- 35 bis – Jean-Louis MURAT … écologiste avant l’heure ??? (2ème partie) …

« Babel » (2014)

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De Jean-Louis MURAT on pourra dire que c’était un visionnaire. Pragmatique, homme de bon sens, bien qu’artiste il n’oublie jamais ses origines paysannes. Avant d’être chanteur MURAT est petit fils de paysan.  Lorsqu’il parle de la terre MURAT a souvent le mot juste. Pour preuve cette seconde partie d’interview accordée en décembre 2014 au magazine « CHRO ». Evoquant le devenir du   »monde paysan » la question du journaliste est brutale : « C’est un monde que tu vois disparaître ? Tu dis que c’est la fin du village dans « Chacun vendrait des grives ». La réponse de MURAT ne laisse pas de place à l’équivoque, qui plus est, elle est argumentée. Ecoutons le : « Bien sur. J’ai connu les paysans qui travaillaient juste avec deux vaches. Mes grands parents avaient deux vaches. On allait chez le voisin qui avait un taureau pour  les faire prendre veau. Maintenant, si tu n’as pas 90 bêtes, tu ne survis plus. Et on faisait tout à la faux, à l’attelage. On n’avait jamais vu de tracteur. Maintenant, ils ont tous des tracteurs, dans lesquels ils écoutent NRJ ou RTL à bloc. Ils ont même le GPS dans leur tracteur, ils ne se perdent même plus. Il y a quasiment la télé dedans. Et ils ont des tracteurs tellement gros que dès qu’il y a un peu de pente, ils n’y vont plus. Alors il y a les genêts, les fougères et les arbres qui poussent … Je leur dis : « L’Auvergne va finir comme les Vosges, la forêt gagne … ». Mais ils s’en foutent, ils ne travaillent que sur le plat. Alors qu’avec les bêtes, avant, on pouvait monter : des Salers, des Aubracs, c’étaient des petites bêtes qui montaient la haut dans les alpages. Maintenant ils prennent de grosses Charolaises à trois balles, qui ne montent plus.  Elles sont faites pour le parc. Il y a plus gros rendement de lait et de viande, mais les races locales périclitent. La décomposition se fait très vite, dont le premier effet sera la transformation des paysages ». Voilà des propos qui ne sont pas ceux pas ceux d’un bobo, écologiste de la ville. Ce dernier ne comprend rien à ce que dit MURAT. « La pente » … pour lui n’a aucune signification. Lorsque j’étais « petit » j’entends encore mon père évoquer ce problème. Est-ce qu’on peut travailler (sous entendu avec le tracteur) sur cette parcelle de terrain pentue ??? Je ne réalisais pas les risques pris par ces hommes. A lire MURAT, je m’aperçois aujourd’hui combien j’ai été injuste envers mes parents qui se sont « crevés à la tâche » pour selon eux, nous permettre de vivre dans un « monde meilleur » et n’être surtout pas paysan. Mon pauvre père reviendrait sur terre, il en serait pétrifié. Mon frère est resté à la ferme. Il n’a plus de temps à lui. Ma mère a délaissé les lieux. Elle a rejoint la maison de retraite.  Chez moi, dans la ferme où j’ai passé toute mon enfance, je ne peux plus retourner. Personne n’a plus de temps à me consacrer. Mon frère est devenu un inconnu pour moi. Je suis « celui de la ville » dont on dit qu’il a « réussi » ! J’en rigole, moi qui ne suis rien d’autre qu’un modeste scribouillard, qui a profité du « système » … Je fais partie de ceux qui ont vécu à crédit, celui que devront payer les générations futures. Je n’ai qu’un souhait, laisser derrière moi assez d’argent pour que mes enfants puissent pour ce qui les concerne, payer ces dettes éhontées.

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Mais revenons à MURAT … Je m’égare … 

Le journaliste; visiblement peu au fait des problèmes agricoles ose cette question : « La déforestation aussi fait des ravages sur la paysage ? ». En son fort intérieur le chanteur d’Orcival a du se dire : « Mais qu’est ce qu’il  est con ce mec ! ». Telle qu’elle est formulée la question vaut réponse. MURAT ne s’en offusque pas et assène : « Bien sur, les gars des Eaux et Forêts ne fonctionnent qu’au rendement. Les mecs ne font que planter et couper, planter et couper, sans penser à préserver ». Voilà des propos d’une grande sévérité mais surtout d’une évidence implacable. Cette vérité est tellement « criante » que personne n’y a pensé. Il faut que ce soit un chanteur, poète qui vous le dise. Pour autant, ces propos ne changeront rien eu monde, hélas !  Demain le fonctionnaire des Eaux et Forêts poursuivra sa besogne sûr de son fait, engoncé dans ses certitudes, bardé de ses diplômes, mais dénué de tout bon sens paysan … Ainsi va le monde qui court à sa perte …

MURAT de poursuivre sur la même veine : « La terre devient acide et ils remettent des épineux qui poussent hyper vite. Comme l’Europe à posé l’industrie du bois, comme si c’était du pétrole, tout est aligné, il n’y a plus de feuillus, ils mettent du pin Douglass qui met 30 ans à pousser, quand un chêne en met 150. Il n’y a même plus de champignons la dessous … Entre un herbage et une sapinière, tu passes de 1000 espèces végétales à l’hectare à une espèce végétale à l’hectare. C’est dingue. Ils ne trouvent même pas de bûcherons pour faire ça, alors qu’il y a plus de 40% de chômeurs chez les jeunes gens dans la vallée. Ils font venir des bus entiers de Roumains, qui traitent la forêt n’importe comment, tu peux plus y passer. Après, tu t’étonnes que les gens votent extrême droite … Evidemment ils feraient mieux de donner du boulot aux gens et d’arrêter de faire tomber la forêt, sans rien demander à personne ».  Je parlais de bon sens. Voilà tout est dit ! Etonnant que ces propos n’aient pas été repris par la presse Parisienne et que MURAT soit à nouveau affublé du qualificatif de « réactionnaire ». Dans ce mot tellement vilain pour certains qui s’attribuent celui plus noble d’humaniste ou de progressiste, il y a celui  d’action … Certains discourent, d’autres ouvrent les yeux et agissent. je préfère ces derniers quant bien même on leur prête des idées qui ne sont pas les leurs, et en tout état de cause ne sont pas miennes.

Droit dans ses bottes  MURAT de conclure : « T’as pas le temps de te retourner qu’ils ont déjà envoyé 50 camions  d’arbres, il y a du bois partout, sans rien demander aux gens … Alors que c’est chez eux.  A Paris, si on commençait à couper les arbres, il y aurait des manifs monstres. Mais chez nous, ils font tomber des forêts entières, juste pour du rendement, et on a juste à fermer notre gueule ».

A force de ne pas ouvrir les yeux notre société court à sa perte. MURAT chante ce monde qui va à veau l’eau. MURAT est en campagne de promotion. Il se soucie davantage d’asséner certaines vérités que de vouloir vendre ses propres disques. Les propos qu’il tient n’y changeront rien, ne permettront pas à notre classe politique « pourrie » d’ouvrir les yeux. Qu’importe il aura dit ce qu’il avait sur le cœur. Les tragiques évènements survenus en France lui donnent une nouvelle fois raison. Lors d’une interview récente mais bien antérieure à ces faits, évoquant le 11 septembre et « les tours US » le chantre Auvergnat déclare : « Cela ma fait penser à la réaction de ce chanteur Américain Gil Scott HERON. Ce jour là, il était sur place, dans le bureau de son avocat. La seule chose qu’il a dite c’est« What a boomerang ! ». MURAT d’y ajouter : « Il avait raison ».

Et oui MURAT a raison … hélas mille fois hélas …

Ajout le 2 août 2016 …

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Dans les colonnes du journal  « Le Soir » belge Jean-Louis MURAT confie à Philippe MANCHE début juin 2016: « Si tu veux savoir où en est le monde, vas-y, demande aux arbustes. Va demander à l’oiseau mazouté, à la jument ou au renard ce qu’ils pensent du progrès. Pour commencer, va voir tout ce que la modernité fait à la vie animale. De toute façon, je me sens d’un monde d’avant. D’un monde où l’on a du respect envers les animaux. L’homme commence à perdre l’affaire quand il maltraite les animaux ». Voilà des propos qui par leur lucidité, leur simplicité, vous laissent sans voix. Il n’y a rien à ajouter. Le constat est tel qu’il se suffit à lui même … Point n’est besoin d’en rajouter !

Extrait … « French lynx »« Morituri » (2016)

(…)

« Je crois qu’il ne nous reste/Que la peau sur les os/Dans la vie d’ici« .

(…)

Les jeux Olympiques vont commencer bientôt, les médias nous montrerons ce qu’ils voudront bien. On a peu de chance de voir ce type de cliché et pourtant c’était il y a peu à Rio …

chevaux

Le « berger de Chamablanc » est retourné dans sa montagne. Je ne sais si les échos du monde lui parviennent. Ici tout n’est que chaos. Les esprits religieux nous mènent vers des jours sombres. Décidément, il vaut mieux rester la haut …

montagne

***

   

Publié dans : ||le 20 janvier, 2015 |3 Commentaires »

3 Commentaires Commenter.

  1. le 20 janvier, 2015 à 12:24 Muse écrit:

    Les politiques et les industriels ont commencé à vouloir la fin du monde paysan au début du 20ème siècle.
    La première fois qu’on a voulu briser le monde paysan, c’est déjà durant la première guerre mondiale. Nos pays sont majoritairement à l’époque paysans et agricoles.
    La guerre fut une boucherie qui fit des millions de morts chez les paysans, sans possibilité de reprise des fermes. Celles-ci ont été rachetées par de gros propriétaires terriens pour une exploitation agricole plus intensive et industrielle ou ont été définitivement abandonnées, faute d’hommes pouvant faire vivre ces petites exploitations.

    Dans les années 20, on voit les premières machines agricoles arriver, et ça va changer le rapport à la terre puisque le soc qui labourait en surface va être progressivement remplacé par des socs plus longs, qui labourent plus profond et qui vont abîmer le sol, l’appauvrir. L’abandon des animaux pour les travaux des champs mais aussi l’arrivée des engrais chimiques à la fin de la seconde guerre mondiale, l’intensification de la pratique et machinerie industrielle auprès des agriculteurs, va aussi avoir des conséquences dans la pollution et l’appauvrissement des terres et la mort des agriculteurs. Combien souffrent et meurent de maladies liées à l’usage d’engrais chimiques aujourd’hui? Enormément. Mais ça n’est dit ou presque. La FNSEA n’a pas vraiment intérêt à le dire puisqu’elle sert justement les intérêts industriels sous couvert d’intérêts agricoles.
    Les politiques de remembrement, les politiques européennes qui sont au service des multinationales industrielles achèvent la destruction du monde paysan.
    Et provoquent de nombreux suicides.

    Aujourd’hui, les formations agricoles vantent l’industrie et les produits industriels (engrais et traitements chimiques) agricoles, alors que nous commençons à nous rendre compte des dégâts de ces produits et machines industriels.
    Comme on vante les semences transgéniques qui sont de purs produits industriels qui tuent notre environnement, provoquent des maladies, des disparitions d’animaux (abeilles, insectes pollinisateurs).

    Et on joue énormément sur la peur de l’exclusion, l’ignorance et la bêtise pour soumettre les jeunes à des pratiques agricoles industrielles. Sans pour le moment qu’il y ait une rébellion massive dans le monde agricole contre ces pratiques (preuve s’il en est qu’on est dans un monde très observant).

    Maintenant, concernant la forêt, j’avais été quand même assez navrée de la réaction de JLM sur cet article, dans la mesure où l’Auvergne renoue depuis quelques années, y compris avec les gens des Eaux et Forêts et des parcs, avec la remise en place de la forêt auvergnate d’origine. Je le vois de plus en plus en Livradois.
    Les pins douglas qui ont prévalu depuis les années 30 à peu près, sont coupés et les gens sur leurs parcelles, remettent des feuillus à la place. Ce qui n’avait pas été vu depuis des décennies. La conscience d’une préservation nécessaire environnementale commence à se faire jour. C’est lent mais les gens retrouvent un certain bon sens paysan.
    Le problème des douglas n’est pas seulement l’appauvrissement et l’acidification de la terre mais aussi le problème d’une ombre et d’une humidité persistante en montagne (toutes saisons confondues), qui altèrent les cultures agricoles environnantes (plus sensibles à des oïdiums, des pourritures) qui ne bénéficient plus assez de lumière. Même chose pour les habitations. Du coup, les gens ont envie de pouvoir vivre différemment. Et en plus se chauffer avec du bois autre que le pin. Ce qui veut dire remettre du hêtre, du chêne, du charme, des arbres qui poussent moins vite, mais qui produisent un bois de plus grande qualité, qui dure plus longtemps, brûle moins vite.

    Cette réflexion et ces mesures ne sont peut-être pas encore suffisamment remontées sur le coin où vit JLM, mais ces questions sont très abordées en Livradois Forez depuis quelques années et les paysans comme les ingénieurs des Eaux et Forêt y travaillent.
    Donc la réalité qu’il décrit reste très localisée et ne peut être globalisée sur l’ensemble du département du Puy de Dôme.
    Le problème sur le coin de chez JLM, c’est que les pratiques agricoles de la Limagne (la plaine fertile du Puy de Dôme) ont été étendues sur le Cézallier et la chaîne des Puys. Alors que la géographie montagnarde ne devrait pas amener les mêmes pratiques qu’en plaine.
    Je pense que ça vient du fait du rachat des terres agricoles montagnardes de l’ouest du Puy de Dôme par pas mal de gros céréaliers et éleveurs de Limagne, ce qui est moins le cas sur le Livradois Forez.

    Le Livradois Forez beaucoup plus enclavé, moins attractif en terme touristique et plus ouvrier aussi, ce qui veut dire aussi plus syndiqué à gauche, est plus préservé de ces logiques paysannes industrielles. Et ça se ressent dans la gestion du paysage, dans l’approche animale, dans les qualités de production agricoles, dans l’environnement.

    JLM ne le précise pas mais l’essentiel de la réintroduction des vaches ferrandaises se trouve en Livradois Forez, pas de son côté à lui. Quand je vois chez lui, le nombre de vaches Prim’Holstein comparativement au Livradois Forez, on voit bien que les éleveurs n’ont pas du tout la même approche laitière. Rentabilité industrielle côté ouest et qualité côté est.
    Il y a donc une vraie différence entre les deux côtés du département.
    L’ouest est plus réac et vampirisé par les logiques industrielles que l’est.
    Les expériences bios sont aussi plus nombreuses dans l’est du Puy de Dôme que dans l’ouest. La conscience paysanne n’est donc pas la même.
    Faut dire aussi que les néoruraux issus des combats du Larzac et de Bernard Lambert, ont préféré s’installer sur des terres moins vampirisées par les pratiques industrielles agricoles, donc plus sur le versant est montagnard auvergnat que sur le versant ouest. Parce que l’ouest était de tradition beaucoup plus soumis à une logique industrielle, avec l’influence des gros propriétaires terriens. On le voit assez au niveau du Cantal et en Puy de Dôme avec la plaine de Limagne. Alors que l’est a plus conservé une logique d’indépendance et raisonne la pratique agricole de façon plus pragmatique, plus méfiante aussi vis à vis des modes industrielles imposées. Et du coup, l’environnement est plus préservé, la diversité végétale et animale y est plus visible.

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  2. le 20 janvier, 2015 à 12:34 didierlebras écrit:

    Merci MUSE de ce commentaire, argumenté et serein … Il n’y a aucune emphase dans ce que tu dis … Merci …

    Dernière publication sur  : Jean-Louis MURAT ... il aime ... il n'aime pas ...

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  3. le 20 janvier, 2015 à 21:32 Muse écrit:

    C’est juste de l’observation que je fais régulièrement quand je vais en Puy de Dôme, Didier, rien d’autre. Et je peux comparer les différences d’approche, de pratiques, et de mentalité puisque je connais les deux côtés du Puy de Dôme et que j’ai un ami qui a été quelques années enseignant en lycée agricole.

    Dans tous les coins de France qui ont de la montagne, tu as toujours un versant qui est plus converti aux logiques industrielles (généralement tout ce qui va générer du tourisme ou thermal ou ski) et un autre qui est plus méfiant, plus rebelle.

    Tu peux remarquer aussi que lorsque les paysans montagnards ont été relativement indépendants vis à vis des propriétaires terriens assez tôt dans l’Histoire, tu as dans ces zones géographiques et chez ces paysans, moins d’adhésion à des logiques industrielles de globalisation et d’uniformisation agricole. Je le vois par exemple ici en Pyrénées avec la vallée d’Ossau. Les paysans sont sortis très tôt d’une domination totalitaire seigneuriale (même s’il n’y avait pas un seigneur sans terres agricoles) et ils se sont constitués très rapidement en coopératives, village par village ou canton par canton. Ca s’appelait les jurades et les seigneurs (comtes, vicomtes) ne pouvaient pas gérer leurs terres comme ils le voulaient sans en aviser ces jurades et obtenir leur accord unanime. Ce qui apportait un équilibre relativement démocratique à la gestion des terres agricoles et faisait des paysans des citoyens à part entière et libres.

    A l’inverse, plus tu as eu de propriétaires terriens qui ont sévi de façon totalitaire et très longtemps sur des domaines agricoles (les paysans n’étant que des domestiques à leur service, souvent maltraités, sous-payés, méprisés), plus les logiques industrielles ont été suivies de façon très observantes par les paysans.

    Ce qui n’a pas pour autant empêché les moins serviles des paysans de travailler en usine à mi-temps pour garder leur exploitation agricole et pouvoir payer des études à leurs enfants (ce qui a été le cas dans tous les départements montagnards et ce qui concerne encore quelques paysans aujourd’hui en France dans différentes régions de montagne: tu en as toujours qui travaillent de 4H du matin à 12H à l’usine et sur leur exploitation agricole l’après-midi). Mais cette expérience industrielle n’a pas pour autant poussé ces paysans montagnards libres à abandonner le bon sens pratique lié à l’agriculture en montagne.

    Les paysans ouvriers, justement parce qu’ils ont eu une approche de la dimension aliénante de l’usine et de l’industrie, ont préféré la plupart du temps limiter l’apport industriel (aussi bien en machines qu’en traitements chimiques) dans leur exploitation agricole montagnarde. Et bien leur en a pris.

    Les néo-ruraux montagnards qui ont investi les fermes de montagne délaissées dans les années 50-60, ont gardé cette prudence et cette méfiance vis à vis du monde industriel et c’est ce qui fait que nous avons encore des marchés de petits producteurs bios dans certains coins de montagnes ou de campagnes reculées en France.

    L’enclavement, un tourisme très limité sont finalement devenus aujourd’hui des atouts dans la protection de l’environnement, dans les préservations de la biodiversité et dans la constance de pratiques agricoles non industrielles. Même si ça génère des combats rudes, ils sont essentiels à notre survie à tous sur la planète. Même si les médias passent leur temps à nous dire que la vie est impossible sans des pratiques industrielles y compris au plan agricole.

    Je comprends ton malaise vis à vis de ton frère resté à la ferme, Didier. Les relations ne doivent pas être faciles dans la mesure où celui qui reste à la ferme comme celui qui vit en ville, sont chacun dans leur lieu de vie, piégés dans une logique industrielle et financière. Ce qui est dommage, c’est que cette logique industrielle et bancaire qui est appliquée aussi bien en ville qu’à la campagne pour détruire l’autonomie, l’indépendance de tous (citadins comme ruraux) au seul bénéfice des banques et des industriels.
    Il ne devrait donc pas y avoir de ségrégation ni de mépris ni de séparation entre citadins et ruraux puisque les deux sont opprimés et abusés par les mêmes voyous: banques et gros industriels.

    Pourquoi persistent donc des logiques séparatistes entre villes et campagnes alors que cette séparation nuit à la nécessaire lutte de tous contre des voyous?
    Mystère et boules de gommes.

    Bizzzzzzz Didier!

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