Jean Louis MURAT … « Le Moujik et sa femme » … 2002 …

Jean Louis MURAT ...

Pour « Magic » n° 59 il s’agit du : « disque le plus accessible »de MURAT.  Ce nouvel album mis en vente le 26 03 2002 bénéficie d’un second pressage avec adjonction d’une édition limitée le 20 08 2002 (sans doute pour relancer les ventes) …

  • CD Labels/Virgin n° 8121542 – boîtier cristal – 11 titres.

  • Même CD que ci-dessus + édition limitée – cartonnée – Labels/Virgin visa n° 7023 – 2 titres : 1 La surnage dans le tourbillon d’un steamer (7’21) – 2 Royal Cadet (7’23)

  • CD promo Labels/Virgin visa n° 6803 – pochette cartonnée – 11 titres.

Tracklisting: 1 L’amour qui passe – 2 L’au-delà – 3 Foule romaine – 4 Hombre – 5 Libellule – 6 Baby carni bird – 7 Ceux de Mycènes – 8 Molly – 9 Le monde intérieur – 10 Vaison la Romaine – 11 Le tremplin.

Le préambule d’un article de  »Télémoustique »nous éclaire sur les conditions qui ont accompagné la production de ce nouvel album :

« Jean Louis MURAT  a beau s’être marié récemment, il n’est pas à la fête : pour n’avoir pas vendu suffisamment d’exemplaires de son avant dernier album « Madame Deshoulières » (2001) il doit se contenter d’une formule minima-liste en tournée et il a du puiser dans son porte-monnaie pour que la pochette de son nouvel opus « Le moujik et sa femme » ne se limite pas à deux couleurs. La rançon d’un insuccès auquel, heureusement, ce CD pourrait bientôt mettre fin ».

Voici pour l’interview proprement dit :

T.M.  : A en croire certains médias, « Le Moujik et sa femme » serait votre meilleur album. Vous partagez cette opinion ?

JLM : Qu’est-ce que c’est, un meilleur album ? Moi, je n’en sais rien … Comme c’est le dernier truc que j’ai fait, j’espère que c’est ce que j’ai fait de mieux.

T.M.  : Au total, il a été enregistré en 12 heures à peine. Petit budget ou volonté de sonner live ?

JLM : Plutôt volonté de sonner live … et de ne pas m’emmerder trop longtemps en studio non plus.

T.M.  : Dans « Le tremplin » vous parlez d’un certain Johnny Hallyday ?

JLM : Non ! Le johnny, c’est moi … Ce johnny c’est un mec raté qui n’a pas eu de bol comme Johnny Hallyday qui aurait du naître à Nashville, mais qui a vu le jour à Montmartre. Il chante « Johnny B. Good » mais ça fait rigoler tout le monde.

T.M.  : Vous écoulez tout de même une centaine de milliers d’exemplaires de chacun de vos albums ?

JLM : Oui, mais c’est pas beaucoup. OBISPO, lui, il en vend 2 millions.

T.M.  : Mais ça vous suffit pour vivre ?

JLM : Pour moi, oui, mais je me contente de peu … Le blé dans ce métier, ça permet de faire des choses ambitieuses. Par exemple, sur ma tournée, c’est moi qui conduis après les concerts. Je n’ai pas d’éclairagiste, je n’ai que deux musiciens. Donc vendre 100.000 albums, ça veut dire aussi que, quand je tourne, je dois me limiter à cette formule. J’aimerais bien en vendre plus pour, du coup, avoir quelqu’un qui conduit à ma place, des lumières et des musiciens.

T.M.  : « Il est dix heures à la porte du bonheur » dites-vous dans « Hombre ». Cette phrase est-elle née d’un constat personnel ?

JLM : Sûrement oui. Plus le temps passe, plus il faut se magner le train pour essayer d’être heureux. Ce n’est pas la peine de galèrer tout le temps … C’est la maturité. Et puis, plus généralement, vous ne savez pas ce que l’avenir nous réserve …

T.M.  : Cette quête du bonheur semble vous obséder, puisque dans « Libellule » vous ajoutez : « mais il faudrait au moins tirer le bonheur par la queue » …

JLM : J’ai écrit ça pour faire rigoler les filles ! C’est fait pour rigoler aussi une chanson. Moi j’en fais assez qui ne sont pas rigolotes …

T.M.  : A propos de queue, ça ne vous gêne pas de parler de bite dans « Baby carni bird » ?

JLM : (éclats de rire) En fait, je dis : « Si tu veux bien vivre dans une poubelle, y te refont une bite en or » en référence à « Loft Story » parce que des types gagnaient un maximum de blé en restant enfermés dans un truc pourri ! C’est ahurissant : on prend des petits cons qui sont dans leur loft à dire des conneries et qui reçoivent en trois mois ce que mon grand-père n’a pas gagné dans toute sa vie. Moi j’habite à la campagne, où il y a beaucoup de personnes âgées, et ces gens ont du mal à croire qu’une telle ineptie soit plus récompensée qu’une vie de labeur passée à travailler à la ferme et à élever des enfants ». 

C’est peu-être ça … un discours réactionnaire ???

Il est indiscutable que JLM aborde à présent plus facilement les faits d’actualité. La chanson « MOLLY » fait référence au drame du 11 septembre … Pour le « Nouvel Observateur » il déclare à Sophie DELASSEIN : « Ce jour je me baignais à Cabourg. C’est ce que je raconte dans la chanson. Je me suis imaginé que dans la mer on avait du ressentir une même vibration ».

Murat nous semble plus proches des réalités … pour l’hebdomadaire « L’Express » le 18 avril 2002 il déclare :

« J’ai quitté les couches de l’égo pour écrire d’une façon plus raisonnée »… comme il a beaucoup lu NIETZSCHE il a cette phrase : « Lire les philosophes apprend à maîtriser ses idées ».

La plupart des critiques sont positives. Dans « Magic » n° 59 sous le plume de Franck VERGEADE il est possible de lire ceci :

« Le Moujik et sa femme voit son auteur épris d’une liberté vocale rarement entendue sur un disque. Tantôt caressant (La berceuse – Foule Romaine – la libellule aux accents Calexicoïstes, le superbe Molly), tantôt rugueux (le percutant L’au-delà, le combatif Ceux de Mycène, le narquois Baby carni bird, soit le loft revisité à la sauce auvergnate), le meilleur artisan de l’Hexagone sait aussi se faire cryptique (Vaison la Romaine, Le tremplin), italianisant (Foule Romaine – Hombre) et profondément triste (Le monde intérieur chef d’oeuvre absolu) » !

Force est de reconnaître cependant que les avis ne sont pas unanimes. C’est fort heureux d’ailleurs. Plus inquiétant par contre l’avis mitigé formulé le 10 avril 2002 par Anne Marie PAQUOTTE  dans « Télérama »  : « Après une into instrumentale prometteuse et deux morceaux rondeaux, le climat est plutôt à la désinvolture, à l’énergie carrée et crâneuse, avec trots de guitares et rythmiques ferroviaires (Ceux de Mycène) cuivres capiteux (Molly) beau duo piano-voix (Le monde intérieur) harmonies familières (Libellule – Foule Romaine) échappée branque (Baby carni bird). La voix éminemment sensuelle et qui le sait, se pavane parfois. La sensualité passe gaillardement de mots doux à une « bite en or » c’est l’printemps, et le disque qui va avec, compagnon tonique des routes fatigantes et des matins fatigués ».

La chroniqueuse de Télérama trop tôt disparue a toujours défendu MURAT. Cette critique par certains côtés acerbe n’en n’a que plus de valeur. Il est à noter qu’après Mustango beaucoup de « muratophobes » vont plier bagage … Le discours de MURAT  change … certains disent qu’il devient … REACTIONNAIRE  … et s’il était tout simplement plus lucide ??? Ce qui est certain c’est que le talent ne change pas.

Pour clore cette période 2002, dans la partie « Concert » de ce Blog je vais vous parler de la tournée « MOUJIK » qui se révélera être un fiasco… alors que le CD était prévu aux dires mêmes de MURAT  pour … « Faire de la scène » !!! Les temps sont durs.  

 

***

Publié dans : Non classé |le 15 décembre, 2010 |2 Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

2 Commentaires Commenter.

  1. le 5 août, 2011 à 18:52 Maman Lili écrit:

    J’adore cet album! un vrai bijou! ce disque vaut de l’or!!! merci JLM!

    Répondre

Laisser un commentaire

midnightspecial |
2NE1 |
Publications et éditions Mu... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MEGA TOON
| alsevenement
| guitare1