suis socialiste. Tous les  cons font ça ». Voilà qui résume parfaitement  le raisonnement de JLM. Et il a tant de fois raison, même si cela doit être contreproductif. Des « Restos du Cœur » (autre spécificité Française qui nous donne bonne conscience à tous)  il tient un discours qui n’est pas moins tendre. Dans ce même article du « Point » il assène  : « Je  trouve ce système dégoûtant. Les jolis  coeurs, les  plus-généreux-que-moi-tu-meurs, je n’y crois pas du tout.  Tous ces  artistes sont des monstres d’égoïsme. La vraie générosité, elle  est  silencieuse. Tu fais, mais tu fermes ta gueule. Ça ne doit pas  devenir un élément de promotion. ». Voilà qui n’est pas fait pour arranger la côte de popularité d’un artiste indépendant !

A l’occasion d la sortie de son dernier album « Toboggan » (2013), dans les colonnes de « Paris Match » MURAT est interpellé sur le phénomène des « intermittents » : « Votre franchise ne vous a pas valu que des amis dans le métier… ». Ce à quoi il répond : « Ma mère me le reproche encore ! Je sais que l’institution m’a dans le pif depuis ma sortie sur les intermittents. Mais on est là pour gagner sa croûte, pas pour être des pseudo-chômeurs subventionnés. Alors oui, je suis tricard au Printemps de Bourges, aux Francofolies. Mais bon, on s’y fait… ».

BERGHEAUD n’a jamais sa langue dans la poche. Il dit ce qu’il pense. Il pense ce qu’il dit quoi qu’il puisse lui en coûter. De  ZIDANE   longtemps considérés comme la personnalité Française « la plus aimée » l’Auvergnat déclare en Juin 2005 dans les colonnes de « So Foot » : « ZIDANE a le QI d’une courge ! ». (…) « C’est surement  un mec super adorable. Mais bon, je trouve que l’éducation Française fabrique des fifrelins. Dans l’équipe de France, depuis 2000, il n’y a plus de chef. Du coup, tu as l’impression de voir onze adolescents qui cherchent leur maman ou leur papa. Ils vont peut-être devenir des hommes à 35 ans, mais en attendant il faut se taper une espèce de petite tribu de nigauds. Ils errent. En France, au nom d’un principe d’égalité devenu complètement désuet, on forme des individus qui sont incapables de se prendre en main et qui ont besoin d’avoir un chef. On a tout essayé : le petit caporal de Gendarmerie avec LEMERRE, maintenant DOMENECH, le fumeur de joints qui veut se faire tout le monde et ça ne marche pas ». Je me suis remémoré ces propos cinq ans plus tard, lors de la coupe du monde en Afrique du Sud, les joueurs Français refusant de monter dans leur car à KNYSNA … Ce jour là définitivement, j’ai cessé d’aimer le football dit de « haut niveau ». Que n’a t’on raillé MURAT lorsqu’il a tenu ces propos en 2005 ! L’épisode Sud Africain leur donne plus d’acuité encore … Bizarrement, dans les médias nationaux personne n’y  a fait référence. Ces médias si prompts à nous donner des leçons de morale, peuvent faire amende honorable de temps en temps ??? C’est sans doute trop leur demander !

Les enfants gâtés du foot Français … si indignes !

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En 2013, MURAT en rajoute une couche dans les colonnes de  »La Charente Libre », faisant allusion à « Zizou » il déclare : « C’est une petite frappe à trois francs ». Dans le même quotidien, il égratigne Yannik NOAH autre chouchou des Français. On peut lire  : « Ce n’est pas un champion ». (…) « Il gagne Roland Garros chargé comme une mule en 1983, tout le monde le sait ». Pour le coup il est moins crédible … ou même pas crédible du tout en raison des propos tenus sur Lance ARMSTRONG …

ZIDANE … NOAH … il ne manque que le sieur « NAGGUI » à l’appel. En avril 2008 MURAT se fâche pour de bon avec le présentateur du service public … Dans les colonnes de « Voici » il indique que NAGUI ramène toujours les entretiens au « niveau de la crétinerie ». C’est tellement vrai ! Mais à quoi  bon le dire ??? Il s’agit là, manifestement de … combats perdus d’avance

Depuis 2008 Jean-Louis BERGHEAUD et MURAT confondus ont fait montre de bien plus de sagesse  lors des interviews des diverses campagnes promo. Dans notre pays, et c’est juste, le mouvement gay s’est attribué une réelle influence. C’est le moment choisi par MURAT pour désigner sous le terme de « brouteuse » la journaliste de « Télérama » : Valérie LEHOUX (Propos tenus dans le n° de février/avril du « Grand Seigneur) … Je me demande bien ce qui lui a pris ??? Cela lui a valu d’être placardé sur le « mur des homophobes » … Dans ce dernier cas on ne peut parler de « combats perdus d’avance » mais plutôt de … « suicide » … Je le déplore. Le sectarisme, l’intégrisme de certains ne lui pardonneront jamais !

***  

Ajout le 20 juin 2016 …

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Le 15 avril 2016 « Morituri » le dernier album de Jean-Louis MURAT est dans les bacs. Les 11 titres de cet opus sont superbes. Pour « Metro News » MURAT confie à Romain BURREL : « C’est la première fois en 25 ans que je ne tourne pas après un disque. Pourtant, sur ma dernière tournée, 9 dates sur 10 étaient complètes. C’est la crise, les salles prennent moins de risque et préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff ». Le grand public ne retiendra que ces insultes à l’égard de RENAUD et de POLNAREFF. Voilà qui va faire le « buzz » pendant une semaine, tout cela aux dépens de l’artiste MURAT. Résultat des courses ? L’album de RENAUD se vend comme des petits pains … POLNAREFF fait salle comble. MURAT ne vend que des clopinettes. En plus d’être privé de tournée, « Morituri » fait grise mine … Comme quoi toute vérité n’est pas bonne à dire. Il est vrai aussi que : « les goûts et les couleurs ... », il n’appartient à personne d’en décider à votre place. La preuve ? L’album de RENAUD va dépasser le cap du million de ventes. Voilà autant de gens qui n’auront que du mépris pour le sieur MURAT. Bien évidemment je le regrette. Une nouvelle fois sur ce coup là MURAT est indéfendable …

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Le Jean-Louis il nous l’aura toujours fait à l’envers … Il est indécrottable. C’est ce qui fait son charme. C’est pour ça que je l’aime … Sans doute que je lui ressemble un peu, tout modeste que je suis …

***

Publié dans : ||le 8 septembre, 2013 |5 Commentaires »

5 Commentaires Commenter.

  1. le 10 septembre, 2013 à 21:27 Florence L écrit:

    Bravo Didier, je comprends ton propos sur MURAT-BERGHEAUD et ton indignation, ainsi que ton amour du franc- parler de Jean-Louis. Je partage tout ce que tu dis.C’est un être d’exception Un jour, il sera reconnu à sa juste valeur.:-)
    Bises

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  2. le 11 septembre, 2013 à 12:17 Muse écrit:

    JLM est un spécialiste de l’auto-torpillage.
    Ca vient je pense d’un manque de confiance et d’une peur de l’abandon qu’il n’a jamais traités au plan thérapeutique ni dépassés.
    Et ça continue de le handicaper à plusieurs niveaux, à lui jouer des tours pendables.
    Mais bon, je crois qu’il en est très conscient sans pour autant avoir le désir de se faire aider au plan thérapeutique par un pro. Sinon, il l’aurait fait depuis longtemps et il ne serait plus dans cette conduite répétitive destructrice et autodestructrice.

    Dans ce refus d’aide thérapeutique, il y a de l’orgueil mal placé, de la peur, il y a du masochisme, de la morbidité et de la co-morbidité qu’on va retrouver dans ses textes assez régulièrement.

    Et ce refus de démarche thérapeutique le conduit régulièrement à être agressif en interview.
    A force, c’est devenu pour lui un jeu de surenchère provocatrice gratuite et un système pour exister médiatiquement. Personne n’est dupe de son manège.

    Mais comme il repousse toujours plus loin la limite, la corde finit par casser.
    Agresser les gens pour en faire les victimes expiatoires de ses propres turpitudes et conflits non résolus finit toujours par lui retomber dessus.

    On peut avoir souffert énormément sans pour autant que ça justifie d’agir comme il le fait avec les autres. La complaisance victimaire est une posture violente toxique de manipulation. Elle n’est pas un comportement acceptable quoi qu’on ait vécu de dur.

    Les dernières sorties sexistes et lesbophobes de JLM sont détestables et inacceptables (et ça n’a rien à voir avec une histoire de lobby). JLM a certainement un gros souci avec l’indépendance des femmes (qui doit faire écho à ses angoisses d’abandon liées au fait que sa maman ne s’est pas vraiment occupée de lui mais s’est délestée de son rôle parental auprès de ses parents ou beaux-parents). Il devrait en parler en thérapie. Ca lui ferait du bien. Et ça lui permettrait d’être moins agressif envers certaines femmes.
    La différence d’orientation sexuelle il ne l’accepte que chez les hommes. Parce que ça ne remet pas en cause la domination masculine à laquelle il est attaché (parce que cela le rassure narcissiquement parlant).
    Une femme qui aime les femmes, n’a pas besoin des hommes (sauf pour procréer éventuellement si elle en a le désir) et ça, c’est quelque chose qui le hérisse. Il aime jouer le mâle dominant et ne conçoit pas qu’une femme s’extraie hors de son contrôle. Ca vient pas seulement de son histoire personnelle mais sans doute aussi d’un blocage générationnelle. Combien d’hommes entre 60 et 90 ans acceptent l’indépendance, l’autonomie des femmes?
    Très peu. Parce qu’ils ont été élevés majoritairement dans l’idée que la femme doit être soumise à l’homme sinon tout va de travers. Et ils sont restés accrochés à cette croyance. Ce n’est pas à leur âge qu’ils changeront.
    On voit cette posture aussi chez des personnalités publiques masculines de cette tranche d’âge, qu’elles soient politiques, people: Vanneste, Delon dernièrement font très fort dans le machisme et l’homophobie. Ils ont l’impression d’y puiser un regain de virilité personnelle. Ce que je trouve personnellement profondément pathétique.
    JLM ne va pas aussi loin dans ce genre de propos nauséabond.
    Mais il peut déraper facilement. Sans doute pour cela qu’il a mis le frein à certaines interviews.
    Non seulement parce que ça finit par le desservir, mais parce qu’il a quand même un peu conscience du mal qu’il fait et de l’horreur de son discours.

    L’élégance de Valérie Lehoux qu’il avait gratuitement agressée, a dû aussi lui faire honte de son comportement. Tant mieux. En espérant qu’il ne retombe plus jamais dans ce genre de propos.

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  3. le 20 juin, 2016 à 10:58 laurence écrit:

    être fan c’est avoir une réserve d’admiration stable mais aussi être lucide sur les camions citernes de conneries que peuvent déverser les artistes, après tout, nous ne sommes pas des anges non plus, nous les admirateurs (enfin sauf moi, moi je suis un ange)

    Répondre

  4. le 20 juin, 2016 à 11:02 didierlebras écrit:

    l’ange déchu ?!

    Dernière publication sur  : Jean-Louis MURAT ... il aime ... il n'aime pas ...

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