- 115 bis – Vous aimez Jean-Louis MURAT ??? Pourquoi ??? Dites-le moi … (suite) …

Vous avez été nombreux à répondre à mon invitation. J’ai donc plaisir à ouvrir cette page nouvelle. Cependant, nous sommes encore loin des 100, alors je compte sur vous !

28 - POLCHLOPECK Denis  …

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« MURAT c ‘est un charme fou, de l’humour a la carabine et une cruauté sauvage, un chanteur désinvolte   aussi ».     

  ***

29 – RHIANNON Malika …

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RHIANNON,  ma copine se fout du « Qu’en dira t’on » … comme elle  a raison ! J’aime sa candeur, qui n’arrive pas à dissimuler trop de blessures. Voici ce qu’elle m’écrit pour parler du beau Jean-Louis : « Pour exprimer mon admiration, je n’ai pas encore trouvé les mots et pourtant tu n’ignores pas que je suis friande du verbe. J’ai essayé à maintes reprises à travers quelques compte rendus, quelques poésies,  mais je ne suis pas satisfaite car pour un être exceptionnel, il faut naturellement l’exception.  Il y a tant d’adjectifs : talentueux, créatif, inspiré divinement, avant gardiste d’une poésie nouvelle comme RIMBAUD ainsi que l’a évoqué mon amie Florence.  Maudit comme le grand Charles BAUDELAIRE, malgré lui : « La fontaine de sang » est un texte qui le touche particulièrement car il lui ressemble. C’est ce qu’il a déclaré à la presse et je le crois sincère quand je lis les écueils et les blessures qu’évoquent ce poème des « Fleurs du mal ». Intemporel car il peut traverser les siècles avec aisance et pas seulement avec les mots . Tu te souviens de cette tapisserie où il résume l’amour courtois ? Dans un nouveau titre qui je le souhaite sera dans le prochain opus « Le grand vivier de l’amour » il évoque Eléonor d’Aquitaine la muse qui a inspiré les troubadours. Que dire ???  Tu vois, il faudrait que j’invente des mots pour pouvoir lui signifier mon admiration et ma fidélité« .

RHIANNON est modeste, j’ai lu un compte-rendu de concert portant sa signature.  C’était sublime et divin. Je vous assure, je n’exagère en rien.

***

30 – Jean-Philippe F.

Voici un commentaire laissé sur mon Blog (pas de photo). On y sent le vécu. Merci à toi Jean-Philippe : « Jean-Louis et moi c’est une longue histoire … Une histoire de terre qui prend pied en Auvergne forcèment… Il y a 30 ans. J’avais 20 ans et lui 33 je pense. C’était le temps des premiers albums « Cassis mouillé… Et puis il y a eu « Si je devais manquer de toi » qui l’a propulsé artiste bankable lui le troubadour auvergnat ténébreux. Et c’est là que je me suis dit qu’il avait un truc en plus le bougnat. Quand tant d’autres auraient cédé aux trompettes de la gloire, lui, tranquille et bougon, il a continué son p’tit bonhomme de chemin sans s’écarter d’un iota et en faisant un doigt au système… Libre il est né, libre il mourra … Et toutes ces chansons qui coulent inlassablement  avec cette fougue créative qu’il assume goulument. Jean Louis c’est simple si tu n’existais pas je n’existerais pas totalement non plus … Je crois que je manquerais un peu de toi ».

« Bizoux d’amour viril. Dory du 63″.

***

31 – Armelle  RUBENS GILET …

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Pour un témoignage qui, par sa simplicité, me touche au plus haut point : « En ce début des années 90, j’entends une voix masculine agréablement douce chanter des textes hors du commun sur une musique qui se détache de la mode actuelle. Puis je découvre son nom, Jean-Louis Murat, son visage, celui d’un ange pas déchu bien au contraire; être si beau et paraître si mélancolique, rien de tel pour faire craquer les filles ! J’achète alors le premier CD (j’ai longtemps crû que c’était son premier album) qui m’offre à entendre le sublime triptyque « Pluie d’automne-Le troupeau-Cheyenne Autumn » et je suis immédiatement conquise par ce que je n’avais jamais entendu jusqu’à présent : des sons de la nature et d’animaux associés à des textes ciselés dont la poésie ne m’est pas étrangère; je retrouve en effet les sujets de prédilection des petits poèmes que j’ai écrit dix ans plus tôt (chevaux, abeilles, beauté de la nature …).

Touchée par ces similitudes, je ressens aussi la grande timidité et la sensibilité à fleur de peau de cet homme dans sa manière de chanter, de ne pas oser regarder les caméras, il est comme ma moitié masculine, comme le grand frère que j’aurais aimé avoir. L’écouter est une source de plaisir, de découverte d’un autre univers, une invitation au voyage mental lorsqu’on est comme moi, coincée dans une petite vie tranquille de mère au foyer qui a quitté sa région natale pour une cité grise de banlieue… Chaque album m’apporte alors le même bonheur, l’évasion en chansons de grande qualité, la quiétude d’une voix particulièrement sensuelle.

Quand j’en rencontre enfin l’auteur en concert dans ma petite commune yvelinoise le 18 novembre 2000, je tombe dans le chaudron « Muratien » ! Je découvre alors qu’entendre Murat sur scène n’est pas écouter un CD de Murat en live et dorénavant, je me déplacerai pour assister à bien d’autres concerts ! Jean-Louis ose se renouveler sans cesse, il est talentueux, spontané, vrai, abordable … Heureux, triste ou colérique, il ne cache pas sa nature et se fout du système, des modes. Au fil des années, il m’a donné l’envie de chanter, de sortir de mon cocon, de découvrir l’Auvergne, de le suivre sur son chemin musical et poétique. Et puis avec l’arrivée des réseaux sociaux, de belles amitiés et rencontres se sont développées autour de l’artiste et de son œuvre !

Pour tout cela, Je L’aiMe ! ».

***

32 – Jacques …

« L’animal m’accompagne depuis 25 ans, sur disque et sur scène. Dans presque chaque album je trouve une pépite. Pour moi « Dolores » est intouchable (bientôt 20 ans…), et « Parfum d’acacia au jardin » pas loin derrière. Sa voix bien sur, surtout dans les graves c’est a tomber. Quand il braille parfois, je suis moins client. Par contre il siffle divinement. Ses textes, parfois abscons, parfois lumineux. Indispensables. Il m’a permis de faire une belle rencontre en la personne de Mr Cachard, contributeur dans ces pages, grand connaisseur de la chanson française… Je reste peu de temps sans écouter Murat. Fidélité d’auvergnat sans doute. En tout cas Mr Didier vous faites un sacre boulot ! ».

***

33 – David CORCHIA …

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Sourire coquin ??? Ou bien malin ??? C’est avec plaisir que je donne la parole au jeune homme : « Je devais avoir 17 ans lorsque j’ai entendu la première fois une chanson de Jean Louis Murat : L’ange déchu , puis les années ont passées sans que je ne m’y intéresse plus que cela malgré mes débuts laborieux à la guitare à cette époque . C’est bien plus tard que l’Auvergnat bougon mais talentueux fit sa réapparition lors d’un concert à Beauvais à l’Ouvre boite avec mon ami Pierre Emmanuel  lors de la sortie de Taormina , c’est à partir de la que j’ai commencer à l’écouter davantage avec une guitare et quelques répétitions etc … Sans vraiment m’y consacrer pleinement je le découvris ensuite par « le Cours ordinaire des choses » et plus récemment « Babel » lors de deux concerts l’un sur Creil et le suivant à Clermont Ferrand , à cette occasion l’envie d’y plonger plus concrètement dans son oeuvre est venue, un artiste rare et envoutant par ses riffs de guitares mais aussi ses textes sortis de je ne sais où ?».

***

34 – Régis LUCE  …

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Fidèle parmi les fidèles, je suis donc content qu’il ait bien voulu nous donner son avis : « La découverte de JLM ?  Je l’ai souvent raconté ici. Lecture d’une double page dithyrambique de Libé à l’occasion de la sortie de « Cheyenne Autumn ». Intrigué, je fonce à la FNAC pour acheter la cassette !  Retour à la maison, et là , je découvre un truc unique jamais entendu auparavant. Une voix et une façon de chanter si singulière, une atmosphère particulière, ça m’a couché au sens propre du terme ! J’ai du m’allonger sur mon lit pour écouter l’album…. C’était en 1989, j’avais 22 ans et je m’en souviens comme si c’était hier. JLM m’accompagne donc depuis 26 ans ! ».

***

35 – Jean-Luc RADENAC …

Qui évoquant « Cheyenne Autumn » m’écrit : « L’album par lequel tout a commencé, celui de la révélation, le début d’une longue histoire … A l’époque je n’avais jamais entendu parler de Murat et c’est un jour à la radio, sur Europe 1 je crois, que j’ai entendu un titre de ce chanteur  inconnu. J’ai tout de suite été séduit. Le titre était plutôt accrocheur, moderne, accessible mais pas niais pour autant, bien au contraire, un sorte de sophistication se dégageait de l’ensemble, le tout servi par une voix sensuelle et séduisante. J’ai vite acheté l’album de ce « bel » inconnu intelligent et cela a été le coup de coeur absolu, de celui que j’avais rarement ressenti pour un chanteur français. Les titres s’enchaînaient et un mélange de bonheur et d’émotion m’envahissait à l’écoute de ces chansons qui parlaient d’amour et de sentiments, de paysages et de nature et même de révolution, sans la moindre facilité ni une once de mièvrerie. Tout y était sensible, subtil et délicat. Un album touché par la grâce au milieu d’une chanson française souvent fade, ennuyeuse, bourrée de clichés ridicules et dégoulinant de bons sentiments trop faciles …  Non, décidément je savais que cet artiste  et ce disque n’étaient pas comme les autres et que jamais plus je n’écouterais de la chanson française comme avant. 22 ans plus tard je peux dire que je ne m’étais pas trompé ! ».

***

36 – Sylvain RICHARD …

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Qui, le 4 août nous écrit : « Je suis un mec de la côte. Pour tout vous dire tout à l’heure, j’écoutai  » Il pleut sur la mer  » d’Alain LEPREST.  Jean-Louis MURAT, c’est un étranger que je comprends. Je lui fais confiance. Il est comme mon air natal, il me berce de ses illusions. Parfois, au détour d’une de ses phrases,  je dis quelque chose comme : « Bravo – Bien vu – Merci ! ». Tout un tas de trucs quoi. Et puis sa musique, la chair et l’esprit qui se promènent ensemble. Je le respecte. J’ai une forme d’admiration pour lui par ce qu’il colle à mon époque. Du mythique  » Suicidez vous…  » dont me parlait mon frère … encore là plusieurs années après, c’était reconnaissable dans tout ces trucs qui réapparaissent dans mon univers musical … jusqu’à maintenant ».

***

37 – Cayo Carole FONTAINE …

CC FONTAINE

« Alors Jean louis MURAT ? Pendant longtemps j’ai cru que j’étais la seule à l’écouter car, lorsque  j’en parlais autour de moi,  du côté de Vichy à l’âge de 16 ans où j’ai découvert le fameux Jean-Louis MURAT, lorsque je répondais aux questions débiles des garçons qui voulaient faire amis amis,  du genre : « Alors toi t’aimes quoi comme musique ? » lorsque je leur disais  : « Moi,  j’écoute Jean Louis MURAT  » tous me rétorquaient :  « MURAT bah c’est qui celui là ? ». Bien sûr, pour moi  c’était éliminatoire, ces garçons ignorants, voire moqueurs,  n’avaient aucune chance alors de pouvoir jeter des oranges en ma compagnie.. Car j’ai longtemps été très fière d’écouter MURAT, à en craner parfois  et brandir ses 33 T comme des étendards. Au fond ne sommes nous pas toujours un brin fières de trouver une chose qu’on sait être de grande qualité et donc rare ? Oui, MURAT était mon trésor , il était un Van Gogh accroché à mon mur et il l’est toujours aujourd’hui le coco. Car voila j’avoue tout : J’aime Jean Louis parce qu’il est beau et qu’il a l’accent de chez moi  mais pas seulement. Puisqu’aimer MURAT c’est aimer la vraie musique, celle des notes, celle des mots et des émois. Puisque c’est aussi aimer à travers lui des valeurs que je pense essentielles à l’existence comme l’intégrité, la fidélité, la liberté … Depuis, j’ai rencontré avec surprise et joie quelques mordus de JLM bien sympas. Je le sais maintenant, youpi,  je ne suis plus seule à l’écouter, il y a des filles et même des garçons qui se plaisent à les maudire ».

Merci à Toi Carole, de nous avoir permis ce beau voyage au pays de tes 20 ans … Tu as employé trois mots qui résument le personnage MURAT. Ce sont : « intégrité, fidélité, liberté« .  Oui MURAT est un bel animal …

***

38 – Julie DESLYPPER HAMON …

julie deslypper hamon

Je ne connais rien de Julie si ce n’est que d’emblée  son écriture m’a séduit. Bretonne ??? Sans doute ! Je me fie à la mer située en arrière plan. Voilà ce que me confie Julie : « Etudiante, je ne loupais jamais une émission de Bernard Lenoir sur France Inter. J’y découvrais des pépites dont la plupart m’accompagnent toujours aujourd’hui. Un soir, émission spéciale, il avait un invité qui venait de sortir un disque. J’écoutais distraitement en faisant autre chose, après tout, cette émission je l’écoutais d’abord pour la musique. Ils se sont tus, et j’ai entendu un son de guitare plein et généreux qui m’a accrochée. Puis une voix qui m’a emportée, avec des intonations et un accent qui m’ont plu. Et en plus cette belle voix chantait un texte qui m’a mis la puce à l’oreille. Le morceau terminé, je me dis « C’est qui ce mec ? ». La discussion avec Lenoir reprend.  Cette fois-ci j’écoute, et voilà que la belle voix (car parlée elle est belle aussi) se met à sortir du cadre, à invectiver l’industrie du disque et l’état de la chanson française actuelle, notamment les groupes qui chantent en anglais. Je laisse tomber ce que je suis en train de faire, je m’assieds près de la radio et j’attends la chanson suivante. Encore une perle. Je finis par apprendre le nom du chanteur,  Jean-Louis Murat, et je commence à boire son discours. Excessif, sûrement, mais tellement loin des mièvreries qu’on entend souvent dans le monde de la chanson, où tout le monde est formidable et où c’est un bonheur de travailler avec Machin ou Truc. Je remarque une autre différence : ses chansons sont ancrées dans un pays. Là encore, il s’écarte de beaucoup de chanteurs qui soit parlent de Paris soit parlent de nulle part. L’affection qu’on a pour son pays, je connais, je me sens mal dans la capitale, loin de chez moi. Et voilà qu’un type avec l’accent auvergnat se met à me parler de campagnes et de volcans et d’animaux… Je suis sous le charme. Malgré tout, je n’achèterai pas ce disque, Le Moujik et sa femme. Les cordons de ma bourse sont serrés. Je n’ai pas encore Internet, je ne peux pas creuser le sujet de ce Murat mystérieux et attirant. J’attends. Je guette chez mon cher Lenoir que passe un nouveau titre. Et puis un soir d’été en 2003,  il est à nouveau là. Il sort un nouvel album. Bigre, me dis-je, il ne chôme pas. L’oreille collée au poste, je savoure les nouvelles chansons, je retrouve ce discours âpre et cette poésie bucolique, sensuelle et surréaliste que j’aime. Et cette guitare… Le lendemain, je cours chez le disquaire et j’achète Lilith. Et en plus c’est un double album, ô joie ! Rentrée chez moi, je l’écoute encore et encore ».

« En 2004, j’assiste au premier concert de ma vie. Un de Murat, bien sûr. Je découvre un homme qui sur scène donne de sa personne, réarrange les chansons, livre des inédits, joue des titres plus anciens… Ca a été une expérience mémorable, que j’ai réitérée autant que je l’ai pu. Je comprends mal que les gens qui ne le connaissent pas trouvent son côté bougon rédhibitoire, alors qu’il est tellement généreux sur scène. Un chanteur n’est pas là pour raconter des blagues, il est là pour, comme dit Murat, « faire le job ». Depuis, j’ai acheté ses autres disques, et j’ai découvert des trésors. Grâce à lui, j’ai lu les poèmes d’Antoinette Deshoulières. Il fait dorénavant partie de la bande-son de notre vie. Une rencontre comme celle-là, on n’en fait pas tous les jours. Le Moujik et sa femme reste un album que je chéris, parce qu’il me rappelle cette soirée dans ma petite chambre d’étudiante où je l’ai entendu pour la première fois, et où j’ai compris que j’allais commencer un compagnonnage qui allait durer ».

Je n’ai pas touché une seule virgule à ce texte.  Je suis heureux et fier à la fois de vous avoir donné la parole. Voilà qui me conduit à de belles découvertes …

***

39 – Armand MILHET  …

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Grâce à internet et à cause de MURAT nous sommes devenus des « amis virtuels ». J’aime sa simplicité et son sens de la retenue. Voici ce qu’il m’écrit : « 1991, ma première rencontre avec  Murat commence mal. C’est l’époque ou M6 passe sur son antenne 15 heures sur 24  des clips musicaux. Je suis attiré par une chanson, Col de la Croix-Morand, mais  je ne peux regarder le clip, insipide à mes yeux,  je zappe à chaque fois,  je ne comprends pas le rapport entre les images et le texte. Je reste  toutefois curieux de ce chanteur qui incruste des sons de nature,  d’animaux, qui chante sa terre. Je tombe définitivement sous le  charme à la chanson suivante, Sentiment nouveau, cette voix suave, cette gueule,  ce spleen…..et depuis je ne m’en lasse pas. J’aime Murat pour la prise de risque  dans sa discographie, s’essayer à la pop anglaise dans A bird on a poire, mettre  en musique des textes inconnus sur Madame DESHOULIERES. Peu d’artistes peuvent  se targuer d’avoir une oeuvre musicale avec autant d’approches  différentes. J’aime Murat pour son rapport à la  nature, la mise en valeur de la terre, de SA terre, de ses racines dans ses  compositions. Les sons d’animaux lors de la période Manteau de pluie,  lors de Black sessions Dolores : magique et mythique … J’aime la personnalité clivante de  l’homme, même si ça l’a beaucoup desservi auprès des medias et du grand public.  Vrai contestataire ou grand timide ? je me souviens d’un concert en octobre  2013, JLM fait son show habituel, critique tout et rien, agace le néophyte avec  son air de je m’en foutiste ; et lors de la séance de dédicace, on se retrouve  face à un homme charmant, posé, le vrai Murat je pense, gentil, à l’opposé total  de son double lors du concert. J’aime Murat pour sa discographie  « parallèle ». Chaque album, surtout à ses débuts, a donné lieu à de magnifiques  inédits, beaucoup de face B qui auraient largement eu leur place sur l’album du  moment. Certaines démo sont superbes (pour ma part, Oncle Vania est plus jolie  en démo que sur le live in Dolores). Bref, pour le néophyte ou le confirmé,  c’est toujours un plaisir de découvrir de nouveaux titres, de les  chercher. On aime ou on déteste Murat, mais  c’est un personnage qui ne laisse pas insensible, autant par son charisme que  par ses textes et chansons« . Merci à Toi « ami Limougeaud » …

***

40 - BOUDOU Solange …

Qui m’écrit du Sud de la France : « J’ai quelques mois de plus que JLM, autrement dit, j’ai traversé les mêmes époques de jeunesse et me suis nourrie quasiment aux mêmes sources musicales que lui, ce qui me donne la sensation de mieux comprendre certaines choses. Pour ce qui le concerne, j’ai découvert « l’ange déchu » en 90/91 à la radio, sans qu’il soit dit à qui appartenait cette chanson originale et cette superbe voix jusqu’à ce que je le découvre plus tard, par hasard à la télé, chantant  » Col de la Croix Morand » qui m’a complètement chamboulée. J’ai reconnu la « voix », j’ai découvert une belle personne, un beau visage, un nom et des chansons magnifiques, une atmosphère, un climat particulier, à des années – lumière de ce qu’on entendait dans le monde de la chanson, c’est toujours le cas d’ailleurs : une qualité exceptionnelle, des joyaux uniques. Je l’ai vu pour la 1ère fois  en concert à Aix en Provence en nov. 91, depuis bien d’autres ont suivi, en PACA où je vis. Le « Manteau de Pluie »  a été une révélation et une nourriture poétique, il a enchanté mon imaginaire et m’a, plus encore que « Cheyenn Autum » et « Passions privées » définitivement et passionnément rendue adepte de l’oeuvre, de la voix et de l’artiste, sans jamais avoir été déçue par la suite. Son oeuvre intégrale me ravit. Un jour, c’est sûr, certaines de ses chansons seront étudiées  dans les milieux scolaires, car c’est un vrai poète. En sept. 2000, je l’ai entendu dire, au théâtre  » Jean Le Bleu » à Manosque, les « Lettres à Essenine » de Jim Harrison, dans le cadre des nuits de la correspondance, une autre de ses compétences et qualités : faire connaître ceux qu’il apprécie, ici Jim Harrison et Essenine, au Pays de Jean Giono … JLM, chantre de l’Auvergne, est un autre magnifique Giono ! Je me demande où il trouve le temps et l’énergie pour entreprendre tant de choses avec brio ! L’originalité et la beauté de son écriture m’ont donné, comme à d’autres, le désir de créer en écrivant aussi poèmes et chansons et ont suscité la curiosité et l’envie de connaître les auteurs, les lieux auxquels il se réfère. Il y a 20 ans : pas d’ordinateurs, mails et blogs, juste le papier et la plume : je lui ai adressé lettres et poèmes et suis allée plusieurs étés à la découverte de son beau pays, en chaque lieu qui apparaît dans ses chansons, ressentir de plus près l’énigme, les sensations et l’émotion générées par son écriture et sa musique ! A la fin de ses concerts, j’ai plaisir à lui dire quelques mots; lors du dernier à Istres le 14/10/11 très rock, JLM avait une belle énergie et nous a offert ce surprenant « Grand Lièvre » et dédicacé gentiment le CD dans une petite salle avec maigre public pour un si grand artiste ! çà m’a désolée … à son entrée sur scène, j’ai cru déceler la contrariété sur ses traits, je lui suis d’autant plus reconnaissante de chanter quand même dans ces piètres conditions ». Merci à Toi amie du Sud … 

***

41 – Bruno ROMARY …

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Bruno, c’est l’intégrité même. Il a quelques principes chevillés au corps : la fidélité en amitié notamment. Il aime HALLYDAY et pour autant il défend toujours avec assiduité les intérêts de Jean Louis MURAT.  Lors de mes premiers pas en « Muratie » je mettais à disposition gratuite un titre tout juste dans les bacs. Avec fermeté il m’indiquait que cela n’était pas de mise, puisque nuisant aux intérêts de l’artiste. C’est lui qui avait raison ! Je sais qu’il va râler. L’homme est modeste et discret. Il en paraîtrait même austère. Et ne voila t’y pas qu’à ma demande pressante il nous délivre cet avis sur le bougnat : «  Jean-Louis Murat pour moi c’est : Le phare dans la nuit/Le phare d’Alexandrie … sans Alexandra/C’est l’assurance qui rend plus fort et les faiblesses qui rassurent/C’est l’étalon indomptable/Le lion de Roccapina/C’est la beauté dépouillée de tous ces artifices« .

Je ne connaissais pas le lion en question. Je me suis donc jeté sur le dictionnaire « Larousse ».  Le dit lion est situé en Corse entre Sartène et Bonifacio …

lion ro 2

Le vent, les embruns, les pluies ont taillé la granit rose créant de véritables sculptures monumentales dont ce lion. La légende raconte qu’au temps des Sarrasins, un seigneur courageux vivait en cet endroit. Les Barbaresques lui avaient donné le surnom de « Lion de Roccapina ». Un jour de chasse, il rencontre une jeune femme dont il tombe éperdument amoureux. Ne pouvant l’épouser, il invoque la mort et fut donc pétrifié sous l’apparence de ce lion.  Je te promets Bruno que lorsque je verrai Jean-Louis (le 8 octobre à Bruz), je lui dirai qu’un de mes amis l’a comparé à ce lion. Je trouve que ça lui va bien. Merci à Toi Bruno de m’avoir conduit sous d’autres cieux …

***

42 – Laurence GAILLARD …

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Décidément, cette rubrique nouvelle ne m’apporte chaque jour que des bonnes surprises. Elle doit être Bretonne (?) elle a pour nom : Laurence GAILLARD. Voici ce qu’elle m’écrit : « De quoi Murat est-il le nom ? Pourquoi j’ai tout Murat chez moi ? Pour sa proximité avec le monde rural, la montagne, sa rudesse, les hommes et le grand lièvre, même si le chanteur ne dédaigne pas la douceur Italienne, à Taormina ou à Rome il y foule… Pour ses références littéraires et le lys dans la vallée. Pour la femme du moujik, la froide isba et la fille du capitaine, les images qui me viennent, qui en découlent, faciles. Pour ce mot : Nixon ouvert sur la dernière syllabe et la suite de vocables qui semblent sans cohérence, telle une écriture automatique, d’ailleurs qu’importe puisque JLM c’est d’abord et avant tout la musique et le rythme qui priment. Pour sa voix qui se tord et ses grincements non retenus. Pour sa mythologie personnelle, ses cheveux en bataille, sa barbe de trois jours, son air bougon, le tout savamment entretenu. Au nom de quel Dieu médiatique faudrait-il être une bête de cirque, pour vendre un disque ? En vertu de quoi faut-il dans les médias afficher un sourire XXL ? Vous avez bien raison de ne pas vous fondre. Ergo de ne pas vous perdre. Pour les similitudes avec l’œuvre de Biolay, les thèmes et le clin d’œil, d’ailleurs « Billy B a raison », puisque « les gens, c’est tous des cons ». Ce que je n’aime pas, le gouffre qui sépare ses chansons d’amour et son machisme revendiqué, mais est-ce vrai ou une posture ? Mystère ! ». Je vous félicite car pour écrire de tels propos il est indispensable d’être une belle personne … Merci, vous m’avez rendu la journée belle … 

***

43 – Philippe ROBERT …

Lequel, d’Auvergne, m’adresse ce jour ce message : « Pourquoi j’aime Murat??? Parce qu’il est comme Mozart, aérien et bien loin au dessus de nous. Parce qu’il est comme Picasso, il ne cherche pas, il trouve. Ca a commencé avec Cheyenne automne (ça ne date donc pas d’hier), puis j’ai attendu avec impatience la sortie de chacun de ses albums … Pour moi c’est un fabuleux poète qui nous emmène à chaque chanson dans un nouveau monde de mots merveilleux : d’aucuns traitent ses chansons de « tristes » mais moi je me sens ragaillardi après chaque écoute ! J’ai même mon album de prédilection pour me donner du courage en faisant le ménage ( MockBa, oui oui, je sais, je suis prosaïque…). 

Lors de ses concerts je ressens quelque chose de très intense, la communion est parfaite. Dernièrement ma soeur, fan de la première heure elle aussi (il faut dire qu’il était beau gosse le JL!!), m’a dit : Murat, c’est toujours pareil ! Aïe, j’ai eu un petit pincement au coeur comme lorsqu’on me répète que Modigliani peignait toujours les mêmes tableaux… Chacun sa sensibilité et ses goûts. Et puis JL, sous ses airs d’ours mal léché, il est sensible, il s’est laissé photographier à la fin de répétitions d’un concert en plein air et a semblé ému d’entendre des compliments sincères sur ses créations artistiques … Bon j’arrête là mon éloge improvisé »

« Philippe, Muratien peut-être  peu objectif car moitié Auvergnat- 115 bis - Vous aimez Jean-Louis MURAT ???  Pourquoi ??? Dites-le moi ... (suite) ... complice« .

Merci à Toi ami de nulle part. A te lire j’éprouve un vrai sentiment de joie. Le monde après tout n’est pas aussi moche qu’on croit. Il suffit de donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais. Vous … 

***

44 – M. URIEL …

Qui sur mon Blog m’adresse ces quelques mots en guise de réponse : « Le Berger de Chamablanc » … aux beaux yeux … sa voix sensuelle … L’’homme est authentique let livre des chansons qui parlent d’amour. Il est aussi charnel et rebelle. Tout le contraire d’un faux cul ! Ce qui le différencie des autres ??? Ses valeurs, il va les chercher chez des « petites gens ». Jean Louis est comme le bon vin, il se bonifie avec le temps. Personnellement, aujourd’hui,  je le trouve plus en accord avec ce qu’il est qu’à ses débuts. J’ai toujours suivi l’artiste. Musicalement,  il est l’un des rares artistes à faire de la « VRAIE MUSIQUE ». Il n’a jamais cessé d’évoluer et d’explorer des univers différents et variés ».

Merci à toi « M » de la confiance accordée ! Pourquoi aimer MURAT ? Comme tu le dis si bien, le titre « Berger de Chamablanc » constitue une réponse évidente. Pas la peine d’aller plus loin. Quant à cette réflexion sur les « petites gens » que sont EMILE et les autres, ceux du bistrot du coin, elle résume tout MURAT. Qui n’a pas compris ça passera toujours à côté du personnage MURAT.

***

45 – Camille ARMAN …

Déposée sur mon blog cette réflexion sur le personnage MURAT : « Que  de raisons d’aimer ce « mec » singulier dont l’engeance se fait si rare … L’ai vu deux fois en concert à Meaux et au Trianon pour la tournée « Grand lièvre » …  dans sa bulle, mais peu importe, « quelque chose » passe« .

***

46 – Jean Pascal LEFEVRE  …

Qui m’écrit : « C’est un artiste que j’ai découvert grâce aux émissions de Lenoir, et qui m’a toujours intéressé tout au long de son évolution musicale. Toujours le même et toujours explorant des voies nouvelles. Ses textes sont particulièrement évocateurs et ses musiques plus originales qu’il n’y parait (« la même momie mentalement », par exemple, texte et musique, c’est unique) ».

***

47 – Jean François MOREL …

Qui me confie : « Murat reste un artiste inclassable, comme en atteste la diversité de son oeuvre, déconcertant parfois sur scène mais unique par l’univers qui est le sien. Je reste très ancré dans la période 89/95 soit Cheyenne/Dolorès mais j’apprécie son évolution et le virage électrique amorcé sur scène depuis le Moujik. Entre temps, l’expérimentation électro du « Mustango tour » était fabuleuse. Que de souvenirs … ».

***

A suivre …

http://didierlebras.unblog.fr/115-ter-vous-aimez-jean-louis-murat-pourquoi-dites-le-moi-suite/

***

Publié dans : ||le 31 juillet, 2015 |2 Commentaires »

2 Commentaires Commenter.

  1. le 5 août, 2015 à 19:13 Julie écrit:

    Je confirme que c’est la Bretagne ! Le beau village de Plougrescant dans les Côtes d’Armor pour être plus précise.

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