Jean Louis MURAT … « Cheyenne Autumn » … 1989 …

Jean Louis MURAT ... cheyenne2

Cet album confirme le talent de Jean Louis Murat.

Lorsque vous avez le 33 tours entre les mains, ce qui ressort en premier lieu est la beauté mystérieuse du visage de Murat. La pochette est aux couleurs de l’automne … mais ce sont les yeux clairs de Jean Louis qui illuminent la pochette. Comment peut-on présenter une esthétique aussi parfaite et ne pas en avoir conscience ?  Dans plusieurs interview  de l’époque Murat déclare « ne pas aimer l’image qu’on a de lui … beau gosse … beaux yeux … belle gueule » !!! Sans doute les blessures de l’enfance …

Ces 14 titres bénéficient d’une production variée mais que l’on peut acquérir sans trop de difficultés :

  • 33 tours 1989 Virgin n° 70674

  • CD 1989 Virgin n° 30674 (1er pressage) et n° 7869292 (2ème pressage)

  • CD digipack (réédition 1999 – n° 7869290 – pressage hollandais)

  • K7 Virgin n° 50674 (1er pressage) et n° 7869294 (2ème pressage)

  • A noter que sur le LP et la K7 les titres « La lune est rousse sur la baie de Cabourg »et « Le venin » sont manquants.

Le listing des titres : Les animaux (1’03) – Parais perdus (4’14) – L’ange déchu (3’45) – La lune est rousse sur la Baie de Cabourg (3’44) – Te garder près de moi (4’15) – Le venin (3’39) – Pars (3’55) – Le garçon qui maudit les filles (3’37) – Si je devais manquer de toi (4’03) – Déjà deux siècles … 89 (1’59) – Pluie d’automne (2’52) – Le troupeau (3’07) – Cheyenne Autumn (4’24).

***

La presse spécialisée de l’époque est élogieuse dans son ensemble. Celui qui en parle le mieux à mon sens est Yann PLOUGASTEL qui, dans « L’évènement du jeudi » paru le 6 avril 1989 écrit : « Cheyenne Autumn : 14 chansons qui flottent le long des grèves du rêve … ». Il poursuit : « Cheyenne Autumn est un disque magique. Comme une très vieille légende indienne, où « les hommes rêvent parmi les chevaux d’horizon mauve et d’espace ». On y parle des paradis perdus, des amours gâchés, de la Baie de Cabourg, des fleurs du hasard, de la pluie d’automne. Les bâtisseurs d’empire et les voleurs de prairie ne s’y retrouveront pas. Les admirateurs de Robespierre, de Conthou ou d’Hébert si … « Déjà deux siècles 89 … » est une des choses les plus subtiles qui ait été chanté sur la révolution, clin d’oeil discret aux rebelles, qui refusent la « paresse » intellectuelle et l’inéluctable ».

Le 8 novembre 1989 dans « Télérama » Anne Marie PAQUOTTE parle en ces termes de Murat et de son  Cheyenne : « Il a publié le meilleur album chanson de l’année … l’écriture fine, la musique mesurée, l’ellipse maîtrisée, l’image lumineuse de paysages entrevus en rêve, par lui parcourus ».  

Inutile d’en dire davantage … « Cheyenne » n’a pas vieilli.

 

***

Publié dans : Non classé |le 12 novembre, 2010 |3 Commentaires »

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3 Commentaires Commenter.

  1. le 18 novembre, 2010 à 0:48 Armelle écrit:

    que j’aime ce premier album et cette pochette!

    il est vrai que les médias, les présentateurs… ne lui faisaient bien souvent compliments que de ses beaux yeux, de son regard… (Jaques Martin lui avait même prédit que grâce à son physique, il ferait carrière au cinéma!) plutôt que de le féliciter d’abord pour son écriture, sa poésie, sa musique, son talent. C’est en ce sens qu’il disait ne pas aimer l’image qu’on avait de lui.
    Une personne qui a un regard captivant comme lui ou comme Michèle Morgan, se l’entend dire si souvent qu’elle préférerait avoir le regard de tout le monde et être reconnue pour ce qu’elle est ou se qu’elle fait…

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  2. le 24 janvier, 2011 à 19:09 Jean-Luc écrit:

    L’album par lequel tout a commencé, celui de la révélation, le début d’une longue histoire…..
    A l’époque je n’avais jamais entendu parler de Murat et c’est un jour à la radio, sur Europe 1 je crois, que j’ai entendu un titre de ce chanteur inconnu. J’ai tout de suite été séduit. Le titre était plutôt accrocheur, moderne, accessible mais pas niais pour autant, bien au contraire, un sorte de sophistication se dégageait de l’ensemble, le tout servi par une voix sensuelle et séduisante. J’ai vite acheté l’album de ce « bel » inconnu intelligent et cela a été le coup de coeur absolu, de celui que j’avais rarement ressenti pour un chanteur français. Les titres s’enchaînaient et un mélange de bonheur et d’émotion m’envahissait à l’écoute de ces chansons qui parlaient d’amour et de sentiments, de paysages et de nature et même de révolution, sans la moindre facilité ni une once de mièvrerie. Tout y était sensible, subtil et délicat. Un album touché par la grâce au milieu d’une chanson française souvent fade, ennuyeuse, bourrée de clichés ridicules et dégoulinant de bons sentiments trop faciles….
    Non, décidément je savais que cet artiste et ce disque n’étaient pas comme les autres et que jamais plus je n’écouterais de la chanson française comme avant. 22 ans plus tard je peux dire que je ne m’étais pas trompé !

    Jean-Luc

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  3. le 25 janvier, 2011 à 1:05 didierlebras écrit:

    Salut Jean-Luc
    je pense que nous sommes de la même façon … non pas fan (je déteste ce mot) mais entiché des mots de Murat, de sa voix … du personnage … intelligent … à double ou triple face … toujours là où on ne l’attend pas …
    C’est vrai que ce Cheyenne recelait des merveilles … l’ange déchu … c’est d’un romantisme …
    J’aime la façon dont tu en parles … si je peux t’aider dans la recherhe d’inédits (dlebras@sfr.fr)
    Plus nous seront à aimer MURAT et + … non ça ne changera pas le monde … hélas ! Merci de tes commentaires qui me donnent raison d’avoir ouvert ce Blog …
    Salut.

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