- 30 – Jean-Louis MURAT … paroles …

Jean-Louis MURAT au Botanique (1994) … Merci à Josi !

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Sur cette page, je vais répertorier, les phrases, les mots de MURAT qui,  me semble-t’il   situent le personnage. Je ne vais pas chercher obligatoirement à respecter la chronologie … Je ne suis pas certain que Jean-Louis aime trop …  « l’ordre » … celui « établi »,  certainement pas …

« Cheyenne Autumn »1989

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  • « On n’est vraiment soi-même que dans le silence ».

(Cf : article de Juin 89 pour « 20 Ans » propos recueillis par J. COPPE). 

  • « Chanter c’est une activité de liberté ».

(Cf : article de nov. 89 « Télérama » n° 2078 propos recueillis par A.M. PAQUOTTE).

  • « La vie d’homme est difficile quand tu te bases éternellement sur une adolescence que tu as l’impression d’avoir rattrapée en marche. J’ai été papa très vite. Mon mûrissement et mon épanouissement se sont fait avec mes disques, des livres et des films ».

(Cf : article de l’année 1989 « Le vif » propos recueillis par Régis CERFONTAINE).

  • « Quand je fais un disque, je ne pense qu’à moi ».

(Cf : Les Inrockuptibles n° 18/1989 propos recueillis par Christian FEVRET).

  • « Ce sont toujours les rêves de l’enfance qui m’alimentent dans ma vie d’adulte ».

(Cf : Les Inrockuptibles n° 18/1989 propos recueillis par Christian FEVRET).

  • « Lorsque tu fais une chanson, tu balises ton désarroi ».

(Cf : Les Inrockuptibles n° 18/1989 propos recueillis par Christian FEVRET).

  • « Qui chante son mal l’enchante ».

(Cf : Les Inrockuptibles n° 18/1989 propos recueillis par Christian FEVRET).

  • « Je sais maintenant que l’inquisition, aussi bien que la masturbation représentent de vrais dangers. J’essaye de les éviter ». 

(Cf : Les Inrockuptibles n° 18/1989 propos recueillis par Christian FEVRET).

  • « J’aimerais qu’on juge mes disques sur le nombre de refus que je me suis imposé, pour tous ces instants où je n’ai pas cédé à la facilité ».

(Cf :   »Max » n° 5 de Juin 1989 – propos recueillis par J.M. THEVENET).

  • « Les musiques, les sons, c’est moins important que les mots ».

(Cf : Paroles et Musiques n° 20 juin/juillet 1989 propos recueillis par Thierry SECHAN).

  • « Le meilleur disque c’est peut-être celui qu’on ne fait pas ».

(Cf : « Max 64″ n° 5 juin 1989 propos recueillis par Jean Marc THEVENET).

  • « J’adore qu’on m’aime ».

(Cf : « 20 ans » Juin 1989 – propos recueillis par Juliette COPE).

  • « On me présente comme un personnage ténébreux et romantique. Je suis seulement lucide et la lucidité amène souvent la tristesse ».

    (Cf : « Star 90″ – propos recueillis par Sophie BERTHIER). 

« Le manteau de pluie« 1991

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  • « Dès que je dis un truc, je pense le contraire. J’ai l’impression que dans mon esprit, l’eau et l’huile, c’est chacun son tour ».

(Cf : 1991 interview des « Inrockuptibles » (n° 31) par Christian FEVRET).

  • « Je n’ai pas d’animaux, j’aime trop les animaux pour en avoir ».

 (Cf : Les Inrockuptibles n° 31/1991 propos recueillis par Christian FEVRET).

  • « Je n’ai jamais fait confiance à qui que ce soit. C’est un truc assez paysan ça. La fin du monde paysan, c’est lorsqu’ils ont commencé à faire confiance au Crédit Agricole ».

 (Cf : Les Inrockuptibles n° 31/1991 propos recueillis par Christian FEVRET).

 « Parler, c’est mettre de l’ordre dans son silence ».

    (Cf : Les Inrockuptibles n° 31/1991 propos recueillis par Christian FEVRET).

  • « Ecrire des chansons, c’est manifester un manque. Et quand elles sont réussies, elles renvoient celui qui écoute à son propre silence, elle devient le jumeau silencieux de l’auteur … »

(Cf : « Télérama » octobre 1991 – propos recueillis par Anne-Marie PAQUOTTE).

  • « L’affection naît toujours de l’absence. Donc il faut arriver à être présent et malgré tout susciter un manque ».

(Cf : « Le Soir Belge » du 6 novembre 1991 – propos recueillis par Thierry COLJON).

  •  « HALLYDAY, c’est le chanteur que je ne serai jamais ».

(Cf : Interview radio de Bernard LENOIR novembre 1991).

  • « Je déteste le jeu factice des Parisiens, cette habitude qu’ils ont de faire croire qu’ils sont constamment débordés, ce besoin continuel qu’ils ont de causer sans cesse. Je n’aime pas parler pour ne rien dire. J’aime me taire ».

(Cf : Rock the town n° 13/1991 propos recueillis par Pierre ARNOULD).

  • « J’ai peur du temps qui passe ».

(Cf : Podium n° 237 octobre 1991).

  •  « La noblesse extrême de la vie, c’est de supporter la douleur et de savoir la mettre en forme ».

   (Cf : « L’Evènement du Jeudi »  le 3 octobre 1991   -  propso recueilis par Yann PLOUGASTEL).

  • « Je n’aime pas parler pour ne rien dire. J’aime me taire »

   (Cf : « Rock this town » octobre 1991 – propos recueillis par Pierre ARNOULD).

  • « Parler c’est une façon de se taire, de faire le ménage dans sa tête ».

   (Cf : « Rock Folk Janvier 1992 – propos recueillis par Alain GALES).

  • « La qualité d’une chanson c’est la qualité du silence qu’elle peut emmener en toi ».

(Cf : « Rock Folk Janvier 1992 – propos recueillis par Alain GALES).

  • « Les médias Belges sont moins cons que leurs voisins Français. Je ne sais pas si c’est parce qu’ils préparent plus leur truc … ou qu’ils ont peur de  passer pour des idiots par rapport aux Français, mais les questions Belges sont bien plus intéressantes. Ils écoutent beaucoup plus et mieux ».

(Cf : « Rock Folk » Janvier 1992 – propos recueillis par Alain GALES).

  • « La fonction érotique de l’humidité et de la pluie est essentielle dans mes textes ». (…) « Mouillé et humide » (…) « Pour moi c’est essentiel, c’est le quotidien ». 

  (Cf : « Rock Folk » Janvier 1992 – propos recueillis par Alain GALES).

  • « La musique n’est pour moi qu’une prolongation des mots ».

(Cf : « Téléstar » avril 1992 – propos recueillis par Laurence FERRAT).

  • « A la campagne, on s’aime tôt et surtout beaucoup mieux : on se voit plus souvent, mais on se parle moins. Tout est plus sensuel et aussi plus platonique : les lieux clos où tout vous pousse à passer à l’acte sont plus rares ».

(Cf : « Podium » avril 1992 – propos receuillis par Laurence FERRAT).

  • « Ma devise, c’est qu’il faut être conservateur dans les petites habitudes et révolutionnaire dans les grandes ».

   (Cf : « Podium » – mai 1992).

« Vénus »1993

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  • « J’ai toujours pensé qu’une vie réussie, c’est une vie qui réalise les rêves de son enfance ».

(Cf : CHORUS n° 6 Hiver 93/94 – propos recueillis par Annie MORILLON).

  • « Le travail m’apaise, alors que l’oisiveté me terrorise ».

(Cf : « Femme actuelle » – propos recueillis par France MOSCONI).

  • « Avoir un enfant, c’est faire passer un peu de soi, se prolonger, ne plus être le centre du monde ».

(Cf : « Femme actuelle » – propos recueillis par France MOSCONI).

  • « Le regard féminin est plus intéressant, plus utile, mais plus cruel aussi que celui des garçons. Il est également plus compatissant, moins désespéré et plus intelligent ».

(Cf : « Femme actuelle » – propos recueillis par France MOSCONI).

  • « A perte de vue est une des plus belles expressions que je connaisse, et dont on ignore la portée quand on est en ville.  A toiser l’horizon, on peut perdre la vue et regarder ailleurs au profond de soi, du dégoût de soi … »

(Cf : Télérama » n° 2290 le 01 12 1993 – propos recueuillis par A.M. PAQUOTTE).

  • « Vieillir m’est insupportable. Je prends un siècle chaque matin ».

(Cf : L’express du 4 novembre 1993 – propos recueillis par Sophie GRASSIN).

  • « Je suis toujours malade. Je mourrai peut-être de ça. Non, je crois que j’aimerais avoir le courage de me pendre ».

(Cf : « Les Dernières Nouvelles d’Alsace le 12 novembre 1993 – propos recueillis par Benoit SABATIER).

  • « Venus est un disque sur la séparation. (…) Ma phrase préférée : « Nous n’avons plus la même patience pour les mêmes ennemis »

(Cf : « Texto » décembre 1993 – propos recueillis par Benoit SABATIER).

  • « Un de mes défauts c’est d’exagérer. Mais sans exagération, les choses ont moins de sens ».

(Cf : « Texto » décembre 1993  – propos recueillis par Benoît SABATIER).

  • « La promo ? C’est un autre job, ça veut rien dire sur ton talent. Faut y jouer un rôle. (…) Pour ne pas ruer dans les brancards, je me grise avant« .

(Cf :   »Entrevue » 1993 – propos recueillis par Olivier CACHIN).

  • « J’ai toujours détesté les gens qui prétendent faire la révolution et se réveillent à 1 heure de l’après-midi ».

(Propos recueillis par Juliette COPE – 1994).

  • « Je préfère travailler avec les filles ». (…) « Une femme rend les mecs plus intelligent ».

(Cf : « Le Parisien » du 25 mars 1994 – propos recueillis par Yves BERTON ».

  • « Il y a une jouissance plus grande à parler de l’amour que dans l’amour lui-même »

 (Cf : « L’évènement du Jeudi » du 30 juin au 6 juillet 1994 – propos recueillis par Martine PLANELS). 

« Murat live » 1995

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  • « Mes chansons sont des feuilles de journal intime ».

(1995 propos recueillis par Véronique MORTAIGNE).

  • « Les filles m’ont appris qu’être intelligent, c’est être soi-même ».

    (Cf : « Libération » le 15 avril 1995 – propos recueillis par Eric Daha)

  • « Cela m’énerve d’être un chanteur aussi vieux que mon pays ».

     (Cf : « EDJ » avril 1995 – Propos recueillis par Yann PLOUGASTEL).

  • « L’excès de vice, c’est l’excès de vertu » (…) « Le mensonge est plus douloureux pour celui qui ment que pour celui qui subit ».

    (CF : « Les Inrocks avril 1995 – propos recueillis par Richard ROBERT).

« Dolores »1996

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  • « Dans ma voix il y a de l’eau et des cailloux ».

   (Cf : « Télérama » le 11 septembre 1996 – propos recueillis par Philippe BARBOT). 

  • « Je crois qu’il faut tomber sur quelqu’un d’exceptionnel pour qu’il t’apporte autant qu’un animal ».

   (Cf : « Les Inrockuptibles » septembre 1996 – propos recueillis par Richard ROBERT).

  • « Dolores, c’est moi ».

(Cf : « Libération le 24 septembre 1996 – propos recueillis par Didier PERON).

  • « Je pense que l’amour ne dure pas plus de trois ans et que les seuls liens durables qu’on a dans la vie, c’est avec Dieu ou notre mère ».

(Cf : Le Soir Magazine/1996).

  • « Les cyniques croient que le désespoir me sert de système. Je me construis contre lui ».

‘Cf : L’Express du 26 septembre 1996 – propos recueillis par Sophie GRASSIN).

  • « Je suis du genre à m’attacher facilement. A ma détacher aussi d’ailleurs ».

(Cf : L’Express du 11 octobre 1996 – propos recueillis par Philippe CORNET)

« Si je n’écrivais pas, je serais sûrement un délinquant ».

(Cf : Le 4 novembre 1996 – propos recueillis par Christine PINCHARD).

  • « Ce n’est pas avec DOLORES alias MARIE que j’avais divorcé mais avec moi-même. Que le chagrin, l’autre en est le réceptacle ».

   (Cf : « La dernière heure » le 30 septembre 1997 – propos recueillis par J. Ph. DARQUENNE). 

« Mustango »1999

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  • « C’est l’état du monde qui veut nous faire croire que l’âme profonde a une puissance illusoire ».

    (Cf : Le « Soir Belge » Joëlle LEHRER – 1999).

  • « Les chansons dorment dans les guitares, il suffit de les réveiller ».

   (Cf : « Télérama » A.M. PAQUOTTE le 21 avril 1999).

  • « Ma vie serait bien triste si elle dépendait de la qualité qu’on prête à mon travail ».

(Cf :  »Télémoustique » année 2000 – propos recueillis par JL CAMBIER).

« Muragostang » 2000

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  • « Il me semble qu’il y a un seul truc intéressant dans mes chansons : la sensualité ou carrément la sexualité. Et curieusement, alors que ce n’est pas du tout un tabou pour moi, c’est un thème qu’on n’aborde jamais dans mes entrevues ».

(Cf :  »Arts et spectacles le 28 mars 2000 – propos recueillis par Gilles ABEL). 

  • « L’idée du voile pour une femme me révulse ».

(Cf : « Elle » le 1er septembre 2000 – propos recueillis par Florence TREDEZ).

« Madame DESHOULIERES » 2001

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  • « Malheur à la tyrannie du présent, l’actualité, le fond sonore ».

     (Cf : « L’Humanité » le 27 avril 2001 – propos recueillis par Didier ROCHET). 

« Le Moujik et sa femme »2002

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« Je pense qu’on est dans une société où il est difficile de s’intégrer ».

(Cf : L’Express.fr du  1er juillet 2002 – propos recueillis par François VEY).

  • « L’anti-américanisme, c’est le socialisme des imbéciles ».

(Cf : Campus avil/mai 2002 – propos recueillis par Romain COUSI).

  • « Une des qualités fondamentales pour ce job, c’est de savoir mettre à nu ses émotions ».

(Cf : « L’Express » du 18 avril 2002 – propos recueillis par Gilles MEDIONI).

  • « Je suis tellement peu malin que je fais tout le temps mon malin ».

(Cf : « Elle » le 25 mars 2002 – propos recueillis par Florence TREDEZ).

  • « Il faut une vie entière pour passer d’une idée farfelue, biscornue, à une idée simple ».

   (Cf : « RFI » le 12 avril 2002 – propos recueillis par Bertrand DICALE).

« Lilith » 2003

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 « Lilith prendrait aujourd’hui les traits de Taslima NASREEN  qui lutte au Bengladesh, contre les Islamistes fondamentalistes. Toutes les femmes devraient lui ressembler. Elle est libre; égale de l’homme et insaisissable ».

(Cf : Marie Claire 2003).

  • « C’est satisfaisant que ma vérité soit utile, que des gens puissent s’en servir comme d’une béquille, pour se redresser. Dans l’adolescence, la musique me servait à ça ».

(Cf : Les Inrocks 2003).

  • « Je n’écoute que des vinyles. J’y suis attaché parce qu’ils incarnent pour moi l’aspect périssable de la musique, cette patine que donne le temps ».

(Cf : « Le Soir » le 8 octobre 2003 – propos recueillis par Didier STERS).

  • « Je ne supporte pas l’autorité ».

(Cf : « Foutraque » octobre 2003).

« La maturité, c’est le dernier état avant le pourrissement.  J’espère ne jamais être mur ».

(Cf : « Paris Match – le 28 août 2003).

« L’ironie c’est pour les marquis, pour les faiseurs, pour Paris ».

(Cf : « RFI » le 29 août 2003 – propos recueillis par Bertrand DICALE ».

  • « J’ai pas envie de me mettre des plumes dans le cul pour que tout le monde m’aime ».

(Cf : « La libre.Be » le 23 août 2003 – propos recueillis par Dominique SIMONET). 

  • « Mieux vaut ne pas trop penser à la postérité si on veut qu’elle ne vous cramponne pas un jour ».

(Cf : « La Libre.Be » le 23 août 2003 – propos recueillis par Dominique SIMONET).

  • « Quand je regarde mes toiles, je vois comment je fais des chansons ».

    (Cf : « Télérama » le 27 août 2003 – propos recueillis par Philippe BARBOT). 

  • « Je ne suis pas croyant mais je suis persuadé que l’idée de Dieu passe par ma queue et le plaisir en général ».

  (Cf : « Elle » le 1er septembre 2003 – propos recueillis par Florence TREDEZ ».

  • « A 35 heures, t’as obligatoirement une vie de merde« .

   (Cf : « Le Mouv » le 23 décembre 2003 – propos recueillis par Emmanuelle DASQUE).

« A bird on a poire »2004

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  • « Dans nos métiers un gros succès tue, et pourtant, je cours après ».

     (Cf : « Le Monde » le 1er janvier 2004 – propos recueillis par Véronique MORTAIGNE).

  •  « Ma vie n’est qu’une reconquête de ce que j’ai perdu gamin ».

(Cf : « L’Express » du 1er mars 2004 – propos recueillis par Gilles MEDIONI).

  • « Je pense que l’art vit de contrainte et meurt de liberté ».

    (Cf : « La montagne » du 19 septembre 2004 – propos recueillis par Alexandre CHAMORET).

  • « J’aime le changement. La routine c’est l’antichambre de la mort ».

(Cf : « Match » le 18 novembre 2004 – propos recueillis par Benjamin LOGAGE).

  • « Mon talent si j’en ai, vient de ma ténacité. Je laisserai derrière moi une discographie et j’espère, quelques livres ».

   (Cf : « Paris Match » le 18 novembre 2004 – propos recueillis par Benjamin LOCAGE). 

« Mokba » et « 1829″ 2005

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  • « Tout ce qui est classé X me paraît très attirant. C’est mon classement préféré, ça me fait chaque fois penser à une femme qui croise les jambes. c’est très excitant ».

(Cf : « Polystyrène » n° 85 avril 2005 – propos recueillis par Philippe Schweyer).

  • « L’inspiration ? Un truc inventé par des branleurs sans talent ».

   (Cf : 2005 – propos recueillis par « O.N. »). 

  • « La télévision accélère la disparition de la culture, des langues, de l’exigence. C’est le triomphe de la médiocrité. C’est le diable qui prend possession des consciences ».

(Cf : « Polystyrène n° 85 avril 2005 – propos recueillis par Philippe Schweyer).

  • « La posture n’a qu’une syllabe pour tomber dans l’imposture ».

(Interview datée de 2005 par Timothée BARRIERE).

« Mes amis, parce que je déteste la paresse, ce ne sont pas des gens du show business, ce sont des paysans ».

(Cf : « La provence » le 22 mars 2005 – propos recueillis par Coralie BONNEFOY).

« Taormina » 2006

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  • « Plus on utilise de mots, plus la pensée devient pertinente ».

« (Cf : « La Libre Belgique » le 28 août 2006 – propos recueillis par Marie-Anne GEORGES).

  • « J’espère avoir confiance en moi le jour de ma mort ». 

   (Cf : « La Dernière Heure » le 22 août 2006 – propos recueillis par Isabelle MONNART). 

  • « Chaque fois que je me tourne vers ce qui est strictement féminin, ça me rend meilleur ».

   (Cf : Le Nouvel Observateur » 24 août 2006 – propos recueillis par François ARMANET ».

  • « Je me retiens constamment pour ne pas sombrer ».

   (Cf : « Libération » le 8 septembre 2006 – propos recueillis par Ludovic PERRIN).

  • « Les enfants donnent de la gravité, de la responsabilité ».

(Cf : « Le Monde » le 29 août 2006 – propos recueillis par Véronique MORTAIGNE).

« Depuis que je suis tout petit, je me dis qu’on est fait pour des trucs que l’on ne fait pas ».

   (Cf : « Le Temps » le 30 septembre 2006 – propos recueillis par Olivier HORNER). 

  • « Je m’entends beaucoup mieux avec les femmes qu’avec les hommes. On dirait que je les comprends mieux ».

(Cf : « Femmes d’aujourd’hui » n° 47 du 16 novembre 2006 – propos recueillis par Nicolas BALMET).

« Le meilleur de moi surgit quand je ne contrôle pas mon côté femme ».

(Cf : Magazine « Muse » septembre 2006).

« Je suis assez adulte pour comprendre que c’est l’ombre qui donne du sens à la lumière. (…) Il arrive un moment dans sa vie d’homme où l’on se rend compte que l’amour, la mort ont leur revers. Etre un homme lucide c’est traiter les deux, la lumière, l’obscurité, le plaisir et l’angoisse … Toutes mes chansons sont réversibles ».

(Cf : « Platine » le 31 août 2006 – propos recueillis par JPP).

  • « je suis d’une famille de travailleurs. Je pense que le bonheur n’est pas fait pour les paresseux, ça se gagne, donc il faut aller au turbin ».

(Cf : « La nouvelle liste » le 6 octobre 2006 – propos recueillis par Manuela GIROUD).

  • « Si le rock’n roll n’avait pas existé, je n’aurais pas eu le goût de vivre, je n’aurais jamais trouvé ma place dans le monde ».

(Cf : « Muze » septembree 2006 – propos recueillis par Annie et Julien).

  • « Ce qui me blesse, ce sont les regards, comme si j’étais un pestiféré ».

(Cf : « Start-up » septembe 2006 – propos recueillis par Florence RAJON).

« Charles & Léo » 2007

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  • « J’ai l’arrogance et les imprécisions de l’autodidacte ».

(Cf : « Philosophie magazine » le 27 mars 2007 – propos recueillis par Christophe JACQUET).

 

  • « Baudelaire ? C’est empoisonné, c’est toxique. C’est la langue la plus admirable de la poésie Française. La langue de tous les siècles d’avant, qu’il ramasse pour en faire un sommet indépassable ».

   (Cf : « Ouest France » le 7 octobre 2007 - propos recueillis par Michel TROADEC).

  • « Etant d’un milieu paysan, pour moi la vie est de labeur ».

   (Cf : Rif Raf novembre 2007 – propos recueillis par Fabrice DELMEIRE).

  • « On ne se sauve pas par la foi mais par la grâce. Si on ne se sent pas en état de grâce on se déchaîne contre ce qui nous entoure ».

  (Cf : « Rif Raf » novembre 2007 – propos recueillis par Fabrice DELMEIRE).

 

  • « Quand tout nous échappe on se retrouve ».

   (Cf : « Rif Raf » novembre 2007 – propos recueillis par Fabrice DELMEIRE).

  •   « Chez nous, le chat, s’il n’attrapait pas assez de souris, il prenait un coup de fusil et on en prenait un autre ».

(Cf : « Le Journal du Dimanche » le 6 novembre 2007 – propos recueillis par Eric MANDEL).

« Tristan » 2008

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  • « Plus ça va, plus je pense qu’il n’y a pas d’amour sans courtoisie ».

(Cf : « Le Soir Magazine » 2008 – propos recueillis par Francesca CASERI).

  • « Ecrire, c’est se rapprocher de l’origine du sens des mots ».

   (Cf : Propos recueillis par Blandine HUTIN – 2008). 

  • « J’ai la nostalgie des choses que je n’ai pas connues ».

   (Cf : « Ouest-France » le 30 mars 2008 – propos recueillis par Michel TROADEC).

  • « Etre un bon père c’est être un bon exemple tout en n’étant pas exemplaire ».

(Cf : « Le Figaro Madame » le 29 mars 2008 – propos recueillis par Laurent MEREU BOULCH).

  • « Chanter c’est lutter contre ma mélancolie ».

   (Cf : « Magic » avril 2008 – propos recueillis par Franck VERGEADE).

  • « Plus on appauvrit son vocabulaire et plus on devient une brute épaisse. Au point de finir par se branler ou s’acheter un godemiché. Pourtant la jouissance orale existe ».

   (Cf : « Magic » avril 2008 – propos recueillis par Franck VERGEADE).

  • « La langue de bois est le langage des vies pauvres ».

    (Cf : Tchat sur Télérama le 14 mai 2008).

  • « Savoir travailler, c’est d’abord savoir se reposer ».

 (Cf : Tchat Télérama » du 14 mai 2008).

  • « La chanson est sur la mauvaise pente, celle de l’assèchement de la langue. On fait des chansons avec 100 mots pour plaire au plus grand nombre ».

   (Cf : « Ciné Revue » mai 2008 – propos recueillis par Joëlle LEHRER).

« Le cours ordinaire des choses »2009 … 

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  • « J’ai l’impression que les convictions bourgeoises ont gagné tout le monde. Les gens n’ont soif que de sécurité et de tranquillité. Ils veulent une vie sans embêtement et des destins sans envergure ».

   (Cf : « Kamikaze » année 2009).

« Grand lièvre » 2011

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  •    « On subit une telle pression de la modernité du neuf, que ça me plaît assez bien de n’être jamais nouveau, jamais à la mode ».

(CF : « Libération » le 23 septembre 2011)

  • « On met ce qu’on veut dans une chanson, mais il faut qu’elle soit assez ouverte et énigmatique pour accrocher des états d’âme différents ».

(Cf : « Le Soleil – Québec » le 15 octobre 2011 – propos recueillis par Genevive BOUCHARD).

  • « Ce n’est pas la fusion de l’atome que je craines, mais celle de la détermination et du sens de l’avenir ».

   (Cf : La Tribune de Lyon » le 4 octobre 2011 – propos recueillis par Vincent RAYMOND).

  • « Je ne suis pas un indigné mais un jamais résigné ».

   (Cf : « Le Soir.be » le 15 novembre 2011 – propos recueillis par Thierry COLJON).

  • « La solitude est un état qui me convient ».

   (Cf : « La Nouvelle république » le 15 novembre 2011 – propos recueillis par Anne RICHOUX).

  • « La vache est un humain qui a décidé de se taire ».

   (Cf : « La Nouvelle République » le 15 novembre 2011 – propos recueillis par Anne RICHOUX). 

  « La vérité est au fond des impasses ».

(référence ignorée – phrase que je trouve fort belle, dont la paternité a été donnée à MURAT  par un journaliste qui le questionnait dans le cadre de la promo « Grand lièvre » … MURAT  indiquant « ne plus se rappeler avoir dit ça »Je trouve la phrase si … vraie, que je ne peux m’empêcher de l’insérer sur cette page).

  • « Pour être créatif, il faut de la discipline ».

(Cf : Agence « QMI » octobre 2011 – Propos recueillis par Agnès GODET).

  • « La vieillesse te gagne quand tu n’as plus qu’une seule idée en tête : rester jeune ».

(Cf : « Serge » 2011 – propos recueillis par Patrice BARDOT).

  • « L’amour c’est lorsque l’âme rejoint le sang »

(Cf : « Catnatt » octobre 2011 – promo du « Grand lièvre »).

  • « C’est la maladie du siècle d’être las de soi, las des autres, las du monde ».

(Cf : « Catnatt » octobre 2011 – promo du « Grand lièvre »).

  • « Prévoyons le pire nous ne serons pas surpris ».

(Cf : « Catnatt » octobre 2011 – promo du « Grand lièvre » mais déjà employée en 2008 dans un article de « l’Express » …).

  • « Quand on parle de chanson française, ça renvoie à quelque chose de perdu, de mortifère. C’est comme si j’étais cocher de fiacre ».

(CF : « L’écho Républicain publié le 10 10 2011 – propos recueillis par Rémi BONNET).

  • « Pour moi, un voyage ça se mesure en temps de lecture d’un roman; c’est pas le déplacement qui compte, c’est le sas qu’il constitue, le transport amoureux ».

   (Cf : « La Tribune de Lyon » le 4 octobre 2011 – propos recueillis par Vincent RAYMONDE). 

  •  « J’écris aux heures où mes enfants dorment ».

   (Cf : « La Charente Libre » le 18 novembre 2011).

Voilà, le voyage est fini. La première phrase de cette page nous montre la « contradiction » toujours présente dans les propos de MURAT. En 2009 dans les colonnes de « Kamikaze » l’Auvergnat ne déclarait il pas ? : « La contradiction ?  … ça j’adore ! Avec Laure ma femme, je peux dire que je « déteste les choux de Bruxelles ou les lentilles » ou « ne me fais pas chier avec des brocolis » et trois jours après dire « Tiens, on mangerait bien des brocolis » (rire). C’est super chiant si tu t’enfermes dans un truc ». (…) « On va pas commencer à devenir son propre censeur. J’aime bien dire que je ne partirai jamais en vacances et dans le même instant me dire pourquoi ne pas partir en vacances ? »

Pour « La Nouvelle République » le 15 novembre 2011 MURAT   déclare : « Je suis de caractère instable, contradictoire, je change souvent d’avis et c’est difficile à vivre pour les autres. Je suis imprévisible, et pourtant, j’aimerais être plus constant. Je suis chiant parce que je ne m’aime pas« .

Sachez Monsieur MURAT  que nous on vous aime !

 ***

« Toboggan »2013

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La sortie de l’album « Toboggan » le 25 mars 2013 nous donne l’occasion de goûter à nouveau à la verve du berger de Chamablanc …

  • « Avec l’âge, l’été semble toujours plus court et l’hiver de plus en plus long ».

 (Cf : Le petit bulletin de Grenoble le 18 mars 2013 – propos recueillis par Stéphane DUCHENE).

  • « Le monde est un toboggan, on dévale à une vitesse folle et on ne sait pas où ça va finir ».

 (Cf : Le petit bulletin de Grenoble le 18 mars 2013 – propos recueillis par Stéphane DUCHENE).

  • « Nous avons une vieille langue et un vieux pays. Cette langue est championne pour dire le contraire de ce qu’on pense ».

 (Cf : L’Humanité – le 21 mars 2013 - Propos recueillis par Lionel DECOTIGNIES).

  • « Aimer, mourir, avoir des enfants, être malade, bref la vie est grave. Je récuse toute tristesse. Je suis dans la gravité ».

 (Cf : L’Humanité – le 21 mars 2013 – Propos recueillis par Lionel DECOTIGNIES).

  • « A force de s’efforcer à ne croire en rien, on finit par tuer par ennui ».

   (Cf : « Le monde » le 28 MARS 2013).

  • « Xavier LIGONNES ?  Ce mec ne supporte pas que sa famille découvre qu’il chantait faux ».

(Cf : « Les Inrocks » du 3 avril 2013 – Propos recueillis par  Francis DORDOR).

  • « Il faut échapper à l’enfermement dans les catégories qu’on veut toujours nous imposer. Donc moi je suis un apprenti guitariste, un apprenti poète, un apprenti menuisier et un apprenti paysan. Je ne suis établi dans rien du tout. J’essaye de me garder en devenir. D’essayer chaque matin de devenir … »

(Cf : « Rif Raf » mai 2013 – Propos recueillis par Géry LEFEBVRE).

  • « Je suis un impatient. J’aime quand les choses vont vite »

(Cf : « Le Dauphiné » le 3 octobre 2015 - Propos recueillis par Céline ZUG).

« Babel »2014

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  • « L’isolement est une source d’inspiration, ne voir personne me convient parfaitement ».

(Cf : « Le Dauphiné » le 3 octobre 2015 – Propos recueillis par Céline ZUG). 

  • « Je suis le dernier mâle qui cherche la dernière femelle ».

(Cf :  « La voix du Nord » daté du 25 octobre 2015).

  • « Je crains toujours les gens qui sont émus par leur propre émotion ».

(CF : « Le Dauphiné » daté du 10 novembre 2015 - propos recueillis par Jacques LELEU).

« Morituri » 2016

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  • « Il n’y a plus vraiment à chanter. L’humeur n’est plus à ça aujourd’hui ».

(Cf : « La Montagne » daté du 14 avril 2016 – propos recueillis par Julien DODON).

***

 Ci dessous le chemin du nouveau dictionnaire « Muratien »

 http://didierlebras2.unblog.fr/

 

 

 

Publié dans : ||le 4 juillet, 2011 |4 Commentaires »

4 Commentaires Commenter.

  1. le 7 juillet, 2011 à 23:20 Muse écrit:

    “Qui chante son mal l’enchante”.

    C’est pas de JLM cette phrase, c’est tiré de Joachim du Bellay! Sonnet 12 des Regrets.

    http://www.etudes-litteraires.com/du-bellay.php

    J’aime bien du Bellay! Bonne lecture de JLM.

    Et assez d’accord avec cette phrase:

    “Parler, c’est mettre de l’ordre dans son silence”.

    C’est aussi se purger (faire sortir ce qui fait du mal, dire ce qui fait du bien), s’harmoniser (être en paix, en cohérence), et tout simplement partager avec autrui les bons comme les mauvais moments.

    Répondre

  2. le 17 juillet, 2011 à 9:35 didierlebras écrit:

    Bien reçu Muse … mais JLM l’a fait sienne dans l’article des Inrockuptibles.
    Merci encore une fois de tes commentaires sans concession … Un vrai + …
    Merci de continuer …

    Dernière publication sur  : Jean-Louis MURAT ... il aime ... il n'aime pas ...

    Répondre

  3. le 20 décembre, 2011 à 0:59 Armelle écrit:

    bravo! tu as conclue exactement avec la phrase de JLM qu’il fallait!

    Répondre

    • le 20 décembre, 2011 à 7:32 didierlebras écrit:

      Merci Armelle,
      L’oeuvre de JLM et sa personnalité sont tellement vaste et complexe qu’il y tant à dire ! Si on y regarde de près, il n’y a aucune outrecuidance, moins d’excés que l’on pense dans ce qu’il dit. Y compris lorsqu’il parle de sujets polémiques. Le politiquement correct ou pas … la méchanceté … la perversité se trouvent bien plus dans les silences et les non dits. JLM n’est pas de ce bois là …
      Pour la plupart de nos artistes ou hommes publics ne compte que le paraître … MURAT ne paraît pas il EST … se montre tel qu’il est … c’est là que réside sa beauté … intérieure … ETRE, ne pas paraître et pouvoir se regarder dans la glace à la fin de chaque journée … Voilà comment je perçois MURAT. Je suis certain que je n’idéalise pas. Mais qu’il doit être difficile, complexe et merveilleux à la fois de vivre avec ce type d’homme, qui gagne en maturité avec tous les stigmates de l’enfance … MURAT est homme … MURAT restera toujours un enfant … Il a l’illusion que toute vérité est bonne à dire. Il a l’illusion que l’important est de pouvoir se regarder dans la glace … le dernier jour … la dernière nuit … mais également le soir de tous les jours qui passent, de tous les jours qui restent à vivre. Merci Armelle de ta fidélité. je pense que MURAT a la chance d’avoir des admirateurs comme toi, exigeante, fidèle, mais pas béatte … Je crois qu’il détesterait la béatitude … Salut.

      Dernière publication sur  : Jean-Louis MURAT ... il aime ... il n'aime pas ...

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