- 114 bis – Ils disent aimer Jean-Louis MURAT … Qui ??? … Les V.I. P. … (suite) …

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Le 11 septembre 2005 Benoît POELVOORDE est l’invité de Michel DRUCKER dans le cadre de l’émission « Vivement Dimanche ». A l’instigation de l’acteur Belge Jean-Louis MURAT y chante « Foulard rouge » … Le natif de NAMUR nous dit toute son admiration pour Jean-Louis

 http://www.dailymotion.com/video/xc6o26

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Le photographe Breton Franck LORIOU, et cela n’est pas étonnant aime les artistes pour qui il travaille. Parmi ceux-ci MURAT. Sur le Blog « Live in the city » il répond à cette question de Steffie MAYA « À partager l’intimité de certains artistes, il doit exister des shootings qui t’ont particulièrement marqués… »  . Sa réponse suit : «  Certaines cessions avec Jean Louis Murat ont été très belles. Je lui avais apporté mon livre, ça lui a donné envie de rouvrir la maison d’un de ses voisins, une personne très importante pour lui. Il avait racheté cette maison, sans doute dans la volonté de rester « maitre » de cet endroit, de la mémoire de cette personne. Je l’ai vu rouvrir les volets, je l’ai fait asseoir dans la cuisine. Il regardait par la fenêtre, il se passait quelque chose de très très fort. Il me dit « Ça fait 30 ans que je m’assois à cette place, lui à celle-ci, et c’est la première fois que je pose mon regard sur ce qu’il voit par la fenêtre». À la fin du shooting, je lui dis « Il y a un morceau de toi qui m’a particulièrement marqué Accueille-moi paysage », il me répond « C’est étrange, c’est le morceau que j’avais écrit pour ce voisin 2 jours après son décès ». Dans ces moments là, tu as vraiment l’impression de vivre un moment de grâce, de faire quelque chose qui t’échappe complètement ». Ci-dessous la photo dont fait état Jean-Louis.

Emile est là-haut qui nous regarde … Moi qui suis imprégné du personnage MURAT … cette photo me bouleverse … Dans ce regard d’enfant il y a toute la vie de Jean-Louis BERGHEAUD

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Son père est musicien, sa mère est professeur d’anglais. La chanteuse CAMILLE (née DALMAIS) a de qui tenir. Des études à Science Pô, la jeune fille a du caractère et de la personnalité à revendre. Hormis NOUGAROT et Ray CHARLES elle n’accepte aucune filiation musicale.

Elle aime MURAT ??? Oui elle le chante : « La maladie d’amour ». Mais elle ne le dira pas.

En 2005 sort l’album « Le fil ». L’une des chansons a pour titre : « Baby Carni Bird » ! Ce titre a déjà été utilisé par Jean-Louis, nous sommes en 2002, c’est l’année de sortie du « Moujik et sa femme ». Par ce titre MURAT pastiche notre société ou des gens s’enferment pour être vus à la télé et y montrer leur bite ! C’est ce qu’on appelle de la télé réalité ! Triste société dirait EMILE … Interrogée par Gilles MEDIONI pour « L’Express » le 21 février  2005 CAMILLE parlant du titre « Baby Carni Bird » (le sien) révèle qu’il s’agit de : « sa chanson la plus fière, une Melody Nelson ». Elle ajoute : « C’est une réponse à Serge GAINSBOURG et Jean-Louis MURAT, à tous ceux qui se voient en Pygmalion« . La réponse est cinglante. Qui aime bien châtie bien ! La chanteuse poursuit : « Dans mon texte, Baby Carni s’invente elle-même un nom, une légende. Ce n’est pas l’homme qui la fait exister« . Et v’lan à tous les sexistes !

Pour rappel l’histoire de MELODY NELSON chantée par GAINSBOURG est celle d’une jeune fille aux cheveux rouges, garçonne de 15 ans, percutée par la Rolls Royce Silver Ghost 1910 du chanteur à « la tête de chou ».

CAMILLE chante :

« La route était barrée/Quand il m’a renversée/Un soir au nord de Nice ».

« Ravale ta salive/Ton orgueil de fille »

« Je me suis relevée et lui ai donné/La main qu’il me restait »

« Mais j’avais oublié/Mon nom de jeune fille/Alors j’ai inventé »

« My name is baby carni bird ».

(…)

La référence à la chanson de GAINSBOURG est manifeste … L’usage du titre de Jean-Louis BERGHEAUD est de fait. Une façon pour CAMILLE de mettre tout le monde dans le même sac …

Le « Larousse » nous définit le « pygmalion » comme étant une : « personne amoureuse d’une autre qui la conseille et la façonne pour la conduire au succès ».

MURAT n’est pas rancunier. Pour « Foutraque » il confesse à Pierre ANDRIEU le 3 janvier 2005 : « CAMILLE ?  C’est une admirable artiste. C’est la seule qui ose certains trucs. Une fois je l’appelle et je lui dis : « Dis donc CAMILLE, avec FRED on voudrait vous proposer un truc : on aimerait bien vous écrire et vous produire un album … » Elle a répondu : « Ah, je vous remercie mais ça ne me dit rien du tout , mais alors rien du tout ! » CAMILLE est très franche et très naturelle, elle est comme ça » (rires).

Le 13 mai 2008 pour « Télérama » MURAT est questionné sur les éventuels projets qu’il pourrait avoir avec CAMILLE. Il concède : « Elle paraît définitivement fâchée avec moi.  Je me demande bien pourquoi. Souvent femme varie … »

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Sylvain VANOT aime MURAT qui le lui rend bien. Sur le blog « De pierres et de broussailles » sous la plume de Frédéric DUTON on peut lire ce qui suit (daté du 4 avril 2014) : « Au début des années 1990, Silvain VANOT, professeur de lettres dénué de vocation, se change les idées en composant des chansons. Il finit par envoyer ses maquettes à plusieurs maisons de disques jusqu’au jour où l’une d’elles atterrit dans l’oreille de Jean-Louis Murat. Impressionné, le chanteur auvergnat fait le forcing auprès de son label pour qu’il propose un contrat à ce trentenaire normand installé à Paris ; le label accepte et publie donc Silvain VANOT en 1993″.

« En allant faire l’amour au bord de la Seine / J’ai mis le pied dans une merde humaine / J’irai chanter sous ta fenêtre / Si le coeur m’en dit / Je ferai semblant de ne pas y être »  

Extrait de « Sous ta fenêtre ».

« Je mentirais si je prétendais avoir découvert Silvain VANOT avec ce premier opus ; la rencontre sera un brin plus tardive, sans doute à l’époque de Sur des arbres (1995). Avec le recul, il est néanmoins aisé de comprendre ce qui a pu séduire MURAT dans la musique à la fois lettrée et diantrement terrienne de son cadet. Car si aujourd’hui, pléthore de groupes français lorgnent sans complexe du côté du folk ou du rock américain, à l’époque, ils n’étaient pas légion à parvenir à traduire aussi justement avec des mots d’ici un idiome aussi ancré ».

« Vous m’avez donné le goût de l’effort / Sans me demander si j’étais d’accord / Mais sur quel ton faut-il le dire ? / Je ne suis pas corvéable à merci »

Extrait de « Corvéable à merci ».

 

 Pour l’émission radio « La mouche décoche » VANOT (lors de son dernier passage à Clermont-Ferrand) parle longuement de l’œuvre de MURAT et dit apprécier particulièrement les deux derniers albums de Jean-Louis que sont « Toboggan » et « Babel ».

https://www.mixcloud.com/La_mouche_d%C3%A9coche/rencontre-avec-silvain-vanot/

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Thierry STREMLER, le chanteur d’Orcival a écrit une chanson pour le jeune homme, lequel se confie à Baptiste VIGNOL en ces termes : « Je suis devenu fan de Murat à l’époque de l’album MUSTANGO. Plusieurs années après, alors que j’étais dans un train (pendant la tournée du spectacle «Fantômas revient»,) je l’ai rencontré au wagon bar. Nous avons un peu discuté, et quelques mois plus tard, je lui ai écrit pour lui demander un texte sur une musique restée jusque là sans paroles… Il a tout de suite accepté, tout s’est déroulé naturellement ».

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Pascale CLARK, la belle égérie de « France Inter » a maintes fois reçu MURAT dans ses émissions. Toujours elle a défendu le bougnat. Parlant de la journaliste MURAT déclare : « J’ai quelques copines, dont Pascale Clark, avec lesquelles on rigole bien à  chaque fois qu’on se voit. C’était marrant à faire, La Route (ndlr: émission  hebdomadaire diffusée sur Canal Jimmy). Moi, j’y suis allé pour Pascale  parce qu’il fallait qu’elle trouve un par­tenaire, et comme je lui passe  tout… Après, on me prend pour un obsédé sexuel parce qu’ils ont enregistré  sept heures d’émission, ramené ça à quarante-cinq minutes et sorti que les  moments où je parlais de cul. Il n’y a que ça qui les intéresse à la télé.  Mais ça honore personne de faire des émissions comme ça, je prie toujours  pour que ma mère ne les voie pas ».

Dans un papier signé Véronique MORTAIGNE, paru dans le journal « Le Monde »  du 31 12 2003 il est écrit  : « Il est sous-coté. C’est son drame. Il y a en tout cas un décalage entre la  place qu’il tient dans ma vie et celle que la collectivité lui réserve,  assure Pascale Clark, productrice à France-Inter et à Canal+. Il est dans le  dépit amoureux, donc il se fait remarquer. C’est un type à part, qui se paye  le luxe de ne pas adhérer à ce système, et on le lui fait payer. On l’invite  pour de mauvaises raisons, parce qu’il fait du spectacle. On a un poète  total, on ne s’en rend pas compte. »

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dominique a

Il a été tant dit sur ce que pensait DOMINIQUE A de MURAT que je pensais ne pas devoir évoquer le sujet. MURAT (fidèle à son personnage) n’a jamais tressé de compliments à l’égard de son congénère. Au mieux l’Auvergnant se montrait indifférent. La préface signée DOMINIQUE A dans le livre « Coups de tête » écrit par Sébastien BATAILLE n’a rien arrangé à la chose ! Pour autant, le 28 avril 2015, après la sortie du brûlot précité, lors d’un chat pour le journal gratuit « 20 minutes » DOMINIQUE A. est questionné par une lectrice en ces termes : « Vous préfacez le livre « Coups de tête » sur Jean-Louis MURAT : Est-il une source d’inspiration pour vous ? ». Réponse du grand chauve : « Oui, MURAT m’a inspiré, et c’était même il y a bien longtemps une sorte d’obsession«  .

A la fin de l’année 2015, lors d’une interview DOMINIQUE A (sans avoir l’air d’y toucher) rend un superbe hommage au chanteur Jean-Louis MURAT … Je vous laisse juger par vous même …

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Ecrivain, femme de goût, Magalie BRENON ne cache pas son admiration pour MURAT. Son roman : « Jamais par une telle nuit » paru le 20 février 2014 est une ode au pays de Sancy et à l’œuvre de MURAT.

Nicolas VIDAL, faisant référence à ce livre pour « BCS Newsgazine » écrit le 18 mai 2014 : « Dans cette ode au désir charnel exploré par de savantes métaphores (où cumulent, les éruptions, les incandescences, les fournaises, les lacs de feu, les coulées de lave, et auxquels répondent en alternance, le ruissellement des torrents, la pluie, des fontaines « de Trévi », les cascades,  l’écriture particulièrement littéraire, se fait sensuelle mêlant désir et érotisme et se présente comme une réponse aux textes mélancoliques, bruts et idéalistes de Jean-Louis Murat ».

Cela vaut bien un coup de pub pour cette si belle Dame …

jamais

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Matt LOW …

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Il s’appelait Matthieu LOPEZ … Il est en train de se faire un nom : Matt LOW. Il se trouve que c’était le surnom qu’on lui donnait. Guitariste dans des groupes tels que les « Kinsimas » ou « Delano Orchestra »« Niandra Lades » et « Garciaphone »  le jeune Auvergnat (34 ans) vole à présent de ses propres ailes.

De la scène Auvergnate, il est celui qui assure le plus volontiers et sans aucun ambage son admiration pour MURAT. Difficile de faire autrement me direz-vous ? Jean-Louis vient de lui concocter plusieurs titres pour son premier maxi (4 titres) parmi lesquels le fameux « Banzaï » dont les mots claquent,  aux sons d’une guitare rauque et belle comme sa voix. Depuis quelques jours, je ne me lasse pas d’écouter ce titre. Matt LOW nous y chante : « la chose qui fait mal ». 

Le 2 novembre 2015 Matt LOW pour « Soul Kitchen » répond aux questions de « Guimauve ».

« Quel est ton premier souvenir de Jean-Louis MURAT ? » Réponse : « Il fut un temps où on avait de la musique à la télé. En l’occurrence j’étais tombé sur Parfum d’acacia une nuit sur M6 (!!). J’étais scotché. La bonne équipe : Jean-Louis MURAT, Stéphane REYNAUD, Fred JIMENEZ, Monsieur Christophe PIE ». Voilà qui est clair et net qui fait abstraction de la langue de bois. « Guimauve » de poursuivre : « Comment s’est passée votre collaboration ? La musique avant les textes ? L’inverse ! MURAT a écrit pour d’autres. Mais pas sur un long format ? C’est du MURAT ou du MURAT qui se met à ta place, qui t’a cerné ? ». Réponse : « J’ai envoyé des musiques (guitare et chant) à Jean-Louis qui a écrit les textes sur cette base. Ca a collé directement. Et il m’a bien cerné oui. Mais tout ça s’est passé, et se passe, très naturellement, loin de toute réflexion ». Voilà qui est clair. « Guimauve » de renchérir : « As-tu eu regard sur les thématiques ou tu as découvert les titres totalement écrits ? ». La réponse fuse : « J’ai découvert les textes écrits. C’était parfait. Très simple, très dépouillé et très intime. A chaque fois un « paysage » se dessine avec quelques mots, sans qu’un sens particulier s’en dégage nécessairement ». « Guimauve » entre dans le détail de l’écriture par ce questionnement : « Quel est ton vers préféré écrit par MURAT (j’avoue aimer : »nu au creux de tes bras, tout devient vrai ») ? J’imagine Matthieu sourire tout en délivrant sa réponse : « Oui celui là est très bien. Apparemment tu n’es pas le seul à l’aimer parmi tes confrères. J’aime le chanter aussi ». « Guimauve » revient sur « Babel » et interroge : « Quel rôle a eu l’enregistrement de Babel dans votre cheminement ? ». Réponse : « Me donner la confiance en moi. En bossant avec Jean-Louis je me suis senti libéré de plein d’habitudes de travail, de conneries qu’on accumule en tant que « jeune » musicien à force de trop cogiter, et de faire 38 répètes pour deux concerts. C’était super fun tout simplement ». Enfin la question qui tue : « Ton MURAT préféré ? ». Pour une fois la réponse est nette et sans bavure : « MUSTANGO ».

Allez va pour « MUSTANGO » Matt

Actuellement le jeune homme est en concert avec Jean-Louis. Dernièrement je l’ai vu à Bruz. Nous avons discuté quelques minutes ensemble, attendant que le « Boss » ne soit libéré de quelques admiratrices tellement emmourachés. Matthieu me confie dans le creux de l’oreille évoquant Jean-Louis : « C’est un Ovni« . Vous avez raison jeune homme. Sachez que, pour ce qui vous vous concerne :  votre musique est belle. Votre voix n’est pas puissante elle est juste envoûtante. On se demande, je me demande comment avec un tel filet de voix on sort les mots avec une telle consistance ? Votre voix est musique : « Seule dans Brighton … J’te sens comme une mandarine ».

Mon avis importe peu.  Mais dans le milieu Matthieu file son chemin. Les « Inrockuptibles » dans leur dernier numéro ont intégré un titre du dernier « Banzaï » dans leur dernière sélection.

les inrocks matt low  

Pour fêter ça je me repasse un coup de « Banzaï »« Tu voudrais bien te cogner la chose qui fait mal » … Voilà des mots qui vont résonner dans ma tête toute la journée. Tout est juste dans cette chanson : «  le sourire de la marionnette » … C’est vous qui disiez Matthieu parlant des mots de MURAT « A chaque fois un « paysage » se dessine avec quelques mots, sans qu’un sens particulier s’en dégage nécessairement ». C’est à mon sens la meilleure définition qui ait été donnée du talent d’écriture de MURAT.

Pour autant je vous assure au final, c’est le talent de Matt LOW queje veux mettre en avant …

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Clément CHEVRIER …

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Ce matin, j’ai découvert un Blog magnifique, dirigé  par Christophe BASTERRA intitulé : « RUESERGEGAINSBOURG ». Un ex DELANO, j’ai nommé Clément CHEVRIER (34 ans) Clermontois, nous y transporte dans les coulisses de la tournée « Babel 2″ où il a accompagné Matt LOW. De manière épurée, sans fausse note Clément nous fait vivre cette aventure vécue avec  MURAT dont Matthieu en qualité de chanteur et lui comme bassiste assurent la première partie sur certaines dates.

Tour à tour il nous conte un MURAT qui : « chambre les autorités » qui, à Aurillac : « vient chanter Blow et Mandarine avec des bouts de sourire et des bouts de regard qui suffisent à donner de l’air ». Evoquant le chanteur MURAT il écrit : « Sa voix traverse le corps entier« .

Retour sur expérience, voilà ce que me confie Clément  : « Jean-Louis est d’une bienveillance et d’une attention que j’ai rarement rencontré, d’une curiosité, d’une culture et d’une exigence qui font qu’à le côtoyer si peu que ce soit, on se sent aspiré, gonflé, conforté dans ce que l’on entreprend. Autrement dit, il donne envie de faire des trucs et ce n’est pas rien« .

S’agissant de la coopération avec Matt LOW le Clermontois dont la copine est Finistérienne (ce qui dénote un bon goût certain) Clément me confie : « On va continuer de travailler, de jouer, on est très heureux de l’accueil reçu et d’avoir pu faire cette tournée avec Jean-Louis MURAT ».

Je te remercie Clément de ta gentillesse et de ta simplicité.

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Guillaume BONGIRAUD …

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Une gueule d’ange, des parents professeurs de musique, des études de musique classique, voilà le jeune homme qui joue du violoncelle. Il accompagne « The Delano » (entre autre) et participe à l’aventure « Babel ». Il est le complice de Morgane IMBEAUD pour « Les songes de Léo ». D’autres défis musicaux l’attendent. Sur le blog d’Aymeric AULEN il se confie et répond aux questions de son hôte dont celle ci : « Ton meilleur souvenir de concert  Guillaume  ? « .  Celui-ci de répondre sans l’ombre d’une hésitation, avec gourmandise même  :    » C’était avec Jean-Louis Murat et c’était dans une salle à Paris qui s’appelle le  »New Morning ». Nous n’en saurons pas plus. Mais voilà qui suffit à mon bonheur. Merci à Aymeric qui m’a autorisé cet emprunt. A lire son blog j’ai découvert une plume belle et légère …

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Fred HIDALGO …

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Le créateur de « Chorus », éditeur, spécialiste de la chanson Française qui sur son Blog me répond : « Il n’y a pas de mal à dire qu’on aime Jean-Louis MURAT. En tout cas c’est mon cas et depuis longtemps et (presque) autant que l’aimait mon cher Jean THEFAINE, c’est tout dire. Tellement dommage (mais ça fait au moins un million de fois que je l’écris, comme quoi ça ne sert à rien de prêcher dans l’oreille d’un sourd …) que les oeillères se portent mieux que les écouteurs dans le petit monde de la chanson … Et tellement plus facile de critiquer sans connaître que de prendre le « risque » d’apprécier en faisant l’effort (tout relatif) de bien écouter… ». Merci Fred !

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Alain ARTAUD …

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Après avoir dirigé « Labels » (Virgin France) puis « V2 Records » et « Polydor » (Universal),  Alain ARTAUD est aujourd’hui à la tête de « MANASSAS » : maison d’édition  musicale et de conseil aux artistes. C’est une « pointure ». Monsieur ARTAUD ne me connaît pas, ne me connaîtra jamais, pour autant il a accepté de devenir « mon ami » sur Facebook. C’est un honneur qu’il me fait. Je le prends pour tel. Sur le personnage MURAT il m’écrit  : « Jean Louis MURAT : si j’ai souvent travaillé avec lui c’est effectivement que sa musique me parle directement depuis « Cheyenne Autumn » . Facile de s’identifier au personnage à travers ses textes poétiques qui font revivre des souvenirs de nature, de campagne, de montagne et des histoires d’amour simples ou compliquées. Et puis dans sa musique je sens les influences plus ou moins lointaines des disques que j’ai usés : Neil YOUNG , DYLAN, AL GREEN et d’autres …  Voila MURAT est un de mes songwriters français préférés ! Quand j’écoute les « STONES » j’ai envie de prendre une guitare et de chanter très fort devant une foule en délire (généralement uniquement mon chat) . Quand j’écoute MURAT j’ai l’impression de vivre dans un roman du 19ème siècle, que le fond de l’air est rouge comme la passion, ou d’être le Héros de « The favorite Game » de Léonard COHEN« . Grand merci Monsieur Alain ARTAUD. Tout s’en va à veau l’eau … plus que jamais MURAT est indispensable. Il est heureux qu’il y ait des gens comme vous  pour défendre les textes et la musique de Jean-Louis MURAT

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Bertrand DICALE …

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Son père est Guadeloupéen, sa mère Auvergnate. Journaliste, écrivain, il est le biographe d’artistes de talent dont Juliette GRECO et BRASSENS pour ne citer que ceux-là.  Il est l’auteur également  du livre : « La chanson Française pour les nuls » … Ecrit en 2006,  comprenant 496 pages ce livre est une encyclopédie. Je remercie mon ami Bruno ROMARY de m’avoir permis cette « balade dans la mémoire » de la chanson Française …

LA CHANSON FRANCAISE POUR LES NULS

Il y évoque le chanteur Jean-Louis MURAT en ces termes : « Deux ou trois disques  par an, des livres, des DVD, des collaborations, de longues tournées : Jean-Louis MURAT n’ai pas un fainéant. Peut-être est-ce l’effet de l’atavisme auvergnat, de ses origines paysannes, de son enracinement dans un terroir sauvage et magnifique, au Sud du Puy de Dôme ? D’ailleurs, il ne cesse de citer, au détour de ses chansons, les noms des montagnes, des hameaux et des rivières tout autour de chez lui, au point qu’un auditeur perspicace peut finir par retrouver le village où il habite. Quant au village où a été élevé Jean-Louis BERGHEAUD c’est Murat-le-Quaire … ».

DICALE d’enchaîner : « Pourtant, ce paysan auvergnat-là est sans doute un des artistes les plus modernes et les plus influents en France. Le chemin n’a pas été facile : entre le premier 45 tours qui le fait remarquer des professionnels, Suicidez-vous le peuple est mort, en 1989, et son premier succès public, Su je devais manquer de toi, il s’est écoulé 6 ans. L’album Cheyenne Autumn en 1989, le sacre parmi les valeurs marquantes de l’époque : son rock romantique et désenchanté à la fois, volontiers sombre ou ironique, bouleverse le paysage« .

Le journaliste enfonce le clou : « Mais l’artiste ne tient pas en place : un album enregistré aux Etats-Unis, Mustango (avec Au mont sans souci, Polly Jean, Jim), un disque d’adaptation de poèmes d’une précieuse du XVIIème siècle, Madame DESHOULIERES, en duo avec Isabelle HUPPERT (avec le sublime contre l’amour), des compositions sur des textes de BERANGER (…) des doubles albums, un superbe DVD de chansons inédites avec CAMILLE aux chœurs, Parfum d’acacia au jardin, des hommages à MANSET et Joe DASSIN, des chansons pour Julien CLERC ou Sylvie VARTAN , et même un duo avec Mylène FARMER, Regrets. De cette logorrhée, résulte un songbook enchanté, puisant à la fois dans des formes rock et dans les souvenirs des grands mélodistes classiques comme Gabriel FAURE : Dieu n’a pas trouvé mieux, A quoi tu rêves, Le voleur de rhubarbe, La chanson de Dolores, L’au-delà,  La nature du genre … ».

DICALE de conclure : « Volontiers rugueux dans ses déclarations, l’Auvergnat aime décourager les hommages, mais on devine combien il a libéré les quelques personnalités majeures qui apparaissent dans les années 90, comme par exemple DOMINIQUE A. Mais ce timbre un peu las, cette manière de murmurer des phrases à l’écriture oblique, cela devient un tic chez dis, vingt, cent chanteurs Français, sous MURAT à la trajectoire météorique« .

Il a fallu que je lise DICALE pour m’apercevoir qu’il était possible d’écrire des phrases interminables, ponctuées de quelques virgules bien placées, pour que l’ensemble soit agréable à lire. Cela  requiert un indispensable esprit de synthèse et une bonne connaissance du personnage que vous présentez.

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A suivre …

http://didierlebras.unblog.fr/114-ter-ils-disent-aimer-jean-louis-murat-qui-les-v-i-p-suite/

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Publié dans : ||le 25 juillet, 2015 |3 Commentaires »

3 Commentaires Commenter.

  1. le 25 juillet, 2015 à 20:19 Armelle R.G. écrit:

    voila un témoignage, celui de Franck Loriou, extrêmement touchant et concret, comme s’ils s’étaient trouvés sur la même longueur d’onde à ce moment là avec Jean-Louis… et du coup cette photo, ce regard tourné vers la fenêtre, prend tout son sens jusqu’à ressentir la pensée de Jean-Louis pour son vieil ami, dans l’expression de son visage… C’est effectivement émouvant.

    Répondre

  2. le 25 juillet, 2015 à 20:29 didierlebras écrit:

    bises Armelle …

    Dernière publication sur  : Jean-Louis MURAT ... il aime ... il n'aime pas ...

    Répondre

  3. le 11 octobre, 2015 à 11:15 Muse écrit:

    JLM a composé je pense Accueille-moi Paysage dans un moment particulier, qui fait que tout ce qui se rattache à cette chanson (qui pour moi aussi sortit à un moment très très particulier qui correspondait à la mort d’un très très proche) dispose d’une aura que Loriou a su capter. Les morts savent parfois parler par delà l’au-delà…L’art permet ce prodige.

    Concernant Camille, elle n’a eu besoin de JLM que pour se faire connaître d’un plus large public. Elle avait déjà son propre univers musical et textuel, sa propre démarche à l’époque où elle faisait les choeurs sur les albums de JLM. Elle avait déjà sorti le sac des filles. JLM a cru qu’il pourrait disposer d’elle comme d’une interprète soumise et peut-être via d’autres propositions intimes. Et manque de bol pour lui, elle s’est rebiffée, ce qui est logique.
    Quel artiste complet aimerait se faire dicter ses mots et sa musique par un autre?
    Même au nom d’un partage plus intime, sur le plan artistique, c’est toujours la liberté artistique qui primera.
    Sinon, le lien confine à la manipulation et à un rapport de domination, d’aliénation. Et par conséquent, il ne peut plus y avoir ni respect ni affection ni échange dans un tel contexte. La réaction de Camille, artistique qui plus est, n’a donc rien à voir avec le fait que femme varie, c’est juste un besoin fort et tout à fait normal, légitime d’intégrité et de respect d’elle-même qu’elle a eu besoin de manifester haut et fort pour marquer les limites que JLM aurait aimé dépasser et qu’il a sans doute tenté de dépasser avec elle (cf la chanson de Camille). Si JLM n’a pas compris ça, c’est bien dommage!

    Répondre

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