- 44 – … Jean-Louis MURAT … et les autres chanteurs …

Tout au long de cette page nouvelle, j’ai choisi de vous parler des rapports entre MURAT  et ses congénères (chanteurs ou chanteuses). Au fil des articles de presse,  je vais remonter le temps …

Léo Ferré …

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Le 08 novembre 1989 sous la plume d’Anne Marie PAQUOTTE, MURAT nous parle pour la 1ère fois des « grands anciens » en ces termes : « Avant, je chantais dans un groupe, en Auvergne, je faisais des collages de textes, je cherchais … Je ne sais pas quoi, mais je cherchais. Mes diapasons d’écriture, aujourd’hui c’est FERRE, c’est FERRAT. J’aimerais avoir l’art de la métrique de BRASSENS« .

 FERRE FERRAT

Oh surprise, cette page commence donc par des compliments …

Dans le magazine « Paroles et Musiques » (n° 20 Juin/Juillet 1989) interviewé par Thierry SECHAN, il nous parle d’une icône : « MANSET  ? Je n’en pense rien. Je l’ai rencontré, j’ai failli travailler avec lui. Notre rencontre a été une catastrophe. j’en garde un souvenir effroyable. Bien sur, j’ai tous ses disques, j’aime ce qu’il fait, mais je n’aime pas ce qu’il est« . Voilà qui est sans ambiguïté … Alors que sa carrière ne fait que débuter, il faut un certain culot pour tenir de tels propos …

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Dans « Max » (juin 1989) MURAT argumente sur le fait qu’il déteste les interviews. Il déclare : « J’ai la nostalgie des âmes inviolées : Jim MORRISSON, DYLAN accordant deux interviews par an. Imagine MOZART  à 80 balais. Regarde FERRAT, FERRE leur image n’a pas été saisie quand ils avaient 20 ou 30 ans, ils n’ont pas été les prisonniers des médias. Les chanteurs sont tous à peu prés vidés, les salles de concert désertes. Le seul à avoir compris : GOLDMAN. Personne ne sait ce qu’il pense, comment il vit. Il fera encore des disques dans 30 ans ».

A Cécile TESSEYRE pour « Télé 7 Jours » (3 au 9 février 1989) il cite les « inspirateurs de sa façon d’écrire » qui ont pour nom :  » FERRE  - FERRAT  et BRASSENS« . La journaliste précise que MURAT : « préfère souvent oublier les refrains pour que ses chansons coulent comme des sources d’Auvergne !« . MURAT  assénant que : « Ses chansons doivent avancer comme des bâteaux ».

En janvier 1990 il déclare à Arnaud VIVIANT  pour « Best » : « Florent PAGNY  et sa chanson « N’importe quoi » ? Je déteste, je n’aime pas ce côté « je mets mes tripes sur la table », ce langage pseudo parlé dans une situation où, manifestement, les mots ne servent à rien. Personnellement,  si j’allais mal, et qu’on me demandait comme le fait PAGNY  : « Dis moi pourquoi tu ne vas pas ? », je répondrais : « Occupe-toi de tes fesses ». Si ça marche, c’est qu’il s’agit là de chansons populaires caressant le peuple dans le sens du poil, dotée d’arrangements visant largement en dessous de la ceinture ». (…)« Pour le reste, cette chanson ressemble assez au « Jeff » de Jacques BREL. Je n’ai jamais beaucoup apprécie BREL. Tout gamin, je le regardais à la télé, avec ses grandes dents : il transpirait, il roulait des yeux, et puis il employait des expressions que, chez moi, on ne se permettait pas. Comme un manque de tact. Les gens qui disent tout, me  dérangent ».

Dans le même article il tient des propos plus amènes sur le « fou chantant »« Charles TRENET  : « Au bal de la nuit »  … « La perfection. Composition des chansons : parfaite. Connaissance poétique : parfaite. Meilleure que celle de BRASSENS  qui n’a jamais assimilé la révolution surréaliste ».

En 1991 sous le plume de Jean-Luc CAMBIER, dans les colonnes de « Télémoustique » le chanteur Auvergnat nous parle de Mylène Farmer : « Moi, j’aime beaucoup Mylène FARMER. C’est mon amie ». (…) « On s’est trouvé comme se retrouvent des jumeaux ».  Il enfonce le clou par ces propos : « Mylène FARMER est la seule à pouvoir se casser si SABATIER la fait chier. Ce ne sont pas les « Garçons Bouchers » qui le feraient, sois tranquille ».  

Pour « L’Evènement du Jeudi » (n° 361 du 3 au 9 octobre 1991), il confie à Yann PLOUGASTEL : « Mylène FARMER ? Elle  m’intriguait. J’étais un de ses chanteurs préférés. On s’est écrit. Nous nous sommes aperçus que nous étions proches ». (…) « Elle n’a pas la grosse tête, elle est très lucide sur son talent et ses capacités. C’est une héroïne romantique à la Lord Byron, névrosée, aristocratique. Elle ne pleure pas en public ». 

 Comme si celà ne suffisait pas, c’est à Marc POTAIN  pour « Star Music » (1991) qu’il déclare : « Mylène et moi, nous sommes frère et soeur, des jumeaux. Nous venons de la même eau« . On ne peut pas être plus clair !

Ci dessous des photos du tournage du clip « Regret » effectué en février 1991 à Budapest …

L’équipe de tournage rassemblée …

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 Mais revenons à l’article de « L’Evèvement du Jeudi » (1991) … écrit par Yann PLOUGASTEL. MURAT  nous parle de Johnny HALLYDAY …  : « On m’a demandé de lui écrire une chanson. Et quand je l’ai envoyée son entourage m’a expliqué : « Ho ! là ! là ! Il faudrait mettre des grosses guitares, parce que la chanson est extra, mais il n’y a pas de guitares, Johnny il aime pas … » J’en ai rien à foutre, moi, des grosses guitares ! Alors ça s’est arrêté là, j’aurais bien aimé pourtant … Après BRUEL  était sur le coup, mais là j’étais encore moins motivé ! »

Je vous ai parlé de culot préalablement … mais pour répondre ainsi à HALLYDAY  par média interposé c’est de l’inconscience (???) Non MURAT  est ainsi fait, il dit ce qu’il a sur le coeur. Il ne calcule pas. Il fait fi des conséquences. Il ne veut pas perdre son âme.

Toujours en octobre 1991 pour le magazine « Rock This Town » le journaliste Pierre ARNOULD  reçoit les confidences de MURAT  : « A vrai dire,  je ne me sens proche de personne parmi les chanteurs Français. Je sais que Stéphane EICHER  aime beaucoup ce que ja fais. J’ai appris qu’il collectionnait mes disques. Peut-être qu’un jour on se rencontrera … Quant à DAHO, plein de journalistes ont voulu nous ranger dans le même tiroir alors que je pense n’avoir rien de commun avec sa démarche sinon, peut-être la même incapacité que lui, à écrire une chanson popu ».

Voilà un beau compliment décerné au sieur DAHO !

Stéphane EICHER …

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Mais laissons MURAT  poursuivre avec Pierre ARNOULD  : « Quand l’artiste est comme le disque, il y a un malaise : soit il triche, soit il est fou. La plupart sont des tricheurs. C’est une caractéristique très répandue dans le showbizz Français. En France les artistes sont  comme les champignons, faut savoir repérer les vrais des faux ». 

Quand MURAT  aime c’est pour de vrai. Pour « Rock This Town » il revient sur le cas de Mylène FARMER  (?) : « Avec FERRE, c’est une des seules estimables. FERRE je lui tire mon chapeau parce qu’à 82 ans,  il a toujours la foi : foi dans ses textes et foi dans sa musique ». (…) « Mylène, je l’apprécie beaucoup pour le cynisme qu’elle a envers le métier. Tout ce cirque médiatique, elle n’en a rien à cirer et, même si c’est une perfectionniste, elle n’hésitera jamais à se casser d’un plateau télé, si l’émission la dérange. Les autres font les malins, mais en réalité ce sont tous les lèche-culs. Mylène a bien compris que tout ça, ce n’est finalement que du pipeau ».  

Pour « Télérama » le couple BARBOT  et PAQUOTTE  le 9 octobre 1991 nous ramènent à MANSET. L’Auvergnat déclare : « Toute la chanson Française est influencée par MANSET, comme aujourd’hui en politique tout le monde est Gaulliste. MANSET est le fondateur d’un genre Français qui me semble être la seule issue : une forme hybride, mélange de tradition anglo-saxonne et de qualité poétique. On a failli travailler ensemble. Il devait me produire après « Suicidez-vous le peuple est mort ». Mais quelquefois, on ne devrait pas rencontrer les gens qu’on admire … Tu crois avoir rendez-vous avec Henri DE MONFREID et c’est ANTOINE qui t’accueille. Tu t’attends à RIMBAUD  et c’est Sully PRUD’HOMME. Le pire, c’est que j’aime vraiment beaucoup MANSET« .

Annie MORILLON officie pour « CHORUS » (n° 6 hiver 93 -94). MURAT lui révèle : « Le seul chanteur Français que j’écoute vraiment, c’est Jean FERRAT. Et puis BOURVIL  aussi. Mais aujourd’hui, l’univers musical qui, selon moi, va de DYLAN  à Neil YOUNG en passant par Billie HOLIDAY, Thelonious MONK, Jimi HENDRICKS, jusqu’aux SEX PISTOLS   via Léo FERRE, est phagocyté par la variétoche. Il existe moins de musique clandestine, et quand les gens boivent tous la même eau, c’est la fin de quelque chose … ».

André BOURVIL  …

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MURAT  poursuit et évoque le cas SHELLER  de son prénom William : « Je l’aime beaucoup. Des fois je le croise et je sais tout ce que je lui dois ». (…) « Mais je ne suis pas du genre expansif, et lui non plus … Il sait tout le bien que je pense de lui« .

William SHELLER  …

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Le 1er décembre 1993 pour « Télérama » il répond aux questions d’Anne Marie PAQUOTTE  qui, la première aura cru en l’Auvergnat : « Le seul qui m’ait influencé, que j’ai passé des jours et des nuits à écouter, c’est FERRE. « La mémoire et la mer » est la chanson qui me bouleverse le plus. Tu es au coeur de l’émotion. Comme quand, à la maison, je vois arriver la première neige : j’ai envie de pleurer, je ne sais pas pourquoi ».

 Dans le n° 430 de « Messages » (mars – avril 1994) Paul BURIAS  lui demande : « Vos chansons préférées ?« . Ce à quoi il répond : « Il pleut il pleut bergère – « India song »,  une chanson de jeanne MOREAU écrite par Marguerite DURAS et « La mémoire et la mer » de Léo FERRE« .

Fin 1993 MURAT  effectue sa première tournée. Lors de son passage à Lyon il déclare à J.M. DURAND  journaliste du crû : « Je passe pour quelqu’un d’insupportable auprès de ma maison de disques (Virgin) ; mais c’est assez normal : ils ont toujours pensé qu’avec moi ils signaient un ersatz de Julien CLERC. Mais ce n’est pas ma manière de concevoir la chanson ».

Le 9 novembre 1993, pour « Libération » le Brenoï répond aux questions de Gilles RENAUD parmi lesquelles : « Quel regard portes-tu sur l’univers musical Français ? ». La réponse fuse : « Minable. On est mauvais et on ne s’en rend pas compte. Contrairement à l’Angleterre, être musicien ici n’est pas culturel, on manque de références propres, et on se retrouve avec quelques vaches sacrées, BREL, FERRE …  Ma mère est encore persuadée que « Da dou ron ron » a été composée par Sylvie VARTAN  ou « Les coups »  par Johnnie HALYDAY : ainsi, pendant une quinzaine d’années, on est resté dans l’illusion, le pillage, et le retard n’a jamais été rattrapé. Qui domine dans ma maison de disques ? Julien CLERCRENAUD  – SOUCHON. C’est cette génération qui survit et on le paye. Sans tomber dans les lieux communs, à part « Animal » et « Play Blessure« , rien que de l’ersatz … »

Dans le cadre de la promo pour « Dolores » le 11 septembre 1996 MURAT pour le compte de « Télérama » passe sous les fourches caudines de Philippe BARBOT. L’Auvergnat s’ouvre à d’autres musiques : « Je suis passionné par les recherches sonores de certains producteurs de rap, comme Dr DRE. Dans le rap, il y a des artistes qui sont l’équivalent des grands solistes de jazz. Quand j’écoute SNOOP DOGGY DOGG par exemple, je pense au phrasé de Charlie PARKER« . 

MURAT  poursuit : « Je connais certains artistes Français : je suis toujours étonné du fossé qui existe entre ce qu’ils aiment et ce qu’ils font. Certains ont vraiment fait avancer le schmilblick comme BASHUNG avec « Play Blessure »  (…) « Aujourd’hui, il y a des disques affligeants. Quand on écoute les textes et qu’on lit les pochettes, c’est incroyable, c’est bourré de fautes d’orthographe » …

 Alain BASHUNG …

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Pour Joëlle LEHRER  journaliste au « Soir Magazine », en novembre 1996, JLM assure : «  Selon moi, les meilleures chansons Françaises ont été écrites aux 15ème et 16ème siècles. Quand j’écris des chansons, je suis toujours immergé par celles des troubadours ». Dans ce même article, MURAT  va faire une révélation qui selon moi ne sera pas sans conséquence sur la suite de sa carrière. Ecoutons le : « Les meufs quand tu fais des chansons, c’est une catastrophe. Il y a une légende sur les chanteurs mais, en fait, c’est zéro. Quand tu fais des concerts et que tu vois les problèmes psychologiques qu’ont les nanas qui traînent dans ce genre de trucs, tu te dis que les loges d’un chanteur de rock, c’est plus proche de l’hôpital psychiatrique qu’autre chose ». Joëlle LEHRER  renchérit : « C’est pour tous les chanteurs ou juste pour vous ? » Ce à quoi il assène : « Non non. C’est une affaire de scrupules. J’en connais qui n’hésitent absolument pas. Des gros cons qui cartonnent, qu’on entend toute la journée en Belgique et qui jouent des p’tites meufs au poker. Ca craint. Je ne suis pas du tout comme ça. »

 Voilà sans doute la phrase de trop … celle qu’il ne fallait pas dire … Il est interdit de rompre l’omerta … ne pas parler des dessous de table … il est également interdit de dévoiler les discussions des vestiaires … les mots dits entre hommes … les yeux dans les yeux … Rappelez-vous la dernière « Coupe du monde » … Dans un autre domaine, MURAT sans dévoiler aucun nom … a osé parler de certaines pratiques  … Il est devenu « tricard » … Les noms de ces deux artistes, à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession, n’ont pas été donnés en patûre …  Je ne suis pas certain qu’ils méritent cette mensuétude !

 Toujours en Belgique, pour la « Dernière Heure » le 27 septembre 1996, le p’tit gars de MURAT LE QUAIRE répond à Jean Philippe DARQUENNE  : « La chanson Française, je ne sais même pas ce que c’est. On a tous ces vieux trucs comme CABREL  qui se prend pour « Les Eagles » et GOLDMAN  pour n’importe quel truc ringard américain, et puis on a le rap. Le rap, j’aime bien la musique, mais quand on se penche sur les textes, on se rend rapidement compte qu’il y a un problème d’éducation dans la banlieue et que ces mecs ont arrêté l’école à 8 ans trois quarts. Pour moi, la chanson Française en a encore pour 20, 30 ans. Bientôt elle sera noyée dans l’Europe et on ne chantera plus en Français. Un phénomène qui est d’ailleurs en train de se passer en Suède … ».

 

Pour « L’Express » le 11 octobre 1996 Philippe CORNET  pose cette question à MURAT : « Comment se passe la compétition entre chanteurs ? » La réponse gicle : « Il n’y a pas de compétition, je suis en dehors de la compétition. Hé, hé, hé. C’est pas CABREL  qui essaie de faire « Les Eagles »  avec ses textes à la mords-moi le noeud » …  

 

Le 15 avril 1998 c’est un MURAT  résigné qui lâche à Hugues DORZERE  : « Coincé entre Julien CLERC  et Frédéric FRANCOIS, tu n’échappes pas à la variétoche ».  

 

Le 24 août 1999 pour RFI  sous la plume de Bertrand DICALE  on peut lire ceci : « Je vendrais plus de disques et j’aurais plus d’amis dans ce business si je fermais ma grande gueule. La musique que j’aime suppose, pour être bonne, de la sincérité et de l’authenticité. Je ne pense pas qu’on puisse faire un bon disque si on ne regarde pas les gens dans les yeux, en leur disant la vérité quand ils vous posent une question. Ca me pose parfois des problèmes en interview. Dans ce métier, la référence c’est la faux cul. Moi, je n’ai pas été élevé comme ça ». Le journaliste saisit la balle au bond : « Comment avez-vous été élevé ? ». JLM s’engouffre dans la brèche : « La langue bien pendue, surtout avec ma mère. J’ai été élevé dans un milieu paysan où mentir est la pire chose qu’on puisse faire. On se tait ou on dit la vérité. On n’embobine pas les gens.  Trafiquer les choses, c’est un truc de citadin« .

 

En 1999 pour le magazine « Platine » Eric CHERMOUNY demande à MURAT  : « Pourquoi n’avoir jamais participé à des projets comme « Sol en si » ou « les enfoirés » ? JLM répond : « Comme plein d’autres artistes, je voudrais bien y participer, mais on ne veut pas de moi. C’est un genre de mafia. Ils sont 4 ou 5 à organiser le truc; à rester entre eux et à choisir ».

 

Françoise DELBECQ  journaliste à « ELLE » en octobre 1999 aborde avec MURAT  la « nouvelle chanson Française ». Elle tente d’amadouer l’Auvergnat par cette question : « Quand on vous qualifie de père spirituel ou de grand frère de DOMINIQUE A. – MIOSSEC – KATERINE  – que ressentez-vous ? De la fierté  ? Du dégoût ? ».  La réponse  fuse : « Une totale indifférence. Dans ma ferme de La Bourboule, je ne possède ni télé, ni radio. J’ai entendu parler d’eux, mais je ne sais pas trop bien qui ils sont. J’ai décroché de la variété Française, il y a longtemps ».  

 

 En 2001, Serge BRESSAN  pour « Prog.TV«  demande à MURAT : « Franchement, vous prenez du plaisir à évoluer dans ce rôle de mal aimé du show business ? ». Réponse de l’intéressé :« Je veux seulement être vrai. Pouvoir parler bèchage et potager avec les potes du village où je vis … Ne jamais interprèter un personnage.  Etre un artisan et un troubadour … ».

 

 Le 24 mars 2001 dans « Le Figaro Magazine » MURAT  déclare : « Depuis GAINSBOURG, personne n’ose écrire simplement, contrairement aux anglo-saxons. Il suffit d’écouter BASHUNG. C’est un signe d’impuissance. C’est se positionner vicieusement par rapport à la langue, en se dissimulant. Les gens avouent être incapables de donner du sens avec des mots ».

 Serge GAINSBOURG  …

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Le 27 mars 2001, LAURENT MEREU  du journal « France Soir«  aborde avec MURAT cette situation de  désamour avec les autres artistes :

L.M.  : Depuis vingt ans, vous êtes considéré comme un renégat par le milieu. Comment vivez-vous cette mise à l’écart ?

JLM : Ca devient de plus en plus pesant.

L.M.  : Que vous reproche-t’on ?

JLM : On me dit que je suis prétentieux et que je méprise tout le monde. Ce n’est pas loin d’être faux (rires). Je n’ai aucun ami dans la chanson Française. Très peu me disent bonjour. Ca commence même à poser des problèmes aux gens  qui travailent avec moi. Dernièrement, un mec s’est fait foutre dehors par un des deux plus gros vendeurs de disque Français parce qu’il avait bossé avec moi.

L.M.  : Comment jugez-vous la scène musicale Française ?

JLM : 95 % des artistes Français sont des sous-doués. Quand Johnny dit : « Maintenant il ne reste que JAGGER  et moi » les bras m’en tombent. Avant de mourir, on demandait à Charles TRENET de mettre un artiste au Panthéon du music-hall. Et le vieux sort David HALLYDAY. J’hallucine ! Charles TRENET a composé de merveilleuses chansons mais c’est quoi cette histoire de dire qu’il a créé la chanson Française ? Il y avait 50 poètes avant lui : Jules LAFORGUE, QUENEAU  … »

Le 28 mars 2002 sur le net « Webdo » il assène ses vérités : « Je connais un mec qui a fait le son du dernier Restau du Coeur, il a du tout passer à l’autotuner. La prise directe était une catastrophe, personne ne chantait juste. Une tragédie. Le mec a passé un mois à tout remettre comme il faut. Moi je dis non. Les fans de musique en ont un peu marre des gens qui assurent pas une cacahuète, qui passent six mois en studio et se prennent pour MASSIVE ATTACK et David BOWIE à la fin. Des artistes doués n’arrivent pas à faire un disque, et puis il y a ces crétins là, fils de machin ou de machin ; ils font six mois en studio, ils ont un superbe budget de marketing et patati, patata, et ils travaillent avec ces machines. le public est dupe … Après la télé fait « Star Academy »

Question : La situation de la chanson ne cesse d’empirer …

JLM : S’il n’y avait que dans la musique que ça empirait. (…) Quand je pense qu’il va falloir qu’on vote pour choisir entre deux vieux mecs qui ne proposent pas une idée … Tu peux prendre par strates toutes les réalités de la société Française, il y a du bobo partout, c’est quand même assez craignos. Le show bizz est pris dans cette espèce de mille feuilles de médiocrité qui va de la politique à la chanson en passant par la télé ». (…)« La seule façon qu’ont les Français d’infléchir le cours des choses, c’est de faire une révolution. Ils laissent pourrir les choses et puis ils pètent tout. Ce qui est la façon la plus nulle de gérer les problèmes. Tu imagines une famille, si tu ne règles aucun problème et que tu attends simplement le moment de foutre le feu à la baraque ? On est un peuple pas sérieux … ».

 

Pour rappel ces propos ont été tenus en 2002 … Ils sont prémonitoires de ce que nous vivons aujourd’hui … 2011 …

Toute vérité n’est pas bonne a dire. Hélas !!! MURAT  est prisonnier de sa franchise. On ne le changera pas. A chaque intervention de JLM dans la presse (écrite, radio ou télévisée) le sujet est abordé. Chaque fois MURAT  enfonce le clou …

 

En 2002, dans le cadre de la promo du   »Moujik » il déclare le 1er Juillet à François VEY pour « L’Expansion.com » : « J’avais une presse incroyable, des télés, des radios. Et puis je me trouvais devant 300 clampins. A côté, il y avait GOLDMAN, qui faisait 10000 avec « des chansons sous les pieds ».

MURAT ne ferme donc pas les yeux. Il est conscient du piège qui le guette.  Artistiquement son attitude est suicidaire. Mais le pire reste à venir. Il est bien évident que les fans de tel ou tel, entendant parler MURAT  ne vont pas se précipiter à ses concerts. Il ne lui reste donc que la partie congrue du gâteau.

 

Le 21 mars 2002, dans les colones du « Nouvel Observateur«  MURAT  répond à cette question  :

N.O.   : Vous avez chanté Mylène FARMER, écrit des chansons pour Johnny HALLYDAY et Jeanne MOREAU, vous aimez Joe DASSIN, et pourtant vous semblez dénigrer la chanson Française …

JLM  : C’est la chanson Française actuelle que je mets en cause parce ce qu’elle ressemble de plus en plus à de la variété internationale. Par le passé, il y a eu des artistes formidables comme BOURVIL, Boby LAPOINTE, Dick ANNEGARN, Isabelle AUBRAY, Charlet TRENET … Je constate qu’aujourd’hui il y a une sorte de mondialisation qui me déplaît souverainement. Les chanteurs Québecois, qui sont le cheval de Troie de la culture anglo-saxonne, hurlent dans le micro comme si l’électricité n’avait jamais été inventée. Par eux, c’est la culture américaine qui s’infiltre et dénature notre paysage. Alors que nous, les peuples d’Europe, sommes des murmurants. Pour moi, la voix de la France c’est Etienne DAHO ou MIOSSEC, Johnny HALLYDAYétant une exception. Mais cette tendance un peu vaine qui consiste à mélanger ce qu’il y a de branché dans le rock avec ce qu’il y a de branché dans la poésie m’agace. Celà dit, on pourrait me retourner le compliment. C’est difficile d’être un chanteur Français. je pense que c’est une espèce en voie de disparition ».

 

 

Nous sommes en 2003. Pour la première fois peut-être (?) pour « L’oeil d’ANP » MURAT  évoque le cas VOULZY

O.A.  : Voulzy ???

JLM  : « Il peut se permettre de prendre dix ans entre deux albums car il a gagné beaucoup d’argent avec les disques de SOUCHON« .

O.A.  : Quels chanteurs Français trouvent grâce à vos yeux ?

JLM : « Alain BASHUNG. Quand j’ai entendu son dernier disque « L’imprudence », j’ai été stimulé. En commençant « Lilith », j’avais  dans l’idée de réussir un album aussi brillant, voire plus. Il est le seul chanteur avec lequel je me sens en concurence« .

 

Toujours en 2003 pour « Zurban » le journaliste Julien GRUNBERG  interpelle l’Auvergnat :

J.G.  : Parlons des textes …

JLM : « Qui sont excellents. Qui sont sûrement les meilleurs textes qu’on ait fait en France. je suis le meilleur parolier Français. Le deuxième c’est BARBELIVIEN. Je n’ai aucun mérite. Je ne pense pas que MIOSSEC ait la stature pour se mettre entre BARBELIVIEN  et moi, si tu veux le fond de ma pensée … Si je fais le job, c’est aussi parce que je suis orgueuilleux, et que j’ai un égo, et que je justifie mon orgueuil et mon égo en faisant un disque qui tue le reste de la concurence. Aujourd’hui la notoriété remplace le talent. Alors, un gars comme moi qui fait de la musique tous les jours depuis 25 ans, plus de 35 heures par semaine … ça ne compte pas. Et on se fait prendre la place par des gens qui ne savent pas jouer d’un instrument, qui ont chanté deux chansons dans leur vie et qui peuvent se retrouver premiers des ventes

Didier BARBELIVIEN …

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J.G.  : Les jeunes ?

JLM : « J’aime beaucoup CAMILLE, elle est très douce ». 

Camille …

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 Pour « Soir Magazine » sous la plume de Joëlle LEHRER (Belgique) on peut lire ceci : « J’ai l’image d’un prétentieux, grande gueule, pas sympa. Voilà ! Il n’y a rien à faire. Mon objectivité et ma sincérité m’empêchent d’être vraiment un chanteur populaire« .

 

Le 17 juin 2003 sous la plume de Pierre ANDRIEU pour « Concert & Co » MURAT  confie :

« Je vends toujours aussi peu  et quand je vois tous les nuls qui vendent des camions et que je n’arrive pas à en vendre une demi-camionnette, ça m’énerve ! Je ne suis pas du genre à rester « fair-play » dans ce pays de merde. Je ne vais pas trouver génial qu’il n’y ait que Johnny HALLYDAY  et Patrick BRUEL  qui vendent des disques dans ce pays à la mord-moi le noeud. On se tape les mêmes artistes depuis 50 ans, ils squattent tout, ils sont installés partout : les télés, les radios … On est d’une autre génération et ils nous passent carrèment à la moulinette simplement parce qu’on est dans un pays de vieux qui n’aime pas les vieux trucs. La France est une ménopausée dépressive, on ne peut rien en faire ; elle est imbaisable ! Impossible de sauter cette salope de France qui maintenant est trop vieille … ». 

P.A.  : Tu pourrais fabriquer un tube, une chanson radiophonique qui fasse vendre, sans faire de concession sur le reste de l’album ?

 JLM : Non, je ne saurais pas faire ça. Je n’aurais jamais de tube, il y a des résonnances dans ma voix qui ne passent pas dans toutes les oreilles, même avec une bonne chanson. En plus, je ne pourrais pas me regarder dans la glace si je faisais ça. J’ai trop à l’esprit des exemples de tenue de carrière. Dans ma discothèque ou ma bibliothèque, j’aime les gens qui se tiennent. Depuis le début j’ai toujours eu en tête cette phrase de Neil YOUNG à propos de sa maison de disques : « Ecoutez ce qu’elle vous dit et faites le contraire ». Ce comportement délicat à tenir, c’est souvent pris comme une attitude. Mais ce n’est pas de l’attitude, c’est de la survie, une exigence personnelle. Je suis constamment sur mes gardes pour survivre dans le milieu. C’est même épuisant. Je suis toujours prêt à défourailler le premier. Ca me fait une image de mauvais coucheur, de mec qui gueule et je le paie sur les ventes de disques« .

P.A.  : Comment expliquez-vous le carton de Carla BRUNI, qui a vendu un million d’albums en un an ?

JLM : C’est son timbre de voix, sa voix est aussi excitante que la poitrine de Gina LOLOBRIGIDA.

P.A.  : Comment t’imagines-tu dans vingt ans ?

JLM  : Référence incontournable. Il y aura moi et les autres. Ma tenue et mon caractère arriveront à passer à travers tout ça »

 

 

Dans le n° 434 de « Rock & Folk »  (2003),  MURAT  dit à Isabelle CHELLEY ce qu’il pense des maison de disques :

« On dirait que tous les crétins d’une génération se retrouvent à bosser dans ce métier. Il y a des mecs avec Bac + 15 qui ne comprennent rien et vous prennent de haut. De quoi sortir la boîte à gifles ».

La journaliste précise : « Il n’aime pas non plus les pseudo bienfaiteurs aux chèques ostentatoires » dont MURAT parle en ces termes : « Les Restos du  Coeur, c’est une espèce de mafia avec GOLDMAN dans le rôle d’ AL CAPONE. Je me demande ce qu’ils font avec le pognon. Ils louent un Airbus pour aller de Metz à Lille ».

 

 

En octobre 2003, pour « Crossroads » il est l’invité de Nadia et Dom Sarraï DESSEIGNE … Il répond à cette question : « Les Français t’agacent ? »

« Les Français ont le champagne qui leur sort par la gueule ! Ce sont des ultras gâtés qui souvent flashent sur tous les crétins de l’hexagone ! Tu regardes leur hit-parade, ils mettent vingt tocards en tête. Johnny HALLYDAY, CHIRAC, machin, mais tu as déjà vu plus ringard que Johnny HALLYDAY  et CHIRAC ? Ils sont là à nous faire chier depuis 40 ans. Et SOUCHON il a déjà 130 ans, on ne sait même plus. Il y en a plein le cul, t’as déjà vu un pays où les mecs restent pendant 80 ans au pouvoir ? Il y en a marre, c’est un pays minable ! ». 

Murat est sans doute dans l’outrance, mais ce qu’il dit,  recèle une telle part de vérité !!!

 

Pour « Sud Ouest » le 8 octobre 2003,  il évoque avec le chroniqueur Yves ChAMPIGNY le cas HALLYDAY et dit : « Le pire sous produit de la culture Américaine et dont les Français se gavent en disant qu’ils sont anti-américains. Donc on ne comprend rien, mais c’est tellement un peuple d’idiots qu’il ne faut pas chercher à comprendre ».

Une nouvelle fois ce que dit MURAT … tombe sous le sens. Mais qu’importe les Français et les élites qui sont à leur tête (gauche et droite confondues) ne sont pas à ça près …

 

Dans les colonnes du magazine « Rolling Stone » (septembre 2003) MURAT  déclare à « F.V. » : « Les gens de la télé n’ont pas de morale. Tu leur rentres dedans, tu leur dis « Qu’est-ce que t’es con », résultat, à la fin de l’émission ils te disent : « Super on a fait une bonne émission ». Ils ne sont pas comme nous. Tu leur dis en direct : « T’es vraiment con toi », et le mec à la fin te dit : « le passage où tu me dis que je suis con, c’était vraiment excellent ». (rires). « Ils raisonnent uniquement pour le spectacle audio-visuel.  L’honneur, ils le foutent dans leur froc. Tu leur montres ton cul ils te répondent : « hum le passage était très bon ». Tu n’en sors pas quoi ! ».

Le journaliste l’interpelle … « Pour arriver finalement à ne plus parler de ton travail ? » … Réponse de MURAT  : «  Jamais ! Je n’en parle jamais. personne ne me pose la question de mes disques à la télé. Souvent, je ne sais même pas pourquoi je sui là (rire). Ils me parlent de n’importe quoi. Ils disent : « Voilà, nous recevons Madame Dugenoux qui est productrice de haricots à Chateauroux. Alors Jean-Louis, vous aimez les haricots ? » : « Ben ouais, j’aime bien les haricots » et l’autre répond : «  Jean-Louis MURAT aime bien les haricots ! » On l’applaudit ! ». (rires).

MURAT  poursuit :« Ma maison de disques m’a convoqué des dizaines de fois parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi moi, le bougnat, je ne me lançais pas dans l’humanitaire ? Pourquoi je n’allais pas soutenir la confédération paysanne avec MANU CHAO, et pourquoi je n’allais pas gueuler contre la saucisse frelatée et le cochon nourri au plastique. Il ne m’aurait pas fallu grand chose pour faire le Che Guevara de service : un béret, « no pasaran » tatoué sur l’épaule, et je vendais 500.000 albums au lieu de 100.000. Mais j’ai toujours senti que si je faisais un truc pareil, je mettais un genoux à terre. Peut-être que ça arrivera un jour, mais jusque là, je tiens le coup ».

 

Fort heureusement, le discours MURATIEN n’est pas fait que de critiques. Dans le n° 74 de « Magic » (septembre 2003) Franck VERGEADE interview le Brenoï :

F. V.  : La chanson « Gel et rosée » est dédiée à D. LADOUBEE, l’ancien chanteur de « DOGS » …

JLM : « La classe. Ils n’arrêtent pas de nous casser les couilles avec Johnny HALLYDAY, mais c’était le seul modèle qui, en 1977 , nous donnait une idée valorisante. Et puis, je connais un peu Louise FERON, leur histoire … S’ils avaient américains, il serait devenu une superstar, et Hollywood aurait déjà fait un film sur lui. Sauf qu’en France, dans ce pays minable, sa disparition a été traitée de façon minable. C’est presque notre premier et dernier héros« .

 Dominique LADOUBEE  et les « Dogs » …

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Dans les colonnes du magazine « Elle » (septembre 2003) MURAT  fait à Florence TREDEZ un avoeu : « J’ai compris que je ne serai jamais populaire. je ne cherche plus le succès. Je me fais une discographie. De toute façon, marcher dans un pays aussi médiocre, ça signifierait des concessions de ma part ».

La journaliste  lui pose la question sur : « La France ? » … La réponse fuse : « Une vieille foldingue dépressive, qui aurait plus besoin d’un psy que d’un gouvernement. Il n’y a que BRUEL  et Johnny pour lui remonter le moral ».

 

Sur « RFI » le 29 août 2003 MURAT  déclare à Bertrand DICALE  : « Le problème c’est que les gens ne veulent plus d’art. le théâtre, le cinéma et le music-hall, ça ne les intéresse plus. Ils veulent bien se déplacer et payer une fortune pour ce qu’ils ont vu sur TF1, mais pour aller voir des gars come moi, les gens ne veulent pas ». 

 

Une bouffée d’optimisme ???  Oui, pour « Jim » (n° 4 mars-avril-mai 2003) le chanteur Auvergnat déclare à David CALVEZ  : « Je pense qu’on arrive en fin de course du n’importe quoi. Faut serrer les fesses, ça va revenir, chaque génération n’est pas complètement nase. les gamins élevés par des gens qui ont une discothèque de merde , l’intégrale de Star Academy et que des cassettes de TF1, ils vont tout faire péter, être d’une sévérité extrême avec notre époque. Moi j’ai commencé la musique en 77, parce que mes parents écoutaient Claude FRANCOIS et Alain BARRIERE et que ça ma faisait vomir. Quand je croise des gens hyper branchés qui me disent que Claude FRANCOIS c’était super, je leur mets une baffe, parce que nous, le jour où il est mort, on a fait une de ces javas ! Pour Patrick JUVET, si on l’avait vu en 77, on lui aurait explosé la gueule. On faisait de la musique contre ça ! DALIDA  ? L’autre fois, au Moulin de la Galette, j’ai pris le desser « Dalida » et j’ai dit : « Vous avez une cigarette Russe, pour lui foutre dans le fion ? ». En 77, si on l’avait vue en bagnole, on lui aurait foncé dessus ».

(…)

« Les actionnaires des grosses maisons de disques, dont l’objectif est de faire au moins 15% de bénéfices par an, savant que c’est les rééditions de vieux trucs qui rapportent le plus. Les maisons de disques ont des dizaines de milliers de titres dont elles ont tous les droits, un énorme potentiel à réétuliser pour pas un rond. Chaque artiste est pris dans une logique boursière qui veut qu’on recycle le catalogue. Moi on m’a proposé d’enregistrer des titres des années 30 et 40, c’est quoi ce délire ? BRUEL l’a fait, c’est celui qui a joué avec le plus de cynisme le jeu de la maison de disques : prendre des chansons hors droit et les remettre au goût du jour. Pédophilie : on inocule à la jeunesse ce genre de musique pour faire un max de blé« .  

 

En septembre 2004, Murat est l’invité de Stéphane BERN  pour l’émission 20 h 10 pétantes. MURAT est en forme. A Charlotte DE TURCKEIM  il assène : « Ta gueule. je t’emmerde ! » et à Jean ROCH « pseudo chanteur » il demande s’il considère : « la merde qu’il chante comme de la musique » … L’émission se termine  par la chronique de Stéphane GUILLON qui s’attaque à MURAT. Le chanteur Auvergnant révèle à « Ze Story »  : « Quand un mec que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam me taille un short en direct, m’insulte, me traite de sale con dans une chronique, je devrais la fermer et l’applaudir ? Ce n’est pas mon éducation. Il l’a échappé belle car j’avais une coupe de champagne que je voulais lui mettre sous la gorge pour lui faire peur ». 

Cette émission va faire le buzz. MURAT  n’en sortira pas grandi. Pendant longtemps, encore aujourd’hui (?) on parle davantage de ses excès verbaux que de son talent. Dans le monde policé de la télé, avec ses codes, la franchise n’est pas de mise, elle se retourne contre ceux qui en usent.

 

Le 22 septembre 2004 pour « Le Progrès » questionné par Thierry MEISSIRET  jlm revient sur cette émission devenue culte : « C’était une vraie galère, avec des crétins qui ne m’ont pas parlé de musique un seul instant. Ils disaient des conneries sur toi, des méchancetés en faisant semblant de rigoler. C’est humiliant. La maison de disques s’est excusée de m’avoir envoyé là ». 

 

Pour le magazine « Crossroads » (2004) MURAT  déclare : « En France ? » « Si tu veux réussir dans la chanson, il faut faire des chansons pour vieux. Les SANSEVERINOBENABAR  et tous ces cons là, ma mère adore ça ! Ils essaient de faire les jeunes zazous, mais en fait les gens de plus de 65 ans les adorent. La nouvelle chanson Française chante pour les retraités, ce qui est vraiment ahurissant (rires) ! Le public est vraiment composé d’une bande de faux-culs. Il n’y a qu’à voir le succès de RENAUD … Cette façon de se prendre pour Jésus-Christ, de faire une traversée du désert en Ricard et de se présenter en croix avec une idéologie qui se veut strotkiste et qui en fait est d’extrême droite  … Le succès de RENAUD  c’est vraiment l’abjection totale ! Johnny c’est EINSTEIN à côté. C’est une bonne référence RENAUD parce que je pense pas que l’on puisse descendre plus bas. Maintenant, il habite Saint Tropez et fait un disque pour sa meuf. Sa meuf elle a intérêt à être habile des doigts, parce qu’elle ne doit pas rigoler des fesses tous les jours (rires). RENAUD c’est l’échec total d’un certain business ». 

C’est peut-être idiot … mais écouter MURAT nous parler de RENAUD et de meuf … j’ai … j’ai ri … à ne plus savoir qu’en faire …

 

Le 18 novembre 2004 Pour « Paris Match » MURAT  déclare à « B.L. » : « Le public est formé par la télé, donc il aime à peu près n’importe quoi. J’étais récemment à la Route du Rock à Saint Malo. Chaque fois qu’un groupe de nuls se produisait, les festivaliers étaient en transe. Dès qu’il y avait un bon tuc, ils se barraient tous. Pour « Blues Explosion » nous étions une poignée de fidèles, pendant qu‘AIR ramenait 10.000 personnes. Eux, ils se sont gourrés de nom, ils auraient du s’appeler « VENT ». 

 

Pour « Popnews » (2004) il revient sur ce festival : « Je suis rentré de la Route du Rock déprimé. Tous ces groupes avec leurs coupe Jacques DESSANGE qui singnent le déglingué … NEIL YOUG disait : « Look, identification, pose ». C’est exactement ça. La musique est devenue secondaire. Tout le côté sanguinolent du rock a disparu. Ca ressemble à des films gore où on fait du sang avec de la grenadine, et le foutre avec du lait Nestlé. Le seul endroit vraiment fun à saint Malo, c’était au milieu de la chair saoûle, au fond vers les bars. Car là, il y avait des bagarres, il y avait la vie. Je me sentais bien au milieu des pochtrons fracassés parce que dès que j’avanaçais au milieu du public TELERAMA et que je les voyais se pamer devant AIR, ce n’était plus la vie. La révolte, le rock’n roll étaient au bar, avec ceux qui tournaient le dos à al scène. C’est curieux : la vie était à la buvette, pas dans les 50 premiers rangs ».

Toujours pour « Popnews » évoquant de ses propres concerts il déclare : « On remplit neuf fois sur dix. Mais vue l’économie de la musique actuellement, ça n’est pas suffisant. T’as au moins quinze intermittents dans chaque salle, on ne sait pas ce qu’ils foutent, il faut payer tout le monde, et à la fin, il n’y a pas de thune. Et nous on tourne pour 1500 balle chacun à chaque concert. Je ne pleurniche pas, je dresse un état des lieux. le public a besoin d’être informé sur la réalité du rock en France. Chaque tournée est déficitaire« . 

 

En septembre 2004 pour le magazine « Epok » sous la plume de François AUBEL (dans le cadre de la promo du disque « A bird … »)  on peut lire  : « Je ne suis pas encore prêt à me faire toucher les fesses par PAGNY  ou embrasser sur la bouche par BRUEL« .

 

Pour « Ciné Télérevue » (2004) MURAT déclare : « Les maisons de disques ne veulent qu’une chose : lancer de nouveaux Johnny HALLYDAY  ou BRUEL, des chanteurs à la con. Assez ! HALLYDAY  et compagnie sont surexploités et bouchent l’horizon de la chanson Française de qualité. Et derrière, on meurt … ». 

 

Dans le cadre de la promo du disque « A bird on a poire » pour « Rock’n France » (Juillet 2004), MURAT aborde le titre « Mashpotétisés » qui a pour objectif de règler des comptes avec la culture musicale « yéyé ». « Je les appelle « les machins », toute la culture de l’ersatz Français. Le peuple Français est le conglomérat qui reprend le plus des choses américaines avec des chanteurs aux noms débiles comme Dick RIVERS, Eddy MITCHELL ou Johnny HALLYDAY. La moitié des Français pense qu’Elvis PRESLEY  a tout piqué à Johnny HALLYDAY. Ce qui explique la misère de la variété ici. On confond le vrai et le faux. On prend Claude FRANCOIS pour James BROWN« .

 

Pour « Play boy » au cours de cette même année 2004 MURAT répond à cette question : « En France des rappeurs il n’y en a pas ? » Ce à quoi il répond : « Ben non … on singe les américains ! C’est à peu près du même niveau que quand Johnny HALLYDAY  essaie de faire Elvis PRESLEY. Les rappeurs (sauf exception) et l’époque « yéyé » c’est pareil ».

 

Voilà sans doute la phrase la phrase qui résume le mieux l’état d’esprit de MURAT en cette année 2004. C’est Gilles MEDIONI  qui dans le journal « L’Express » extirpe ces mots à MURAT  : « Le show-business c’est le FLNC ! L’omerta règne ».

 

Philippe SCHWEYER en avril 2005 (n° 85 du mag Polystyrène) l’interroge sur GAINSBOURG. Voici la réponde de l’Auvergnat : « Pour accéder à une notoriété indiscutable, GAINSBOURG s’est transformé en GAINSBARRE« . (…) « A la fin il devait sa notoriété au GAINSBOURG  pas très intéressant qui rote, qui pète et dit n’importe quoi. J’en veux beaucoup au public et aux médias Français de l’avoir dégradé et à mon avis il est mort très malheureux ». 

Dans le même article il évoque la nouvelle chanson Française : « J’ai l’impression que pour DELERM ou BENABAR, la musique s’est arrêtée en 1955 et qu’elle reprend en 2005. Qu’Elvis PRESLEY, Bob DYLAN  ou Keith RICHARDS, ça n’a jamais existé ! Cette nouvelle chanson Française parle d’un pays qui n’existe plus, de rapports humains qui n’existent plus. Une espèce de nostalgie faite par de jeunes vieux qui n’ont aucune insolence. Heureusement quelques’uns comme Fabien MARTIN  et RIDAN  sortent du lot ».

RIDAN …

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 On peut se demander pourquoi le sieur MURAT en direct ou différé à la télé, parfois à la radio, disjoncte à ce point ? N’arrive pas à mesurer ses propos ? Soit incapable de se raisonner ? Le résultat est tellement catastrophique ! Dieu sait s’il est intelligent ! Dieu sait s’il a du talent ! Pas difficile pour lui de comprendre que ce combat est perdu d’avance … qu’il n’a rien à y gagner … mais tout à perdre. N’importe quel autre artiste que MURAT, suite à l’émission « 20h10 pétantes » avec Stéphane BERN  disparaît illico presto de la circulation. MURAT  ne doit qu’à son immense talent d’être encore là. Même GAINSBOURG  qu’il critique justement parce qu’il fait le GAINSBARRE  … n’aurait pas résisté à ce que les téléspectateurs ont pu voir ce soir là … On ne peut pas donner une pire image de soi … quand bien même on a mille fois raison.

Alors pourquoi ? L’explication je pense l’avoir trouvée dans une interview que MURAT  accorde en 2005 à « Ph. B. » pour « Télérama ». Voilà ce qu’il déclare : « Je suis alliéné à ma langue, façonné par ma culture. J’aime les formules assassines ». (…) « Pour un bon mot je suis prêt à déclencher une guerre mondiale !  Ma machine inconsciente crache des mots et n’a aucune limite. Je suis capable de dire des trucs effroyables. La dimension morale de la langue m’échappe complètement. Je ne suis ni sévère, ni jaloux, ni amer, juste un autodidacte qui pense que les choses doivent être dites. La poésie, c’est typiquement incorrect. BAUDELAIRE, RABELAIS sont des auteurs incorrects. La poésie, c’est faire cracher toute sa beauté au Mal.  » (…) « Comme tout le monde, j’ai une face sombre, au moins 50 % de mon individu, mais je ne cherche pas à la dissimuler ».

En terme d’image les emportements « Muratiens » sont catastrophiques. Ils font souffir l’intéressé et tout son entourage. Voilà ce qu’il déclare  le 26 mars 2005 pour « Liberté » : « Le problème, c’est qu’on ne laisse plus les artistes parler de ce qu’ils font. les livres, les disques, les films, les mecs de la télé n’en ont rien à foutre, ils sont juste là pour se faire mousser. Ils sont doux avec les forts, durs avec les faibles. Leurs shows sont de vrais coupe-gorges. Alors forcément moi, un chanteur même pas disque d’or, j’arrive là pour parler de ce que je fais et ils me « destroyent la gueule ». Dans l’émission dont tu parles, j’ai essayé d’être saignant, car j’ai pas l’habitude de me laisser traiter comme une merde par des blancs-becs. Mais ils ont presque tout supprimé au montage. Après ça, je suis resté au lit deux jours, malade, écoeuré à un point que personne ne peut imaginer« .

 

Le 16 novembre 2011, pour « Femme Actuelle »  MURAT  déclare à Nicolas BALMET  :

« Dernièrement, j’ai lu que les cuivres de BENABAR faisaient beaucoup penser à Otis REDDING. Ca me sidère et ça m’énerve ce microcosme d’artistes et de journalistes qui pensent que la cour de la musique bat à Paris ».

N.B.  : En même temps, la provocation reste une marque de fabrique,  non ?

JLM : Ben oui … Aujourd’hui, la plupart des journalistes me font chier avec ça, mais je vais vous dire un truc : c’est juste de la provoc à trois balles. Du coup, balancer des vacheries, c’est un peu la pire chose que je fais le mieux. Et ça m’amuse. Il y peut-être même un côté revanchard : moi qui vient  du fin fond de l’Auvergne, pendant 10 ans je me suis fait jeter de toutes les maisons de disques Parisiennes. En plus, je connais des dizaines d’auteurs compositeurs remarquables qui n’intéressent personne et qui déchargent des camions huit heures par jour. Mais Vincent DELERME, s’il n’était pas le fils de l’autre, il n’aurait jamais fait un disque. Idemn avec Charlotte GAINSBOURG. Sur ce sujet là, je m’énerve réellement ».

 

La ligne qui suit ne va rien ajouter au crédit du chanteur Auvergnat, pourtant elle résume l’état d’esprit de l’intéressé (tel qu’énoncé ci-dessus), qui s’amuse des mots, que les mots amusent … Pour « Sud Ouest » le 23 novembre 2006 MURAT  glisse dans une interview  : « RENAUD est si con qu’il pourrait s’appeler CITROEN ».  Voilà une pique gentillette, teintée de mauvais goût (diront certains),  d’ironie (pour les plus indulgents) mais surtout d’esprit de dérision, y compris pour lui même … « C’est la pire chose que je fais le mieux«   … c’est exactement ça … C’est MURAT … enfant de la campagne qui fait la nique à ceux de la ville …

 

Pour « Platine » le 31 août 2006 il répond à Mathieu GICLIN qui l’interpelle :

M. G  : Vous êtes aussi trés critique envers les enfoirés ?

JLM :  Je connais ce système, ça fait 25 ans que je suis dedans, ou plutôt en marge, de ce système, et je ne crois pas du tout à la sincérité de tout ça … C’est une couillonnade absolue de l’époque : je ne crois pas au bon coeur des aristes.

M.G.  : Et donc, si on vous demande d’aller aux enfoirés, vous n’iriez pas ?

JLM : GOLDMAN m’a mis « tricard ». C’est SOUCHON qui m’a raconté ça : il voulait reprendre une de mes chansons aux enfoirés et GOLDMAN  a dit : « Non, pas de MURAT  ici« .

M.G.  : Pourtant vous êtes un artiste culte en France, on ne peut pas  faire l’impasse sur vous ?

JLM : Si, il faut croire … (rires). Mais ça ne me dérange pas. Je ne vous raconte pas ça avec dépit ou amertume, je vous rassure tout de suite.

M.G.  : Savez vous  pourquoi vous êtes « tricard » aux enfoirés comme vous dites ?

JLM : Non, mais un jour, BRUEL a viré un mec de son équipe parce qu’il bossait avec moi.

M.G.  : C’est parce que vous avez dit du mal de Patrick BRUEL  ?

JLM : Non, je sais plus. En fait si, je crois qu’on s’est trouvé un jour dans un couloir, il est passé sans me dire bonjour et je lui ai dit : « Tu pourrais me dire bonjour connard » … Alors depuis, il ne m’aime pas. Pourtant, ça n’était pas méchant … c’était gentil et mignon même (rires).  

 

En septembre 2006, dans le cadre de la promo « Taormina », pour « Start Up » MURAT  répond aux questions de Florence RAJON :

F.R.  :  Billy, c’est quelqu’un en particulier ?

JLM : Disons que c’est une réponse aux gens qui m’énervent.

F.R.  : Vous devriez peut-être taire certaines  choses ?

JLM : C’est ma nature.

F.R.  : On vient aussi vous chercher pour ça ?

JLM : Mais évidemment ! Tous vos collègues, je vois bien qu’ils attendent que le lâche un truc, alors des fois, ok, je balance, mais c’est moi qui les manipule en fait. A force, ça m’a donné l’image d’un mec un peu désagréable.

F.R.  : Et vous le regrettez ?

JLM : Oui. Dans la vie je ne parle pas beaucoup : je fais des chansons, je lis des bouquins, je mène une vie d’étudiant. Et puis arrive ce moment, quelques jours dans l’année où là, je me retrouve dans un truc qui me met hors de moi. On m’arrache de mon truc, je me fais chier dans le train, ici il fait chaud … Alors j’y vais à la hache. Ca me nuit énormément. Je pense que je vendrais plus de disques si j’étais beaucoup plus gentil et cool, mais il y a des efforts que je ne peux vraiment pas faire.

 

En septembre 2006 pour « Muze » MURAT  parle plus généralement de la chanson Française : «  On me classe dans la chanson Française, ce créneau de vieux garçons, mais qu’ai-je en commun avec ça ? La chanson Française est morte, elle me dégoûte, je n’en écoute jamais ! ».  

Voilà qui a le mérite d’être clair …

 

Pour le magazine « Elle » le 25 septembre 2006 Florence TREDEZ  écrit, parlant de MURAT : « Il a a décidé d’arrêter de dire des énormités sur les plateaux télé … «  Ce qu’il  confirme de façon implicite : « Un médecin m’a donné une ordonnance pour un médicament sans effets secondaires qu’utilisent les gens qui font la télé. Ca ralentit le coeur, on peut te dire n’importe quoi, tu restes zen. Il paraît que Raymond BARRE  le prend. Si je ne faisais pas de télé, je vendrais trois fois plus de disques. On ne peut rien dire, si je balance une connerie chez ARDISSON, les gens se déchaînent après sur internet. Là, je ferai Raymond BARRE« .

 

Nous sommes en octobre 2006, pour « ISA » le Brenoï est questionné par Florence TREDEZ :

F.T.  : Le people le plus agréable que vous connaissez ?

JLM : Mylène FARMER. Elle a un côté caissière de chez SHOPI qui me plaît énormément.

F.T.  : Le people le plus désagréable ?

JLM : RENAUD. C’est le fourbe absolu, ce type, l’hypocrisie grandeur nature.

 

Le 6 octobre 2006 sur « Le Nouvelliste Online » MURAT  parle en ces termes des relations entre gens du métier : « Je sais d’expérience que le show-businee Français est le régne de la fausse amitié. Les ambrassades avec des poignards dans la manche, je ne marche pas dans la combine. Du coup je me fais des ennemis (rires), mais je ne gêne pas pour dire que je n’ai aucun ami chanteur ».

 

 

Sous la plume de Jean-Marie ANTOINE, le 26 août 2006, pour « TELEKILA »  le chanteur Auvergnat déclare : « Quand j’écoute une demi chanson de TRENET, celà me paraît bien plus nouveau que la nouvelle chanson Française ».

 

Le 29 août 2006 ppour « 20 Minutes » il enfonce le clou … Isabelle CHELLEY l’interroge : « Que pensez-vous de la nouvelle scène Française ? ». La réponse est cinglante : « Elle m’afflige. Je déteste cette chanson Pétainiste de vieux garçons qui ont peur des filles. La musique que j’aime est orgiaque. Si on supprime EROS et BACHUS, il n’y a plus de créativité. Ca devient un gagne-pain pour gagne-petit ». 

 

Nous sommes en 2007. Le 26 septembre MURAT répond à cette question de l’A.F.P. « Quels artistes aimez-vous ? » Il aurait pu se limiter à quelques noms, mais chassez le naturel, il revient au galop … Voici donc sa réponse : « Quand je vois des bien, j’essaie de bosser avec eux. Comme CAMILLE, HOLDEN  ou COCOON. Je pense aussi qu’on est très injuste avec Benjamin BIOLAY. Et c’est ahurissant que JP NATAF, qui sait tout faire, n’ait plus de contrat, alors qu’on voit de ces nullités !  Des BENABAR, GRAND CORPS MALADE, c’est zéro de chez zéro ! J’aime Amy WINEHOUSE, les WHITE STRIPES, PJ HARVEY, des gens qui ont une vie intérieure. Ce qu’on peut reprocher aux Français, c’est qu’ils ont la vie intérieure d’un teckel, avec l’idéal d’un teckel« .   

 

Cette phrase fera le buzz … MURAT  se marginalise …

 

Le 7 octobre 2007  l’Auvergnat est interviewé par Michel TROADEC du journal « Ouest France ». Il fait référence au « teckel » et en préambule de son article il pose cette question à ses lecteurs : « Détestez-vous MURAT«  … Il n’y répond pas mais ajoute : « Il fait tout pour ça !« . MURAT  s’en explique : « A force d’allumer les uns et les autres, j’ai déclenché un phénomène de détestation. Ca me coûte aussi cher que ça me rapporte. Que voulez-vous ? Ce n’est pas de ma faute si aujourd’hui, la notoriété remplace le talent. Comme j’ai décidé de continuer à essayer de vendre des disques, je fais le bouffon, le show. On m’invite. C’est du show business. On peut porter un jugement moral. Mais je continue à faire vivre mon équipe et à faire mon job ». 

 

Thierry COLJON pour « Le Soir.Be » le 24 octobre 2007 apostrophe MURAT  : « Benjamin BIOLAY vous imite : il dit du mal de tout le monde … ». MURAT lui rétorque : « Ca devient un sport Français, il est une pépite, alors que tout le monde lui tape dessus. C’est un vrai talent, que ça plaise ou non. Il n’y en a pas beaucoup que je respecte comme lui ».  Beau compliment …

 

Nous sommes en 2008, dans le cadre de la promo « Tristan » MURAT  est l’invité de « Anous.fr ». Il répond à cette première question : « Tes dernières   : « apparitions à la télé ne sont pas passées inaperçues. Tu as décidé d’adopter la posture du provocateur ?  Réponse : « Je pense que je suis plutôt passé pour un pauvre con, un crétin ! La télévision est une création diabolique, une sorte d’enfer … Quand on te pose une question, si tu es lent, si tu réfléchis, ça ne passe pas. Si tu fais le robinet d’eau tiède on ne t’écoute pas. Le seul échappatoire c’est la crétinerie ! Même qulqu’un qui a de l’esprit passe pour un idiot : ça broie les meilleurs … Tu enverrais PLATON, SPINOZA  et NIETZSCHE  face à NAGUI, ils passeraient pour des cons. Et chez Claire CHAZAL, EINSTEIN  serait passé pour un idiot.

Autre question du site web : « A « Taratata », tu peux pas jouer quelques chansons et « échapper » à l’interview ? »

Réponse de MURAT  : « C’est ce que je demande à chaque fois, mais on me dit que non ! Le truc, c’est duo plus interview. Je veux bien faire le duo mais l’interview c’est non. NAGUI  ramenant toujours le niveau de l’entretien avec les chanteurs à hauteur de la crétinerie, je n’ai pas envie, en tant que père, en tant qu’éducateur, en tant que type, qui paie sa redevance, que mes enfants me voient en train de me vautrer dans ce n’importe quoi ! C’est une catastrophe : en plus, il paraît qu’il sera encore là dans vingt ans. »

 

Pour « L’Express« , en 2008, le journaliste François Régis GAUDRY lui demande de désigner : « un contemporain de sexe opposé« . Le Brenoï répond aussi sec : « Carla BRUNI. Un jour elle m’a appelé pour me dire qu’elle aimait bien mes chansons. Ce n’était pas de la flatterie, elle les connaissait toutes par coeur ! Ensuite, on en a enregistré une ensemble, que j’aime beaucoup. Aujourd’hui, c’est une amie et je n’ai pas à juger sa vie privée ».  

Carla BRUNI …

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 En, Mai 2008 pour « Xroads » MURAT fait face à Yann GIRAUD à qui il déclare :« Si on regarde sur quoi repose une carrière, il y a le public, la profession et les critiques. En ce qui me concerne, du côté du public, je suis un tout petit vendeur, c’est carrément zéro. Du point de vue de la profession, rien non plus, tout le monde me déteste dans ce métier. C’est un métier où il n’y a pas la moindre intégrité. Si tu dis vraiment ce que tu penses, tu es grillé. Il me reste donc la critique. J’ai beaucoup d’amis journalistes, donc ce n’est pas un sombre calcul de ma part, mais j’ai toujours eu un fond quelque peu littéraire; et il y a donc ce petit jeu qui s’est mis en place avec les critiques ». 

Dans la même interview il confie: « Je suis dingue des « Black Keys ». Ces mecs c’est tout ce que j’aime. Je suis emmerdé d’être catalogué dans la chanson Française, car il y a cette langue, ce phrasé. Or, je n’ai pas l’impression que ce monde-là soit le mien ».

 

En Avril 2008 pour « Platine » MURAT  s’en prend à RENAUD en des termes peu aimables … :« 90% de mon public est de gauche. C’est le triangle FNAC – TELERAMA – enseignants. Si je voulais les flatter et les caresser dans le sens du poil, je n’aurais qu’à me déclarer de gauche, ce serait un billard. C’est exactement ce que fait RENAUD : il sait que la majorité de son public est de gauche, donc il va dans leur sens. Il y est presque obligé pour vendre des disques.. Tout ça c’est du marketing ». (…)« RENAUD c’est un show-bizier de première ». (…) « Les artistes sont des opprtunistes par nature. Ils vont dans le sens du vent, et c’est profondément méprisable. Ce qui compte ce ne sont pas les déclarations dans la presse, ce sont les actes. Par exemple, dans l’affaire du rachat de V2 par Universal, je suis pratiquement le seul artiste de la maison à m’être tout de suite inquiété du sort des salariés. Les artistes de gauche de « V2″ ils s’en foutent, ils sont tous contents d’aller chez Universal, comme si on leur avait donné la Légion d’Honneur. Et je ne parle même pas des artistes soit disant de gauche comme RENAUD ou MIOSSEC, qui vont s’installer à LONDRES  ou en BELGIQUE pour payer moins d’impôt ! Ce type de comportement me fait bien marrer !

En retour … RENAUD  lui répond dans les colonnes du même journal, une véritable diatribe commençant par « Pauvre crétin » et se terminant par « Bien à toi, pauvre tâche. ! »

 

Nous sommes en 2009, dans le cadre de la promo « LCODC » dans les colonnes de « Paris Match » , le 24 septembre, MURAT  confie à Aurélie RAYA  : « Dans ma discothèque, il n’y a rien de Français, à part trois ou quatre Joe DASSIN« .  

Joe DASSIN …

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Le 6 septembre 2009 Sébastien BATAILLE  pour « Bakchich » interviewe MURAT. La question du journaliste est « limite »  puisqu’on demande à l’Auvergnat de choisir entre : « la grippe A et RENAUD  ? ». La réponse  est cinglante : « Pour la grippe A il y a des vaccins, pour l’autre l’euthanasie ».  A question   provocante, réponse du même niveau. Il ne fallait pas s’attendre à moins. Voilà qui va faire le buzz !!!

 

Il faut croire que RENAUD  est la cible favorite de MURAT  puisqu’en cette même année 2009 pour « Kamikaze » MURAT  déclare : « T’as des branleurs comme RENAUD qui se teint en blond et prend une barbe pour devenir Jésus. Forcément, il souffre beaucoup ».

 

Nous voici en octobre 2011, dans le cadre de la promo « Le grand lièvre » MURAT  se confie à Philippe BARBOT  pour « Rolling Stone« . MURAT  est invité à nous parler de MANSET. Voici sa réponse : « Ma maison de disques voulait que je bosse pour lui ». (…) « Un monde nous séparait, un fossé qu’on ne pouvait pas combler, vu nos caractères, nos égos. Pourtant j’apprécie l’artiste. Il m’avait donné le courage d’écrire en Français. MANSET, c’était comme DE GAULLE en politique : quand tu écris en Français, il y a forcément un moment où tu passes par lui. Il a débloqué quelque chose, une sorte de pulsion littéraire, qu’on retrouve encore aujourd’hui chez moi. Dans BASHUNG, il y a beaucoup de MANSET, chez DOMINIQUE A  aussi ».

 

Patrice BARBOT  pour « Serge » (2011) invite MURAT à nous parler du « système » et des chanteurs en général. La question :« C’est le système qui domestique les chanteurs ? ». BARBOT est un journaliste reconnu dansle métier, il sait pertinemment qu’entraîner MURAT  sur ce terrain ne peut que conduire à une réponse fulgurante. Elle l’est. Mais elle ne donne pas dans l’outrance, elle confine à la pertinence … « Ils se domestiquent tout seuls. J’ai tellement peu de respect pour mes camarades de la profession. Entre les putes et les camionneurs, il y a le chanteur, son côté putassier, ce travail acharné pour faire des tubes, le tube étant pour moi la définition même du mensonge qui a l’air vrai. Comme cette jeune fille qui s’appelle ZAZ et qui chante un tube « Je veux ». (…) « C’est la chanson la plus opportuniste du XXIème siècle. Cette chanson, c’est de la démagogie comme on n’a jamais poussé la démagogie. Je ne sais pas qui l’a écrite mais on sent quelqu’un qui s’est dit : « Le public, c’est vraiment des cons, je vais leur balancer une grosse merde et on va cartonner ». Le triomphe de cette chanson, c’est le triomphe de la merde. Désolé pour ZAZ, elle n’y est pour rien, mais dans cinquante ans sa chanson, sera l’hymne du sarkozysme ».

MURAT  ne s’en prend pas à l’artiste. Vous lisez cette chanson, plaisante à l’oreille il est vrai,  et vous n’avez qu’une successions de paroles mièvres, ne représentant ce que les gens veulent entendre … « Je veux d’l'amour, d’la joie, de la bonne humeur » …

Le 14 novembre 2011 sous la plume de Pascal DE GENDT  pour « La Libre.be » Jean-Louis MURAT déclare :  » Je veux de l’amour, je veux de la neige en hiver » cela me fait penser à une campagne de pub de La Redoute dont le  le slogan était  : « c’est l’hiver quand je veux ».

  

Le 15 décembre 2011, dans le journal « Le Point » sous la plume de MICHEL REVOL, le chanteur Auvergnat va une nouvelle fois faire le « buzz » … et pourtant, à y regarder de près, il n’y a dans ce qu’il dit, aucune provocation, un constat dit avec des mots simples, compréhensibles pour tous … Ne pas avoir la langue de bois … Dire les choses tel qu’on les pense sans se demander si les propos tenus vous vous nuire ou vous servir. Il semble que dans le monde artistique actuel MURAT  soit le seul énergumène de cette espèce … Bien évidemment celà détonne …

« Les restos du coeur ??? »  : « Je trouve ce système dégoûtant »« Les jolis coeurs, les plus généreux que moi tu meurs, je n’y crois pas du tout. La vraie générosité elle est silencieuse. Ca ne doit pas devenir un élément de promotion ».

 

« Les artistes qui se joignent à la politique ??? »  : « C’est le triomphe de l’hypocrisie. les chanteurs se mettent du côté du manche. La vie d’artiste est beaucoup plus confortable si tu es vaguement contre. Ils essaient de se placer sous une sorte de lumière marxiste. Ils disent je suis un rebelle, je suis socialiste. Tous les cons font ça ».

« Alain SOUCHON ???  » … « Tu peux aussi faire une carrière de lèche-cul à la SOUCHON. C’est le plus grand stratège de la chanson Française. Il est passé de POMPIDOU  à SARKOZY  sans broncher. SOUCHON c’est le LECANUET  de la chanson ».

Il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. MURAT  est dans la constance, déjà en 1999 il tenait des propos similaires … S’agissant des restos du coeur … il nous parlait de « mafia ». En 2011 …il n’emploie plus ce mot alors qu’il s’impose plus encore … N’avoir pas la langue de bois lorsque l’on est artiste n’est pas chose aisée. C’est souvent risquer d’aller à l’encontre se des propres intérêts … et crime de lèse-majesté contre ceux de la maison de disque … MURAT n’en a cure. Il continue de tracer sa route … vrai rebelle qu’il est … jamais il ne sera à la solde d’un quelconque pouvoir …

Une dernière chose : « Si tu es vaguement contre » …  Il a tout dit, sans rien dire … il a le sens des mots … Merci Monsieur Jean Louis MURAT !

Ajout le 22 12 2011 … 

Le journaliste Breton  Jean THEFAINE a rangé ses stylos et pris sa retraite. MURAT sait reconnaître « ses amis » et THEFAINE  en fait partie.  Par « ami » j’entends l’estime réciproque qu’il y a entre les deux hommes.  Sur son blog, le 29 novembre 2011 THEFAINE  a obtenu une interview de l’Auvergnat. Il s’agit sans conteste de l’interview la plus aboutie de la campagne promo du « Grand lièvre« . A l’invitation du Rennais MURAT  y parle de ses congénères : « Tu sais, je suis assez soupe au lait. Quand on me cherche, on me trouve. Ce n’est certainement pas ce qu’il y a de mieux dans ma personnalité, mais c’est comme ça. C’est mon côté « Bourboulien », que je déplore des fois. Mes enfants sont comme ça aussi, figure-toi : quand on les cherche on les trouve ».

Poursuivant cette interview THEFAINE  aborde le sujet : « Nicolas SIRKIS » …   pour qui l’Auvergnat aurait des projets de chansons.   MURAT confirme et déclare : « Je l’aime beaucoup« . (…) « J’ai bien peur que dans cent ans, quand on fera le point sur ce qu’on appelle le rock Français, sans porter de jugement de valeur, je pense que Nicolas sera celui qui aura traversé le plus de périodes, qui aura tenu la barre le plus longtemps et le mieux possible. Je suis très fasciné par l’endurance et la détermination. Son endurance et sa détermination à lui font qu’INDOCHINE est sûrement l’exemple le plus remarquable dans ce qu’on peut appeler le rock Français ». 

Nicolas SIRKIS  …

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MURAT  y cite également une chanteuse qu’il porte en estime :« J’aime beaucoup Patricia KAAS  et je la suis depuis très longtemps ».

Je termine donc cette page par une note positive … comme quoi MURAT n’est pas aussi obtus qu’on le dit …

***

Ajout le 9 mai 2016 …

A l’occasion de la sortie des albums : « Grand lièvre » (2011) –  « Toboggan » (2013) et « Babel » (2014) MURAT s’était bien gardé de critiquer peu ou proue ses collègues chanteurs. En 2013 MURAT confie que le titre « Un mur pour pleurer »  titre chanté par Anne SYLVESTRE fait partie de ses titres préférés. La chanteuse écrit : « On ne pleure plus, paraît-il/On avale tout, c’est facile ».

anne sylvestre juste une femme

MURAT nous dit aussi du bien de MAURANE chanteuse pour qui il aimerait écrire des chansons. Le 21 mars 2013 MURAT confie au journaliste Laurent MERU BOULCH : « Pour moi, c’est MAURANE qui chante le mieux en France ».

  maurane_2009©polydor

Le 15 avril 2016 « Morituri » est dans les bacs. A peine sorti et déjà le « buzz » sur cette phrase de MURAT qui confie à  Romain BURREL pour « Metronews » : « C’est la crise, les salles prennent moins de risques et préfèrent programmer des gros cons comme RENAUD ou POLNAREFF ». Puis d’ajouter : « Le système médiatique est scatophage, il faut lui balancer de la merde à la gueule ».

renaud

Fort de son succès, il semble que RENAUD se soit bien gardé de toute réponse. 

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POLNAREFF plus réactif a laissé ses admirateurs répondre à sa place sur son compte Tweeter. Leur réponse est cinglante : « D’abord Michel Polnareff n’est pas un gros … Jean-Louis Murat s’y croit de trop. Aucune modestie, c’est lui le gros nul. ». Autre réponse : « On se demande à qui cela va manquer que Murat ne fasse pas de tournée … ».

Qui sème le vent récolte la tempête ! MURAT n’a rien à gagner dans ces querelles de bas étage. Il ne sert à rien de le dire. Le mal est déjà fait. Le bourru/bougon à la plume si légère se sera mis tout le monde à dos ! Quel gâchis !  MURAT n’a que faire de RENAUD ou de POLNAREFF. Les citant c’est tout un système assoiffé d’argent qu’il met en cause. Ce combat est perdu d’avance …  MURAT va rejoindre le bercail et nous écrire sa solitude …

Toujours dans les colonnes de « Metronews » le 15 avril 2016, MURAT répond à cette question ô combien pertinente de Romain BURREL : « Vous cultivez toujours autant votre autarcie envers le monde artistique ? ». La réponse fuse, tout aussi intéressante : « J’ai une conception artisanale de mon métier. Je ne me sens pas du tout « artiste ». Je fais des chansons, c’est mon job. En France, dès qu’un clampin enregistre trois chansons, il se pense artiste?. C’est une catastrophe. Tous ceux qu’on qualifiait d’artistes et que j’ai rencontrés, je me suis rendu compte que c’était des triples merdes ». Voilà qui est dit, qui n’est que vérité et qui ne fera qu’accentuer le fossé entre MURAT et la plupart de ceux qui ont pignon sur rue …  

A suivre …    

***

Publié dans : ||le 4 décembre, 2011 |21 Commentaires »

21 Commentaires Commenter.

  1. le 4 décembre, 2011 à 16:17 Armelle écrit:

    toujours pas un mot sur Charlélie… mais quelque chose me dit qu’il répondrait comme pour William Sheller!

    très bien cette nouvelle page

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  2. le 8 décembre, 2011 à 16:03 Muse écrit:

    Coucou Didier

    Page intéressante où cependant, tu n’as pas noté l’aspect contradictoire de JLM vis à vis justement de Brassens, Ferré, Brel, que d’un côté il va célébrer et de l’autre complètement démonter et jeter aux chiens.
    Du coup, on finit par se demander qui trouve grâce à ses yeux et aussi quelle confiance on peut lui accorder quant à ses appréciations sur tel ou tel puisqu’il va passer son temps à dire tout et son contraire sur une même personne.

    C’est peut-être justement cette contradiction permanente qui passe de la gifle à la caresser pour retourner à la gifle qui finit par insupporter les médias, plus que sa sincérité et sa capacité à dénoncer ce qui lui déplait par rapport au fonctionnement mafieux réel du show biz.
    JLM n’est pas le seul chanteur français à se mettre volontairement en retrait des grandes messes ronflantes et hypocrites du show biz. Mais ces chanteurs et chanteuses discrets ne passent pas leur temps à casser du sucre sur le dos des camarades (tu prends Cabrel, Manset, Catherine Ringer, Farmer, Duteil, Daho, Higelin, Fontaine, Hadji Lazaro, Fersen, CharlElie, Tom Novembre, Enzo Enzo, Goldman, Christophe, Emilie Simon, Juliette, Françoise Hardy, William Sheller et bien d’autres que je dois oublier, pas le genre à aller vomir sur tel ou tel collègue ni à se prendre pour des victimes du système ou du show-biz. Ils tracent leur route sans se préoccuper du qu’en-dira-t-on, savent tout comme lui que le show biz est un système enfermant et hypocrite et ne cherchent pas à se réhausser narcissiquement et médiatiquement en tapant sur d’autres démarches que la leur).

    Ce qui fait sans doute, qu’ils totalisent plus de capital sympathie que JLM et donc reçoivent le plus souvent un meilleur accueil au plan public et donc aussi parfois au plan médiatique.

    Je ne verrais donc pas les critiques muratiennes comme de la sincérité (pour une partie de ce qu’il exprime) mais comme une forme de complaisance victimaire plutôt déplaisante. Et décevante, donnant une piètre image de sa personne par rapport à la qualité musicale et textuelle de son travail.
    S’il prétend être déçu par certains collègues, je crois qu’il doit être conscient qu’en agissant comme il le fait parfois, il déçoit nombre de collègues, de personnes qui par ailleurs l’apprécient professionnellement.
    Je pense notamment à Voulzy qui avait été choqué et attristé d’avoir été épinglé méchamment par JLM alors qu’il apprécie beaucoup son travail et est plutôt un homme gentil, ouvert.

    http://www.dailymotion.com/video/x2ogdw_francofolies-2007-voulzy-vs-murat_music

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    • le 8 décembre, 2011 à 17:10 didierlebras écrit:

      Chère Muse,
      Je te rejoins complètement. Murat est un enfant. Il a gardé des comportements de gamin. Il pense queue il dit queue. Il pense chatte il dit chatte. Je ne sais même pas si c’est un jeu. En tout cas ça le fait rire. Ce n’est pas tant aux personnes qu’il en veut. C’est au système. Il critique VOULZY … il pense Pascal Nègre. Le public ne va pas voire aussi loin. Toutes ces conneries ne font que le desservir. Heuresement qu’il a des fans fidèles et un grand talent … ça ne doit pas être facile à vivre tous les jours. Pour lui non plue. Mais je ne vais pas le plaindre. Il ne tient qu’à lui …

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  3. le 9 décembre, 2011 à 12:08 lew écrit:

    Murat n’a pas l’esprit grégaire. ce qu’il dit n’est certes pas piqué des vers ni des hannetons, mais au moins ce ne sont pas propos rassis, cela n’a même rien à voir avec une vulgaire et quelconque « sincérité », c’est une part importante de la vérité qu’il met à nu, et ça, c’est coruscant à entendre quand on n’en a pas l’habitude.
    moi je loue son refus du corporatisme. le milieu artistique n’a pas besoin de ça, si l’on peut en voir plus souvent qu’à notre tour certaines de ces manifestations, c’est simplement une preuve de plus de son état de décomposition avancé.
    Jean-Louis, votre diagnostic est bel et bon car vrai.
    merci pour votre courage intellectuel et votre fortitude morale.
    you’re « the man ».

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    • le 9 décembre, 2011 à 12:58 didierlebras écrit:

      Voilà un commentaire brillant … qui dénote d’une bonne connaissance du personnage MURAT. Merci à toi de nous donner cet avis pointu, précis et détaillé.
      En d’autres mots et on le verra tout au long de cette enquête (page 44) ce n’est pas tant les personnes que Murat vise … c’est un système vérolé … Il s’en fout de Johnny et de ses ventes de camion … c’est Pascal NEGRE et tout ce qu’il représente (fonds de pension, recherche du gain absolue … peu importe le flacon pouvu qu’on ait l’ivresse) … c’est tout ça que jlm condamne avec ses mots à lui … On le verra tout au long de cette enquête il a des mots cohérents depuis le début …
      Lew …merci de ton commentaire …

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  4. le 9 décembre, 2011 à 18:14 Muse écrit:

    Je ne crois pas que JLM se fiche des ventes des autres.
    C’est justement ce qui le pousse à la critique virulente. Il pratique ce démontage en règle dès qu’il se voit dépassé au plan des charts.

    Bien d’autres chanteurs savent à quoi s’en tenir côté show biz (côté mafia et bal des faux-culs) mais ne passent pas leur temps à salir les collègues et la profession.
    On peut remarquer en plus que JLM va toujours démonter la personne la plus facile, la plus sans défense ou l’ambulance du jour.
    J’appelle ce genre de discours ni de la sincérité ni de l’objectivité.
    Juste de la méchanceté gratuite, de l’envie et de la jalousie.
    C’est dommage d’avoir autant de talent et passer le plus clair de ses interviews à déverser sa bile façon « l’Abbé de Vilecourt » dans les médias.

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    • le 9 décembre, 2011 à 21:43 didierlebras écrit:

      Salut Muse,
      pour une fois nous ne partageaons pas le même avis … Je suis persuadé que JLM se fout de ce que vendent les autres … ce qu’il n’accepte pas c’est un système verrouillé, vérolé … Ce n’est pas tant tel ou tel qu’il critique, c’est un système qu’il condamne. Mais se battre contre moulins à vent n’est pas chose aisée.
      Le pire ennemi de JLM ce ne sont pas les autres … c’est lui-même. Je pense que la-dessus nous sommes du même avis. Ce qu’il dénonce depuis des années, on s’aperçoit aujourd’hui qu’il avait … qu’il a raison sur tout ou presque … Page 44 (année 2003/2004) tout ce qu’il dit se révèle exact … à la virgule près.
      Amitiés.

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  5. le 10 décembre, 2011 à 16:28 Muse écrit:

    Pour combattre un système, Didier, nul besoin de taper sur les collègues comme JLM le fait.
    Je remarque qu’il aime taper sur les collègues qui font mieux que lui côté ventes, qui peuvent se permettre un train de vie qu’il souhaiterait avoir, plus rapidement. C’est beaucoup plus facile que de dire au système qu’il soit de maison de disques ou aux médias, je fonctionne sans vous et je m’autoproduis maintenant définitivement comme bien des artistes américains le font par soutiens de pré-commandes d’album par internet.
    Seulement, il est trop réactionnaire pour faire cette démarche. Après avoir salué internet, il le conspue autant qu’il peut.
    Et n’a pas assez de connaissance informatique ni d’entourage suffisamment pointu en informatique et en comptabilité pour faire ça.
    Et JLM est incapable de dire cambronne au système et se passer de médiatisation nationale comme le font bien d’autres artistes. Alors il tape autant qu’il peut en pensant faire des bons mots comme l’abbé Vilecourt qu’interprétait Giraudeau dans le film de Patrice Leconte « Ridicule » sur ceux et celles qui se débrouillent mieux.
    Il n’aura jamais ni l’attitude détachée et la classe d’une Juliette, d’un Nilda Fernandez, très en dehors du système et pourtant continuant à tracer leur route en tant qu’artistes sans se plaindre ni hurler contre leurs pairs.
    C’est tout le navrant et décevant du personnage public JLM.
    Et en plus s’attaquer méchamment à Renaud alors que ce dernier est dans une phase plus que difficile depuis quoi deux ou trois ans, c’est vraiment lamentable. Et puis quand il balance ainsi et aussi méchamment, j’aurais envie de lui dire, c’est l’hôpital qui se fiche de la charité côté excès.
    Je ne souhaite pas qu’un jour, pour enfin comprendre la teneur méchante de son propos, quelqu’un lui adresse ainsi qu’à sa compagne, les mêmes « compliments » que ceux qu’il adresse à Renaud et à son ex-épouse. Il dit pourtant lui-même qu’on ne tire pas sur une ambulance, sans pouvoir hélas, se retenir de le faire.

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    • le 10 décembre, 2011 à 21:06 didierlebras écrit:

      Celui à combattre c’est le système … jlm harrangue les parties saillantes de ce système. C’est un combat perdu d’avance … qui se retourne contre l’harrangeur…
      Je suis le 1er à déplorer cette situation. Le pourquoi je crois l’avoir découvert dans une interview accordée par Murat en 2005 et qui figurera bientot en page 44 …

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  6. le 12 décembre, 2011 à 19:36 Armelle écrit:

    Muse, jlm ne souhaite pas avoir un autre train de vie que celui qu’il a et n’envie pas qui que ce soit… si tu l’entendais parler hors interview, loin des médias, tu ne te ferais pas ces fausses idées, je t’assure.

    Le problème c’est qu’un jour il y a longtemps, il a dit à ceux qui voulaient absolument qu’il fasse de la promo, que puisqu’on le forçait à faire ça, il ferait tout pour passer à chaque fois au zapping; et il l’a fait! Je pense que Didier saura retrouver cela…

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  7. le 14 décembre, 2011 à 9:36 Muse écrit:

    Curieuse coïncidence, l’autre soir Pierrot me signale que la maison de disques de JLM a mis en twitt l’article du Point. Ce qui veut dire que JLM a fait ce buzz pour faire des ventes supplémentaires sur le dos des Restos du Coeur et des collègues qu’il critique.
    Il se conduit donc exactement comme ceux qu’il vilipende.
    Et je crois hélas qu’en critiquant toujours ceux qui font le plus de ventes, il envie vraiment leurs finances, même s’il n’envie pas les mondanités auxquelles ils assistent et leur vie urbaine.

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    • le 14 décembre, 2011 à 10:46 didierlebras écrit:

      Curieuse coincidenceffectivement. Je me suis fait la même réflexion. D’autant que j’avais mis de côté cet article avant même que Pierrot ne nous fasse état des nouvelles déclarations de JLM. Pour ce qui me concerne muse, je suis + indulgent avec MURAT. Je suis persuadé que ses déclarations sont le strict ressenti de ce qu’il pense … Il se trouve que je pense comme lui. Beaucoup des personnes qui sont aux Restos n’ont qu’un talent superficiel … C’est + les restos qui les portent … qu’ils ne donnent aux mêmes restos … J’en suis persuadé et je pense que c’est ce que veut dire JLM …

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  8. le 5 janvier, 2012 à 14:53 Muse écrit:

    Je ne peux pas le défendre quand il se comporte ainsi.
    Parce que les Restos comme bien d’autres associations humanitaires peinent à trouver des fonds pour pouvoir nourrir les plus pauvres de nos concitoyens cette année. Et voir JLM utiliser les Restos pour faire du buzz pour son album et ses ventes, ça me navre. Il montre en réalité qu’il est aussi opportuniste et misérable que ceux qu’il critique. Et pour couronner le tout, il manipule de plus en plus dans différentes interviews des idéologies plus que nauséabondes, à tel point que différents sites d’extrême-droite se sentent justifiés, le considèrent dorénavant comme une caution morale pour leurs idées fachos. Ce que je trouve plus que détestable.
    Et donc par rapport à tout cela, je ne pourrai jamais le défendre. Pour moi, il perd l’honneur par rapport à ses dernières déclarations et ses agissements opportunistes. Ca n’enlève rien au plan de la beauté de ses textes et ses musiques mais clairement au plan humain, il se révèle de plus en plus sous un jour détestable. Est-ce la crise de la soixantaine? Est-ce lié aux excès divers qu’il revendique? Je ne sais pas…en tout cas, je trouve ce comportement triste, lamentable, décevant au plus haut point.

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  9. le 5 janvier, 2012 à 15:25 didierlebras écrit:

    Salut Muse,
    je respecte tes idées, mais ne les partage pas. On ne va pas se chaùmailler pour autant. MURAT vit au milieu de braves gens, personnes âgées pour la plupart. Ces gens ont du bon sens. Murat ne fait pas preuve d’oppurtunisme, il fait preuve de bon sens. Je veux bien croire qu’en certaines circonstances il y a de la mauvaise foi … Par contre il sait très bien que critiquer les « restos » ne va pas lui rapporter une vente supplémentaire. Il dit ce qu’il dit parce qu’il le pense au plus profond de lui-même. Il n’est pas dans seshabitudes, il est incapable de dire autre chose que ce qu’il pense … le plus souvent ça le dessert. Murat n’est d’aucune extrême (ni de gauche, ni de droite) il est contre tous les pouvoirs … il est du parti du bon sens. Tous les hommes politiques qu’ils soient de gauche ou de droite, ces professionnels ne pensent qu’à eux, à leur place, aux places de leur entourage … Murat n’est pas dupe et le dit …

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  10. le 7 juin, 2014 à 21:28 PHneutre écrit:

    Ah oui quand même, ça balance sec !
    Je serais curieux d’avoir l’avis de JLM sur le cas Sardou….

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    • le 9 juin, 2014 à 18:19 didierlebras écrit:

      Salut Pierre,
      salut à toi et merci de suivre ces aventures « Muratiennes » sur ce Blog qui n’est consacré qu’à JLM. Merci d’en parler à tes amis … Ma seule pub ??? Le bouche à oreille !
      Le cas Sardou ??? Je vais voir ça …

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  11. le 14 octobre, 2015 à 7:28 ben écrit:

    Doit pas être facile à vivre tous les jours, le petit père Murat.

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