Jean Louis MURAT … « Le manteau de pluie » … 1991 …

Jean Louis MURAT ...

Le 30 septembre 1991, le successeur de « Cheyenne Autumn » est en vente. Il s’agit du « Manteau de pluie »

Track listing: 1 Je n’ai plus que toi animal (2’56) – Col de la croix Morand (4’44) – 3 Cours dire aux hommes faibles (4’06) – 4 Le lien défait (5’57) – 5 Le mendiant à Rio (4’39) 6 Sentiment nouveau (3’39) – 7 L’éphémère (4’11) – 8 L’infidèle (3’28) – 9 Le parcours de la peine (3’32) – 11 Gorge profonde (3’59) – 12 Le manteau de pluie du singe (1’49)

La pochette de l’album est superbe. Le bleu et le rouge qui dominent, tranchent admirablement avec le vert des yeux de MURAT.

  • CD Virgin n° 30865 (1er pressage) comprend 11 titres – 2ème pressage Virgin n° 30922 (sans « Le mendiant à Rio »)

  • 33 tours Virgin n° 70865 (11 titres)

  • K7 Virgin n° 50865 avec les 11 titres – K7 Virgin n° 78733 4 (10 titres)

  • CD Promo Virgin contenu dans box collector bois bleu qui comprend (hors commerce pochette cartonnée  SA 3215 (11 titres) et hors commerce SA 3216 + dépliant carton avec l’intégralité des textes des chansons. A noter l’architecture particulière de cette boîte avec des séparations intérieures bois … le tout du meilleur effet).

Le titre 5 est une reprise d’un titre de Mickaël FRANCK en hommage  à Carlos JOBIM. Il a été enlevé de l’album suite à une action en justice.

Les journalistes spécialisés ne tarissent âs d’éloges avec « Le manteau de pluie ». C’est Daniel LABEYRIE qui, en décembre 1991 nous délivre l’avis le plus dithyrambique : «  Hallucinant, inouï. Éprouvant par ses fulgurances, par ses moments de beauté frissonnante, ce nouvel album de Jean Louis MURAT est un sacré pavé dans la mare du petit monde frileux de la chanson.

Le manteau de pluie fait craquer les frontières, les certitudes, éclabousse nos visages tristes et malmenés du quotidien. Cette nouvelle cuvée revient de loin :  le chanteur lucide et froid tel un matin d’hiver sur les monts d’Auvergne, a su prendre force, peaufiner son acuité d’épervier pendant sa dizaine d’années de « galère » et « d’insuccès ». Son errance à la manière de BASHO (le poète Japonais, maître du haïkaï qui lui a inspiré le titre du disque) fut le ferment arrosé de pluie, de neige, de vent, de solitude et de soleil dans ce « désert » montagnard, royaume de bergers et d’espaces ouverts » .

Il termine :  » Foin de la frime et du paraître, MURAT le solitaire nous renvoie à nos solitudes : à nous décaper nos évidences, à nous casser nos moules ; il ne nous reste « qu’à nous crever les yeux pour une île intérieure » chère à Vasca. Bref, la beauté intangible du « parcours de la peine » d’un chef-d’oeuvre de l’automne 1991″.

N’en jetez plus … la cour est pleine …

Les mots de « L’éphémère »  (titre 7) sont ceux, à mon sens,  résumant le mieux la mélancolie qui se dégage de l’ensemble de cet album …

 

« Tout est éphémère

La vie

La terre

Les choses vues

Qui nous ont plu

Les papillons

L’hiver, les loups, les cerfs

… Je ne sais plus … »

 

 

« Je parcours les rues

Du monde disparu

Où j’étais volontaire

Naguère

Non je ne me souviens plus

De tout ce temps perdu

Je me sens éphémère ».

 

 

Il n’y a rien à ajouter … Ces mots sont de la musique … ces mots vous mettent hors du temps … Merci … Monsieur JEAN LOUIS MURAT.

Publié dans : Non classé |le 16 novembre, 2010 |1 Commentaire »

Vous pouvez laisser une réponse.

1 Commentaire Commenter.

  1. le 23 février, 2011 à 18:37 Jean-Luc écrit:

    Salut Didier,

    Ah ! ce manteau de pluie que j’ai enfilé tant et tant de fois et que je continue à porter au-delà des modes et du temps qui passe.
    Ce fut pour moi à la fois l’album de la confirmation et aussi celui du soulagement… En effet après le coup de foudre « Cheyenne » je craignais un peu la suite, j’attendais désormais tant de Jean-Louis, j’avais un peu peur d’être déçu par son nouveau disque que j’attendais avec impatience et fébrilité, pourrais-je être à nouveau emballé, séduit, Jean-Louis pouvait-il mieux faire, se surpasser, nous émouvoir encore….
    A la première écoute tous mes doutes se dissipèrent, le disque était absolument sublime.
    Avec les années qui ont passé, je trouve que cet album a conservé toute sa force, son charme et sa splendeur et je le met personnellement aujourd’hui devant « Cheyenne » qui a des sons et des rythmes incontestablement plus « années 80″, un peu plus « démodables » sans doute !
    Difficile sous le « Manteau » de choisir mes chansons préférées, tant tout dans cet album, 20 ans plus tard (déjà mon Dieu, j’y crois pas !), me parle encore, me touche toujours, m’émeut souvent.
    Et toujours dans ces textes et ces musiques ce mélange de simplicité et de sophistication qui font de ce second opus de Murat tout simplement un grand disque. Unique et indispensable….

    Bien amicalement à toi.
    A bientôt….. pour d’autres réflexions et commentaires.

    Jean-Luc

    Répondre

Laisser un commentaire

midnightspecial |
2NE1 |
Publications et éditions Mu... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MEGA TOON
| alsevenement
| guitare1