- 42 – Jean-Louis MURAT … Papa (?) … « un job supérieur » !

Avec ce nouveau sujet je ne cherche pas à faire du voyeurise, à m’introduire d’une façon ou d’une autre dans la vie de l’artiste MURAT. Au cours de la promo de l’album « Taormina » je me suis aperçu qu’il n’y avait pas un article sans qu’il soit questionné sur sa vie familiale. Souvent d’ailleurs, c’est MURAT lui-même qui aborde le sujet. Il est indéniable que Jean-Louis aime à parler de sa fille  Justine. L’album « Taormina » (2006) est important, il parle de la mort, il parle de la vie. Justine c’est la vie … Cette paternité est salvatrice pour le chanteur, ce nouvel amour transpire dans beaucoup de ses chansons. Sur cette page nouvelle je vais tenter de répertorier les passages d’interview où MURAT  évoque « Justine » puis « Gaspard » pour tenter d’appréhender les influences que cela a sur sa vie d’artiste, d’homme, de père …  Je ne vais pas chercher dans les caniveaux, je cite MURAT  tout simplement. Durant ces dernières années MURAT  a beaucoup évolué, ses prises de position n’ont pas toujours été comprises par bon nombre d’admirateurs (de sensibilité de gauche) … Je veux parler de ses déclarations sur José BOVE  sur Mickaël MOORE … sur les Etats-Unis. Je ne vous parle pas de « sa copine du Poitou » …  Pour faire bonne mesure, l’Auvergnat n’est guère plus tendre avec « Sarko et sa bande » … Contrairement à ce que certains disent MURAT  n’est pas devenu « réac » … Il fait preuve de bon sens … celui des responsabilités … celui d’un père qui souhaite le « meilleur » pour ses enfants. Au jour d’aujourd’hui on serait tenté de dire … »le moins pire » … Hélas nous en sommes là. Voilà pour le préambule.

L’enfance de MURAT/Jean-Louis BERGHEAUD aura été marquée par le départ d’un père. C’est donc chez François (le grand-père) et à la ferme que le petit Jean-Louis va grandir et s’épanouir à la vie dans un monde rustique mais « aimant ». A 17 ans, celui qui n’est pas encore un homme est à son tour papa. Pour faire face à ses nouvelles responsabilités, il arrêt ses études et ne refuse aucun boulot.

Selon MURAT l’amour ne dure pas « plus de trois ans ». Après « on fait des enfants ». L’arrivée de Justine puis de Gaspard constitue un tournant dans la vie de l’homme MURAT. Dans le monde hostile qui nous entoure, il sait le poids de ses responsabilités. Les mots des chansons vont être dorénavant choisis « muscle doux » par exemple. Il a également conscience qu’il faut vendre des albums pour faire vivre la famille et pérenniser l’activité de la « petite entreprise » à la tête de laquelle il se trouve. C’est donc les promos qu’il faut faire, en traînant les pieds parfois, sachant que c’est un passage obligé.

En octobre 1996 MURAT  répond aux questions de Patrick FOISSAC  pour « Rif Raf » :

PF    : On vous sent globalement plus serein qu’avant …

JLM : C’est l’âge, sans doute. C’est ma petite fille aussi. Elle a deux ans et demi. Elle est déjà tellement futée que je me dis que mes disques doivent s’inscrire dans une bonne pédagogie. J’essaie de bien me tenir, de ne pas dire de gros mots. Il faut qu’elle soit fière de moi ! » 

Le 6 octobre 2006 Manuela GIROUD  journaliste à « La Nouvelle Liste » se fait la remarque suivante : « Notre Auvergnat virerait-il vieux sage ? » … Ce à quoi il répond : « Je ne crains pas de réfléchir à ça et de savoir quoi dire aux enfants. Plus le temps passe, plus je me sens responsable en ce sens« .

En septembre 2006, lui parlant de la confection de l’album « Taormina » Florence RAJON pour « Start Up »  lui pose la question suivante :

FR    : L’avez-vous fait comme les précédents, très rapidement ?

JLM : Non, j’ai pris beaucoup plus de temps pour être un père (sa fille à deux ans) très présent et sérieux parce que « papa » c’est le job supérieur par excellence. Mais il faut bien gagner sa croûte aussi. Je travaillais quand ma fille faisait la sieste où la nuit, quand elle dormait ».

Le 16 novembre 2006 pour « Femmes d’Aujourd’hui » Nicolas BALMET  l’interpelle :

NB    : Plus d’une année sans faire de disque, pour vous c’est long ?

JLM : Oui je suis devenu papa à nouveau et j’ai décidé de m’occuper de ma fille pendant un an. Je suis resté chez moi avec elle. Je suis complètement ébahi depuis deux ans. Observer l’enfance, c’est magnifique. C’est pour ça que je me suis arrêté. Les tournées, les voyages etc … Parfois, quand je revenais après trois semaines, elle avait l’air de se demander qui j’étais … C’est là qu’il faut dire stop ». 

Dans cette même interview MURAT assène : « Je ne laisse même pas mes enfants regarder la télé, car je me considère responsable d’eux. Et je crois qu’il faut se définir soi-même une ligne d conduite pour pouvoir leur en définir une. En tant que père, je suis conscient qu’il faut mettre un barrage entre la cruauté du monde et l’innocence des enfants. Il faut un filtrage, et la télé n’en met pas. Les parents doivent être des éducateurs, dans le sens premier du terme ».  

Toujours en 2006, pour le compte de « Magic » Franck Vergeade interviewe l’Auvergnat qui lui confie : « Je ne vais pas lutter contre le monde entier. Chacun est obligé de faire preuve d’un certain réalisme … Alors je suis réaliste ». Aussitôt le journaliste enchaîne : « C’est le père de Justine qui parle ? ». Ce à quoi MURAT répond : « Depuis que je suis nouveau papa, je suis encore plus réaliste. Ça joue beaucoup. Tu ne vas pas apprendre à ton enfant à dire non. Il est bien plus intelligent de dire oui finement. Désormais, je me situe davantage dans un oui positif que dans un non merdeux. Par exemple, on me dit qu’il faudrait faire CAUET, s’il me veut vraiment, j’irai. Je m’en fous, je n’ai jamais vu son émission. Ce qui m’importe c’est de vendre des disques pour monter sur scène, jouer devant des gens et faire vivre les musiciens, les techniciens et les tourneurs. je suis malgré toute, une petite entreprise qui fait vivre dix personnes. je me la joue collectif. Comme au foot ».

Le 22 août 2006 MURAT est en Belgique et répond aux questions d’Isabelle MONNART  pour « La Dernière Heure » :

IM    : Dans une chanson vous dites : « Les temps sont mauvais, je n’y trouve aucun plaisir » …

JLM : C’étaient les informations internationales qui m’inspiraient ça. Sans être spécialement pessimiste, on a quand même du souci à se faire. Le monde est assez angoissant, surtout quand on est parents ». (…) « Je n’aime pas obligatoirement bosser chez moi. Quand j’y pense, en tant que papa, je n’aime pas ce côté branleur genre on est toujours disponible. C’est bon, aussi de structurer les enfants, qu’ils comprennent que la vie, ça se gagne. Ça me dérangerait que ma fille croit que je ne glande rien et que je joue de la guitare de temps en temps ». (…)  »Hier soir, elle a compris que papa devait prendre la voiture, puis le train et qu’il allait travailler ».

Le 25 septembre 2006 pour « Elle » sous la plume de Florence TREDEZ, Jean-Louis MURAT confie : « C’est très troublant d’avoir une fille. A deux ans elle veut déjà mettre des colliers, des bracelets, elle joue à fond le jeu de la séduction, alors que ni sa mère ni moi ne sommes comme ça. L’éternel féminin qui fait des tours de chauffe. Elle veut aussi danser, chanter, jouer du piano. Mais je ne suis pas ce ces parents qui ont une activité artistique et qui pensent que c’est le top pour leurs enfants. C’est comme si je les aidais à endosser un costume imaginaire immettable, et que, après, aucun costume ne pourrait lui convenir dans la vie. Si Justine voulait suivre ma voie, je le vivrais comme un échec. Ce n’est pas un absolu d’écrire des petites chansons. Je suis davantage fasciné par les bergers et les maçons, alors que, quand je joue de la guitare, eux ne tournent même pas la tête. Et puis je connais beaucoup d’enfants qui ont été élevés dans un esprit libertaire et ce tous de vrais cons. Les gens qui ont eu une éducation très stricte, et je pense à quequ’un comme Carla BRUNI qui en a reçu une ahurissante, font les gens les plus intéressants. Entre l’extrême tenue et l’extrême laisser-aller, il faut assumer la dignité d’être maman ou papa. Je dis souvent à sa mère que Justine, je l’enverrais bien au couvent jusqu’à 18 ans ».

Nous terminons cette année 2006 avec un extrait d’interview accordé par MURAT  à Véronique MORTAIGNE pour « Le Monde » le 29 août : « Ma fille, Justine a deux ans et demi. Si je ne la vois pas, je suis en état de manque, de chagrin d’amour. Ma petite fille a presque le même âge. Les enfants donnent de la gravité, de la responsabilité« .

Je lis, je relis … Je me dis, que de MURAT,  on ne passe et repasse  (TV et journaux) que ses frasques, alors qu’il nous dit tant de choses sensées  !!!

En 2008, Régis GAUDRY  pour « L’Express » lui demande : « Quel est le parfum que vous préférez ? ». Et pour la première fois je pense, MURAT  fait référence à GASPARD. Il déclare sans ambage   : « Celui d’un être aimé. Celui de mon petit garçon, Gaspard né le 31 mai dernier. C’est un mélange enivrant d’odeurs et de biberon, de shampoing pour bébé et de lait nettoyant ».

Pour clôre cette page … petit retour en arrière, nous sommes en octobre 2006 MURAT  confie à Manuela GIROUD, pour « La Nouvelle Liste »,  évoquant la naissance de sa fille, il a cette réflexion : « Tiens, elle me verra mourir, c’est elle qui me fermera les yeux ». Dans le cadre de la promo du « Cours ordinaire … » en 2009, parlant de son rôle de père,  il déclare au journal « Libération » : « Je veux être présent, et être un bon père, à savoir constituer une référence solide, même une fois disparu ».

Le modeste admirateur de MURAT que je suis se dit « Voilà le père que j’aurais du être pour mes enfants ». Je ne l’ai sans doute pas été … Je pense avoir plus donné aux enfants des autres, qu’à mes propres enfants … Les paroles de MURAT vont souvent m’accompagner dans mes promenades journalière … difficile, impossible de rattraper le temps perdu …

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Lorsque l’on approche de la soixantaine et que l’on est le père de jeunes enfants, ce qui le cas de MURAT on sait faire la différence entre ce qui est important et ce qui l’est moins. C’est ce qu’indique le chanteur Auvergnat à Yannick DELNESTE pour le compte du journal « Sud Ouest » le 25 septembre 2011 : « L’avantage de vieillir c’est que l’on sait définir les priorités. Aujourd’hui c’est bien d’élever ses enfants, être un bon père. Il y a deux petits de 4 et 7 ans chez moi : il s’agit d’être à la hauteur ».

Dans un entretien accordé au « Figaro Madame » MURAT et la philosophe Cynthia FLEURY  badinent sur le thème « Homme/Femme/ ». Les propos recueillis par Laurent Mereu BOULCH sont fort intéressants. MURAT ne donne pas dans la démesure. Une question posée par le journaliste a retenu mon attention : « Quand êtes-vous devenu un homme  ? ». la réponse est grave, pleine d’humilité. Derrière chaque mot se cachent des images, des rires parfois, des larmes beaucoup … Je cite : « J’ai été papa très jeune. Alors j’ai surtout cessé d’être fils. C’est très joli, le petit ventre de la fille enceinte, on fait les fous jusqu’à la naissance … Six mois plus tard l’idée d’être père n’intéresse plus le géniteur, il veut rester fils. Comme la société ultra-libérale nous dit : «  mobilité, mobilité, changez de vie, quatre vies en une, etc ». Le type suit les conseils, va voir ailleurs, et maman reste seule. On devient surement un homme quand on accepte de vieillir« 

Dans le cade de la promo « Le Grand Lièvre« , lors d’une interview au « Soir Belge » le 15 novembre 2011 MURAT  explique à Thierry COLJON pourquoi, effectivement il a simplifié les textes de ses chansons. La réponse se résume dans une réflexion de Justine et Gaspard dont MURAT  fait état : « On comprend rien à tes chansons papa ».

Dans les colonnes de « La Nouvelle République » le 15 novembre 2011 MURAT répond aux questions d’Anne RICHOUX  dont celle-ci  : « Qu’aimerez-vous qu’on dise de vous, quand vous ne serez plus là ? » … Réponse de l’Auvergnat : « Il fut un bon papa ».

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Ajout le 7 mai 2013 …

Le 25 mars 2013 « Grand lièvre » s’est trouvé un successeur, j’ai nommé « Toboggan » … On y entend les voix de Gaspard et Justine  qui semblent prendre un malin plaisir à accompagner leur père en musique. Au cours de la campagne promo MURAT est souvent questionné sur les rapports qu’il entretient avec ses enfants ??? Quel père il est ??? La meilleure réponse qu’il nous fournit est celle accordée au journaliste Daniel DELAMOTTE  pour « Pulsomatic.com » qui lui demande : « On sent comme des messages destinés à vos enfants ou peut-être aux enfants de façon plus générale, sur ce disque. MURAT , c’est quel genre de papa ? ». Voici sa réponse : « On espère toujours être un certain type de papa. Je suis assez intransigeant sur les petites choses et je laisse la liberté sur les grandes ! On a les mains propres, on dit bonjour, on se couche tôt, on se lève à heure régulière. Mais si les enfants ont envie de s’exprimer ou de faire des choses pour qu’ils grandissent, je ne suis pas contre ! Cela leur permet d’avoir l’esprit plus libre sur bien des choses ». Voilà une réponse, pleine de bon sens, révélatrice du personnage MURAT, petit fils de paysan … les pieds bien ancré dans la terre : « On a les mains propres … On se lève à heure régulière » !!! Bon nombre d’intellectuels ou de pseudo intellos qui nous gavent tous les jours sur le sujet, (à la TV et ailleurs) feraient bien de s’en inspirer …

Ajout le 23 août 2014

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Au moment de clore cette page mise à jour, sans qu’aucune retouche n’y soit apportée, j’ai trouvé opportun d’y ajouter ce portrait de MURAT, entre ombre et lumière, entre sérénité et inquiétude. Jean-Louis BERGHEAUD peut se regarder dans la glace.  Il n’a cure de la popularité. Il dit ce qu’il pense. Il pense ce qu’il dit. Nombre de nos hommes politiques, pour ne pas dire tous, feraient bien de s’en inspirer ! Ils nous promettent des rêves, ce ne sont au mieux que des illusions, au pire des mensonges. Ils nous mènent droit dans le mur. Ils font le lit des extrêmes : la pire chose qui puisse nous arriver !

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Ajout le 7 novembre 2014 …

Le 13 octobre 2014, « BABEL » est dans les bacs. Dans les colonnes de « Focus » LAURENT Raphaël évoquant MURAT écrit : « Cette fascination pour la culture est symptomatique de celui qui, n’ayant pu faire d’études en temps réel, sans trop de sous à la maison, tient au processus de transmission comme à un obligatoire virus de transmission ». MURAT précise : « Je lis bien sur des passages de livres chaque soir à mes enfants (Justine  dans les bois10 ans, Gaspard 7 ans) ou Laure le fait, mais je ne m’arrête pas aux mots. Je sais qu’il faut faire des choses avec eux, aller aux champignons pour garnir l’omelette du soir (sourire), les laisser construire des cabanes dans les bois dont ils connaissent les chemins, partir en voyage comme bientôt où l’on va visiter les lieux du Moyen Âge que ma fille étudie à l’école ».

Avant même la sortie de « Babel » toujours dans un média Belge « Le Soir » MURAT confie le 26 septembre 2014 à Thierry COLJON : « La désespérance est un luxe que je ne peux pas me permettre. je suis grand-père, je suis papa, j’ai des enfants à élever.  Il est hors de question que je véhicule quoi que ce soit de désespérant. Je place ma famille au dessus de tout. Je me retrouve chef de famille maintenant que j’ai perdu mon père. C’est mon honneur, à un questionnement d’un enfant dans la journée, de donner une réponse extrêmement positive.  Sinon je ne joue pas mon rôle.  Sur scène, je ne suis pas là non plus pour plomber le truc, mais au contraire pour donner un peu de bonheur aux gens. Donner une leçon d’énergie, je tiens à ça … »

Le journaliste revient sur le passé : « marié à 17 ans, père deux ans plus tard ». Je ne suis pas sur que cela soit absolument exact. Peu importe. Le journaliste écrit : « De ce premier enfant dont il n’a pu faire l’éducation il dit simplement avec fierté, qu’ils se revoient bien sur et que lui travaille aujourd’hui en fac, donnant des conférences un peu partout dans le monde ». Chacun  l’aura reconnu il s’agit de Yann

Décidément Justine et Gaspard vous avez transformé votre père ! Je vous en félicite … 

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Ajout le 12 octobre 2015 …

En octobre 2015 (tout début de la tournée d’automne) Jean-Louis MURAT est invité au festival du livre de MOUANS SARTOUX. Le journaliste Antonin DESLANDES pour le compte du site « Buzzle » tente le rapprochement entre « culture » et « transmission à la jeunesse ». Evoquant le festival, il invite MURAT à réagir en affirmant : « Il y a quand même une bonne part du festival qui est dédiée à la jeunesse par exemple en tant que passeur de culture, ça vous stimule pas d’extirper ces jeunes lycéens de la téléréalité pour les ramener vers la musique, la poésie ? ». Voilà une affirmation plus qu’un questionnement auquel MURAT répond : « Je ne pense pas que ça ait une grande influence. Moi aussi j’ai des enfants et je vois comment ça se passe à l’école ». Le journaliste de reprendre : « Ca se passe comment ? ». MURAT d’enchaîner : « Ils en ont rien à foutre des bouquins. Je pense plutôt au rôle des parents.  S’il n’y a pas de bibliothèque à la maison, si personne ne lit à la maison, s’ils ne voient pas papa ou maman ou je ne sais pas qui lire à la maison, les enfants ne vont pas lire. A mon avis, c’est plutôt les parents qu’il faut rééduquer. C’est plutôt les parents qui donnent le mauvais exemple. On est toujours là en train de taper sur les jeunes générations, on dit : « Lui il sait pas écrire en Français ». Mais j’ai des enfants à l’école, ils ont des instituteurs et institutrices qui ne maîtrisent pas le Français. Qui font des fautes ». (…) « Je crois beaucoup aux vertus et aux valeurs d’exemple. C’est l’exemplarité surtout qui peut aider à former les gens. Parce que dire ceci ou cela … ».

Comme MURAT a raison. Voilà qui n’est pas donner dans la langue de bois ou le discours de complaisance. MURAT constate, MURAT dit … faisant fi de l’adage selon lequel : « Toute vérité n’est pas bonne à dire » surtout lorsqu’elle va à l’encontre de la « pensée unique »…

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Ajout le 13 avril 2016 …

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L’époque que nous vivons est particulièrement anxiogène. Le danger est partout. Les « fous de Dieu » peuvent frapper à tout moment, en tous points. Notre pays est particulièrement visé. Ceux qui nous représentent frisent l’incompétence. Ils ne nous préparent pas à demain. Ils ne pensent qu’à leur « pomme », ils ne sont que dans l’immédiateté, ne sont pas dans l’action mais la réaction. Le drame survenu ils se drapent des attributs de la République qui les protège « eux » pour tenter de nous faire croire qu’ils sont « forts » qu’ils nous protègent. Ce n’est que foutaise, chacun l’a compris … Il était temps !

Etre parent aujourd’hui c’est d’abord et avant tout une grande source d’inquiétude. Dans notre pays plus encore je pense. Evoquant les attentats du 13 novembre avec le journaliste Franck VERGEADE pour « Magic » (n° 201 – avril 2016) MURAT assène :  »Je me méfie de la sensibilité collective et des réactions moutonnières comme du feu. Je suis resté outsider : Ni Charlie ni Bataclan. Trop tard pour être Jean-Moulin, comme je le répète sans cesse à mes enfants ». Comme il a raison ! VERGEADE de questionner : « Justement, quelles explications le père de famille a t’il donné aux siens ? ». La réponse fuse : « Comme toi et tant d’autres papas, je me suis retrouvé face au problème fondamental avec mes enfants : qui sont les méchants ? C’est quoi le mal et le bien ? L’explication est très difficile. On peut toujours faire sonner  les orgues d’église de la sentimentalité, mais ça ne sert strictement à rien. J’ai composé un disque sur l’année 2015, d’avant le Bataclan, et je n’irai pas en changer une ligne ni un mot ». MURAT n’aime pas les opportunistes. Nous ne sommes entourés que de ça. Tour à tour nous le sommes tous un peu, moi le premier … Hélas ! Certains plus que d’autres. Ces drames sont même une opportunités pour certains de nos hommes politiques en mal de reconnaissance. Qu’ils soient de gauche ou de droite, ils ont laissé faire, ils ont fermé les yeux, nous les avons suivis puisque ça nous arrangeait, nous ne récoltons que ce que nous méritons. Cela fait des années que MURAT inlassablement nous invite à ouvrir les yeux et les oreilles. MURAT a raison : « Trop tard pour être Jean MOULIN ! ».  Il faut croire que l’histoire se répète. En 40 une grande majorité de la France était Pétainiste … Ce n’est que sur le tard que tout le monde est devenu « résistant »

MURAT est inquiet. Comment ne pas l’être. En conclusion de son interview VERGEADE ose cette question : « Tu vivras entre Tuilière et Sanadoire jusqu’à la fin de tes jours ? ». Jean-Louis lui répond : « Plus que jamais. Mais la vie d’outsider, surtout en ayant de jeunes enfants à élever, n’est pas tous les jours facile. ».  

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Ajout le 10 juin 2016 …

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Le 7 juin 2016 pour « Le Soir » belge Philippe MANCHE interviewe MURAT qui lui confie : « J’évolue dans un genre musical qui fait surtout attention à la forme. Je ne réfléchis pas trop ». Puis d’ajouter : « L’image projetée de moi-même je n’en ai rien à foutre. Je parle souvent avec les gens  de cette différence entre l’image projetée et l’image réelle de la personne. C’est une telle distorsion qui si elle était musicale, je dirais que c’est une distorsion pourrie« . Les mots sont forts. Ils ne créeront pas la polémique. Ils sont trop sincères, ils révèlent une vérité criante, dans une société qui cède tout au paraître pour mieux vendre, achalander, tromper … « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » ! Le journaliste de questionner : « Pourquoi ? » MURAT de répondre : « Parfois ça me joue des tours. J’ai des petits enfants. J’ai une petite fille qui a 14 ou 15 ans et un jour elle me dit : « C’est dommage papy, que tu gâches autant de talent en te comportant comme ça ».  Le journaliste d’oser : « Elle faisait allusion à des interviews ou vous l’ouvrez un peu trop ? ». Il y répond : « Ca m’a beaucoup touché. Je lui ai dit que je pensais avoir une part de bêtise aussi forte que celle qu’il pouvait y avoir chez elle. Il ne faut pas décourager les gens qui se sentent imparfaits. Ce serait un rapport de pouvoir. Je ne crains pas les dérapages. C’est une guerre de tranchée entre ce qu’on est et notre image projetée qui arrive, dans mon cas, jusque dans mon cercle intime ». On sent le bougre sonné, touché au plus haut point. MURAT est bon. MURAT est vrai. MURAT est sincère. Aujourd’hui si vous n’êtes pas « tricheur » ou « tordu » il est difficile d’arriver à ses fins. Il ne suffit pas d’avoir du talent. Il faut être roublard,  parler la langue de bois, savoir se mettre les médias dans la poche … MURAT ne sait pas faire … ne veut pas faire … ne fera pas !  Philippe MANCHE  de poursuivre : « Ca vous a perturbé ? ». MURAT de décliner : « Ce qui me trouble, c’est que ma petite fille est aussi un produit de son époque et qu’elle dit que le talent, c’est le bon comportement. Et là, c’est pareil, c’est le triangle de la bourgeoisie. C’est tout ce que je déteste. On ne juge pas les gens comme ça. Il y a un fond d’humanité qui peut être jugé chez les gens qui passent  par l’apparence, par la parole, par l’anticonformisme, c’est plus subtil que ça, donc ».    

Voilà une interview qui ne fera pas la une. Pourtant elle décrit MURAT tel qu’il est … Cela n’intéresse personne. Il est sept heures du matin. La France croule sous les mouvements sociaux. Ce soir commence « L’Euro ». Si aucun membre de la famille (Gaspard par exemple) ne demande  à regarder le foot MURAT ne sera pas devant sa télé, il sera à jouer avec les enfants … Gaspard et Justine … leur apprendre à travailler avec les  mains … à construire des cabanes … utiliser un rabot, une équerre , à tailler des rosiers … à lire « Robinson et Crusoé » Vous êtes un homme admirable Monsieur Jean-Louis MURAT … Hier soir à ce qu’on m’a dit sur « France Bleu Auvergne » vous auriez confirmé que « Morituri » serait votre dernier album … Vous l’avez dit avec assez de dérision pour qu’on puisse encore s’interroger ?! Je vais finir par détester ce pays qui fait la part belle aux imbéciles, aux menteurs, aux tricheurs, aux sots … Il n’est qu’à regarder au sommet du pouvoir … (l’actuel et le précédent que j’aime à englober sous le nom de SARKHOLLANDE) …

Allez Jean-Louis reviens nous, écris nous, chante nous …

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Ajout le 15 août 2016 …

Alerte … Alerte … Alerte rouge …

Les jeux Olympiques occupent les esprits de tout le monde. Ca y est nous avons le lot de médailles espérées. Ouf ! Le pouvoir en place peut respirer. Je veux parler de tous les pouvoirs, ceux qui ne se remettent jamais en cause … Auparavant il y a eu le championnat d’Europe de foot et la bande à GRIEZMANN  s’est bien comportée. Les jeux du cirque permettent au petit peuple de s’évader, d’oublier les soucis du quotidien. Entre temps il ne faut pas oublier qu’il y a eu : Nice et St Etienne du Vouvray … Nos agriculteurs n’en finissent pas de mourir. En septembre je pense qu’il vont à nouveau mettre le feu. Les problèmes sont légion. Pourtant il en est un que tout le monde semble vouloir occulter, c’est l’état de délabrement de notre système scolaire, je ne peux plus dire éducatif. Voilà qui est en relation directe avec le sujet traité sur cette page. MURAT depuis des années n’a de cesse de nous alerter.

Il y a peu, j’écoutais sur « RMC », le professeur Israël NISAN  (gynécologue obstétricien, universitaire de renom)  expliquant que : « Dès 9 ans des enfants pouvaient être addict au porno ». C’est tellement vrai malheureusement ! C’est dramatique. Mais tout le monde de fermer les yeux, voilà qui est plus facile. Les exemples concrets donnés par ce professeur dépassent l’entendement. NISAN de mentionner, durant les récréations : « des fellations collectives dans les toilettes » ! Le responsable de cette situation ??? Chacun le sait, tout le monde veut l’ignorer, c’est : le téléphone portable que chaque enfant a un dans son cartable, ou sur lui dès 10 ans ! C’est une vraie catastrophe. Moi je m’en rends compte auprès des « petits » que j’encadre au foot. Il y a dix ans déjà, je m’étais aperçu qu’à 13 ans « mes footeux » dont la plupart étaient de bonne famille faisaient circuler entre eux des images de zoophilie. A l’époque j’en avais parlé aux parents atterrés … Il semble que depuis les choses ne se soient pas améliorées, loin s’en faut … Et tout le monde de feindre l’ignorance. Voici ce que confiait le professeur NISAN au journal « Elle » le 19 avril 2016 : « On a confié l’éducation sexuelle de nos enfants au porno, qui est une non-éducation. J’entends des questions folles pendant les cours : « Comment ça se fait que les meufs elles aiment sucer le sexe des animaux ? » « Est-ce que, quand la meuf veut pas, un pote peut la tenir ? » Il y a plein de questions sur la zoophilie. Ils sont complètement animés, cultivés, éduqués par YouPorn ». Oui, la situation est bien plus grave qu’on ne veut le penser. Arrêtons tous de fermer les yeux. Je suis grand-père. Mon petit fils a huit ans, ma petite fille quatre ans. Je ne veux pas  qu’ils soient salis par autant de saloperies. Il y a une solution. Elle est toute simple. C’est d’interdire le portable dans toutes les écoles au moins jusqu’à la troisième. Ce n’est pas compliqué. Il est urgent de faire quelque chose.

Modestement, je voudrais pouvoir être à l’origine d’une initiative qui fasse qu’on interdise le portable dans nos écoles. Il y a urgence … Si quelqu’un veut bien m’aider … Merci !

C’est vrai, les jeux Olympiques ne sont pas finis … La lutte contre le terrorisme occupe toutes les énergies. Je crains fort que le  plus urgent ne soit pas là …  Notre école est en danger, nos enfants sont en danger. Bientôt ils n’auront plus d’enfance. Tout cela parce que nous les parents et grands parents avons été lâches, n’avons pensé qu’à notre tranquillité en étant permissif au possible. Est-ce qu’il est encore temps de faire marche arrière ? Je ne sais pas. Mais au moins arrêtons de traiter un artiste comme MURAT de « réac » parce qu’il a depuis longtemps raison avant les autres … MURAT ne pense pas à son intérêt personnel. Il se fiche de son image. Puisse ceux qui nous gouvernent s’en inspirer et penser un moment à l’intérêt général.   Hélas, ce n’est pas gagné …

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Ci-dessous le chemin du Dictionnaire « Muratien » …

http://didierlebras2.unblog.fr/

Publié dans : ||le 25 août, 2011 |15 Commentaires »

15 Commentaires Commenter.

  1. le 25 août, 2011 à 12:15 Muse écrit:

    La parentalité tardive a ceci de positif qu’elle permet d’être souvent plus posé et serein dans ce rôle parce que l’adulte s’y sent beaucoup moins aliéné et dépassé.
    J’ai l’impression que dans le cas de JLM, il a finalement plus pris la mesure de la paternité quand Justine et Gaspard sont arrivés. Parce qu’il avait conquis un certain apaisement personnel (parce qu’il s’était suffisamment réalisé au plan artistique et pro et intérieur) qui l’a rendu de fait beaucoup plus disponible dans tous les sens du terme. Enfin…c’est comme ça que je l’ai ressenti.
    Et sans doute, le fait d’avoir une fille, l’a plus interpellé dans ce rôle de père que s’il n’avait eu que des garçons.
    Pour une fille, avoir un père vraiment présent et à l’écoute, construit intérieurement, tendre, attentif, c’est très structurant et ça permet de grandir de façon apaisée et heureuse. Quand ce père manque (pour des raisons X ou Y), on ne s’en remet jamais en tant que fille. Même avec des substituts, ce sera jamais pareil…Et du coup, ça fait beaucoup hésiter pour enfanter…peur que le manque se répète…
    Donc oui, la fonction paternelle est méga importante. Ca permet la socialisation et l’équilibre des individus. Et on ne le dit pas assez je trouve…

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  2. le 25 août, 2011 à 12:21 didierlebras écrit:

    Bonjour MUSE …
    Je te l’ai déjà dit … je te le redis donc : chacun de tes commentaires constitue un + pour ce Blog.
    Merci.

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  3. le 25 août, 2011 à 18:13 Armelle écrit:

    je parlais de ce sujet de la paternité tardive pas plus tard que dimanche en famille, ayant eu des compliments de mes jeunes neveux au sujet de leur tonton Fred (mon mari). En fait, mon mari a un contact très différent et attentionné avec les enfants de la famille, depuis la naissance de notre première petite-fille… ce qui n’était pas le cas pour nos propres enfants qu’on a eu très jeunes et ce qui me fait penser que les hommes deviennent plus tendres et attentifs avec l’âge vis à vis des jeunes enfants

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  4. le 25 août, 2011 à 19:22 didierlebras écrit:

    Salut Armelle,

    J’ai tellement appris en lisant et relisant Murat. Muse et Toi m’ont toujours encouragé.
    Chez vous : la passion de jlm (qui n’est pas béate) l’emporte sur toute considération mesquine (posséder ou ne pas posséder …) …
    Amitiés sincères.
    Didier.

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  5. le 28 août, 2011 à 12:53 Muse écrit:

    Coucou Didier

    Je crois pas que tu aies à culpabiliser concernant le rôle parental. Parce que ce n’est pas la même chose d’avoir une activité pro à la maison et une activité pro à l’extérieur. L’investissement parental forcément n’est pas le même. Et peut-être bien mieux…Parce que ce n’est pas forcément le fait que les parents soient de façon permanente à la maison qui va faire des enfants plus équilibrés. C’est une fausse croyance. En tant qu’enseignante, je vois parfois des enfants qui présentent de grosses difficultés de socialisation justement parce que les parents sont trop présents et ne les ont pas laissés suffisamment se confronter à l’extérieur.
    L’essentiel pour un enfant, c’est que chaque parent lui consacre de temps en temps un vrai moment d’écoute, de partage, de dialogue. Et je suis sûre que c’est ce que tu as fait. Et que tes enfants l’ont apprécié et t’en sont reconnaissants. Donc tu es un bon père, Didier.
    Bien sûr qu’en tant qu’adultes, on se met tous la pression sur cette question d’éducation enfantine et encore plus nous les femmes que les hommes. Parce que la société patriarcale nous juge énormément sur l’éducation enfantine et nous accuse de tous les maux dès qu’il y a problème. Et aussi parce que rares encore sont les hommes à réellement s’y investir. Et ça n’a rien à voir le plus souvent avec le travail mais beaucoup encore considèrent que c’est comme le ménage, la cuisine, éduquer les enfants c’est le rôle de la femme.
    Or c’est au contraire extrêmement mauvais qu’il n’y ait que la femme qui éduque l’enfant. Parce que ça place la relation parent-enfant sur le mode fusionnel. Et là danger…
    Personnellement je vois de plus en plus d’enfants et d’ados présenter des problèmes de comportements sociaux (violence, tyrannie, difficulté à s’intégrer avec d’autres) du fait d’une éducation exclusive et fusionnelle des enfants par les femmes. Femmes qui ont du mal à s’autoriser à vivre et à désirer en dehors de leurs enfants. Et ça donne lieu à des catastrophes…aussi bien pour elles que pour les jeunes.
    Donc il y a un équilibre à trouver, pas évident mais nécessaire. En sachant qu’il y aura toujours des erreurs commises de toute façon…mais l’essentiel étant que l’enfant arrive à l’âge adulte avec suffisamment d’assurance et de sérénité pour avancer seul. Nous autres enseignants savons que nous avons aussi un rôle à jouer important dans cette éducation.
    Et c’est très bien ainsi!

    Répondre

  6. le 28 août, 2011 à 13:28 didierlebras écrit:

    Salut Muse,

    quelle qualité de commentaire !

    Les mots sont précis … les idées sont claires …
    Tes élèves ont bien de la chance.
    Merci.

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  7. le 7 mai, 2013 à 20:40 Florence L écrit:

    Bravo Didier pour ton article, comem toujours bien fait et c’est super attendrissant d’entendre JLM parler en tant que papa… je sais ce que c’est! j’ai des enfants qui sont nés dans les mêmes années que lui. Maintenant, que l’on dise « tu es un bon père », je suis un bon père, elle est une bonne mère ».. STOP ! et les conseils des enseignants, foutaise ! merci, un peu d’humilité ne fait pas de mal ! et Yann dans tout ça ? je pense à lui et ça me fait de la peine…

    Répondre

    • le 7 mai, 2013 à 23:48 didierlebras écrit:

      Salut Flo,
      Je suis content de voir que tu trouves ta place en « Muratie » … avec « Armelle » comme guide il n’y a rien d’étonnant à cela ! Yann ??? Le grand fils dont JLM est tellement fier … IL le dit quelque part … En cherchant bien je devrais retrouver … La maison de Douharesse a été arrangée de façon à pouvoir retrouver toute la famille … JLM parle de ses petits enfants … Peut-être la fille ou le fils de Yann ???
      Amitiés.

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  8. le 11 avril, 2015 à 21:07 decidelà écrit:

    A vous l’éclaireur
    Monsieur Jean-Louis

    Etre un Artiste tel que vous l’êtes ne doit surement pas être un constat pour vous car vous le vivez depuis des décennies, ne pas dire pour ne pas blesser où pas la Société où certains décideurs dont je me fiches , où auditeurs de cette Société ne vous ressemble pas.
    Votre dernier album ainsi vos concerts renvoient
    une belle harmonique apaisée ,
    Vos paroles sont vraies à fleur de peau et le reflet de la pensées de millions d’autres, qui ne peuvent ne savent pas comment, eux, les exprimer

    Enregistrer vos pensées vos paroles au sein de votre maison et de votre environnement, celui qui vous correspond tout cela ne peut en aucun cas être un constat d’échec, jamais un homme une femme qui s’exprimera depuis son havre de paix, sa forteresse intérieure ne sera le sujet d’un échec.

    Ici où ailleurs , enregistrer chez vous Jean-Louis c’est l’endroit ou les racines de votre puissance musicale et de pensée s’exprimera toujours le mieux.

    Aseptiser la musique dans une société déjà tellement aseptisée ce n’est pas de l’expression Artistique, vos bruits intelligibles ou non il nous les faut, nous qui aimons à rêver sur ce que nous sommes incapables d’exprimer contrairement à vous qui le faites et nous le fait vivre avec tant de véracité émotionnelle
    Le succès vous l’avez, les masses peut-être pas
    Et alors ?

    Vous vivez vos émotions et partagez vos sensibilités tout en payant vos factures si bassement terre à terre mais qui elles aussi soutiennent les hommes et femmes qui vous accompagnent.
    C’est bien aussi ça, non ?

    Soyez à fleur de peau, continuez car c’est vous qui avez raison… Merci au Blog Marie manageuse où pas
    qui fera où pas, passer ce message, tant votre voix reste une voix de velours, textes inspirés, musique sensible et sensuelle…

    Etre en décalage c’est aussi un instinct
    loin du microcosme parisien et de la méchanceté/ médiocrité ambiante.

    une admiratrice

    Répondre

    • le 12 avril, 2015 à 1:36 didierlebras écrit:

      Il est 1 h 3 matin, je me suis réveillé à cette heure de la nuit … DECIDELA … Non je ne suis pas Marie l’ex femme de Jean-Louis sa manageuse depuis des lustres à présent … Je suis un simple admirateur … fils de paysan lui aussi qui se nourrit des mots de MURAT …
      Votre commentaire me comble, me bouleverse … Merci à vous de faire connaître ce Blog qui n’a d’autre ambition que de donner à aimer Jean-Louis MURAT artiste essentiel s’il en est !
      Je vais essayer de me rendormir …

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    • le 12 octobre, 2015 à 16:25 didierlebras écrit:

      Je voudrais tellement savoir qui vous êtes Decidelà … Merci (dlebras@sfr.fr).

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  9. le 14 juin, 2016 à 0:07 Muse écrit:

    Relatée chez Pierrot, l’interview belge m’a parue dure pour sa petite-fille adolescente. JLM se victimise tout en traitant sa petite-fille de bourgeoise. Alors que lui-même dans le système média et industriel de la musique est devenu un pur produit de la bourgeoisie.
    C’est tout son paradoxe d’ailleurs. Il est rentré dans le système industriel et médiatique musical pour avoir cette vie bourgeoise. S’il n’a quasi pas changé de cadre géographique depuis son enfance, il a changé de statut social. S’il avait été anti-système, il serait resté au niveau du chanteur de bal ou des rues.
    Mais il a voulu sa part du gâteau. Donc maintenant, au lieu de râler quand on le place devant ses contradictions, il ferait mieux d’assumer.

    De plus il culpabilise la toute jeune fille de lui faire remarquer ses errances (alors que la petite a une réflexion de bon sens), ce qui pour un grand-père est plutôt malvenu. Il est vis à vis d’elle dans un rapport de pouvoir, alors qu’il prétend pourtant le dénoncer. C’est ça le plus grave.

    Le genre de réflexion qui passe mal chez moi et qui me rappelle les prises de bec que j’ai pu avoir à l’adolescence avec une de mes grands-mères auvergnates, sur la question des violences conjugales de son fils (mon paternel). Elle était dans le déni et dans la défense de ce dernier, envers et contre tout, s’amusait à débiner ma mère et à me culpabiliser de critiquer le comportement violent paternel. Ca s’est fini par une rupture relationnelle définitive de ma part. Trop c’était trop.J’ose espérer que ça ne se terminera pas ainsi entre JLM et sa petite-fille.

    Ca faisait un moment que JLM mijotait de quitter la chanson. En 2013, quand je l’avais vu en concert, il n’avait déjà plus la motivation. Ca se sentait dans le spectacle qui roulait au service minimum, parce que l’envie n’y était plus. Et comme il n’a jamais été particulièrement attiré par la scène, qu’il n’est plus de première jeunesse, qu’il a l’envie de jouer l’écrivain et le peintre, qu’il a le réseau pour permuter au niveau activité, pourquoi se refuserait-il ce changement? T’inquiète pas pour lui, Didier, il trouvera toujours de quoi créer. Y compris des chansons pour les autres.

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  10. le 14 juin, 2016 à 7:30 didierlebras écrit:

    Salut Muse, c’est un plaisir que de t’avoir. MURAT sert de lien entre nous … Je n’ai pas ton expérience. On ne comprend bien que ce que l’on a vécu soi-même. perso je ne voyais pas de mal dans la phrase de JLM sur sa petite fille. Juste un peu d’étonnement sur l’hésitation entre 14 et 15 ans. ?! Je pense comme toi, nous sommes à la fin d’un chemin. Je ne suis pas triste. C’est MURAT qui a décidé ou qui décide. Un revirement n’est pas impossible. Avec Jean-Louis il ne faut jurer de rien. Murat aime à jouer les victimes. cela fait partie de son personnage, donne du relief à son œuvre … Amitiés. D

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  11. le 14 juin, 2016 à 11:06 Muse écrit:

    Hello Didier…
    Je pourrais écrire un essai sociologique sur certaines familles auvergnates. Je connais hélas trop bien ces structures claniques et ce qu’elles peuvent porter en elles de poison sur les individus qui ne désirent pas affronter les violences subies puis reportées sur d’autres. C’est une constante aussi bien dans le milieu paysan auvergnat (avec un culte du secret et du verrouillage intérieur particulièrement étanche), que le milieu un peu plus « bourgeois » auvergnat (tout aussi abusif). J’en ai subi les violences et dû assumer et traiter les errances de ce genre de famille très particulière durant tant d’années, que je pourrais te décrire toutes les étapes d’autodestruction et de destruction des individus dans ce genre de famille…

    Ce qui est énervant pour moi chez JLM, c’est qu’il a les moyens (financiers et intellectuels) de pouvoir traiter le problème mais qu’il ne l’affrontera jamais, par peur, par lâcheté et parce que ça lui coûterait des efforts qu’il n’a ni envie de faire pour lui-même et encore moins pour les autres.

    Sauf que ce faisant, il contraint ses descendants, enfants, petits-enfants à devoir dénouer le problème que trimballe la famille depuis plusieurs générations (d’où les violences qu’il a subies enfant et qu’il a d’une certaine façon fait ressurgir dans ses comportements outranciers). Et ça, tu vois, je trouve cette attitude à la fois immature et détestable. Ses descendants lui en voudront comme lui en a voulu à ses propres parents plus jeune. Et c’est tellement dommage…La famille ne devrait pas être le théâtre de conflits permanents comme ça. Mais au contraire, un lieu de soutien et d’échange.

    Autant ses parents n’avaient pas les moyens de pouvoir traiter le problème, c’est évident, autant lui peut régler ces soucis. Alors pourquoi il ne s’en est pas occupé? Pourquoi il continue à faire grossir l’abcès par ses propres comportements?

    Là, il fait porter ses propres valises à Justine, Gaspard, sa petite-fille sur laquelle il reporte la responsabilité, son épouse sans doute aussi.
    Et c’est pas normal.

    Tu vois, l’autre soir à la Maroquinerie sur Arte quand j’ai vu le concert, j’en étais gênée pour Morgane et ses collègues quand il a fait son esclandre de fin de spectacle. Il ne se rend même pas compte de ce qu’il fait peser aux autres dans ces moments-là. Il est dans sa bulle et peu importent les conséquences, les autres qu’il met dans le pétrin. Le genre de truc qui m’insupporte.

    J’ai beau apprécier énormément ses productions artistiques, humainement parlant, il est encore dans une posture immature. Et à 65 balais, ça la fiche mal, mine de rien. Au quotidien, ça ne doit pas être facile à gérer pour sa dame et son entourage.

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