- 43 – Jean-Louis MURAT … et la politique …

MURAT  est un homme de coeur, il donnerait sa chemise pour aider ceux qui sont dans le besoin. A la différence d’autres artistes il ne veut pas que celà se sache. Selon l’Auvergnat, pour montrer sa solidarité, point besoin d’aller sur les plateaux des chaînes télévisées. Il suffit de donner un coup de main à ceux qui sont vos voisins et  se trouvent dans le besoin. La solidarité c’est défendre le monde paysan qui court à l’agonie. Il n’y a pas de retombée commerciale à attendre de ces prises de position, le monde paysan ne représentant « plus rien » à l’échelle de notre pays.

MURAT est avant tout quelqu’un qui n’a pas sa langue dans sa poche, ne sachant pas … ne voulant pas manier la langue de bois. Pour cette raison il est tout le contraire d’un homme politique. Aucun ne trouve grâce à ses yeux. En 1993 il confie à  J. COPE ses premières convictions politique : « J’étais maoïste ». Il ajoute aussitôt : « tendance Led Zeppelin » comme pour enlever tout crédit à ce qu’il avait dit au préalable.

Son caractère rebelle, ses prises de position en faveur du « faible » lui ont longtemps valu l’estime des gens de gauche et plus encore des journaux comme « Libération » et « Les Inrockuptibles ». En 1981, à l’occasion de l’élection de François MITTERRAND il écrit « Suicidez-vous le peuple est mort » … Ce même peuple qui vient de nommer à la tête de l’Etat un socialiste. MURAT n’aime pas être là où on l’attend. Toujours il restera rebelle. Le seul véritable engagement politique qu’il aura sera la défense du peuple Tibétain. En pure perte d’ailleurs.

Le 28 octobre 1993, dans les colonnes du « Nouvel Obs. » sous la plume de Fabrice PLISKIN le chanteur Auvergnat donne son avis sur l’un des hommes politiques les plus populaires  à l’époque : « La popularité de BALLADUR, ça fout la trouille. C’est pas naturel. Je pense qu’en 1789, il y avait aussi 70 %  des Français qui étaient favorables à Louis XVI. Il y a toujours un moment de paix avant les catastrophes. BALLADUR, de face, c’est la poire LOUIS PHILIPPE, de profil,  c’est LOUIS XVI. C’est le retour de l’Ancien Régime. Comme on dit chez nous : j’y vois pas très beau ».

Le 25 aout 1999 dans les colonnes des « Inrockuptibles » sous la plume de Christophe CONTE il ne mâche pas ses mots à l’encontre de ceux sensés défendre les intérêts d’une certaine paysannerie :

C.C.  : Toi qui a usé beaucoup d’énergie pour donner aux citadins une image assez flatteuse de la ruralité, tu dois être miné par Chasse, Pêche, Nature et Tradition ?

JLM: J’ai surtout fait les louanges de la paysannerie de légende, en hommage à mes grands-parents. C’est ça que j’aime et que je ne trouve plus que les personnes de plus de 70 ans. La nouvelle paysannerie, j’en ai rien à foutre. les jeunes paysans sont pires que les pires industriels pollueurs. J’habite à la campagne et ce sont mes pires ennemis. Je n’ai d’échanges qu’avec les vieux, qui eux aussi trouvent que les moins de 50 ans sont des craignos. Les lobbies du genre CPNT, c’est ni plus ni moins que de la contre-culture d’extrême droite. En même temps, si j’ai toujours été contre la chasse, je comprends que les mecs qui n’ont  pour seule distraction que le club de chasse n’aient pas envie qu’on les en prive. Ils placent ça sur le même plan que si on s’en prenait au club de lanceurs de fléchettes. La chasse c’est souvent le seul moyen qu’ils ont trouvé pour ne pas se faire chier. Les citadins trouvent que c’est dégueulasse de tirer en pleine tête   de la petite biche si gentille, mais eux ne le voient pas comme ça. C’est autour de ça que s’organise toute la vie sociale de leur petit pays et si tu leur ôtes ça, il n’y a plus de vie sociale ».

C.C.  : Qu’as-tu pensé de la campagne europénenne de Cohn Bendit ? 

JLM : (Il réfléchit longuement) … Un peu faux cul, non ? C’est comme si tu avais un grand frère que tu vénérais en pensant qu’il n’écoute que Jimi HENDRIX  et les Sex Pistols et puis qu’un jour, profitant de son absence, tu vas fouiller dans sa discothèque et tu trouves un disque de Dalida, parole, parole, en duo avec DELON (rires) … C’est bizarre, mais c’est l’effet que ça me fait, comme une espèce de trahison. Une trahison de discothèque, la pire de toutes ! ».

Voila qui est dit ….

Dans les années 2000, il s’en prend ouvertement à des personnalités politiques de gauche. José BOVE  fait partie des personnes qu’il aime brocarder. Sur les onde de « France Inter » il déclare : « Je trouve que José BOVE est une insulte pour tous nos  esprits contestataires. C’est un faux, un bidon. je pense que c’est un bébé Le Pen. Très très dangereux. On le voit sur le chemin de Damas en train de dire des conneries, il les enchaîne toutes. Au départ il a fait sa crédibilité sur le problème de la paysannerie, qu’il ne défend absolument pas, il défend juste sa petite pomme pour passer au journal télévisé. c’est un personnage profondément dégoûtant José BOVE, un sous-doué, un opportuniste ». En 2003 pour « Foutraque » il assène ces critiques plus virulentes encore à l’égard de celui qui était à l’époque responsable de la confédération paysanne. C’est à  Pierre ANDRIEUX  qu’il déclare: « José BOVE c’est un connard » (…) « un showbizier à trois balles ». Dans le même article il décoche des attaques tout aussi violentes contre le cinéaste US Mickael MOORE  connu pour ses idées libertaires. MURAT déclare : « Toutes les conneries qu’il peut sortir ç sert à rien, à part faire le con à Cannes et se faire applaudir par la CGT ou les socialistes Français. Il est bien content d’être Américain, il change quoi dans la société Américaine ? »

Il n’a pas tort. BOVE  parlons-en. Aujourd’hui il siège à BRUXELLES … député Européen. Depuis qu’il est la-bas il ne fait plus parler de lui ! Député Européen BOVE  … j’hallucine … Les émoluments y sont confortables, la pitance soignée et les frais de train payés ! Pour un « révolutionnaire » … c’est pas mal. Finalement, des paroles de « JLM » …   il n’y a pas un seul mot à retirer.

Le 27 mars 2001 pour « France Soir » MURAT  répond aux questions de Laurent MEREU. L’une d’entre elle se rapporte à Lionel JOSPIN … et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne va pas avec le dos de la cuillère …

L.M.  : En tant qu’homme de gauche, que pensez-vous de Lionel JOSPIN ?

JLM : « Jospin fait son modeste alors qu’il a un égo dix fois supérieur à celui de MITTERRAND. Et les modestes en politique sont des psycho rigides effrayants. Jez pense vraiment que ce type a des pulsions de monstre totalitaire ».

En 2003 sur les antennes de « Agorafm » le Brenoï répond aux questions de Simon PEGURIER :

S.P.  : Tu passes pour un rebelle mais tu n’es pas politisé pourquoi ?

JLM : Non je suis plutôt contre tous les craignos de la politique à trois balles. je suis dans l’autre sens. Je pense que les BESANCENOT, José BOVE, MAMERE, Jack LANG c’est de la merde, c’est tous des connards. je peux pas saquer tout ça. Je pense que tous ceux qui nous défendraient, seraient de notre côté sont plutôt nos pires ennemis. Je ne dis rien. Je me permets simplement de dire de temps en temps que Jack LANG  c’est un trou du cul, et José BOVE  un connard. C’est tout, je m’en fous complètement. Je trouve que la vie politique Française est vraiment minable. Je ne peux pas m’identifier à qui que ce soit. Je les trouve ringards, des showbizze à trois balles. C’est surtout ça qui m’énerve.

S.P.  : Oui, mais devant ce constat, tu n’as pas envie de t’engager, d’agir ?

JLM: Non, je m’en fous. Je ne vois pas ce qu’on peut faire dans notre vie à part constater les dégâts, constater le désastre et nous retirer sur les hauteurs pour voir passer le bordel. Je ne pense pas du tout qu’on puisse intervenir. Je pense que le seul domaine dans lequel on peut être efficace c’est dans la sphère privée. On doit donc se comporter comme on juge qu’il est le mieux de le faire, et puis artistiquement de faire des disques dans lesquels on est intègre. Le reste non, tu ne me verras pas m’engager en quoique ce soit en politique.  Je n’y crois pas du tout. Hélas, je ne pense pas que la politique puisse changer les choses, et on est de plus en plus nombreux à le penser. On les regarde comme si on regardait un « Boys Band ». C’est nul ».

En 2003 toujours pour « Zicline » MURAT  déclare parlant de BOVE : « Je suis d’accord avec toutes ses idées, mais ça m’énerve que mes idées soient défendues par un con. Je pense qu’il les sert très mal. je dirais même qu’il les dessert. Il discrédite les idées qu’il défend. Tellement il est commun, on dirait un petit bourgeois parvenu avec la vois de Bernard MONTIEL et le charisme d’une limande morte ».

En février 2004, dans « Le Figaro Magazine«  sous la plume de Nicolas UNGEMUTH, il répond au procès qui lui est fait : « nouveau réactionnaire ? » .

« Je préfère être réactionnaire que malade mental. Demandez aux oiseaux et aux poissons ce qu’ils pensent du progrès ! Moi je suis du côté des oiseaux et des poissons ».

En novembre 2004 pour « L’oreillequigratte.com » il répond à cette question : « Tu passes pour un rebelle mais tu n’es pas politisé, pourquoi ? ». Il assume : « Non, je suis plutôt contre tous les craignos de la politique à trois balles. Je suis dans l’autre sens. Je pense que les BESANCENOT, José BOVE, MAMERE, Jack LANG, c’est de la merde, c’est tous des connards. Je peux pas saquer tout ça ». (…) « Je me permets simplement de dire de temps en temps que Jack LANG c’est un trou du cul, et José BOVE  un connard. C’est tout, je m’en fous complètement. Je trouve que la vie politique Française est vraiment minable, je ne peux pas m’identifier à qui que ce soit. je les trouve ringards, des showbises à trois balles. C’est surtout ça qui m’énerve ». 

Chacun a encore en mémoire ses propos sur Ségoléne « gros cul du Poitou » et sur son ex qui avait eu raison de la quitter … Les politiciens de droite ne trouvent pas davantage grâce à ses yeux.  En définitive ce sont ses positions pro-américaines qui ont été le plus mal ressenties. En 2005 il déclare à Philippe SCHWEYER  pour « Flux 4″ : « Je suis très pro américain, un peu pour la provoc. Je fais partie des 3% de Français qui étaient pour l’intervention en Irak ».

Le 25 septembre 2006 dans le journal « Elle » avec Florence TREDEZ il évoque les noms de deux hommes politiques de premier plan de notyre pays : « L’ennemi c’est l’homme moyen Français. François HOLLANDE, SARKOZY. Des mecs, à qui, en 14-18, tu n’aurais jamais confié une Brigade. Incapables, d’être chefs, d’aller au feu des sentiments ou au feu physiquement. Tu ne sens pas le courage physique chez ces gens « .

Il faut bien reconnaître que toutes ces prises de position passent très mal dans des rédactions telles que « Libé » ou « Les Inrocks »… Pourtant MURAT n’a pas changé. Il est toujours le même pur-sang révolté. Alors comment en est-t’on arrivé là ??? Tout simplement que MURAT  vit à la campagne, avec des gens de la campagne et que ceux-ci,  sont « perdus » dans le monde qui les entoure … par ce qu’ils voient à la TV. L’artisan du village cherche des apprentis il n’en trouve pas … L’Europe et l’Euro déboussolent ces paysans qui travaillent sans compter mais n’arrivent plus à gagner leur croûte. MURAT  écoute parler EMILE … le boucher du coin, le bistrotier … Leur discours est unanime ils ne comprennent rien aux paroles des beaux messieurs qui passent à la télé.

Jusqu’au « Grand lièvre » jamais MURAT  ne s’était risqué à émettre des idées sur la politique. Sur ce dernier album il s’en prend à l’Europe (dont il était pourtant partisan à une époque) ainsi qu’à la politique agricole « commune » qui broie les hommes de la terre. Dans le journal   « Sud-Ouest » du  25 septembre 2011,  il est amené à répondre à cette question  de Yannick DELNESTE : « Vous avez des héros politiques ? » Ce à quoi il répond : « Si tu as du temps à perdre, intéresse-toi à la politique … on est pris en otage d’une couverture médiatique qui n’est qu’appauvrissement. les politiques tiennent le volant mais n’ont pas le contrôle du frein ni de l’accélérateur. Et nous font croire qu’ils sont Sébastien VETTEL ! Un passe-temps pour des ringards. La campagne 2012, c’est les Jeux Olympiques … Alors, je préfère le sport et ses champions ».

Le 3 Octobre 2011 pour « Marianne 2″ MURAT  répond aux questions de Mathieu MAIRE DU POSET et enfonce le clou comme si besoin était :

MMDP : Vous êtes à votre façon très poliquement incorrect, vous n’hésitez pas à l’ouvrir notamment en interview. A contrario, on a l’impression que les artistes hésitent beaucoup aujourd’hui à s’engager, particulièrement  sur le plan politique ?

JLM     : Mais il n’y a pas de politique en France. Quelle est la différence entre les propositions ? Il n’y a rien, c’est zéro. Comment prendre position politiquement ? Voter pour des gens qui ne maîtrisent pas 60% de l’économie Française ? Tu vas choisir qui va conduire le véhicule alors que la personne ne va maîtriser ni le frein et qu’il tient à peine le volant ? Il y a de la démagogie, alors tu peux faire de la chanson démagogique. Et cartonner chanter : »Je veux de l’amour, je veux du chais pas quoi, etc » et faire le tube de l’année. Une chanson pétainiste, infecte, les gens vont adorer, mais je ne suis pas là pour ça. Je n’ai jamais voté et je ne voterai jamais. Je ne vais pas voter pour des Mickey. Je pense que le patron de Google, de Microsoft ou d’autres sont mille fois plus importants.

MMDP : Dans des chansons comme « Vendre les prés » vous avez quand même un discours et une vision politique ?

JLM     : C’est la victoire des gens des plaines sur ceux de la montagne. C’est une idéologie de la société qui ne veut être surplombée par rien. A leurs yeux, la montagne c’est fait pour faire du ski ou du trekking, mais certainement pas  pour qu’il y ait des paysans et des gens qui y vivent. Donc il faut faire des mégapoles de millions d’habitants où on ne sait pas quoi leur donner à bouffer. C’est une façon horizontale de voir les choses, de mettre tout le monde dans les plaines et dans les villes, d’abandonner l’aspect vertical des choses. Le peuple le plus haut du monde c’était les Tibétains et ils se sont faits niq … dans l’indifférence générale. Le seul engagement que j’ai eu d’ailleurs pendant des années c’était avec les Tibétains. Il n’y a plus personne dans les montagnes et dans les campagnes.  Je ne supporte pas le fait citadin et je ne supporte pas les gens des plaines. Pour moi la plaine c’est la fin du monde.

MMDP : Des politiques tiennent des discours sur la désertification des campagnes, le repeuplement, la relocalisation des productions. Cela pourrait être un écho à votre discours ?

JLM    :  La philosophie du détricotage, je n’y crois pas du tout. Cela ne peut pas tenir lieu d’idéologie. On sait bien que l’histoire ne revient jamais en arrière, même si c’est une belle idée. De beaux concepts foirés ça existe, ATTAC par exemple. Il y a 10 ou 12 ans c’était impeccable. Mais le gros problème c’est que ce sont des abrutis, des crétins qui portent les idées. Un mec comme José BOVE  a été dix fois plus néfaste que ce qu’il combattait, alors qu’il était idéologiquement sûrement dans le vrai. Les « verts » pareil, mais ce sont des crétins. Je ne pourrais jamais marcher dans les pas de DUFLOT  ou dans ceux de JOLY. C’est très intéressant de voir comment les idéologies sont prises en compte par des nullards, ils te dissuadent. Et ces nullards sont entretenus par les médias. Jamais vous n’allez vous lever pour dire que DUFLOT  est bête comme un petit pois. DUFLOT  tu lui prêterais pas ta 2 chevaux. Elle ne sait même pas parler. Alors les idées qu’elle amène derrière, elle les discrédite complètement. C’est une catastrophe. JOLY et DUFLOT  devraient avoir les 3/4 du show business avec elles. Elles n’auront personne à part CALI peut-être, qui est le plus « bip » de tout le show business de la terre.

MMDP : On peut ne pas être d’accord avec CALI, mais quand il s’est engagé avec ROYAL  et le PS, il y croyait sincèrement. Et pas sur qu’il y revienne, cela lui a plutôt nui.

JLM   : Mais il s’est engagé pour vendre des disques. Vous les journalistes vous ne comprenez pas la psychologie des artistes. les artistes comme disait John LENNON, ils veulent, un déclarer beaucoup d’impôts et deux, en payer le minimum. c’est ça un artiste dans la musique : je prends de la caillasse et je paye le minimum d’impôts. Ils s’engagent en se disant que les gens e gauche vont acheter ».

Pour le quotidien « Le Soleil » (Québec) Jean-Louis MURAT  répond aux questions de Geneviève BOUCHARD :

G.B.  : Considérez-vous vos chansons comme revendicatrices ? Avez-vous la volonté de changer les choses ?

JLM : Non je n’y crois pas. Je ne suis pas un optimiste moi. Je ne me fais aucune illusion sur la nature humaine. Pour moi l’homme est un salopard qui détruira absolument tout. Je n’ai pas d’autre philosophie. Je ne suis jamais surpris par toutes les saloperies que peut faire l’homme. Je suis accablé mais pas surpris.

G.B.  : N’est-ce pas lourd à porter cette philosophie ?

JLM : Une fois qu’on dit ça, on organise la proximité. Il y a la famille, les enfants … Je me repose sur des valeurs traditionnelles. Malgré tout, j’essaie de faire passer ce que je suis, ce que je vis. Je ne vais pas chercher trop loin de ce qui est autour de moi. Je fais de la chanson de proximité.

Ni de gauche ni de droite ??? Je ne pense pas. Ses idées penchent largement à gauche mais il ne se reconnaît pas en… « ceux » qui défendent cette politique   … dite « de gauche ».

MURAT  met tout le monde dans le même sac. Chacun étant bien plus préoccupé de sa propre promotion que de la défense de l’intérêt collectif. Alors quoi faire ??? Pour « Serge7″, sous la plume de Patrice BARDOT  il a des mots très durs. Ecoutons le : « Il faut qu’on arrive à un chaos pour aller vers autre chose. La crise est totale, de la diminution de la production de sperme chez les mecs aux suicides des paysans. A côté, les suicides à France Télécom, c’est de la douce rigolade. Je suis entouré de fermes où les mecs se sont suicidés dans l’indifférence générale. Soyons les agents de décomposition de tout ce bordel ! Ne nous intéressons pas à la politique et aux nouvelles technologies et vandalisons le système pour accélérer sa décomposition. Moi je n’achète plus rien. Je suis pour qu’on vole tout ! J’ai vécu pendant des années comme ça. Totalement dans la marginalité. Cette manière de fonctionner je la connais. Que la société se méfie, car les éléments les plus dangereux dans la société ce sont les artistes, et s’ils ne peuvent plus vivre de leur activité artistique, ils vont tout faire petter ! Les artistes frustrés, ça donne HITLER, MAO, STALINE, POL POT … La position d’artiste c’est l’avant dernière position. En dessous, tu as le gangster. Entre les deux c’est très proche ».   

Depuis  quelque temps, parti d’Espagne, le mouvement des indignés qui se dit et se veut apolitique … fait parler de lui. Notamment ces jours ci. Peut-être qu’il trouvera grâce aux yeux de MURAT  ???

Jamais dans ses chansons MURAT  n’a laissé transpiré par des mots les idées qui sont les siennes (hormis les gonzesses et les pédés). On peut tout juste dire que les thèmes choisis marquent une évolution. C’est ainsi que dans « Le Grand lièvre » ses chansons parlent de désertification, de mort du monde paysan … des thèmes qui sont politiques, mais peu porteurs puisque ne concernant qu’un nombre de plus en plus réduit de gens. Jamais par contre MURAT  n’a, dans ses chansons,  brandit un drapeau indiquant sa pensée, ses idées politiques … 

En 2007 pour « Bibliobs » sous la plume de Fabrice PLISKIN,  il s’en justifie   : « J’ai chanté BERANGER, mais je déteste que les gens manifestent leurs idées politiques dans leurs chansons. Quand tu écoutes les interviews de FERRE  ou de BRASSENS, tu hallucines. Ils sont contre l’armée, contre la police, contre le truc et le machin. Qu’est-ce qu’ils veulent avec leur anarchisme de droite ? BRASSENS met ROOSEVELT, DE GAULLE, HITLER  dans le même bateau. Et il part gentiment avec son paquetage visser des Messerschmitt avec MARCHAIS pendant trois ans en Allemagne. MANU CHAO c’est de la rigolade ; l’altermondialisme c’est son fonds de commerce ». (…) « MANU CHAO, si tu fais du rock « équitable », t’as qu’à verser les royautés aux prisonniers Cubains au lieu d’investir dans l’immobilier en Espagne … Le public de la chanson est de gauche, donc tout le monde fait super gaffe à ce qu’il dit ».

Petit retour en arrière puisque dans le cadre de la promo « Le cours ordinaire … » il dévoile un peu ses idées sans s’en prendre à tel ou tel.

 En septembre 2009 sous la plume du journaliste Eric TANDY il précise  : « Moi je déteste autant les idéaux d’extrême droite et d’extrême gauche, je les renvoie donc naturellement dos à dos. Ce qui passe souvent très mal. Depuis cinquante ans, les gens ont pris l’habitude de consommer des révoltes bidons sous forme de petits bonbons acidulés. Ce qui fait que tous les artistes sont frileux et n’osent pas, par exemple, taper sur l’encrassement des idées de gauche ou d’extrême gauche. Ils se satisfont de fausses révoltes et celà donne « Noir Désir ». C’est-à-dire quelque chose qui est encore plus ridicule que SARDOU ! ».

« Naguère, on a fait de «  TELEPHONE »  et de « TRUST » des symboles de l’angagement musical … Déjà, leurs noms étaient stupides ! Souvent, le nom d’un groupe suffit à résumer sa bêtise … En France on a une chanson de gauche qui est grotesque. Pour arriver à faire quelque chose qui se tienne à peu près, il faudrait sublimer l’anarchisme de gauche et celui de droite, pour arriver à une certaine définition de l’artiste qui enroberait les deux. Mais évidemment, celui-ci aurait l’essentiel de la société contre lui. D’ailleurs, c’est un peu pour celà que j’ai toujours hésité à dire franchement ce que je pensais. Vu que je ne suis d’accord avec rien et, que je ne trouve aucune réponse d’aucun côté, je me mettrais encore tout le monde à dos. De plus je trouve tous les comportements hypocrites. Et quand on dit ça, les gens pensent aussitôt : « Il se prend pour qui ? ».  

Ses idées il en parle également, sous une autre forme, plus terre à terre, lorsqu’il évoque la crise du disque et les comportements des multinationales, dans cette interview d‘Octobre 2009 accordée au journal « Platine » : « Je ne suis pas d’accord que les patrons des Labels aient 100.000 euros par mois ». (…) « Et que leur label tourne avec des bacs + 10 de 25 ou 30 ans, qu’on prend en stage 3 mois, qui ne sont pas payés et qui s’enchaînent … C’est dégueulasse ce qu’ils font à la jeunesse. Aucun journaliste, alors qu’ils sont tous de gauche, n’est allé voir comment DE BURETEL  a coulé « EMI » en 10 ans en devenant milliardaire, tout en continuant dans ce métier comme si de rien n’était … Est-ce que le salaire de NEGRE a suivi la chute du marché ? Ca m’étonnerait beaucoup … »

Une nouvelle fois, les propos que tient MURAT  sont de simple bon sens et souvent le bon sens est implacable … Il poursuit  : « Promettre la  gratuité sur internet, c’est un réflexe d’une certaine caste de maquereaux, de proxénètes qui veulent que la jeunesse ferme sa gueule ». (…)« J’ai surtout le sentiment de culpabilité que certains ont envers les jeunes, notamment les gens du parti des fonctionnaires et des retraités qui est le parti socialiste. Ils savent très bien que pour garder les avantages acquis, ils faut que les jeunes ferment leur gueule. Pour ça, on leur donne des bonbons tous les matins, c’est à dire qu’on leur permet d’avoir des films et de la musique gratos ». (…) « Ces gens oublient qu’une des premières lois prises par l’assemblée législative apès 1789 a été de poser le droit d’auteur pour service rendu par les artistes à la cause révolutionnaire, et surtout pour les arracher du mécénat. Et voilà qu’on se retrouve avec la gauche le plus bête du monde civilisé ! ». (…) « Il y a dix ans, les gens du cinéma souriaient quand on parlait du piratage de la musique. Ensuite, quand le cinéma a ét piraté, ce sont les journalistes qui se fendaient la gueule.  Aujourd’hui tout le monde pille les médias sur le net … Je trouve très bien que SARKOZY ait pris de cours ces abrutis de socialistes Français qui voulaient poser comme droit fondamental de l’homme l’accès à internet ».

Une nouvelle fois Murat  a raison. Pas plus tard que cette semaine c’est « France Soir«  papier qui ferme ses portes. D’autres suivront … Sur le net il reconnaît s’est trompé et : « avoir été naïf ».   Petite explication : MURAT  n’est pas pro SARKOZY  … loin de là … il se félicite de ses prises de position sur l’actuel président, au regard d’Hadopi

Le mot de la fin nous le trouvons dans le journal « Le Point » du 15 décembre 2011, où MURAT  répond à cette question de Michel REVOL : « Vous ne vous reconnaissez dans aucun parti ? ». Ne sachant pas manier la langue de bois MURAT  ne laisse planer aucun doute quant à ses sentiments :« Je n’ai jamais été de gauche une seule minute dans ma vie, mais je n’ai jamais été de droite non plus. L’engagement, c’est différent, c’est le pont plus loin. Si tu t’engages, tu dois faire abstraction du fait de savoir si tu es de droite ou de gauche. Ou alors il faut faire de la politique comme FLAUBERT, c’est-à-dire déceler la connerie, sortir le détecteur. C’est un spectacle tellement ridicule qu’il faut jeter un regard neuf dessus. On aurait besoin de Blacke EDWARDS pour mettre en scène la clownerie de l’accord passé entre les verts et le P.S. par exemple !

En 2012, dans le magazine « Grand Seigneur » MURAT déclare : « Je pense que je n’ai jamais été une fraction de seconde de gauche. le mot même me dégoûte ».  A la question : « Pourquoi ? » il répond !  : « Je n’ai cotoyé que des gens de gauche. Mes expériences les plus malheureuses avec des filles, ça a toujours été avec des filles de gauche ». Le journalistre l’interrompt :« Vous êtes pourtant très soutenu par la presse de gauche … ». Réponse de l’Auvergnat : « Non, Télérama, le Nouvel Obs, Les Inrocks, ils me détestent. Je me fais tout le temps allumer dans Télérama par une brouteuse de base ».

Cette dernière expression vaut à MURAT  d’être traité de lesbophobe ! Je pense que ceux qui portent ces accusations ne connaissent pas MURAT. L’homme a assez d’ouverture d’esprit pour n’être pas cet homme là. C’est un primaire, qui dit les mots bruts.  A la campagne, on jure, on injurie couramment, tous les jours … Le juron est un mode d’expression et la grossièreté proportionnelle au courroux de l’instant qui sitôt dit … évacué … s’envole avec le vent. A la campagne on est souvent seul avec soi-même, personne à vous entendre. Derrière MURAT cultivé (ô combien) se cache un rustre : j’ai nommé Jean-Louis BERGHEAUD. Sans cesse lui reviennent en écho les cris d’un grand-père qui s’emporte contre : le vent, la pluie, la dureté de la vie. Un grand père qui tempête contre ce cheval (compagnon de labour) refusant de suivre le sillon tracé devant lui … « Papillon » le taureau (géniteur) qui s’est échappé chez le voisin … contre sa femme  … contre le « Jean-Louis » qu’a encore fait des conneries … Un grand-père (tant aimé) qui vitupère contre la maladie, la vie … la mort emportant son dernier cri. Sachez que chez les rustres un gros mot cache souvent autant d’amour que de dédain apparent.

Dans une société policée et hypocrite comme la nôtre, ce type de comportement ne passe plus.

Ceux qui poussent des cris d’effroi, reprochent davantage en réalité à MURAT, ces propos sur « la gauche » que ceux prononcés à l’égard de la journaliste Valérie LEHOUX. Mais qu’ils se rassurent MURAT en a autant, si ce n’est davantage, pour les tenants de la « droite ». MURAT n’aime pas ceux qui sont dans …  « l’air du temps« .

Petit retour en arrière. Nous sommes en 2006, voici ce que déclare MURAT à Florence TREDEZ pour le journal « Elle » : « L’ennemi c’est l’homme moyen : François HOLLANDE, SARKOZY. Des mecs, à qui, en 14-18, tu n’aurais jamais confié une Brigade. Incapables d’être chefs, d’aller au feu des sentiments ou au feu physiquement. Tu ne sens pas le courage physique chez ces gens là ».

Murat n’est et ne sera jamais l’homme d’aucune chapelle. Qu’on se le dise. MURAT  est un homme libre. Il n’est même pas prisonnier de l’argent. Il a de quoi survivre la haut à Douharesse, dans sa montagne, avec ses trois pôtagers, Laure et leurs deux enfants … les notes de musique, les mots du dictionnaire … l’air du temps … Longue vie à vous Monsieur Jean-Louis MURAT  …

Dans le cadre de la promo accompagnant la sortie de l’album « Toboggan » MURAT a fait très peu de commentaires politiques … On note tut juste cette interview accordée le 21 mars 2013 à Laurent MAREU BOULCH : « Je ne suis certainement pas de droite , mais pas de gauche non plus ». (…) « Je n’ai jamais voté de toute façon. Cela ne m’intéresse pas. Je n’aime pas cette façon qu’a la démocratie de se transformer en tyrannie des imbéciles. Tout le monde juge la politique sur le plan moral. Pour moi, il n’y a pas qu’une morale individuelle. La démocratie est un système qui n’est vraiment pas satisfaisant. On aligne tout le monde sur le plus petit dénominateur commun. Et comme je suis franchement contre, cela fait de moi un anti démocrate ».

Avril 2013 MURAT  accorde une interview au magazine « Magic ».  Le cas « KROPOTKINE »  anarchiste Russe est évoqué par l’Auvergnat. Ce qu’il en dit dénote d’une vraie lucidité : « KROPOTKINE ? J’ai lu son livre « La morale anarchiste » (1889), qui est terrifiant de connerie ». (…) « Il n’y a pas un truc qui tient c’est archi-nul ». Voilà qui est dit … bien dit … Voilà qui est vrai … Les idées des extrêmes ne sont jamais une solution.

- 43 - Jean-Louis MURAT  ... et la politique ... abstention--187x300

Tout MURAT  est dans cette conclusion … Les propos ne datent pas d’hier … Ils semblent toujours d’actualité … Ainsi va MURAT … têtu comme un Breton …

***

Ajout le 30 juin 2013 …

Pour Jean-Louis MURAT  « la politique »c’est sérieux … c’est tout ce qui engage notre avenir et plus encore celui de nos enfants. Ce n’est pas une question de personnes ou de partis. Sous prétexte de défendre le bien commun, ces derniers ne pensent qu’à eux (sauf rares exceptions). L’écologie par exemple est une chose sérieuse. Ceux qui la servent ou prétendent le faire ne le sont pas tous.  Là aussi je rejoins MURAT. Le sieur BOVE n’a rien de crédible lorsqu’il prétend défendre la cause des gens de la terre.  En 2006 pour « MAGIC » le chanteur Auvergnat répond aux question de Franck VERGERADE  dont celle-ci à caractère éminemment politique : « Comment trouves-tu le contexte politique actuel ? ». La réponse est pleine de gravité et toute de  bon sens : « La connerie monte, on ne sait pas où elle s’arrêtera. Mais la connerie est telle qu’elle fait fondre la banquise ».  Le propos est on ne peut plus grave. Nous sommes en 2013 dans l’indifférence générale les ours polaires voient fondre chaque jour davantage leur territoire … Nous préparons à nos enfants des jours bien sombres ! Hélas !

***

Ajout le 7 novembre 2014 …

Lors de la campagne promo de l’album « Babel » MURAT s’est assez peu exprimé sur les sujets de société. Il fait exception lors de l’interview qu’il accorde au journal « Le Soir Belge ». Le 26 septembre 2014 le chantre Auvergnat déclare à Thierry COLJON : « Ce n’est pas être pessimiste que de constater qu’il n’y a plus rien. Sinon une sorte de morosité, d’impuissance générale. C’est politique aussi. C’est ahurissant. On est désespérés. On appartient à une collectivité quand même. La crème de la crème te fait des hautes écoles qui filtrent et filtrent durant 30 ans et ils te mettent un crétin. La crise Française c’est ça : une erreur de casting« .

François HOLLANDE qui s’interroge …

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Le Président qui cherche sa route ???  Non, il twitte !

hollande

« Les gens qui font des disques devraient faire autre chose et ceux qui font autre chose veulent faire des disques. Les romanciers veulent faire du cinéma. Des banquiers deviennent ministres. Personne n’est à sa place ».  Le journaliste enchaîne : « C’est aussi ça, cette désespérance sociale et politique » qui rend un GOLDMAN ou un RENAUD muet, non ? ». Réponse de J.L.M. : « Tous ces chanteurs, écrivains, réalisateurs mitterrandiens se sont laissés enferrer. Il y avait un ver dans le fruit. J’en connais. Ce n’est pas qu’ils explosent en plein vol mais ils sont devenus stériles. À force d’avancer à double face, ça ne marche pas. Tu a du mal à tenir le grand écart. Ils ne peuvent plus avoir cette illusion qui a tenu une vingtaine d’années. Ils ne savent plus quoi dire. Ils devraient faire une autocritique. Ce qui n’est pas du tout la spécialité de la société française. Renaud, ce qu’il devrait faire, c’est sortir un disque qui dit : J’ai eu tout faux. C’est ça l’album que tout le monde attend de lui ».  (…) « Ils sont tétanisés à l’idée de faire cet aveu. Il n’y a plus de culture en France. Il n’y a plus que les chansons de Goldman qui a compris qu’il ne fallait plus rien faire. Il est le dernier à porter une sorte de gauche virtuelle en chanson alors que c’est un capitaliste effréné ». MURAT de poursuivre : « Aujourd’hui, les jeunes n’ont plus comme perspective que d’aller faire le djihad en Syrie. Quand on a le Front National qui va prendre le pouvoir partout, ça nous pend au nez, tu peux te dire que t’as eu deux ou trois générations de chanteurs, cinéastes, écrivains… qui n’ont servi à rien. Sinon de marchepied au Front National par l’indigence et l’irresponsabilité de ce qu’ils ont livré. Aujourd’hui, en France, il est beaucoup trop tard pour changer les choses. La messe est dite. Moi je ne discute même plus de ça avec les gens. Je vois ça après les concerts : les gens sont multi-idéologues, à la carte. Ils écoutent Renaud ou Goldman la journée et le soir vont à un meeting de Marine Le Pen. Ça ne leur pose aucun problème. Que veux-tu chanter après ça ? ». 

MURAT a tellement raison et sur tout ! Je ne fais pas de politique. Depuis plus de vingt ans je ne vote pas. Ce n’est pas bien, je le sais. Je déteste LE PEN et sa clique. Voilà qui me conduira sans doute à me réinscrire sur les listes électorales, pour éviter le pire … J’ai détesté le Président « blin bling » mais que dire de ce « jean-foutre » qui à l’issue de l’émission d’hier soir va voir les quatre interlocuteurs choisis pour le questionner et leur adresse : « Vous avez été formidables » … Eh oui, heureusement qu’ils étaient là ! Je ne sais pas où on va mais on y va … MURAT a tellement raison !!!

Pour « Focus » MURAT déclare au journaliste Philippe CORNET : « Pour moi, voter c’est une défaite de la pensée. Je pense que la démocratie a atteint ses limites, il faut trouver autre chose. L’alternative ? C’est peut-être d’arrêter de penser politiquement les rapports entre les êtres humains ». (…) « Gérer la proximité comme dit NIETZSCE. Qu’est ce que tu bouffes, comment tu dors, ou tu vis ? Quelle est la qualité de tes amitiés, de tes rapports amoureux, de ton écoute, de ton attention quand tu lis … »   

***

Ajout le 12 octobre 2015 …

Sur le site « Buzzle » le 3 octobre 2015, Antonin DESLANDES interpelle MURAT : « Votre engagement, c’est aussi votre désengagement politique … ». MURAT répond : « Je n’ai jamais voté de ma vie, j’adore la marge. Voilà, c’est peut-être ce que je reproche le plus à la société, c’est le fait que la marge n’existe plus. On peut plus vivre en made marginal. La société devrait laisse la possibilité aux gens de vivre convenablement et de la servir tut en étant dans la marge. Malgré mon grand âge, je ne change absolument pas de ligne de conduite. Je fais de la musique par instinct de survie mais c’est un instinct passionné de la survie ».

***

Ajout le 10 mars 2016 …  

disque140

A ce jour MURAT s’était toujours gardé dans ses chansons de donner un avis sur la politique et encore moins les hommes politiques. Tout juste s’était-il contenté de brocarder « Giscard » l’homme de « Chamalières » et José BOVE : le « faux paysan » ! Autre exception notable, le titre « Les gonzesses et les pédés »MURAT s’en prend aux thèses de l’extrême droite. Dans ses interviews par contre, souvent « branché » par les journalistes, il ne s’est jamais fait prier, pour dire tout son mépris des « uns » et des « autres » qu’ils soient de « gauche » ou de « droite ». Il faut croire que nous touchons au comble de la nullité puisque, dans  l’une des chansons du prochain album, il délivre un jugement assassin et tellement justifié. Je vous laisse seuls juges …

Extrait : « Nuit sur l’Hymalaya »Album « Morituri » (2016).

(…)

« Nous tenons nos chefs/Au mépris complet

Malgré les caresses/Fermes et répétées

Tout est d‘impuissance et de fausseté« .

(…)

Il me semble que : « Tout est dit » …  Gageons qu’au cours de la prochaine campagne promo (que MURAT exècre),  l’Auvergnat sera souvent interrogé sur ce jugement sans équivoque. Nous aurons donc l’occasion d’y revenir … Pour ma part je ne devrais pas avoir droit au chapitre puisque je ne vote pas. Je sais ce n’est pas bien ! Mon avis est fait depuis longtemps : « ces quémandeurs de voix, ne sont que des menteurs ». Je les regroupe en une formule : « SARKHOLLANDE » … et je dis : « DEHORS » … Si nous n’avons que ce choix le pire nous attend : la « MARINE » vers qui les « braves gens » se retournent, désemparés qu’ils sont … Voilà  un péril qui me fera sans doute retourner aux urnes !

***

Ajout le 9 mai 2016 …

Cela fait trois semaines que l’album « Morituri » est dans les bacs. La campagne promo de MURAT n’aura été que peau de chagrin. Hormis l’interview accordée au magazine « Magic » aucune interview de fond. On peut juste noter les réponses faites au journaliste Romain BURREL le 17 avril 2016 pour « Metronews » qui l’interpelle en ces termes : « Sur l’album, il y a une chanson très politique intitulée : « Interroge la jument » où vous évoquez pêle-mêle écologie et attentats. C’est le regard que vous portez sur le monde ? ». Réponse du chantre d’Orcival : « Si tu as des doutes sur l’état du monde, interroge une jument ou un oiseau mazouté ! L’ultralibéralisme est une catastrophe. Il faut voir ce que l’on se met dans le corps, physiquement et intellectuellement. Quant au passage où je chante : « sur la terrasses sous les cimes/ou tout bien pesé on t’assassine », je les ai écrits en juillet, bien avant les attentats. Mais je n’ai pas changé une ligne. On a tellement nié l’existence du bon et du mauvais que cette réalité nous revient en pleine gueule ». Le journaliste d’enfoncer le clou : « En 1981 vous sortiez votre premier single « suicidez-vous le peuple est mort ». En 2016, vous trouvez le peuple si amorphe ? ». Réponse de l’Auvergnat : « J’ai vu un reportage sur Nuit Debout. C’est un peu : « Aimez vous les uns les autres ». Ca fiche un peu les jetons car ça n’a jamais mené nulle part. Demandez à un juif à Dachau ou à un opposant à Mao si « Aimez vous les uns les autres … » ça a marché pour lui … Mais il faut faire une différence entre le peuple et la jeunesse. La jeunesse joue son rôle. Mais le politique ne m’intéresse pas. Sauf pour en dire du mal. C’est le fumier de la démocratie. Les générations futures, si elles veulent s’en sortir, devront inventer autre chose. Le suffrage universel, ça ne marche plus ». Je ne suis pas loin de penser la même chose …

Ajout le 21 juillet 2016

disque140

Le fait de mettre à disposition hier la page consacrée à « MURAT et le politique » m’a valu beaucoup de « like » plus de 100, c’est rien et c’est bien tout la fois. Il me faut bien reconnaître que c’est surtout dérisoire de se satisfaire de ce genre de choses par les temps qui courent. De nouveaux « amis » potentiels se sont ajoutés à ma liste et je les en remercie. Aimer MURAT peut conduire au pire. Je l’ai constaté à mes dépens. Je suis apolitique et le resterai. Sans doute que je n’ai pas raison. L’exemple vécu en ce 20 juillet devrait m’en convaincre davantage. Mais je suis Breton, têtu et ne vais pas changer d’idées.  Hier donc, parmi les « nouveaux amis acceptés » aimant MURAT il en est un qui vote FN. C’est son droit et je le respecte. Je hais les idées de Marine LE PEN. Ce jeune homme sans m’en prévenir, sur mon compte perso m’a adressé une vidéo de 90 secondes environ dont je n’ai visionné que les 10 premières. Elles montraient les cadavres des personnes qui jonchaient le sol à Nice. J’ai arrêté le visionnage aussitôt. Ces images étaient insupportables. Je ne comprends pas qu’on puisse les utiliser pour essayer de convaincre les gens d’adhérer à ses propres idées. Ce qui a été fait à Nice, mérite rien moins que la guillotine. Il ne faut pas utiliser les armes de l’adversaire. C’est vrai nous sommes en état de guerre. La guerre qui est la pire des conneries, nous la faisons avec des avions et nous aussi nous tuons des innocents. Nous devons nous défendre avec les armes de la démocratie. Ce sera long sans doute mais nos enfants et petits enfants sauront trouver la solution. Enfin je l’espère … Ce qui me révolte c’est qu’entre gens de bon entendement on soit capable d’utiliser de tels procédés pour tenter de convaincre tel ou tel d’adhérer à ses propres idées extrémistes. J’ose espérer qu’il ne s’agit là que d’une initiative personnelle. Je n’en suis pas certain … Personnellement je suis ouvert à toutes les idées. Je peux m’arranger avec tout le monde sauf ces extrêmes là. Cinq années de SARKOZY suivies de cinq années de HOLLANDE nous ont conduit au chaos, là où nous sommes aujourd’hui, soit au bord du gouffre. Alors que l’un des deux ou pire les deux puissent à nouveau se représenter à l’élection Présidentielles m’insupporte. Ce n’est pas possible que nous soyons aussi « cons ». Je vais donc me réinscrire sur les listes électorales à seule fin de porter ma voix contre ce fou de SARKOZY pour les primaires à droite. Seule l’incompétence et la mollesse de HOLLANDE permet à SARKO de se représenter et seule la détestation du « nain de jardin » autorise le « coiffeur de ces Dames » à croire encore en sa réélection … Nos deux compères qui se tiennent par la barbichette, disent défendre La France, ils ne pensent qu’à eux …  Jamais les problèmes que nous avons à résoudre n’ont été aussi « graves«  et jamais les hommes qui prétendent y répondre n’ont été aussi « petits » … Voilà j’arrête de vous importuner. J’ai rayé de « mes amis » l’individu dont j’ai mentionné les comportements. A l’avenir j’y regarderai de plus prêt … Je vous laisse à vos occupations …

Extrait de … « Interroge la jument « (« Morituri ») 2016 …

(…)

« Mon Dieu/Que tu es méchant/Quel malheur pour les enfants/Non tu manques/De jugement/Interroge la jument »

(…)

***

Publié dans : ||le 15 octobre, 2011 |15 Commentaires »

15 Commentaires Commenter.

  1. le 3 janvier, 2012 à 11:26 Muse écrit:

    Mon sentiment sur la question diffère du tien, Didier.
    Je ne pense pas du tout que JLM soit libre sur ce plan, mais au contraire prisonnier de sa posture. Car l’anarchiste qu’il soit de droite comme JLM ou de gauche comme Brassens, se retrouve, justement parce qu’il ne vote pas, et encore plus lorsqu’il est une personnalité (artiste, homme ou femme d’affaire), à la botte du pouvoir en place et donc obligé d’approuver et/ou se commettre avec le pouvoir en place du moment pour durer via différents propos,associations, fréquentations, etc. Il en va de sa survie médiatique et du maintien de son train de vie économique, même s’il a d’autres ressources…Où est la liberté là-dedans? Nulle part.
    D’autres artistes, adoptant la même posture anar l’ont bien démontré par le passé. Et le « tous pourris sauf moi » finit immanquablement par emmener vers des chemins on ne peut plus mortifères (souvent bien plus dangereux que les chemins pris par des artistes dits « engagés ») dont il devient par la suite difficile de se sortir honorablement.

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  2. le 17 mars, 2012 à 11:00 Muse écrit:

    Personnellement, je reproche à JLM sa violence contre Valérie Lehoux, violence qui est inacceptable. D’autant plus inacceptable que la critique qu’elle avait fait de Grand Lièvre était plutôt élogieuse et que pour toute réponse, il a donné dans l’attaque personnelle, laissant à penser qu’il lui faudrait auparavant vérifier la sexualité de ses intervieweuses pour qu’elles puissent l’interroger sans qu’il suppute un mauvais papier. Ce qui est franchement odieux et homophobe. Et ce propos violent est indéfendable. Quoi qu’on ait vécu auparavant de difficile.

    Ce n’est pas une question de citadin ou de campagnard, Didier. J’ai été jusqu’à mes 20 ans une fille de la campagne qui a fait tous les travaux des champs durant ses vacances ainsi que les soins aux animaux. Mais ça n’empêche que j’aurais été tout aussi choquée par la violence du propos de JLM il y a 20 ans qu’aujourd’hui.
    Je ne cautionnerai jamais l’attaque personnelle virulente d’où qu’elle vienne. Reprocher à une personne son identité sexuelle prétendant que cela fausse son jugement, c’est écoeurant.

    Quant à sa critique de la gauche, elle est tellement caricaturale qu’elle prête à rire. Qu’il aille se rendre compte de ce qu’est la gauche en Puy de Dôme du côté du Livradois et de St Amant Roche Savine, avec un André Chassaigne qui fait tous les efforts pour maintenir des services publics que ce soit écoles primaires pour les familles ou services hospitaliers et médicaux pour que les campagnes les plus reculées ne soient pas totalement désertifiées et que nos plus âgés puissent encore accéder à des soins même dans les tous petits hameaux.
    On est loin des effets de manches. On est dans le concret, le quotidien, la lutte pour maintenir l’existence de tous dans des conditions décentes en campagne.
    C’est encore lui le premier qui ose dénoncer la TVA sociale proposée par la droite qui plombera un peu plus les familles les plus pauvres et notamment celles résidant en milieu rural.
    Et c’est surtout pas la droite auvergnate locale qui se préoccuperait de ces luttes. Bien au contraire.

    Quand je lis JLM qui parle politique, j’ai l’impression qu’il est enferré dans une posture imposture qui n’a rien à voir avec la réalité du terrain.

    Quelque part, il est totalement déconnecté d’avec la réalité politique, aussi déconnecté que pourrait l’être de la campagne un citadin qui n’aurait jamais vu le derrière des vaches.
    Et c’est plus que lamentable.
    Quelque part on aurait envie de lui dire: parle musique, littérature si tu veux mais évite de parler politique puisque manifestement, tu ne connais rien de ce qui se passe même à côté de chez toi sur ce plan.
    Enfin, jouer l’anar de droite est une posture facile.
    Qui permet de bénéficier de toutes les luttes sociales, sanitaires des citoyens en les critiquant sans cesse sans pour autant s’impliquer pour les maintenir. Ses ancêtres sont morts pour une partie tant pour la liberté que des droits sociaux, sanitaires, syndicaux décents et des droits fondamentaux dont celui de voter et de s’impliquer en tant que citoyen et non rester une bête de somme, un esclave à la merci d’un suzerain.
    Il a hélas manifestement oublié tout cela.
    Et beaucoup d’autres choses hélas comme le code d’honneur des familles modestes en Auvergne.
    Et ça fait peine de le voir agir et parler comme il le fait. D’autant plus quand il prétend se placer du côté des ruraux et des petits.
    Un jour il avait dit que ses voisins paysans évitaient de parler de ses interviews tellement ils étaient en désaccord avec ses propos et le trouvaient lamentable. Je crois qu’avec ses derniers propos, il aura un peu plus accentué ce désaccord et pas seulement avec ses voisins les plus proches mais avec bien des personnes qui l’apprécient au plan musical.
    Et avec ses agissements, il a trahi un peu plus ceux qui luttent partout pour leur survie et qui n’auront jamais le besoin de s’en prendre à l’identité sexuelle de ceux avec lesquels ils sont en désaccord.
    Parce que c’est juste méprisable.

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    • le 17 mars, 2012 à 17:25 didierlebras écrit:

      Chère Muse,
      j’apprécie tes commentaires. C’est encore le cas, même si nous ne sommes poas d’accord. Je comprends ta … tes théories. Je ne les partage pas. La diversité d’avis est synonymede démocratie …

      Dernière publication sur  : Jean-Louis MURAT ... il aime ... il n'aime pas ...

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  3. le 14 septembre, 2012 à 2:36 Arnaud écrit:

    Je ne comprends pas une seconde qu’on puisse rapprocher JLM de la droite… sincèrement. Son discours politique (lorsqu’il est sérieux) s’est toujours revendiqué de la gauche des Verts.
    Sauf que Murat, à mon sens, aime à malmener et agacer ce public niais, voire éphémère dans la plupart des cas, qui réclame la caresse du soir autant que la phrase consensuelle – qui condamnent encore davantage. Murat, d’une certaine façon, se condamne à une élite, mais surtout se protège à travers cette position marginale – voire incohérente et incompréhensible pour qui ne suit pas vraiment le personnage.

    Quant à cette fausse polémique autour de la « brouteuse », cela se rejoint également. Parle-t-on bien de celui qui crache sur le système duquel il tente de profiter de quelques simulacres en se moquant – souvent avec bassesse, une marque de fabrique camouflée derrière une rhétorique et certains propos moins virulents – des interlocuteurs faciles ? Ces interlocuteurs friands de spectacle sans gloire aucune.
    Il ne fait preuve d’aucune finesse – ce que l’on peut se permettre de reprocher -, mais ce n’est que monnaie courante chez lui, dans le cercle médiatique s’entend.
    Cela ne signifie pas que je cautionne cette provocation vulgaire et idiote à l’encontre de cette journaliste, mais je pense que le problème n’est pas là et que le reproche n’est pas le bon.

    D’aucuns parlent de sincérité sèche pour qualifier ce que raconte Murat, mais ce n’est pas mon point de vue (sauf exceptions évidemment). Ses innombrables contradictions en attestent.

    Merci Didier pour votre site qui est une véritable mine d’or !

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    • le 14 septembre, 2012 à 7:13 didierlebras écrit:

      Salut Arnaud,

      J’approuve à 100 % ton commentaire. Le choix par JLM de son dernier inédit « L’idée » en atteste … Tous ces choix vont dans ce sens : ainsi (1829) l’hommage à PJ BERANGER … MURAT aime tout simplement être où on ne l’attend pas … Le choix de « La Marseillaise » par exemple … répond à mon sens à cette logique … MURAT est + à gauche qu’à droite je pense … Il ne fait surtout pas confiance aux hommes politiques qui pour la plupart ne pensent qu’à eux … Il est l’un des rares à n’avoir pas la langue de bois … Celà lui joue souvent des mauvais tours …
      Merci de faire connaître ce Blog à tes amis … ne bénéficiant d’aucun référencement … je n’ai que le bouche à oreille … Ce qui m’importe c’est de donner à connaître et aimer MURAT … artiste à nul autre pareil. Salut.
      Didier.

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    • le 9 décembre, 2015 à 18:42 L écrit:

      T’as vraiment tout faux à mon avis, je pense qu’il rigolerait bien en te lisant.  » Son discours politique (lorsqu’il est sérieux) s’est toujours revendiqué de la gauche des Verts. »
      Pour moi Murat est un vrai anar. Ni à gauche, ni à droite. Si toi tu te reconnais dans la « gauche » ou la « droite », pourquoi as-tu besoin de mettre les autres dans ces petites cases?
      C’est fou comme les gens de gauche ont besoin de trouver de la gauche dans les artistes qu’ils aiment. C’est presque pathologique. Tu l’aimerais moins si tu pensais qu’il n’était pas à gauche?

      Répondre

  4. le 3 février, 2013 à 16:06 Florence L écrit:

    Eh bien, moi, je comprends le cri de révolte et la colère de JLM envers la gauche et la droite, je la comprends d’autant mieux que je la ressens profondément et s’il est vrai qu’on peut lui reprocher la hardiesse de ses propos…(il faut se souvenir que les disputes et les coups de gueule sont marque de fabrique ds la famille Bergheaud…)il faut lui reconnaitre le courage de s’exposer et de ne pas « servir la soupe » à qui que ce soit. Il est courageux, il dénonce l’hypocrisie et il assume (toujours!) les conséquences de ses paroles. Il est en adéquation et ne lèche pas les bottes d’un soit disant public de gauche (d’abord, pourquoi le public serait de gauche?)
    donc, bravo et merci M Murat (et merci à toi Didier pour ces articles complets et fouillés)

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    • le 11 avril, 2013 à 18:29 Armelle écrit:

      bravo, bien dit Florence! (et Jean-Louis)100% d’accord!
      la démocratie ne sera pas un système satisfaisant tant due le vote blanc ne sera pas pris en compte à toutes les étapes d’élections!

      Répondre

      • le 11 avril, 2013 à 18:52 didierlebras écrit:

        J’approuve !

        Dernière publication sur  : Jean-Louis MURAT ... il aime ... il n'aime pas ...

        Répondre

      • le 9 décembre, 2015 à 18:45 L écrit:

        C’est la phrase que j’entends toujours… Mais si le vote blanc arrivait premier aux élections. (et ce serait le cas), vous avez la naïveté de croire que ça changerais quelque chose? La désaffection envers la politique serait plus visible, mais ça ne changerait rien. Le parti élu serait celui arrivé deuxième. ça ne provoquerait pas une révolution, l’affairisme et les fausses promesses continueraient…

        Répondre

  5. le 9 décembre, 2015 à 23:05 didierlebras écrit:

    On est entièrement d’accord. Je hais les hommes politiques (gauche et droite confondues) … Ils ne pensent qu’à eux … Ils sont la noblesse et nous le Tiers Etat … Après ils s’étonnent qu’on ne vote pas. Ils provoquent la montée des extrêmes et accusent les abstentionnistes d’être seuls responsables … C’est politique, c’est pourri …Là encore MURAT a raison …

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  6. le 11 mars, 2016 à 18:46 Florence écrit:

    relecture de cet article déjà lu en son temps.
    rien n’a changé, il est toujours d’actualité.
    Jlm fait preuve de finesse dans ses analyses mais la brutalité de son propos dessert parfois son discours.
    c’est dommage.
    je pense que c’est un véritable anarchiste dans son comportement en bon uranien qu’il est.
    maintenant son discours relève un peu du systématique ce qui tendrait à en desservir la portée et le sens.
    Attention à la colère qui est derrière tout ça.

    Répondre

  7. le 27 août, 2016 à 21:05 JEAN MARC BRAGEOT écrit:

    JE VIENS DE LIRE ET RELIRE LE BLOG DE JEAN LOUIS MURAT JE SUIS A LA FOIS TRES DIFFERENT ET PROCHE DE LUI J AIME SA VISION DE LA SOCIETE IL FAIT AIMER LA VERITABLE CHANSON FRANCAISE IL PARTAGE L AMOUR DE SON PAYS L AUVERGNE BEAUCOUP DOIVENT PRENDRE EXCEMPLE SUR LUI IL Y A DES MOMENTS OU J AI ENVIE DE SORTIR DE CETTE MERDE DE VIE LA J ECOUTE SON TITRE LE COL DE LA CROIX MORAND MERCI POUR CE BLOG BIEN FAIT A + JEAN MARC

    Répondre

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