Archive pour septembre, 2014

Jean-Louis MURAT … « Babel » … 2014 …

La sortie du nouvel album de Jean-Louis MURAT, j’ai nommé : « Babel » est prévue pour le 13 octobre 2014. MURAT a conjugué son talent avec les membres du groupe « THE DELANO ORCHESTRA ». Nul doute que ce nouveau challenge va booster notre « Berger de Chamablanc ».  Voilà aussi qui devrait donner du  coffre à cet opus, lui apporter de nouvelles sonorités. Les mots et la voix de MURAT conjugués avec le talent de ROCHON, PIE et consorts, il y a là je l’espère la recette du succès.

En préambule à la sortie de l’album, « PIAS » qui fait bien les choses, nous offre une compilation brillante comportant le titre : « Chacun vendrait des grives » … Le téléchargement est gratuit ! MURAT est bien entouré …

compil pias

Message adressé à ceux qui l’aiment dont nous sommes ???  Cette carte dessinée par Jean-Louis MURAT recensant une partie des lieux où le p’tit BERGHEAUD a vécu son enfance … Il s’agit des endroits ou devenu homme Jean-Louis aime à se promener, se baigner, courir en solitaire … Toujours Jean-Louis sera : « A la recherche du temps perdu » … celui qui ne se rattrape plus … Ce temps « malin » qui vous file entre les doigts …

carte babel

Pascale CLARK dans sa nouvelle émission « A live » sur « Inter » aura été la première à nous donner à entendre le nouveau single : « J’ai fréquenté la beauté ». Ce titre est disponible en téléchargement sur les plates formes « iTunes » et autres.

single j'ai fréquenté la beauté

Le regard de MURAT me bouleverse. C’est celui d’un père, d’un grand-père qui, il y a peu, nous parlait du « Toboggan » sur lequel nous étions lancés. MURAT s’interroge sur ce monde devenu « fou ». Il ne s’inquiète pas pour lui. Il regarde en arrière et nous invite s’il en est encore temps à sauver ce qui peut l’être … Il pense à ses enfants, à tous ceux qui vont devoir « payer la dette »NOS ENFANTS

« PIAS » nous délivre quelques superbes clichés du troubadour Auvergnat. L’homme est sombre et magnifique à la fois. Il ne cherche pas à faire beau, à nous plaire. Ses mots disent les maux de notre société dispendieuse et irrévérencieuse, qui ne respecte plus rien. Les menteurs les tricheurs, ceux qui, sans foi ni loi, nous gouvernent. Ils ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux qui étaient en place au préalable. Ils sont « les mêmes » à se succéder depuis que le « Grand Charles » est parti. Tous des « incapables », qui nous mènent au néant …

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Du p’tit garçon qu’il était, Jean-Louis a conservé cette manie, lorsqu’il se promène seul,  il siffle le temps qui passe … Jean-Louis est un bel homme qui n’a pas besoin d’artifice …

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La nature est son amie, chaque jour, il écoute chanter les oiseaux, il admire le taureau qui régente son troupeau d’un regard fier et d’un coup de queue autoritaire … Une façon de dire : « Mais c’est qui le chef là-dedans »  ??? !!!

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Dans quelques jours Jean-Louis MURAT chantera à « La Maroquinerie » (le 10 septembre) … Le 23 septembre MURAT sera à l’Olympia … Ce sera la deuxième fois !

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Jean-Louis partagera l’affiche avec « Christine & The Queens »

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Chacun de s’interroger sur les raisons du choix de ce titre. Avant même que MURAT ne se soit expliqué c’est Armelle qui au milieu du mois d’août sur Facebook nous donne la solution. Elle nous fait découvrir Saint Babel petit village situé près d’Issoire …

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Pour autant Armelle nous prévient : « Son Babel se situe plutôt autour de chez lui comme sur le plan qu’il a dessiné ». Armelle a tout compris … Oui Monsieur MURAT vous êtes un homme complexe, mais il est des gens qui vous aiment tellement (sans être des fans béats) qu’ils parviennent à lire : « entre vos lignes ».  

Le n° 979 des « Inrockuptibles » au travers d’une compilation de bon goût : « Une rentrée 2014″  nous donne à entendre le titre :  « J’ai fréquenté la beauté »  …

  • CD hors commerce « Les Inrockuptibles » (recto/verso/rondelle) …

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Ce titre étant téléchargeable gratuitement, de par la volonté de « Pias » et de Jean-Louis MURAT,  il n’y a donc pas de raison pour que je ne vous en fasse pas cadeau … Il me tarde d’être au 13 octobre 2014

 ***

Débutée par le  hors commerce « Inrocks » (ci-dessus), la campagne de promotion « PIAS » se concrétise par l’édition (nombre très limité) d’un dix titres magnifique comprenant les cinq premiers titres et les cinq derniers du double album …

  • Hors commerce 10 titres (recto/verso) …

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 Décidément « Pias » fait bien les choses. Le précommande cartonné  est superbe …

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« Pias » nous gratifie même d’une compilation hors commerce ou figure le titre : « J’ai fréquenté la beauté » …

  • Hors commerce (recto/verso) …

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Le hors commerce « J’ai fréquenté la beauté » (2’52) fait également son apparition sur le marché dit parallèle …

  • H/C « J’ai fréquenté la beauté » (recto/verso) … 

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Dans son numéro d’octobre 2014, le magazine « Magic » nous propose une compilation particulièrement classieuse, comportant un titre du nouveau « Babel », soit : « Le blues du cygne » … Le tout est téléchargeable gratuitement sous réserve de disposer du code d’accès ! On n’a plus rien sans rien !

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 Le 11 octobre 2014 « Babel » via la poste est rendu au domicile de ceux qui l’ont commandé comme moi auprès de la FNAC. Ce n’est que du bonheur …

  • Double CD « Pias » n° 5414939780622 (recto) …

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CD n°1 : 1 Chacun vendrait des grives – 2 Chant Soviet – 3 J’ai fréquenté la beauté – 4 Blues du cygne – 5 Dans la direction du Crest – 6 La chèvre Alpestre – 7 Qu’Est-ce qu’au fond du cœur – 8 Les ronces – 9 Majude Ribe - 10 Vallée des merveille.

CD n°2 : 1 Le jour se lève sur Chamablanc – 2 Neige et pluie au Sancy – 3 Col de Diane – 4 Noyade au Chambon – 5 Tout m’attite – 6 Frelons d’Asie – 7 Long John – 8 Chagrin violette – 9 Camping à la ferme – 10 Passions tristes.

  • Triple vinyle « Pias » n° 962. A042.015 (intérieur) …

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Face A : 1 Blues du cygne – 2 Chant Soviet – 3 J’ai fréquenté la beauté  - 4 Passions tristes.

Face B : 1 Frelons d’Asie – 2 Chacun vendrait des grives – 3 Vallée des merveilles.

Face C : 1 La chèvre Alpestre – 2 Qu’est-ce qu’au fond du cœur – 3 Long John – 4 Mujade Ribe.

Face D : 1 Le jour se lève sur Chamablanc – 2 Neige et pluie au Sancy – 3 Col de Diane.

Face E : 1 Tout m’attire – 2 Les ronces – 3 Noyade au Chambon.

Face F : 1 Chagrin violette – 2 Dans la direction du Crest – 3 Camping à la ferme.

En 1989 Jean-Louis MURAT déclarait à Thierry SECHAN : « Les musiques, les sons, c’est moins important que les mots ». Je sais, il a dit le contraire depuis ! Lors de la sortie de « Mustango » il déclarait à Fabien GOMMIER pour « Polystyrène » : « J’ai toujours privilégié le son au sens ».  Mais qu’importe puisque, grâce à ce nouveau « Babel » MURAT réussit la synthèse parfaite qui fait que : la musique enjolive les mots et les mots magnifient la musique. Je m’explique. A l’écoute, à la lecture, à la relecture de ce nouvel opus j’ai une impression double qui pourrait sembler contradictoire mais ne l’est pas en fait :

Les mots sont au service de la musique.

Pour autant, jamais MURAT n’est allé chercher aussi loin son inspiration …  dans la mémoire de Jean-Louis BERGHEAUD, ce petit-fils d’un couple de bergers de Chamablanc.

Pour la première fois sans doute MURAT le poète fait fi (de façon ostensible) de la langue française et de ses règles grammaticales : il oublie les verbes, il omet les articles, il s’abandonne à la musique des « Delano ». Jamais MURAT n’aura parlé aussi simplement. Jamais il n’aura autant mérité le qualificatif de poète. Jamais les mots nés de l’imaginaire de Jean-Louis BERGHEAUD n’auront été aussi bien accompagnés par la trompette de Julien QUINET et le violoncelle de Guillaume BONGIRAUD. Très souvent il utilise les points de suspension, sans doute pour laisser parler notre imaginaire. Ceci permet le défilement des images de notre propre vie … Il me semble que cette démarche n’est pas habituelle chez lui … On ne peut pas en dire de même pour tout le monde … Pour ce qui me concerne, ce n’est que ruse, je n’ai pas les mots suffisants …

La musique des « Delano » met en exergue une voix si belle, pour des mots ciselés, sculptés dans la beauté d’un bel esprit. Celui d’un paysan qui ne prétend à rien d’autre que d’être lui-même, que de dire merci à ceux qui lui ont permis d’être ce qu’il est. Même si c’est peu au regard de la reconnaissance d’un public non réceptif au talent d’un artiste qui ne se laisse jamais apprivoiser à la première écoute.

Je suis sans doute un fou, mais lorsque je prends possession d’un nouvel album de MURAT, mon premier geste est de prendre un stylo bille et une feuille blanche et d’y transcrire un à un les mots du chanteur d’Orcival. A la lecture de ce « Babel » j’en ai pris « plein la gueule ». Jamais MURAT n’a utilisé un langage aussi simple. Peu de mots savants, peu de références à l’histoire, à la mythologie. Tout ou presque nous parle de son pays et de son enfance, de ses parents, de ce père qui n’est plus, de la « noirceur » de certains moments vécus …

Je vous livre ci-dessous certaines phrases concoctées par MURAT qui  à mon sens symbolisent le mieux cette poésie faite de mots simples, plus accessible sans doute.

Chacun vendrait des grives : « Tourner vers l’armoire/pour y rencontrer le miroir/dans son collier de laiton/que ce monde est con »

Chant Soviet : « La personne légèrement/humide/fait ce qu’elle veut de moi » . sur « Babel » le terme « humidité » dont il a dit qu’elle était « chérie » est utilisé à plusieurs reprises par J.L.M.

J’ai fréquenté la beauté : « Chaque jour abreuvé/à l’illusion des toujours » (…) « J’ai fréquenté la beauté » (…) « à l’enchaînement des toujours ».

Blues du cygne : « N’oublie dans les mots/vit le malin ». Le terme « pas » est volontairement absent …

Dans la direction du Crest : « Le siège de l’âme c’est la forêt/le brouillard/les genêts » (…) « Poulain mal venu sous un/poirier/mon enfance disparaît ». L’animal est omniprésent …

Les ronces : « Quand nous partirons l’hiver/pour notre Sabbat au Veillis » (…) « Nous n’irons plus pêcher dans le/ruisseau des Grands Moulins » (…) « Je suis sur le grand lit/tendu entre moi et la nuit/je m’abandonne alors/à la mélancolie ». « Le Veillis » est une prairie ou Jean-Louis aimait à jouer pendant que le grand-père y travaillait …

Mujade Ribe : « Chardonnerets faucons cendrés cherchant un toit de maison pour s’abriter pour se coucher le temps d’une chanson » (…) « Ah tu préfères ne pas/un autre jour peut-être » (…) « Ou vont les morts ? » (…) « Arrête d’y penser ».

Vallée des merveilles : « Tout l’orgueil de tes souvenirs/pourtant, tu sais, papa est mort chacun se pense/paix et harmonie » (…) « Tu sais très bien trouver l’oubli/tu te nuis tout le jour/et chaque nuit tu vis/comme un porc/au goutte à goutte » (…) « C’est quoi tu dis ?/ Ah ! tu fais du sport ! » Dans notre beau pays faire semblant de courir vous rend intelligent … surtout lorsque vous avez de l’argent …

Noyade au Chambon : « Loup a vu les deux s’embrasser » (…) « Le loup a vu ce salaud la frapper » (…) « Loup a vu le beau plongeon/de la fille noyée » (…) « Pleine lune au mois de mai/les lapins n’auront/rien manqué ». A la campagne, il y a cinquante ans, il y avait toujours un témoin. Si ce ne sont les hommes, les animaux y pallient. Les histoires se transmettaient de générations en générations …

Frelons d’Asie : « Le veuf avait l’air joli/Il a les yeux de sa mère ». A la campagne, qu’elle soit de montagne ou d’ailleurs, les enterrements sont l’occasion de se retrouver, de discuter de tout, du mort, du temps, de demain et d’hier … et de bien d’autres choses encore … Le bistrot sert d’exutoire …

Chagrin violette : « Enfant mis/au chagrin des grands » (…) « J’ai de la pluie dans les yeux ».

Passions tristes : « Maîtresse à moi/nous n’aurons pas d’enfants ». Les maîtresses sont faites pour partager du plaisir, une épouse est vouée à avoir des enfants. Ce ne sont pas les termes exacts de MURAT mais ça y ressemble … Je chercherai et trouverai, laissez moi un peu de temps.

Neige et pluie au Sancy : « Père ne faites pas de misère/à grande sœur à petit frère/Faut pas faire de mal aux petits ». Le p’tit BERGHEAUD avait une sœur plus âgée que loin … Il a dit « Chez nous c’était noir »

Un titre symbolise à lui seul cet album. Toute l’enfance de MURAT y est relatée. J’y revois le facteur qui vient à la maison, l’étable, les foins à ramasser, le voisin qui vient donner un coup de main, la dame d’à côté qui va mal, telle autre qui va partir … La solidarité était de mise. Et puis un jour, dans les années 60 le Crédit Agricole s’est invité à la table, on n’a plus parlé que de « sous » et les soucis sont apparus …

Le jour se lève sur Chamablanc : « Les enfants dorment/c’est l’été/dans le pays ou je suis né » (…) « Là-haut surveille un Jean LEBLANC/le vieux ruisseau/part en chantant/à la recherche de/rien vraiment/dans le pays où dort l’enfant » (…) « Seul dans l’étable/Levacher/soigne le veau/de l’enragée/Grand-mère a mal/c’est l’été/dans le pays/où je suis né ». (…) « Le foin coupé/vers le Vendeix/sera tout bon/à ramasser/Martin vient/nous aider demain/Il sera tôt/si le temps nous tient ». (…) « Y’a si peu d’heures/à ramasser » (…) « C’t'y pas Henriette/labas au loin/qui nous fait/signe de la main ». (…) « Le bois va nous manquer ». (…) « Ils ont recouvert/de goudron le/chemin qui mène/chez le baron/on compte vraiment pour moins que rien/dans ce pays/ou tout me tient ». (…) « L’Yvonne est partie/en auto/Elle a encore si mal au dos/Encore huit jours/m’a dit Pierrot/Avant qu’on la retrouve au tombeau ». (…) « Encore ton père/mauvais qu’il est/qu’a pas encore fini/de cuver/cuver le vin/de nos moissons/ce vaurien/mérite pas son nom » … 

L’écriture de cet album est superbe. MURAT n’aura jamais été aussi grand … Jamais sa plume n’aura été aussi belle, sans qu’elle se « sente obligée » d’être rebelle … MURAT s’est oublié … sur ce « BABEL » il n’y a que le p’tit garçon BERGHEAUD !  Lisez MURAT … écoutez MURAT … achetez MURAT !

***

Ajout le 24 octobre 2014 …

Cela fait 10 jours à présent que je lis et relis « Babel » … Mon opinion est faite : pour bien des raisons cet album est le sommet de ce qu’a pu faire MURAT

« Toboggan » c’était dix chansons qui n’en faisaient qu’une. « Babel » c’est plus encore, ce sont en effet vingt titres qui relatent jusque dans le plus intime l’enfance de Jean-Louis BERGHDAUD. L’enfance ??? Oui, la toute petite, celle passée chez François et Thérèse ses grands-parents paternels. Dans cette ferme plus que modeste, pauvre, il n’aura pour seuls amis que les animaux. L’enfance ??? Elle va loin puisque pour Jean-Louis elle ne s’achève définitivement (?) qu’avec le départ et la séparation de Marie AUDIGIER. Nous sommes à la fin de l’année 1993 et l’ami BERGHEAUD a 41 ans !

« Babel » nous relate tout cela dans le détail. « Babel » est sombre, dur, âpre. « Babel » est lumineux. « Babel » est : »mélancolie ». La musique des DELANO que certains trouvent par trop répétitive ajoute à cette beauté triste du temps qui passe …

Contrairement à ce qu’il laisse entendre, le chantre Auvergnat n’est pas sourd et insensible à l’attitude de quelques uns de ses admirateurs dont je suis, qui décortiquent toutes les paroles de MURAT pour en retirer la substantifique moëlle. MURAT s’en amuse, il nous donne du blé à moudre. Dans telle phrase il va ajouter deux ou trois mots qui sont des souvenirs marquants connus de lui seul. L’ensemble est incompréhensible. Il faut trouver les clefs. Je me demande si « Passions tristes » qui est le dernier titre de l’album n’a pas été écrit à l’intention des « archéologues de la Muratie » que nous sommes. Moi qui ne suis qu’un « modeste » je m’en voudrais de paraître pompeux. Pourtant je suis convaincu de ce que j’avance. Deux phrases m’interpellent. Elles sont posées là comme un cheveu sur la soupe : « Je ne veux pas d’écaille sur mon poney » et « je ne veux pas la chèvre à l’établi ». J’ai mis longtemps à comprendre qu’il s’agissait là d’images, de flashes, ramenant Jean-Louis plus de 50 ans en arrière. Le Jean-Louis il était tellement fier du poney en bois, à bascule, sculpté par les mains de François ou peut-être même d’un père qui s’était éclipsé. De ce beau « poney », il ne voulait pas que la vernis s’écaille … Quant à « la chèvre à l’établi », tout comme « l’égoïne » ce sont des objets avec lesquels François travaillait, faisant les sabots pour toute la famille, réparant une chaise ou un banc …

Dans « Frelons d’Asie » Jean-Louis écrit : « Si le chien est le gabarit, je ne veux plus te tourner ». Voilà des propos incompréhensibles. Vous pouvez les tourner dans tous les sens, c’est à n’y rien comprendre. Sauf qu’il font référence au titre : « Le jour se lève sur Chamablanc ». Jean-Louis y évoque : « La chienne et le dogue sont bien collés » (…) « Ils ont couiné toute la nuit ». Il a bien du rigoler le Jean-Louis … Il s’est dit :  »Jamais ils ne trouveront » ! Lorsque j’étais petit chez moi à la ferme j’ai été témoin de ces scènes et je me demandais : « Pourquoi mon chien et celui du voisin restent collés ? ». J’ai mis longtemps avant de comprendre ! Voyez Mesdames, le chanteur MURAT pense bien à vous, il pense à la position des « chiens » et trouve qu’elle « vous irait fort bien » ! Pour la première fois sans doute, dans une chanson le poète MURAT fait référence à un texte précédent. Je vous ai bien dit que ces vingt chansons n’en faisaient qu’une …

Lorsque les mots sont extraits de votre propre vie, lorsqu’ils remontent à l’enfance, chacun d’eux évoque une image, une histoire, des larmes, des rires, des cris … Dans « Vallée des merveilles » vous découvrez tout à coup cette phrase : « Pourtant, tu sais, papa est mort ».

Au début de sa carrière MURAT déclarait : « Chez nous c’était sombre ». En 1989 déjà lorsqu’il reçoit chez lui le sieur BAYON, le chanteur Auvergnat se dévoile bigrement. Plus tard il regrettera s’être autant livré. Un jour il dira même (je cite de mémoire) : « Ce que j’ai fait avant ne regarde que moi ». Comme il a raison ! Pourtant, au travers des lignes de « Babel » Jean-Louis BERGHEAUD se dévoile comme jamais. Il nous parle avec des mots crus. Il a des mots durs. Ce sont les mots qu’il entendait lorsqu’il avait 5 ans. Dans la chanson « Le jour se lève sur Chamablanc » il est écrit : « Encore ton père/Mauvais qu’il est/Qu’a pas encore fini/De cuver/Cuver le vin/De nos moissons/Ce vaurien/Mérite pas son nom ». Les mots sont d’une dureté inouïe. Plus loin cette mention : « Grand-mère a mal/C’est l’été ». Dans « Chagrin violette » MURAT chante : « J’entends le bruit du sang/Au soir de l’hiver/Je revois mère grand/J’entends les pleurs de mère/Père jeté en prison/Au soir de Novembre/Met mon cœur en prison/Les soirs de Novembre ». Le poète d’Orcival poursuit : « Quand tant de rancune fait/La dent/Enfants mis au/Chagrin des grands ». (…) « J’ai de la pluie dans les yeux ».

Le titre : « Neige et pluie au Sancy » est de la même veine : « Père ne faites pas de misère/a grand sœur à petit frère/Faut pas faire de mal aux petits ». A la sortie de l’album « Le cours ordinaire des choses », interrogé par Patrick POIVRE D’ARVOR le « Brenoï » déclare : « Il faut être fier de ce qui nous a fait ». 

 MURAT lorsqu’il était jeune, avec son épouse, se promenant en pays de « Babel » se comportait en satyre proche de l’obsédé sexuel, courant après elle, la couvrant d’étreintes sauvages. Dans « J’ai fréquenté la beauté » il avoue : « Derrière la Banne/Au Fohet, nu parmi les genêts/Je suivais la cavale amour ».

Dans « Passions tristes » MURAT soupire: « Maîtresse à moi/Nous n’aurons pas d’enfant » … Ce que disant, l’artiste se met en accord avec des propos tenus  lors d’interviews précédentes ou il déclarait (de mémoire) : « Avec une maîtresse on recherche du plaisir, si l’on se marie c’est pour avoir des enfants ». Dans ce sens Marie AUDIGIER est toujours resté  : « sa maîtresse » …  Sans doute un regret, un manque … 

Le titre « Dans la direction du Crest » nous ramène à la nostalgie : « La maison d’enfance/M’est revenue » (…) « Mon enfance disparaît ». 

Sur ce double album les mots sont simples, les mots sont beaux. J’en veux pour preuve cette formulation : « Chaque jour/Abreuvé à l’illusion des toujours »

La vie de MURAT est dans ses chansons. MURAT est grand ! Dès à présent je vais pouvoir écouter ce nouvel album dans toute sa largeur.  

 ***

Mi novembre 2014, « PIAS » adresse aux radios le deuxième single hors commerce « Blues du cygne »

  • Hors commerce « Blues du cygne » (recto/verso) …

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Ajout le  21 avril 2015

Au sortir de la tournée « Babel » MURAT évoque déjà son nouvel album. Le 18 avril 2015 dans le cadre de l’opération « Disquaire Day » 33 tours (édition limitée à 1000 exemplaires) nous est offert par « Pias ». Voilà qui clôt très certainement l’épisode « Babel ».

  • 33 tours  « Pias »  n° 5414939920691 (recto + rondelle) … 

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  • Face A :

Qu’est ce qu’au fond du cœur (live) – Les ronces (live) – Blues du cygne (live)

  • Face B :

Long john (live) - Mujade ribe (live)

A noter qu’à la surprise générale (il faut bien le reconnaître), un 3ème single : « Camping à la ferme » nous a été annoncé ! Il s’agit probablement du titre le « plus faible » de l’album, qu’il soit choisi comme single à de quoi surprendre, y compris les plus chauds partisans de MURAT dont je suis ! A ce jour, je n’ai pas trouvé trace de ce single. Info ou intox ???  

***

Ajout le 17 septembre 2015 …

Le 25 septembre 2015 est prévue la sortie d’un CD et d’un vinyle (5 titres) comportant les mêmes titres que ceux figurant au disquaire day. Le vinyle reprend sa couleur classique : noire.

  • P. L. V.

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  •  CD promo interdit à la vente (recto/verso) …

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  • CD 5 titres n° n° 5 414939928260 (recto) …

murat live pias cd 5 titres

  • Vinyle noir 5 titres n°   5 414939928284 (recto) …

murat live pias vinyl noir

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Publié dans:Non classé |on 5 septembre, 2014 |21 Commentaires »

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